La municipalité sociale-démocrate et Verte de Marburg (80 000 habitants ) , dans le cadre de la charte solaire qu'elle vient d'adopter, prévoit, à compter du 1er octobre 2008, l’obligation pour toute nouvelle construction (ou rénovation de toiture) de se doter de panneaux solaires pour le chauffage et l’eau chaude à raison d’un mètre carré de panneaux solaires pour 20 mètres carrés de surface. L'obligation vaut aussi pour tout changement de système de chauffage.Les travaux d'installation incomberont aux propriétaires.
Il est même prévu une amende de 1 000 € (le projet initial prévoyait 15 000 €…) pour tout contrevenant. L'opposition municipale crie déjà au scandale... On retiendra surtout que les allemands font figure une fois de plus de précurseur dans le domaine de l'énergie solaire.
Un groupe de chercheurs australiens et chinois ont fait une découverte qui pourrait révolutionner l'énergie solaire. Max Lu, professeur à l'Université du Queensland (UQ) de l 'Institut australien pour la bio-ingénierie et les nanotechnologies (AIBN), a déclaré qu'ils ont accompli un pas de plus en faveur de l'efficacité de l'énergie solaire.
"Nous avons fait croître les premiers cristaux d'oxyde de titane isolés, avec une grande surface réactive, alors que l'on pensait que ce serait pratiquement impossible", dit Lu à Xinhua. "Les nano-cristaux de titane permettent d'envisager l'obtention de cellules solaires plus performantes, la production d'hydrogène par la séparation de molécules d'eau, et la décontamination solaire de polluants", dit-il. Il confie que les travaux réalisés par son équipe permettent d'obtenir ces matériaux facilement et à bas coût.
Lu dit que les énergies renouvelables ne sont pas l'unique champ d'application possible pour ces cristaux miniatures à haute efficacité. "Ils sont également fantastiques pour purifier l'air et l'eau", a-t'il dit, "On pourrait peindre ces cristaux à une fenêtre ou un mur et ainsi purifier l'air dans une chambre. Cette technologie peut être très largement utilisée pour purifier l'eau et pour le recyclage de matériaux."
Lu dit que des applications comportant de tels cristaux seraient disponibles d'ici à 5 ans pour le traitement de la pollution de l'eau et de l'air, et d'ici à 10 ans pour la conversion d'énergie solaire. Le Pr. Lu dit également que ce travail résulte d'une fructueuse et ancienne collaboration internationale avec le Pr. Huiming Cheng du groupe de l'Académie Chinoise des Sciences, un institut de recherche d'envergure internationale, avec laquelle l'UQ a collaboré à plusieurs reprises dans des travaux de recherche.
Les résultats de cette recherche ont été publiés dans le dernier numéro du journal scientifique Nature.
BE Chine numéro 49 (3/06/2008) - Ambassade de France en Chine / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54833.htm
A la demande du fournisseur d'énergie namibien NamPower, des ingénieurs allemands mènent actuellement un projet de construction d'une immense centrale à cheminée solaire (ou centrale solaire aérothermique). Culminant à 1000 mètres de haut. La tour pourrait voir le jour dans quelques années à Arandis (Namibie).
La structure et le principe sont simples : la tour en béton armé est entourée à sa base par un toit de verre en forme de croix qui s'étend sur une surface gigantesque : environ 20km2. "Le soleil chauffe l'air qui se trouve sous le toit de verre. L'air chaud remonte dans la cheminée et aspire derrière lui l'air extérieur plus froid. Ce cycle fournit de l'énergie cinétique que nous souhaitons récupérer, en lui faisant actionner d'abord des ventilateurs puis des alternateurs - il n'y a pas plus simple!", explique Hans-Jürgen Niemann, concepteur de la centrale et ingénieur spécialiste de l'éolien à l'Université de Bochum (RUB). Le générateur doit fonctionner jour et nuit et délivrer une puissance de 50MW, valeur faible dans l'absolu mais qui représenterait 1/8ème de la puissance électrique totale consommée en Namibie.
Avec ce projet, c'est un défi technologique d'un genre particulier que s'est lancé l'équipe de chercheurs de la RUB, en collaboration avec des collègues de l'Université de Wuppertal et des partenaires sud-africains. Il consiste à trouver une forme donnant aux parois, relativement fines, la même résistance que si elles étaient beaucoup plus épaisses. La forme optimale est calculée à l'aide de simulations numériques. Elle lui confèrera une stabilité comparable à celle d'un roseau, fin et creux, dont la structure segmentarisée lui permet de résister aux tempêtes, même violentes.
