environnement, énergies renouvelables, commerce équitable

Affichage des messages blog dont le libellé est CO2. Afficher tous les messages blog
Affichage des messages blog dont le libellé est CO2. Afficher tous les messages blog

2 mai 2008

Une compagnie de taxis verts à Washington

S'inspirant de la compagnie de taxi londonienne, greentomatocars, créée en mars 2006, Envirocab, une société installée dans la région de Washington et lancée en début d'année, a décidé de s'équiper uniquement de véhicules hybrides (Toyota Prius ou Ford Escape). Envirocab dispose d'une vingtaine de taxis blancs frappés de caractères verts, dans le comté d'Arlington (Virginie, est) dans la banlieue de la capitale fédérale.

Pour réduire encore les émissions de carbone de ses taxis hybrides, EnviroCab rachète également des crédits-carbone et affirme être ainsi la première compagnie de taxis non-polluante de la planète.

"Le prix de la course est le même pour nos clients. Nous prenons sur nos bénéfices pour acheter des crédits d'énergie renouvelable et nous sommes fiers de fournir un service de taxi écologique", a indiqué à l'AFP Hans Hesse, 35 ans, fondateur de la compagnie.

"Nos clients adorent ça. Nos chauffeurs nous disent que dans une file d'attente de taxis devant un hôtel, les clients vont directement vers nos voitures sans respecter la file", assure M. Hess.

19 avril 2008

Canada: bientôt du biohydrogène à partir de déchets organiques

La majeure partie de l'hydrogène vient actuellement du gaz naturel et le reste, surtout du pétrole lourd, du naphta et du charbon. Des techniques qui consomment énormément d'énergie et produisent des gaz à effet de serre.

« Produire de l'hydrogène à partir de matières organiques est meilleur pour l'environnement et exige considérablement moins d'énergie », explique Serge Guiot, chef du groupe de bioingénierie environnementale à l'Institut de recherche en biotechnologie du CNRC. « Divers obstacles devront toutefois être surmontés avant qu'on puisse le faire à grande échelle. »

L'équipe de Serge Guiot cherche la combinaison idéale de microorganismes et de conditions de culture pour capter l'hydrogène de la matière organique. La fermentation libérant peu d'hydrogène, l'équipe a songé à développer et à optimiser des piles à combustible microbiennes assistées d'un léger courant électrique. L'approche, baptisée « électrolyse biocatalysée », accroît la production d'hydrogène après fermentation. L'équipe examine aussi un système de fermentation à haute température qui augmentera la concentration en hydrogène du gaz synthétique obtenu par gazéification, advenant le cas où cette technique thermochimique permettrait une meilleure conversion des déchets solides, de la paille, des résidus du bois ou du charbon.

« Nous aimerions créer des biosystèmes qu'on regrouperait en processus à étapes multiples afin d'extraire tout l'hydrogène ou presque de la matière première », déclare Serge Guiot.

16 avril 2008

Voyageurs Du Monde impose la compensation de CO2

Un an après avoir proposé à ses clients de compenser volontairement leurs émissions de gaz à effet de serre, Voyageurs du Monde en tire les conséquences et décide d'intégrer la compensation de CO2 au coût du voyage.

Jean-François Rial, PDG de l'entreprise, explique que malgré l'intérêt suscité par le projet au début, les bonnes intentions ne se sont traduites que par 1% de paiements effectifs au final: un échec total donc.

VDM ne souhaitant pas renoncer à ses engagements passe donc à une mesure plus contraignante en imposant la compensation de l'équivalent d'un quart de tonne de CO2 pour les itinéraires aériens et terrestres "court courrier" et d'une demi tonne de CO2 au delà. Pour le client, cela se traduira par un surcoût allant de 5 à 10 euros.

"Nous appliquons et anticipons ainsi, de manière volontaire, les objectifs proposés par le plan climat de l'Union Européenne (20% de réduction des émissions de GES d'ici à 2020)" précise la société.

Les 400 000 euros récoltés par cette "taxe CO2" seront affectés à un projet de reforestation à Madagascar ou au Cambodge, qui reste encore à déterminer et devrait être effectif en 2009.

