environnement, énergies renouvelables, commerce équitable

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6 mai 2008

La ville de Colmar contribue à hauteur de 100 euros pour l'achat d'un vélo

Considérant que Colmar était une ville trop petite pour un système de type Vélib, la municipalité a opté pour la bonne vieille subvention directe pour le soutien d'un transport alternatif et propre, le vélo.

Chaque foyer peut, depuis la délibération du 3 avril dernier et conformément aux engagements de campagne de la majorité municipale, bénéficier d’une aide financière pour l’achat d’un vélo neuf à un vendeur professionnel sur lequel sera mentionné le soutien de la Ville.

Environ 350 demandes de remboursement ont été enregistrées depuis l’entrée en vigueur de la mesure il y a un mois.

Les personnes intéressées peuvent se rendre au point « objets trouvés » dans le hall de la Mairie et fournir les pièces suivantes : la photocopie d’un justificatif de domicile, un Relevé d’Identité Bancaire, une facture originale et nominative.

Renseignements : Mairie - Gestion du Domaine Public
(Tél. 03 89 20 68 68 - poste 1246).

18 avril 2008

Saint Denis se lance dans l'éco-quartier populaire à Cristino-Garcia

Récupération des eaux de pluie, poêle de masse en pierre de lave qui chauffe toute la maison, murs en bois recyclables, toiture végétalisée : quatre maisons écologiques viennent de sortir de terre, dans le quartier de la Petite Espagne à Cristino-Garcia, rue Maria Leonor Rubiano.

Ces maisons mitoyennes de cinq pièces et 100 m 2 chacune avec un jardin, sont aussi des logements sociaux, permettant ainsi à des familles modestes dionysiennes de bénéficier d’un logement à la fois écologique et social. C'est l'aboutissement d'un projet qui remonte à 2003 avec le lancement par la municipalité, en association avec la SEM Plaine Commune Développement et les habitants du quartier, d'une étude pour envisager la construction de logements sociaux et écologiques sur des parcelles de terrain lui appartenant.



Les logements sont en accession à la propriété, avec un système juridique original « à l’anglaise » distinguant la propriété des murs, et du terrain. Le terrain reste la propriété de la commune. Dans un premier temps, les accédants paieront la construction (150 000 euros) et ensuite ils auront l’opportunité d’acheter le terrain. Deux autres maisons seront livrées en juin pour être mises en location sous le régime d’un bail emphytéotique de 65 ans avec la ville qui demeure propriétaire du terrain.

Fabriquées par le groupe SPL, spécialiste dans le logement social de qualité en matériaux écologiques, ces maisons concentrent aussi des systèmes d'économie d'énergie. Le chauffage s'inspire d'une technique finlandaise selon laquelle l'alimentation d'un poêle durant deux heures suffit à chauffer l'ensemble des pièces pendant 24 heures. La récupération des eaux de pluie pour alimenter les toilettes et l’arrosage du jardin, devrait permettre d’économiser 40 % de la facture d’eau. La toiture végétalisée, outre son pouvoir de rétention en eau, constitue une isolation naturelle et offre un environnement vert aux riverains.

Deux entreprises solidaires impliquées dans l’insertion professionnelle, la Scop « Scierie et Palettes du Littoral » ainsi que l’APIJ-BAT, ont été sollicitées pour une part de la construction.

« Nous avons osé prendre des risques pour que l’écologie populaire soit une réalité, et non plus seulement un concept. Nous avons fait en sorte que ces maisons coûtent le moins cher possible à l’usage tout en étant très performantes écologiquement », a analysé le maire Didier Paillard lors de l’inauguration.

La tenue d’un séminaire à la fin de l’année est d’ailleurs à l’étude pour transférer et partager le savoir-faire de Saint-Denis avec d’autres collectivités et les professionnels du logement.