Une fois cette forme déterminée, il faudra encore faire subir des essais en soufflerie à un modèle de la centrale, afin d'étudier son comportement dans des écoulements d'air à des altitudes très élevées. Les matériaux entrant dans la composition du rotor devront pouvoir résister à des températures élevées (jusqu'à 100°C). Par ailleurs, la gigantesque surface recouverte par l'enceinte de verre pourrait être exploitée, au moins partiellement, comme une serre pour y cultiver des fruits et légumes. Afin de concrétiser ce projet, le gouvernement de Namibie est actuellement à la recherche d'investisseurs.
Un prototype de centrale solaire aérothermique a déjà été construit en 1982 par l'ingénieur de Stuttgart Jörg Schlaich. Haut de 200m, il devait délivrer 100kW mais n'a en réalité fourni que la moitié de cette puissance. Qui plus est, la tour s'était effondrée après 3 années d'exploitation. Les mesures enregistrées sur cette période constituent néamoins une base de données expérimentales utile pour les scientifiques de Bochum. BE Allemagne numéro 385 (15/05/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54630.htm
Une des premières grosses centrales solaires de démonstration à collecteurs de Fresnel doit être mise en service en juillet 2008 près de Murcia (sud de l'Espagne). C'est ce qu'ont annoncé l'entreprise Novatec Biosol AG, développeur allemand spécialiste du thermosolaire à concentration, et son partenaire industriel international M+W Zander, à l'occasion de la foire technologique de Hanovre qui s'est tenue du 21 au 25 avril 2008.
D'une puissance de 2 MW et d'une hauteur de 5,4 m, la centrale en cours de construction comprendra 18.000 m2 de miroirs plans rotatifs en verre. "Après avoir testé la technologie depuis 2006 sur un champ d'essai de 200 m2, nous voulons maintenant démontrer qu'elle peut également fonctionner à plus grande échelle, de manière quotidienne et routinière, sans occasionner des coûts de maintenance élevés", commente Günter Schneider, porte-parole de M+Z Zander.
Les 8 rangées parallèles de miroirs sont disposées de part et d'autre de l'axe d'un tube thermique ("receiver") situé au-dessus d'eux, et sont orientées de manière à réfléchir et concentrer les rayons du soleil sur ce tube. Sous l'effet de la chaleur, l'eau qui circule dans le "receiver" est vaporisée. Puis, comme dans toute centrale thermique classique, la vapeur engendrée est conduite vers une turbine conventionnelle qu'elle entraîne, produisant ainsi de l'électricité. La chaleur d'échappement de la turbine peut être utilisée pour le dessalement de l'eau de mer.
Pour Novatec Biosol AG, le principe des collecteurs de Fresnel et la simplicité apportée par l'utilisation de miroirs plans fait de cette option technologique une voie moins coûteuse, plus prometteuse que celle, plus classique, des miroirs cylindro-paraboliques.
La jeune entreprise Novatec Biosol AG mène actuellement des demandes d'autorisation en Espagne pour de nombreux projets de construction de centrales solaires à collecteurs de Fresnel. D'ici 2011, le développeur souhaite avoir installé plus de 200 MW de capacité.
BE Allemagne numéro 383 (30/04/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54429.htm
Les activités d'expertise et de retour d'expérience d'INES EDUCATION l'ont conduit à repérer parmi les défauts courants des systèmes solaires combinés (SSC), des erreurs de dimensionnement du fait de raisonnements trop empiriques ou de l'utilisation inadaptée de certains logiciels.
Afin de mettre à disposition des professionnels un outil " garde-fous ", le logiciel CassSc a été développé à partir : - des algorithmes du DPE (Diagnostic de Performance Energétique), pour le calcul des besoins de chauffage et des consommations de l'installation initiale - de la méthode FSC développée dans le cadre du groupe 26 ("Solar Combisystems") du programme "Solar Heating and Cooling" de l'Agence Internationale de l'Energie, pour le calcul de l'économie apportée par le SSC.
Il permet : - de donner un moyen rapide de calculer les performances prévisionnelles d'un système solaire combiné en termes d'énergie économisée par rapport à une solution non solaire. - de guider le concepteur pour choisir une taille d'installation (surface des capteurs solaires) en cohérence avec les besoins de chauffage et d'eau chaude sanitaire.