6 avril 2008

Biocarburants: l'Allemagne renonce à l'E10

Le ministre allemand de l'Environnement, Sigmar Gabriel, a annoncé vendredi que son pays abandonnait le recours massif aux biocarburants. La raison: environ 3,3 millions de véhicules sont incapables de rouler avec le mélange d'éthanol et d'essence classique. Le mélange, plus corrosif que le carburant classique, risquerait même d'user trop vite certaines pièces des moteurs et serait inadapté pour les véhicules de plus de quinze ans. Au demeurant, Sigmar Gabriel avait prévenu que le projet serait abandonné au-delà d'un million de véhicules inadaptés. Exit donc le E10, un agrocarburant que le gouvernement souhaitait imposer en 2009 et qui contenait 10% d'éthanol pour 90% d'essence classique.

Pour le gouvernement allemand c'est surtout un revers dans sa politique de lutte contre le réchauffement climatique. D'autant que Berlin avait et a toujours l'ambition de faire mieux que ses partenaires européens ! Cette décision pourrait marquer surtout un retournement dans la future stratégie de l'Union Européenne qui envisageait (et envisage toujours) pour 2020 la généralisation de l'E10. Ce revirement pourrait bientôt être effectué par l'Autriche où l'E10 ne sera obligatoire qu'à compter de 2010. Sans parler des doutes émis par la Slovénie et l'Italie.

24 mars 2008

Helsinki: projet de péage urbain

Helsinki, capitale de la Finlande, réfléchit à la mise en place d'un péage urbain à l'instar de Londres ou de Stockholm afin de fluidifier la circulation aux heures de pointe et d'améliorer la qualité de l'air, a-t-on appris jeudi auprès du ministère des Transports.

Le conseil municipal d’Helsinki a voté une résolution, soutenue par les représentants des Verts, du Parti du centre et des partis de gauche, allant dans ce sens le 29 janvier 2008 avec l'objectif de réduire les émissions de carbone, d´encourager l´utilisation des transports en commun et de limiter le trafic au centre-ville.

Officieusement, le péage pourrait être opérationnel dès 2011 et les recettes seraient destinées à améliorer l’offre de transports en commun avec notamment l'extension ouest du métro vers Espoo, deuxième ville du pays.

Une majorité de la population, selon les sondages, s'est déclarée favorable au péage.

19 mars 2008

Galp Energia veut mettre des microalgues dans votre moteur

Le groupe pétrolier portugais Galp Energia va s'associer avec l'Institut national d'ingénierie, de technologie et d'information (Ineti)et avec la société Alga Fuel pour se lancer l'année prochaine dans la production d'un biocarburant à partir de microalgues.

"En 2009, nous voulons que notre projet pilote soit opérationnel. Nous voulons produire un biocombustible à partir de microalgues", a déclaré M. Ferreira de Oliveira, le président du groupe, lors d'une conférence de presse.

Pour ce projet pilote l'investissement se montera de 1 à 2 millions d'euros. D'ici 2009 le projet passera par plusieurs étapes. Dans un premier temps, AlgaFuel se chargera de sélectionner les microalgues. Le projet pilote sera alors mis en place. l'INETI récoltera les microalgues et produira de la biomasse. Galp Energia interviendra alors pour produire le biocarburant en "recyclant" le CO2 séquestré de sa raffinerie de Sines (Sud du Portugal).

Le passage du stade de pilote à la phase de commercialisation dépendra des résultats de la première étape qui sera suivie de plusieurs tests en laboratoire.

15 mars 2008

Delhaize, le groupe de distribution belge, se met au vert

Delhaize Belgique est passé entièrement aux énergies renouvelables pour ses magasins, ses entrepôts et ses services centraux en Belgique. Début 2008, les magasins en Allemagne et en France (Tom & Co) ont à leur tour opté pour les énergies renouvelables. Bilan pour le climat: une économie de plus de 114 000 tonnes de CO2 chaque année !

Cette décision fait de Delhaize le premier client européen d'AlpEnergie, la filiale électricité verte d'Electrabel. L'électricité provient de 19 centrales hydroélectriques de la Compagnie Nationale du Rhône, dans les Alpes françaises. Un certificat du bureau indépendant TÜV garantit au groupe qu'il s'agit effectivement d'énergie renouvelable.

Delhaize s'investit également dans l’énergie renouvelable qu’elle génère elle-même à l'instar de la rénovation du supermarché Delhaize Gent Ster ou seront installés des panneaux solaires photovoltaïques qui produiront en moyenne 4000 kW/h par an.

On notera que le distributeur belge est engagé en outre depuis plusieurs années dans le domaine du développement durable en proposant des produits du commerce équitable à ses clients. L’entreprise participe activement à des actions de sensibilisation au commerce équitable menées par des associations actives dans ce domaine.