Le maire a affirmé sa volonté de profiter de la rénovation urbaine menée par l’ANRU dans le quartier Cristino-Garcia pour le transformer en « éco-quartier pilote pour Saint-Denis ».
Douze autres maisons écologiques sont d’ores et déjà programmées et devraient surgir de terre dans les mois à venir.

source

27 février 2008

Al Masdar, la folie verte d'Abou Dhabi

Le cabinet d’architectes britannique Foster and Partners dessine pour le gouvernement d'Abou Dhabi la première ville au monde 100% écologique (après Dongtan ?). Véritable laboratoire des énergies renouvelables, Al Masdar (la source) devrait coûter 22 milliards de dollars à l'émirat. "C’est probablement le projet le plus idéaliste au monde actuellement, et c’est le plus pertinent qui ait été présenté dans toutes les conférences, allant de Kyoto à Davos " indique d'ailleurs, en toute modestie, Norman Foster.

Le chantier de ce projet, une fois de plus hors normes, devrait débuter ce mois-ci. La cité verte s'étalera sur 6 kilomètres carrés dans le désert et pourra accueillir jusqu’à 50.000 habitants et 1.500 entreprises en 2016.

L'objectif de cette ville sortie des sables du désert est clair: être autosuffisante dans sa consommation d'énergie et neutre sur le plan des émissions de gaz carbonique. Pour y parvenir, ses concepteurs prévoient de générer toute l'électricité nécessaire à l'aide d'une centrale photovoltaïque de 100 Megawatts ainsi qu'un parc d'éoliennes. Une usine de désalinisation, fonctionnant aussi grâce au soleil, apportera l'eau nécessaire à la consommation et les espaces verts seront arrosés par les eaux usées. Une centrale à hydrogène ainsi que des agrocarburants issus de cultures utilisant les eaux usées permettront de remplacer les carburants fossiles.

La ville sera compacte, carrée et protégée des vents chauds du désert par un mur d’enceinte. Les ruelles seront étroites, ombragées, et un réseau de cours d’eau permettra de les rafraîchir.
Des constructions basses et équipées en panneaux solaires sur les toits utiliseront au maximum la climatisation naturelle.

Côté déplacement, des trams automatisés, avec arrêt tous les 200 mètres, permettront aux habitants d'abandonner leur voiture.

Au final, l'objectif de ce grand projet urbanistique est d'attirer chercheurs, étudiants et hommes d’affaires, pour développer différents projets innovants. Al Masdar est conçue pour accueillir des centres de recherche, des instituts de recherche et des centres de formation en énergies renouvelables.

1 novembre 2007

Projet "Green Office": Bouygues se lance dans l'énergie positive

Bouygues Immobilier a donné recemment le coup d'envoi du projet "Green Office", un immeuble de 23 300 mètres carrés à énergie positive à Meudon. L'ambition de ce projet est de réaliser un bâtiment pouvant produire plus d’énergie qu’il n’en consomme pour son fonctionnement.

S’appuyant exclusivement sur des énergies renouvelables, cet immeuble produira 64 Kwh/m²/an pour une consommation de 61 Kwh/m²/an, tous usages confondus. Green Office permet de diminuer de 60 % la consommation énergétique par rapport à celle d’un immeuble standard RT2005 et de 30 % par rapport aux immeubles les plus performants existant sur le marché aujourd’hui.

La production d’énergie de l’immeuble sera assurée par plus de 5 000 m2 de panneaux photovoltaïques placés : sur les façades (en allège, en brise soleil et sur la toiture) et en « abri de parking » sur les places de stationnement extérieures.

Par ailleurs, l’immeuble sera doté d’une chaudière à cogénération biomasse (bois ou huile) qui permettra de produire simultanément de la chaleur et de l’électricité. La production de chaleur couvrira l’intégralité des besoins de chauffage du bâtiment et l’électricité produite permettra de couvrir une partie des besoins en électricité de l’immeuble, ceci en complément de la production photovoltaïque.