Ce travail a été réalisé par la société INCUB sous la conduite de Thomas LETZ, responsable du pôle Expertise d'INES EDUCATION, et financé par l'ADEME avec l'aide de la Région Rhône Alpes et du Conseil Général de la Savoie.
La plus grande centrale solaire au monde avec ses 262.000 panneaux photovoltaïques et une puissance totale installée de 46,41 MW, commencera à produire de l'électricité ce mois-ci. L'installation devrait atteindre sa pleine capacité d'ici la fin de l'année.
La centrale d'Amareleja, le village le plus chaud du Portugal, est l'oeuvre de la société Amper Central Solar, une filiale du groupe espagnol Acciona, qui a investi sur ce projet 237,6 millions d’euros.
2.520 modules de 104 panneaux chacun ont été installés sur 250 hectares. Les panneaux photovoltaïques ont été fournis par le groupe chinois Yingli, seul à même de fournir une telle quantité dans les délais. Dotés d'un mécanisme de suivi du soleil sans équivalent, ils pourront suivre le soleil et capter les rayons lumineux durant toute la journée.
Dans une première phase, 2,5 MW seront installés avec une montée en régime jusqu'à la fin de l'année quand la centrale sera dotée de sa pleine puissance et pourra produire 93 GWh/an, de quoi approvisionner 30.000 foyers.
La puissance installée de la centrale solaire d'Amareleja en fera de loin la plus grande installation solaire au monde, ravissant le titre à la centrale de Serpa et ses 11 MW.
A l'University of Notre Dame, Indiana, un groupe de chercheurs dirigé par Dr Prashant V. Kamat a mis au point des cellules photovoltaïques en combinant des quantum dots semiconducteurs de différentes tailles et des nanotubes de TiO2 à la place des semiconducteurs classiquement utilisés, les rendant beaucoup plus efficaces. L'étude, soutenue par l'Office of Basic Energy Sciences du Department of Energy est publiée dans le Journal of the American Chemical Society.
Les scientifiques utilisent ces quantum dots de Cadmium Selenide (CdSe) semiconducteurs plutôt que d'autres matériaux car ils présentent l'unique avantage d'absorber certaines longueurs d'ondes de la lumière, en fonction de leur taille : les quantum dots plus petits vont absorber des longueurs d'ondes plus courtes, les plus grands vont en absorber de plus longues. En combinant plusieurs types de Quantum dots de CdSe, les chercheurs peuvent donc créer des cellules photosensibles qui absorbent un plus grand spectre de lumière et sont par là même plus efficaces. L'équipe a arrangé ces quantum dots en motif ordonné sur la surface d'un film d'épaisseur nanométrique, et y ont intégré des nanotubes de dioxyde de Titane (TiO2). Les quantum dots absorbent les photons et produisent des électrons qui sont alors transportés par les nanotubes et collectés par une électrode, produisant ainsi le photocourant.
Outre l'absorption de longueurs d'onde particulières, les chercheurs ont remarqué que la taille des quantum dots a une influence sur la performance, en faisant l'expérience avec quatre types de ces nanoparticules (entre 2,3 et 3,7 nm de diamètre, elles présentent des pics d'absorption à des longueurs d'onde situées entre 505 et 580 nm). Les plus petits quantum dots peuvent convertir plus rapidement les photons en électrons, quand les plus larges absorbent un plus grand pourcentage de photons. Les quantum dots de 3nm de diamètre offrent le meilleur compromis. Après le développement de la première cellule photovoltaïque composée de différents types de quantum dots, les chercheurs prévoient pour les prochaines étapes de leur recherche de créer des cellules "arc en ciel", en superposant des couches de quantum dots en fonction de leur taille : sur la couche externe, les plus petits absorbent le bleu, et la lumière rouge (longueur d'onde plus grande) passe à travers cette couche pour atteindre la couche interne composée des quantum dots les plus larges qui absorbent le rouge, créant ainsi un gradient d'absorption "arc en ciel", tout en combinant les effets de conversion rapide des petits quantum dots et de taux d'absorption important des quantum dots plus larges.