13 mars 2008

Veolia va caturer et stocker le CO2 à Claye Souilly (77)

Veolia Environnement a choisi son site de Claye Souilly en Seine-et-Marne pour étudier la mise en place d'un projet de capture et de stockage géologique de CO2.

Avec 200.000 tonnes de CO2 traitées annuellement, le site sera à ce jour le plus important en France. Ce projet "ouvre la voie à l'une des solutions permettant de contribuer aux objectifs mondiaux de réduction de gaz à effet de serre", fait valoir Veolia.

Le dioxyde de carbone est émis par la combustion du biogaz (méthane) extrait des déchets stockés par Veolia à Claye-Souilly, la plus grande décharge du groupe en France. Il sera "injecté, sous contrôle, dans un aquifère salin, situé à plus de 1.500 mètres de profondeur pendant plusieurs années".

Le projet, d’un coût non communiqué, se fera en partenariat avec Geogreen, société commune entre l’Institut français du pétrole (40 %), le groupe d’ingénierie Géostock (40 %) et le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM, 20 %).

3 mars 2008

Une bonne année pour les énergies renouvelables ? Opportunités et prédictions pour l'année 2008

Face au réchauffement climatique et à des problématiques environnementales de plus en plus fortes, la demande pour la recherche de solutions "vertes" s'accroît. Pour les capitaux risqueurs, le secteur des énergies vertes est un secteur à fort potentiel et en pleine expansion. L'année 2008 devrait donc offrir de belles opportunités dans le secteur des énergies renouvelables. Divers rapports émettent des prédictions et précisent quelles seront les tendances fortes de l'année 2008.

Aux Etats-Unis, selon le DoE, (Département of Energy), l'utilisation et le développement de nouvelles technologies pourrait réduire de 50% le coût généré par la consommation d'énergie. La création de nouveaux bâtiments "intelligents" capables d'auto-contrôler l'éclairage et de réguler la consommation d'énergie devrait continuer à progresser. La construction de ce type d'infrastructure est complexe car elle implique un grand nombre d'acteurs et concerne différentes technologies. Des solutions telles que les LEDs (diodes électroluminescentes), plus intelligentes, plus efficaces et moins polluantes vont continuer à se développer.

Le marché du Carbone est lui aussi en pleine expansion. Les contraintes d'un développement durable pour la planète encouragent le développement d'échanges financiers liés aux émissions de gaz à effet de serre. Ce marché permet aux pays ayant épargné des unités d'émissions - des émissions permises mais non "utilisées"- de vendre cet excès aux pays ayant dépassé leurs objectifs d'émissions. Par ce système, les compagnies achètent leur droit de polluer. De tels échanges sont appelés à avoir des impacts, à plus ou moins long terme, sur les choix d'aménagement du territoire, sur les modes de production et de consommation des Etats, des entreprises, des collectivités, des particuliers : localisation des ressources énergétiques, modes de transport, etc.

Les biocarburants devraient attirer l'attention d'un plus grand nombre d'investisseurs. Face à un marché de plus en plus concurrentiel, à la croissance du prix du maïs et du sucre d'où l'éthanol est produit, le développement de nouveaux biocarburants est nécessaire. Aux Etats-Unis, la demande croissante pour les biocarburants pose le problème de la durabilité de leur production. Actuellement les Etats-Unis utilisent 529 millions de litres de gazole par an et on estime que le maïs ne pourrait fournir que 56 millions de litres. Des initiatives se mettent en place pour développer des biocarburants durables. Le DoE a estimé qu'1,3 million de gallons de déchets non issus du grain, pourraient être utilisés pour produire de l'Ethanol [1]. Pour sa fabrication d'autres matières que le grain sont exploitables telles que le papier, le bois, les déchets. Le gouvernement devrait aider à la recherche d'autres matières premières, l'optimisation des procédés, le développement et le transfert de technologies ainsi que la promotion des investissements.

D'autres opportunités se dessinent autour de différentes problématiques industrielles, énergétiques et économiques. Parmi ces problématiques, le transport et la distribution de l'électricité aux Etats-Unis. Il s'agit en effet, d'un secteur sous-financé, le DoE estime que 9% de la production électrique se perd en distribution entre le moment où l'électricité est produite et son utilisation par le consommateur. Ce problème non résolu laisse place à d'importantes opportunités dans la recherche de solutions.