Le dispositif architectural et énergétique qui sera mis en œuvre permettra de couvrir la consommation du chauffage, de l’éclairage, des ascenseurs et des parkings. L’immeuble sera en outre doté des équipements technologiques de dernière génération ce qui lui permettra également de couvrir la consommation énergétique liée à la bureautique.

La compensation totale de la consommation énergétique du bâtiment par la production d’énergies renouvelables assurera la neutralité carbone de l’immeuble. Par ailleurs une attention sera portée à la limitation des rejets en carbone lors de la phase de construction.

Un système d’exploitation et de pilotage de l’immeuble sera également mis en place pour veiller à l’équilibre énergétique et maîtriser les conditions de confort thermique de l’immeuble tout au long de l’année.

24 septembre 2007

Une petite reine qui carbure à l'hydrogène

Pearl hydrogen, une société chinoise, vient de sortir un vélo à hydrogène, plus léger que son équivalent électrique, disposant d'une autonomie de 100 km à une vitesse moyenne de 25 km/h.

L'intérêt paraît évident pour des déplacements urbains écolos et sans efforts à condition toutefois de trouver une station à proximité...ce qui est encore loin d'être le cas ! Ceci dit, lorsque le réservoir est vide, vous pouvez toujours pédaler à la force du mollet...L'autre obstacle est à ce jour son prix, pas encore modeste, malgré le cours du dollar, qui avoisine les 2 500 $ mais pourrait descendre plus raisonnablement vers 500 $ en cas de production en série.

13 septembre 2007

La Halle Pajol: un projet de rénovation urbaine durable

Le chantier de la Halle Pajol se veut le symbole de la politique parisienne de développement durable: c'est là que doit être installée la plus grande centrale photovoltaïque urbaine de France.

3.300 m2 de panneaux solaires photovoltaïques prendront place sur les toits de la grande halle aux poutrelles métalliques, datant de 1926 et en cours de réhabilitation. Elle abritait jadis le service des messageries.




















Ces panneaux doivent produire 380 MWh/an, soit la consommation d'électricité annuelle des équipements de la halle. Selon la mairie, il s'agit du "projet solaire situé en centre-ville le plus ambitieux" en France.

L'investissement, d'un coût de 2,5 millions d'euros, doit être fait par un opérateur privé qui louera le toit de la halle et revendra l'électricité.

Le chantier de la ZAC Pajol s'inscrit plus globalement dans une démarche respectueuse de l’environnement :
- récupération des eaux pluviales pour l’arrosage,
- pose de panneaux solaires pour produire de l’énergie et pour chauffer l'eau destinée aux sanitaires,
- installation de toitures végétalisées sur les bâtiments neufs pour retenir l’eau de pluie et limiter les rejets en égouts,
- conception d’immeubles utilisant au mieux l'éclairage naturel pour limiter le recours à l’électricité.

Déjà, au cours du chantier, cette démarche s'est traduite, par le transport par rail et le recyclage de 900 tonnes de ferraille. Parallèlement, certains résidus (béton, briques ou tuiles) ont été concassés sur place, puis utilisés pour construire une rampe faisant l'économie du passage d’environ 1000 camions.

4 septembre 2007

Une éolienne verticale trois fois plus performante

Tout récent premier prix du Sustainability Awards 2007, Ben Storan, diplômé en design industriel au Royal College of Art (RCA), avait travaillé pendant sa dernière année, en collaboration avec l'Imperial College, à la conception d'une éolienne économique adaptée à l'environnement urbain.

Au final, le choix s'est porté sur une éolienne verticale, mode de rotation plus lent mais qui permet de capturer plus efficacement les turbulences du vent urbain tout en provoquant moins de perturbations sonores.

Le prototype de Ben Storan produit plus d'énergie que les modèles domestiques actuellement sur le marché. Les éoliennes domestiques de la même taille produisent environ 0,4 kW avec un vent de 12 m/s. L'éolienne de Storan devrait plutôt produire trois fois plus d'électricité (1,2 kW).