Les cellules photosensibles actuelles en silicium ont une efficacité de 15 à 20%, le reste est perdu en chaleur. Kamat prévoit une efficacité plus importante avec ces nouveaux types de cellules photovoltaïques "arc en ciel", qui pourrait facilement dépasser les 30%. BE Etats-Unis numéro 115 (14/03/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53560.htm
L'énergie solaire présente de nombreux avantages : illimitée, sans émissions de carbone etc. mais son inconvénient réside en son manque de fiabilité. En effet, les rayons du soleil ne sont pas constants. C'est pourquoi la société israélienne EDIG a créé un générateur hybride pour les jours nuageux ou les nuits.
Les turbines du système peuvent s'adapter à plus d'une source d'énergie. Les turbines solaires peuvent basculer et fonctionner grâce à des gaz, des énergies fossiles ou encore des biocarburants. Basée sur les recherches du prof. Jacob Karni de l'Institut Weizmann, la technologie attire le soleil et le concentre grâce des petits miroirs placés sur le sol. L'énergie thermique générée active des turbines qui peuvent être dirigées par du carburant traditionnel dans les périodes de faible ensoleillement. Ce système hybride n'évite pas complètement les émissions de carbone mais le taux zéro peut être atteint et l'utilisation de pétrole devient minimale.
EDIG a récemment monté une usine pilote en Chine. L'usine était fonctionnelle et a pu fournir de l'électricité au réseau local. La prochaine étape est la construction d'une usine dans le désert Arava en Israël. EDIG destine son système à des régions comme l'Inde, le sud des Etats-Unis pour encore le sud de l'Espagne.
BE Israël numéro 62 (27/02/2008) - Ambassade de France en Israël / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53274.htm
Une équipe de chercheurs de la chaire de Chimie Physique de l'Université Ludwig-Maximilian de Munich (LMU) a montré qu'il était possible d'améliorer considérablement la capacité naturelle d'absorption lumineuse des plantes en introduisant des nanoparticules d'argent dans les pigments responsables de cette absorption (LHC, [1]). Cette découverte, à laquelle ont également participé des chercheurs de l'Université américaine de Ohio, pourrait s'avérer significative pour le futur développement de cellules photovoltaïques innovantes, qui fonctionneraient sur l'exemple biologique d'exploitation photosynthétique de l'énergie solaire.
La capture de l'énergie lumineuse pour la plante s'effectue grâce à des antennes collectrices ou LHC qui sont des complexes multi-protéiques et pigmentaires capables d'intercepter les photons de différentes longueurs d'onde, c'est-à-dire d'énergies variées. Les mesures expérimentales menées par les scientifiques du LMU ont été effectuées sur un LHC particulier présent chez certaines algues marines (du type Amphidinium carterae) : le complexe péridinine-cholorophylle (PCP). Déposé sur un support en verre recouvert d'îlots de nanoparticules d'argent, le PCP a été exposé à une lumière laser (dans le domaine des longueurs d'onde bleu-vert) afin d'en déterminer par la suite la capacité absorbante à l'aide d'un spectromètre à fluorescence. L'expérience a révélé une intensité fluorescente du signal mesuré jusqu'à 18 fois supérieure pour le PCP modifié que pour le PCP naturel. Par ailleurs, aucune altération de la structure protéique du PCP n'a été observée.
Selon certains modèles théoriques, l'augmentation de l'efficacité de l'absorption s'explique par une double stimulation du PCP : à l'excitation directe de la lumière s'ajoute l'effet du champ électrique créé par les nanoparticules. Le recours à des LHC de synthèse et la fabrication de nanostructures métalliques spécifiques devraient permettre d'optimiser le processus inspiré par la biologie.
Ces résultats ont été publiés dans l'actuel numéro du magazine "Nano Letters".
BE Allemagne numéro 373 (20/02/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53159.htm
Seat prévoit de générer de l'électricité de ses installations de Martorell, dont les besoins sont estimés à 1.3 millions de kilowatts/heure, en recouvrant 206 000 mètres carrés du site par des cellules photovoltaïques. Avec une puissance installée de plus de 8,5 MW, la production annuelle escomptée est de 11.2 GWh.
Le constructeur automobile espagnol a dévoilé son projet à l’occasion de la présentation de la seconde version de sa gamme écologique (Leon Ecomotive). L'économie d’émissions de CO2 attendue devrait être de l’ordre de 11 700 tonnes par an.
La société Electrabel France, une filiale du Groupe Suez va créer un parc, susceptible de devenir la plus vaste d'Europe, de production d’électricité à base de panneaux photovoltaïques à Curbans, dans les Alpes de Haute Provence, site choisi pour ses qualités d'ensoleillement remarquables.