En 2008, il devient de plus en plus évident que le marché des énergies renouvelables sera l'un des marchés les plus prédominant. Pour les capitaux risqueurs, il s'agit d'investissements lourds et prévus sur du long terme. Cependant, des facteurs tels que l'émergence de nouvelles technologies compétitives, la mise en place et l'orientation de nouvelles mesures gouvernementales (taxes, aides financières) et la façon dont le gouvernement souhaitera réguler la consommation d'énergie pourront confirmer ou remettre en cause les prédictions sur les énergies renouvelables les plus prometteuses.

BE Etats-Unis numéro 113 (29/02/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53325.htm

27 février 2008

Al Masdar, la folie verte d'Abou Dhabi

Le cabinet d’architectes britannique Foster and Partners dessine pour le gouvernement d'Abou Dhabi la première ville au monde 100% écologique (après Dongtan ?). Véritable laboratoire des énergies renouvelables, Al Masdar (la source) devrait coûter 22 milliards de dollars à l'émirat. "C’est probablement le projet le plus idéaliste au monde actuellement, et c’est le plus pertinent qui ait été présenté dans toutes les conférences, allant de Kyoto à Davos " indique d'ailleurs, en toute modestie, Norman Foster.

Le chantier de ce projet, une fois de plus hors normes, devrait débuter ce mois-ci. La cité verte s'étalera sur 6 kilomètres carrés dans le désert et pourra accueillir jusqu’à 50.000 habitants et 1.500 entreprises en 2016.

L'objectif de cette ville sortie des sables du désert est clair: être autosuffisante dans sa consommation d'énergie et neutre sur le plan des émissions de gaz carbonique. Pour y parvenir, ses concepteurs prévoient de générer toute l'électricité nécessaire à l'aide d'une centrale photovoltaïque de 100 Megawatts ainsi qu'un parc d'éoliennes. Une usine de désalinisation, fonctionnant aussi grâce au soleil, apportera l'eau nécessaire à la consommation et les espaces verts seront arrosés par les eaux usées. Une centrale à hydrogène ainsi que des agrocarburants issus de cultures utilisant les eaux usées permettront de remplacer les carburants fossiles.

La ville sera compacte, carrée et protégée des vents chauds du désert par un mur d’enceinte. Les ruelles seront étroites, ombragées, et un réseau de cours d’eau permettra de les rafraîchir.
Des constructions basses et équipées en panneaux solaires sur les toits utiliseront au maximum la climatisation naturelle.

Côté déplacement, des trams automatisés, avec arrêt tous les 200 mètres, permettront aux habitants d'abandonner leur voiture.

Au final, l'objectif de ce grand projet urbanistique est d'attirer chercheurs, étudiants et hommes d’affaires, pour développer différents projets innovants. Al Masdar est conçue pour accueillir des centres de recherche, des instituts de recherche et des centres de formation en énergies renouvelables.

23 février 2008

Les avions commerciaux émettent autant de CO2 que toute l'Afrique

Les 16.000 avions commerciaux à réacteurs en activité dans le monde émettent en un an presque autant de dioxyde de carbone, vecteur du réchauffement climatique, que toutes les activités humaines en Afrique sur la même période selon un rapport de l'Onu.

Les avions commerciaux du monde produisent 600 millions de tonnes métriques de dioxyde de carbone par an, indique ce rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement (Pnue) présenté mercredi à l'occasion d'une session extraordinaire de cette organisation, consacrée au financement du "défi climatique".

Le rapport souligne que les émissions de CO2 en provenance du secteur de l'aviation sont "de plus en plus abondantes et rapides".

Le dioxyde de carbone est le principal gaz à effet de serre émis par les avions, qui produisent également de la vapeur d'eau et de l'oxyde nitreux.

Une centaine de ministres de l'Environnement sont réunis jusqu'à vendredi à Monaco en compagnie d'experts, scientifiques et décideurs économiques dans le cadre de cette session du Pnue dont le siège est à Nairobi.

source: AFP

9 février 2008

L'usine Seat de Martorell autonome grâce au photovoltaïque

Seat prévoit de générer de l'électricité de ses installations de Martorell, dont les besoins sont estimés à 1.3 millions de kilowatts/heure, en recouvrant 206 000 mètres carrés du site par des cellules photovoltaïques. Avec une puissance installée de plus de 8,5 MW, la production annuelle escomptée est de 11.2 GWh.

Le constructeur automobile espagnol a dévoilé son projet à l’occasion de la présentation de la seconde version de sa gamme écologique (Leon Ecomotive). L'économie d’émissions de CO2 attendue devrait être de l’ordre de 11 700 tonnes par an.