La conception verticale intelligente de rotation emploie les matériaux légers, qui signifie que la turbine de Ben est plus stable que d'autres turbines personnelles menant à améliorer la capture d'énergie et la faisant est plus facile à l'installation.

Son design ingénieux repose sur l'emploi de matériaux particulièrement légers qui rendent la turbine particulièrement stable. L'installation en est aussi facilitée.

Ben Storan espère que son éolienne entrera en production dans un proche avenir. La commercialisation devrait se faire autour de 1 500 euros.

28 juin 2007

Une tour "verte" en 2008 à Dijon

Une tour à énergie positive (qui en produit plus qu'elle n'en consomme) devrait sortir de terre d'ici la fin 2008 à Dijon. Ce projet se veut particulièrement performant dans ce genre encore pionnier en France et sera l'immeuble de sa catégorie le plus performant de l'hexagone selon ses concepteurs.

Les 32 mètres de la tour Elithis, un bâtiment de 10 étages et près de 5.000 m2 dessiné par l'architecte Jean-Marie Charpentier, abriteront le siège social de la société Elithis, société d'ingénierie climatique et électrique, à la fois maître d'ouvrage et maître d'oeuvre d'un projet qu'elle entend "exemplaire en matière de qualité environnementale", a indiqué son directeur général Thierry Bièvre lors d'une conférence de presse.

Le bâtiment de verre, bois et aluminium laqué, combine toute une série de systèmes destinés à produire et économiser l'énergie.

La production d'électricité sera assurée en majeure partie par des cellules photovoltaïques sur la toiture plane de l'édifice (74 000 KW/ an attendus). Une chaudière bois à granulés aura en charge de chauffer la bâtiment.

La consommation énergétique sera abaissée à 30 KW/heure par m2 (cinq fois moins que la norme) par divers procédés:
- éclairage efficace: optimisation de la lumière naturelle, ampoules Led et fluo-compactes…,
- système de refroidissement par un circuit d'air ou d'eau ("free-cooling"),
- bouclier thermique en aluminium en façade
- double vitrage argon à isolation thermique renforcée, etc ...

Les performances énergétiques de la tour, ses émissions de CO2 en particulier, seront affichées en permanence sur une borne que pourront consulter les habitants du quartier et les usagers de la tour. Ces derniers, pour garantir à leur bâtiment les meilleures performances possibles, devront s’engager à respecter au quotidien les recommandations d’une charte environnementale.

4 juin 2007

Des scooters solaires bientôt au Royaume-Uni ?

Un étudiant britannique de l'Université de Nottingham travaille actuellement sur un projet de conception d'un système écologique pour la charge des véhicules de type motos/scooters. Il s'agit d'un garage à motos couvert comportant des chargeurs alimentés en courant électrique via des panneaux solaires disposés sur le toit du local.

En fait, ce projet a été lancé en partenariat avec l'entreprise Securit GB qui conçoit des abris et garages pour les deux roues. Elle est entrée en contact en début d'année avec l'Université de Nottingham afin de trouver des solutions pour l'intégration de la technologie solaire photovoltaïque aux chargeurs de véhicules électriques. C'est à Matt Alvey, étudiant en design, qu'a été attribué ce projet dans le cadre de son cursus universitaire. Ces travaux pourraient permettre de contourner les problèmes liés au raccordement électrique des garages à deux roues (le raccordement est relativement coûteux et la demande électrique nécessaire peut conduire à une surcharge du réseau local) et contribuer à intégrer une technologie propre sur le marché des deux roues électriques.

Ce projet intéresse déjà d'autres entreprises britanniques comme 50 cycles spécialisée dans la production de vélos à moteur électrique. Ce marché fleurissant pourrait se développer rapidement avec ce système de "garage écolo" qui permettrait de diminuer encore les émissions de Gaz à Effet de Serre liées au fonctionnement du vélo à moteur et donc de "verdir" un peu plus l'image de ce moyen de mobilité.