Situé à 1000 mètres d’altitude à Curbans, il y aura au total 300 hectares, qui accueilleront entre 150 000 et 250 000 panneaux solaires pour une puissance installée de 30 à 50 mégawatts crête (MWc), l'équivalent d'une vingtaine d'éoliennes.
Pour Le maire de Curbans, Daniel Rolland, c'est la promesse de 3.000 euros l’hectare de loyers poour la location du terrain et au minimum 400.000 euros de taxe professionnelle. Inespéré pour un petit village de 420 habitants !
Trois années devraient être nécessaires à la réalisation de la centrale solaire, le temps d’effectuer toutes les démarches administratives, de mener des études environnementales et paysagères et de réaliser les travaux. Il est prévu d'atteindre le seuil de rentabilité vingt ans après le début de la mise en service.
Ce projet pourrait peser à lui seul un tiers de l'objectif français d'une production d'énergie photovoltaïque de 150 MWc à l'horizon 2010.
La commune de Torreilles, située à 7 kilomètres au nord-est de Perpignan, a été choisie par POWEO pour l’implantation d’un projet de centrale photovoltaïque. Cet emplacement présente des conditions favorables de rayonnement solaire. Le développement de la première phase du projet qui compte 3 MW occuperait en majorité des terrains municipaux.
La centrale au sol captera l’énergie solaire au moyen de modules photovoltaïques. Le courant continu sera ensuite transformé en courant alternatif pour sa vente sur le réseau de distribution grâce à des onduleurs.
Si toutes les conditions nécessaires étaient réunies (finalisation des opérations foncières, obtention des permis nécessaires à la réalisation et à l’exploitation de la centrale et confirmation des conditions économiques), les travaux pourraient être entamés dès l’été 2008.
La deuxième phase, qui permettrait d’atteindre la puissance de 12 MW, serait initiée à la réception de la première phase prévue pour la fin de l’année 2008. La centrale aurait donc une capacité de production annuelle de 15 millions de kilowattheures, quantité qui couvrirait la consommation électrique de 5 800 foyers*.
Cette initiative fait partie du portefeuille de projets solaires développé par POWEO ayant pour but de mettre en service plus de 40 MW de centrales électriques fonctionnant à partir d’énergie solaire d’ici à 2012. Le plan industriel de POWEO vise à doter l’opérateur d’une capacité de 600 MW en énergies renouvelables à l’horizon 2012 en complément de ses projets de centrales thermiques de type CCGT (turbine à gaz à cycle combiné).
*Usages spécifiques électricité-hors chauffage électrique ; source : tableaux des consommations d’énergie en France, DGEMP, 2000.
L'arbre de Noël du Rockefeller Center,sera 100% écolo cette année selon l'engagement pris par le maire de la ville Michael Bloomberg. Les lampions seront remplacés par des ampoules basse consommation alimentées par des panneaux solaires installés sur le dernier étage du gratte-ciel.
La tradition voulait depuis 1931 que 30.000 lampions et 8 kilomètres de câbles illuminent 24 heures sur 24 cet arbre de Noël, soit une consommation pour l'an passé de 3.510 kilowattheures équivalant à la consommation d'une maison de 600 m2 pendant un mois...
L'industrie des cellules solaires s'est trouvée dernièrement pénalisée par les hausses de prix de ses matières premières. En effet, à cause de la reprise du marché des semi-conducteurs et de la pénurie de Silicium qui s'en est suivie, les prix sont passés de 25 dollars/kg en 2004 à plus de 200 dollars/kg en 2006. Ainsi, cette industrie, qui connaissait une croissance de plus de 30%, estime sa croissance pour l'année 2007 entre 10% et 20%, et semble développer les cellules à base de film, moins performantes, mais nécessitant moins de silicium.
Les galettes de Silicium, les "silicon wafers", sont principalement produites par quelques vendeurs, pour les grands fabricants de semi-conducteurs. La demande de semi-conducteurs a suffisamment augmenté pour justifier l'accélération du processus d'augmentation de la taille des galettes, pour atteindre 450mm (au lieu de 300mm actuellement), et ce dès 2012.