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10 mars 2007

Curitiba, une ville écolo

Un programme de développement urbain innovant

Curitiba, ville brésilienne de 1.500.000 habitants, est la capitale de l’Etat du Parana. Depuis une trentaine d’années, la municipalité de Curitiba a engagé un projet de développement dont certains aspects ont été présentés comme des exemples à travers le monde entier. Les principaux axes d’innovation sont : la politique de transports, la gestion des déchets, les actions en faveur de l’emploi, l’amélioration du cadre de vie, l’action sociale, la formation des acteurs.

La population de Curitiba s’est fortement accrue : elle a été multipliée par trois en l’espace de 25 ans.

La préoccupation des initiateurs du projet, sous l’impulsion du maire de la ville Jaime Lerner, a été d’associer croissance économique, développement social et protection de l’environnement. C’est-à-dire définir des actions dans l’esprit d’un développement durable.

Priorité aux transports publics

Le premier axe du programme a été celui des transports urbains : l’objectif était de développer l’utilisation des transports en commun afin d’améliorer la circulation dans la ville.

Le réseau d’autobus se présente comme une toile d’araignée composée de cinq grands axes de circulation réservés exclusivement aux autobus, d’une longueur totale de 80 kilomètres. Chacun des axes comporte un terminal d’où partent des lignes transversales, qui relient les quartiers de la ville. A cette configuration générale sont greffées des lignes qui relient les quartiers centraux à la périphérie.

Plusieurs facteurs ont contribué à rendre l’emprunt du bus particulièrement attrayant. D’abord, l’implantation de commerces et de services publics à proximité de chaque terminal, dans ce que l’on appelle les rues de la citoyenneté. Les promoteurs du projet ont aussi veillé à la qualité du service pour les utilisateurs : des abribus élégants, où l’on se procure le ticket (cela réduit le temps d’attente du bus). Le prix du ticket couvre l’ensemble des coûts, à l’exception des infrastructures, que la municipalité prend en charge.

Bilan de ce programme ? Un fort accroissement du nombre d’utilisateurs des autobus : 1,2 voyage par jour et par habitant, contre 0,7 auparavant. Cependant, le trafic automobile s’étant fortement développé, la circulation des autobus est maintenant ralentie. Des solutions sont recherchées pour améliorer la vitesse de déplacement des autobus et inciter un plus grand nombre d’habitants à utiliser les transports publics.

« Des déchets qui ne sont pas des déchets »

Deuxième axe du projet : la collecte des déchets. Le ramassage (sélectif) des déchets existe dans le centre de Curitiba. En revanche, les camions de ramassage ne peuvent circuler dans les voies étroites et accidentées des bidonvilles. Pour pallier cette difficulté, la municipalité a eu une idée originale : échanger les déchets contre de la nourriture. Les habitants des bidonvilles collectent des déchets recyclables ; en échange d’un kilo de déchets rassemblés, les gens reçoivent un kilo de nourriture. Ces quartiers de la ville y gagnent en hygiène, et leurs habitants disposent d’un appoint alimentaire non négligeable, tout en n’étant pas considérés comme des assistés. Autre avantage : cette nourriture provient de surplus agricoles de petits paysans, qui trouvent ainsi un nouveau débouché à leur production. Les déchets collectés sont triés et valorisés dans des centres spécialisés qui embauchent des personnes en difficulté.

Le succès de cette opération repose en partie sur une campagne de communication lancée par la municipalité sous le titre : « des déchets qui ne sont pas des déchets ».

Une action en faveur de l’emploi et de l’aménagement du territoire

Enfin, troisième grand axe d’action : la Ligne pour l’emploi. La municipalité de Curitiba a voulu fournir des moyens financiers et des infrastructures aux personnes voulant créer leur entreprise. Aussi a-t-elle construit des routes, des écoles, des dispensaires et des centres de loisirs dans des quartiers périphériques de la ville. Elle a aussi créé des hangars de l’entrepreneur, où des créateurs d’entreprise bénéficient de la mise à disposition d’un local et d’une aide pour apprendre à mieux gérer leur activité. Les futurs entrepreneurs ont deux ans pour « faire leurs preuves ». Par ailleurs, ont été créé des villages de l’emploi qui rassemblent quinze à vingt constructions. Au rez-de-chaussée on trouve de petits commerces, l’étage, un
logement. Lorsque leurs occupants ont fait la preuve que leur activité est rentable, il leur est possible d’acquérir leur commerce-logement grâce à un prêt qui leur est accordé. Le projet la ligne pour l’emploi comporte aussi un volet formation.

Limites de l’expérience

La Ville a engagé des actions dans d’autres domaines : mesures en faveur de l’insertion des exclus, développement des espaces verts, création de rues piétonnes, aménagements de Phares du savoir pour faciliter l’accès de la culture au plus grand nombre. Par ailleurs, pour contribuer à la formation continue de différents publics, la municipalité a créé l’Université libre de l’Environnement. L’objectif visé est de diffuser les connaissances et les pratiques environnementales et faciliter des comportements plus respectueux de l’environnement.

Certes, malgré tous ces efforts, les champs à explorer restent vastes, et tout ce qui a été entrepris n’est pas exempt de critiques. En particulier, il est souvent reproché à cette expérience le manque de consultation de l’ensemble de la population, l’insuffisance de l’implication des citoyens dans l’élaboration même des programmes, à l’instar de ce qui mené par exemple à Porto Alegre, dans l’Etat voisin de Rio Grande do Sul, dans le cadre du « budget participatif ». Il n’en reste pas moins vrai que les actions engagées à Curitiba peuvent aider les autres villes d’Amérique latine, mais aussi des villes européennes, à dégager des pistes d’actions pour contribuer à un développement plus durable.

source

3 mars 2007

Les communautés écologiques fleurissent au Royaume-Uni

Les projets de construction de communautés écologiques, ayant pour leitmotiv zéro carbone, zéro déchets, fleurissent au Royaume-Uni avec des engagements de plus en plus poussés en termes de préservation de l'environnement et des bâtiments de plus en plus vastes.








La réussite du projet précédent pousse en effet les concepteurs à aller toujours plus loin: la communauté New England Quarter à Brighton, qui a reçu son permis de construire fin février, abritera 172 appartements - dont 54 à caractère social -, des entreprises, des espaces commerciaux et des espaces verts.

Le tout construit selon les dix principes Habiter sur une seule planète (One planet living, OPL), initiative conjointe du fonds mondial pour la nature WWF et de l'organisation de protection de l'environnement BioRegional.

Pour bénéficier du label OPL, une communauté doit respecter les principes suivant: pas d'émission de gaz à effet de serre ni de production de déchets; transports, matériaux de construction, aliments et eau doivent être durables (renouvelables, recyclés ou recyclables, production locale); zones pour la faune sauvage; équipements culturels, de santé et bien-être; commerce équitable.

La communauté BedZED (Beddington zero energy development), construite dans le Surrey et qui a accueilli ses premiers habitants en mars 2002, a ouvert la voie, avec un petit projet de 82 appartements, et sert aujourd'hui de référence pour des versions améliorées.

Mais dans quelques mois, elle va perdre sa place de numéro un au Royaume-Uni. Avec Brighton d'abord, dont la construction va débuter cet été pour environ un an mais qui, très rapidement, va être détrôné par Middlehaven dont les travaux doivent commencer en octobre et s'achever en 2012.

Middlehaven est un projet de réhabilitation des quais situés au coeur de la ville de Middlesbrough d'un montant de 200 millions de livres. Construit dans une architecture ultra-moderne, il prévoit 750 foyers ainsi que des bureaux, des restaurants et même un ponton pour bateaux de plaisance.

Déjà les concepteurs ont concocté un projet encore plus ambitieux baptisé Z-Squared, bénéficiant également du label OPL, avec 2000 foyers.