Puisque le coût de la matière première a fortement augmenté, le recyclage gagne en intérêt. De plus, les déchets des industries de semi-conducteurs ne sont presque pas traités, notamment afin de protéger les secrets industriels. IBM vient de faire une percée dans le domaine de ce recyclage. Le recyclage peut mettre à jour des procédés et des secrets industriels, puisque le Silicium expose les circuits, alors que ces industries sont très compétitives. Pour effacer les circuits, les méthodes habituelles de recyclage utilisent de nombreux gaz et acides corrosifs, comme H2SO4, HF, HNO3, ou de l'Ozone. Ces méthodes polluantes, consomment beaucoup d'énergie, demandent de nombreux équipements et dégradent en partie le Silicium. Enfin, on estime que recycler du silicium pour en produire un panneau solaire coûte alors en énergie près d'un tiers de l'énergie qu'il va produire tout au long de sa vie, ce qui est très important.
IBM Burlington, a annoncé avoir développé une technologie uniquement mécanique et abrasive qui permettra de recycler ces galettes usagées en panneaux solaires. Elle permet de réduire la consommation d'énergie de cette phase, de ne pas consommer d'acides, et d'accélérer le recyclage. Le Silicium ainsi obtenu n'est pas d'une pureté suffisante pour être réutilisé dans des processeurs, mais convient à des productions de panneaux solaires. Ceci permettra à IBM de recycler environ 3 millions de galettes par an et de faire baisser le prix du Silicium. IBM a été récompensé lors des Most Valuable Pollution Prevention awards pour cette technologie. source: BE Etats-Unis numéro 99 (13/11/2007) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51846.htm
L'équipe de Charles Lieber à Harvard University (Cambridge, MA) a mis au point une cellule solaire constituée d'un nanofil de silicium de 300 nanomètres de diamètre formé de trois couches concentriques déposées par méthode VLS (Vapeur Liquide Solide) : le coeur est dopé P, la couche intermédiaire est intrinsèque et la couche extérieure est dopée N, l'ensemble formant une jonction PIN radiale. Ce type de structure coaxiale permet d'augmenter sensiblement l'efficacité de collection des porteurs ainsi que le rendement global par rapport à des structures conventionnelles utilisant le même semiconducteur monocristallin.
Les résultats obtenus montrent que ce type de cellule solaire à base de nanofil peut fournir une puissance électrique pouvant atteindre 200 pW et présenter un rendement de conversion stable de 3,4%. Cette valeur peut paraître faible comparée à celles obtenues avec les cellules solaires à base de silicium monocristallin, mais cette approche innovante est attractive car elle devrait permettre de réaliser des dispositifs électroniques auto-alimentés grâce à l'implantation sur le circuit même d'éléments photovoltaïques constitués de nanofils empilés.
BE Etats-Unis numéro 97 (29/10/2007) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51591.htm
Le CAS y affirme que le solaire photovoltaïque émet plus de CO2 qu'il n'en économise sur sa durée de vie. Or, toutes les études et notamment celle de l'Agence de l'Energie de mai 2006, démontrent qu'une installation solaire photovoltaïque raccordée au réseau rembourse l'énergie nécessaire à sa fabrication et à son installation dans une période entre deux à quatre ans pour une durée de vie comprise entre 25 et 30 ans, souligne le SER.
Cette "manipulation des informations, du point de vue des émissions de CO2, a particulièrement choqué les professionnels du secteur" et "conduit à s'interroger sur la pertinence de l'ensemble (des) analyses" du rapport, conclut le SER.
Séchilienne-Sidec a signé avec la ville de Saint-Laurent du Maroni représentée par son Maire Monsieur Léon Bertrand, ancien ministre du tourisme, une convention de mise à disposition de terrains pour l’implantation d’une ferme photovoltaïque d’une puissance de 12 MWdont la mise en service est attendue au début de 2009.
Il s’agit, dans le domaine de la production d’électricité d’origine solaire, de l’opération la plus importante jamais annoncée en France à ce jour.
Elle se situe dans le contexte de la stratégie de croissance accélérée mise en œuvre par Séchilienne-Sidec dans cette branche des énergies renouvelables, où le groupe a déjà : - en exploitation, des installations photovoltaïques d’une puissance de 1,2 MW, parmi lesquelles la centrale actuellement la plus puissante sur le territoire national, qu’il a mise en service à La Réunion ; - en construction, d’autres centrales photovoltaïques totalisant une puissance de 14,3 MW ; - en développement et à l’étude, des projets d’une puissance totale proche de 90 MW, dont le tiers environ a donné lieu ou est en instance de donner lieu à la signature de conventions de mise à disposition des surfaces d’implantation (toitures ou terrains).