Niché à l'embouchure de la Tamise dans la zone en pleine réhabilitation de Thames Gateway -120 000 nouvelles habitations prévues -, ce projet devrait coûter 663 millions de livres sterling. À peine 8 % de plus que la même construction sans spécificités vertes.

«Nous sommes en train de chercher l'endroit idéal pour construire Z-Squared», a déclaré à l'AFP Pooran Desai, directeur technique de BioRegional, qui vient de remporter le contrat pour la construction de Gallion's Park avec environ 200 logements.

La construction éthique a de beaux jours devant elle: le gouvernement britannique souhaite que d'ici 2016 toutes les nouvelles maisons soient construites aux normes zéro carbone.

Un Code pour les maisons à énergie renouvelable, publié en décembre, vise à réduire de 7 millions de tonnes par an les émissions de gaz à effet de serre des habitations.

L'Association des constructeurs soucieux de l'environnement (AECB) a émis des recommandations en matière de conception et de construction qui pourraient réduire jusqu'à 90 % l'émission de CO2 des habitations par rapport à la moyenne actuelle. Selon elle, l'habitation consomme trois fois plus d'énergie que les véhicules privés et contribue à 50 % des émissions du Royaume-Uni (hors secteur aérien).

source: AFP


7 décembre 2006

Dongtan, une ville écologique en Chine

Confrontée aux problèmes provoqués par les conséquences de leur forte croissance, pollution et forte progression de la demande énergétique, la Chine via la société mixte Shangaï Industrial Investment Corporation (SIIC) a conclu un contrat de plusieurs milliards de dollars avec la société Arup pour bâtir la première éco-ville du monde à Dongtan.

Encore à l’état de projet, elle devrait sortir de terre en 2010, année de l’exposition universelle de Shanghai. Dongtan pourra alors accueillir ses 50 000 premiers habitants.

La production d'énergie sera éolienne et solaire, les véhicules seront hybrides, l'agriculture biologique sera encouragée, les toitures seront végétalisées, les transports en commun combineront bus à hydrogène et taxis fluviaux... plus qu'un simple gadget, Dongtan peut devenir le modèle de la ville de demain !

21 novembre 2006

Un écovillage hollandais en Bretagne

Irana et Jan Van Ewijk, les promoteurs de l'éco-village de Cornan, ont emménagé, en août, dans une maison située à l'entrée du site de douze hectares, à Plouray, dans le Morbihan. Irana et Jan Van Ewijk ont fait de Plouray, commune du Centre-Bretagne, leur havre de paix. Ils ont embarqué des concitoyens dans l'aventure.

Au bout d'un long chemin de terre ombragé de chênes multicentenaires, surgissent de jolies maisons éclairées de grandes verrières exposées au sud. Sur leurs toits : de la végétation et des panneaux solaires. Bienvenue sur les 12 hectares verdoyants de l'éco-village de Cornan, né de l'imagination d'un couple de Hollandais. Confortablement installés dans leur vaste séjour chauffé au poêle à bois, Irana et Jan Van Ewijk, 69 ans et 68 ans, livrent la philosophie de « leur » village de quinze maisons, dont trois sont déjà sorties de terre et six sont en cours de construction : « Nous voulions, à notre petit niveau, améliorer la terre et faire autre chose de notre retraite que jouer au golf ou aux cartes ! sourit, dans un français teinté d'une pointe d'accent, l'ancien promoteur immobilier. L'idée est de se respecter soi-même, de respecter les autres, la nature et la terre. »

Après avoir visité trois terrains en Centre-Bretagne, le couple est tombé sous le charme du site de Cornan, petit lieu-dit niché au coeur de la campagne de Plouray, commune de 1 100 âmes dans le Morbihan intérieur. Ici, les maisons bioclimatiques sont toutes construites avec des matériaux sans danger pour la santé de l'homme. « Les biobriques utilisées ne libèrent pas de polluants dans la maison, tout comme les peintures - écologiques - et les revêtements de sol choisis, explique l'architecte vannetais Menguy (1). Tout a été fait pour limiter les consommations d'énergie. La toiture végétalisée permet de réguler les volumes captés par la maison et ralentir l'évacuation des précipitations de manière trop violente. » Les voitures sont stationnées à l'entrée du village. À l'intérieur, on se déplace à pied ou à bicyclette.

Des retraités séduits

Le projet des Van Ewijk a d'ores et déjà conquis huit couples de retraités ou de futurs retraités, tous Hollandais. Un hasard ? Pas vraiment. Accéder à la propriété à Cornan a un prix que peu de gens du coin peuvent s'offrir. « Les maisons avec une chambre coûtent 220 000 euros, celles avec trois chambres 285 000 euros », avoue Jan Van Ewijk qui insiste : « C'est plus simple que tout le monde parle la même langue. C'est plus pratique pour la vie de tous les jours. »

Car ici, le potager et la coupe du bois se partagent, tout comme l'accès à la maison « Frieda » (paix en hollandais). Cette ancienne bâtisse de pierre, située à l'entrée du village, abrite un coin télé, une bibliothèque, une petite cuisine : « Cette maison commune est un lieu de rencontres et d'échanges », explique Irana qui réfute pour autant toute idée de « village communautaire ».

Le maire de Plouray, lui, se félicite de cet apport de population : « J'ai appuyé le dossier dès le départ, explique-t-il. Avoir quinze maisons de haut standing, c'est une bonne chose. »

Ce n'est pas Maria et Pex Van Well, 69 ans et 66 ans, qui diront le contraire. Depuis le mois d'août, ils profitent « de l'air pur, du silence, de la nature », à des centaines de kilomètres de leurs enfants et petits-enfants restés aux Pays-Bas. Un choix qu'ils ne regrettent pas : « Ici, c'est formidable », lâche Pex.

Niek et Ank Brederode, occupés à jardiner à l'entrée du village, partagent son avis. En décembre, le couple quittera le gîte dans lequel il a trouvé refuge à quelques kilomètres de Plouray pour emménager à Cornan : « Je suis tombée d'amour pour la Bretagne il y a trente-cinq ans, raconte Ank. Quand j'ai lu un article sur ce projet, j'ai dit bingo ! », sourit-elle. « Pour nous, c'était plus simple et sécurisant d'acheter avec des Hollandais. En même temps, nous voulons nous intégrer dans la commune et les environs. Le lundi soir, nous prenons des cours de français à Rostrenen. »

source: Ouest France

visiter le site de l'écovillage de Cornan (en néerlandais)

23 octobre 2006

Green Concrete - Du béton vert pour les parkings

Douze partenaires issus de trois pays européens se sont associés pour produire un béton vert, constituant idéal de futurs parkings écologiques. Ce béton dit vert sera formé de débris de construction concassés sur lesquels pousseront des herbes et graminées.

Les entreprises de recyclage de matériaux de construction impliquées dans 'Green Concrete' veulent ainsi revaloriser les matériaux invendables issus de la démolition d'immeubles : fragments de tuiles, parpaings de béton, débris de briques et de mortier... Soit 4 millions de tonnes/an, pour la seule ville de Vienne.

Cette caillasse sera transformée puis épandue pour former des parkings ou des espaces urbains reverdis, plus naturels. Ces espaces, recouverts d'herbes, pourront stocker l'eau de pluie et la laisser rejoindre progressivement la nappe phréatique, au contraire des surfaces asphaltées, sur lesquelles l'eau s'écoule rapidement, puis engorge les canalisations et fait grimper anormalement vite le niveau des cours d'eau. Les parkings pourront même s'enrichir de véritables écosystèmes, qui contribueront à réduire la pollution urbaine, ne serait-ce qu'en fixant les gaz et les métaux lourds.

Le béton vert pourrait également transformer le paysage urbain, en faisant des étendues de béton des espaces verts, voire en réduisant la température ambiante, par évaporation.

source: ADIT