Les objectifs que le groupe s’est assignés pour l’énergie photovoltaïque portent sur l’installation d’équipements d’une puissance de 7 MW en 2007, 30 MW au moins en 2008 et 40 MW au moins chaque année à partir de 2009 dans des zones-cibles sélectionnées : Départements d’outre-mer, régions méridionales de l’Hexagone, Europe du Sud (Italie, Espagne, …).
L’investissement prévu à ce titre est de 650 millions d’euros sur la période 2008-2012 et s’inscrit dans le cadre d’un ensemble de projets d’investissements d’un montant de 1,150 milliard d’euros, dont 400 millions d’euros pour de nouvelles centrales thermiques et 100 millions d’euros pour de nouveaux parcs éoliens.
L'association Enerplan (association professionnelle de l’énergie solaire) a mis en place ce mois ci avec les industriels du secteur, une nouvelle marque collective ''Ô Solaire - Référencement Enerplan'' pour la qualité des équipements solaires thermiques domestiques.
Grâce à “Ô Solaire” (équivalent de “flamme verte” pour les appareils bois énergie), les prescripteurs et consommateurs pourront identifier les matériels solaires thermiques qui répondent aux exigences réglementaires et normatives françaises, et qui sont vendus comme “systèmes” sous la responsabilité d’un opérateur (industriel ou ensemblier). Il est prévu un affichage de la performance énergétique des chauffe-eau solaires courant 2008, pour faciliter le choix de la performance.
La marque “Ô Solaire” interviendra comme un facilitateur du crédit d’impôt (critères techniques de l’instruction fiscale, toutes choses égales par ailleurs pour les autres conditions), et comme référentiel pour la délivrance d’aides locales et régionales.
La marque compte à ce jour 44 industriels et assimilés signataires et devrait être déclinée aux matériels solaires photovoltaïques courant 2008, selon le communiqué d'Enerplan.
Le chantier de la Halle Pajol se veut le symbole de la politique parisienne de développement durable: c'est là que doit être installée la plus grande centrale photovoltaïque urbaine de France.
3.300 m2 de panneaux solaires photovoltaïques prendront place sur les toits de la grande halle aux poutrelles métalliques, datant de 1926 et en cours de réhabilitation. Elle abritait jadis le service des messageries.
Ces panneaux doivent produire 380 MWh/an, soit la consommation d'électricité annuelle des équipements de la halle. Selon la mairie, il s'agit du "projet solaire situé en centre-ville le plus ambitieux" en France.
L'investissement, d'un coût de 2,5 millions d'euros, doit être fait par un opérateur privé qui louera le toit de la halle et revendra l'électricité.
Le chantier de la ZAC Pajol s'inscrit plus globalement dans une démarche respectueuse de l’environnement : - récupération des eaux pluviales pour l’arrosage, - pose de panneaux solaires pour produire de l’énergie et pour chauffer l'eau destinée aux sanitaires, - installation de toitures végétalisées sur les bâtiments neufs pour retenir l’eau de pluie et limiter les rejets en égouts, - conception d’immeubles utilisant au mieux l'éclairage naturel pour limiter le recours à l’électricité.
Déjà, au cours du chantier, cette démarche s'est traduite, par le transport par rail et le recyclage de 900 tonnes de ferraille. Parallèlement, certains résidus (béton, briques ou tuiles) ont été concassés sur place, puis utilisés pour construire une rampe faisant l'économie du passage d’environ 1000 camions.
A l'occasion de la coupe du monde de Rugby qui débutera le 9 Septembre prochain en France, le stade mythique de Saint-Etienne, Geoffroy-Guichard, qui accueillera le premier match de cet évènement, sera équipé sur son aile Ouest de la plus grande centrale photovoltaïque de france métropolitaine.
L’installation des 2 600 m² panneaux solaires se réalisera par le remplacement des bacs aciers recouvrant la tribune ouest par des bacs comportant les panneaux photovoltaïques intégrés raccordés au réseau basse tension par l’intermédiaire d’onduleurs. L’électricité sera ensuite revendue à EDF (0,55 centimes par KW/h).
L'économie attendue pour l'atmosphère est 70 tonnes de CO² par an. Cet investissement entre dans le cadre des actions inscrites à l'agenda 21 de l'agglomération de Saint-Etienne.