8 février 2008

Les promesses non tenues des biocarburants

Le remplacement des énergies fossiles par de l’éthanol et d’autres « biocarburants » issus des plantes a été prôné comme un moyen prometteur de réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais les cultures envisagées pour cela augmentent en fait la quantité de carbone rentrant dans l’atmosphère indiquent deux études.

Chacune des deux équipes de recherche a considéré les effets indirects causés par le remplacement de champs et de forêts avec ces nouvelles cultures. C’est ce processus qui relâchera de grandes quantités de carbone dans l’atmosphère par la décomposition ou le brûlis de la végétation existante.

Les deux études, conduites indépendamment, ont estimé la « dette en carbone » que représenterait ces cultures pour biocarburants suivant les endroits, ainsi que le temps que cela prendrait pour que l’ensemble des gaz à effet de serre ainsi émis soit inférieur à ceux dus à l’utilisation de carburants fossiles : il serait de plusieurs décennies à plusieurs siècles dans certains cas.

Les auteurs suggèrent que l’utilisation de déchets de biomasse ou de cultures effectuées sur des surfaces agricoles non utilisées pourrait cependant éviter une grande partie de la dette de carbone.

« Land Clearing and the Biofuel Carbon Debt » par J. Fargione du The Nature Conservancy à Minneapolis, MN ; et J. Hill, D. Tilman, S. Polasky, P. Hawthorne de l’Université du Minnesota, St. Paul à St. Paul, MN.

« Use of U.S. Croplands For Biofuels Increases Greenhouse Gasses Through Emissions From Land Use Change » par T. Searchinger de l’Université Princeton à Princeton, NJ ; R. Heimlich de l’Agricultural Conservation Economics à Laurel, MD ; R.A. Houghton du Woods Hole Research Center à Falmouth, MA ; F. Dong, A. Elobeid, J. Fabiosa, S. Tokgoz, D. Hayes, et T-H. Yu de la Iowa State University à Ames, IA.

via Eurekalert

9 décembre 2007

Eco-pastille: un système de "bonus-malus" pour encourager les véhicules propres

Le Grenelle de l'environnement accouche de sa 1ère mesure: la vignette auto version écolo avec une "vignette bonus" qui variera de 200 à 1000 euros pour les véhicules dits écolos et une "vignette malus" de 200 à 2600 euros pour les véhicules les plus pollueurs.

Le bonus écologique sera versé à la première immatriculation pour tout achat d’un véhicule particulier neuf émettant moins de 130 g CO²/km, ce qui représente aujourd’hui environ 30 % des ventes. Le bonus sera complété d’un « superbonus » lorsque l‘acquisition du véhicule écologique s’accompagnera de la mise au rebut d’un véhicule ancien de plus de 15 ans. A l’inverse, les achats de véhicules neufs émettant plus de 160 g CO²/km entraîneront le paiement d’un malus au moment de l’immatriculation du véhicule. Environ 25 % des véhicules neufs vendus seraient potentiellement concernés. Un décret devrait permettre l'application du bonus d'ici la fin de l'année tandis que le malus entrera en vigueur au 1er janvier 2008 après adoption d'un amendement au projet de loi de finances rectificative pour l’année 2007.

Le montant du bonus versé sera d’autant plus élevé que les émissions de CO² seront faibles :
1000 € pour les véhicules émettant moins de 100 gCO2/km ;
700 € pour les véhicules dont les émissions sont comprises entre 101 et 120 g CO² ;
200 € quand les émissions de CO² sont comprises entre 121 et 130 g CO²/km.

Le montant du malus progressera à raison de l’augmentation des émissions de CO² des véhicules achetés, selon le barème suivant :
200 € pour les véhicules dont les émissions sont comprises entre 161 et 165 g CO²/km ;
750 € quand les émissions sont comprises entre 166 et 200 g CO²/km ;
1600 € entre 201 et 250 g CO²/km ;
2600 € au-delà de 250 g CO²/km.

Le malus le plus élevé ne concernera que les plus grosses berlines les plus polluantes, soit environ 1 % des véhicules neufs.

En cas d’acquisition d’un véhicule dont les émissions sont proches de la moyenne des émissions actuelles, aucun malus ne sera prélevé et aucun bonus ne sera versé. Cette « zone neutre » s’appliquera aux émissions comprises entre 130 et 160 g CO²/km, soit environ 45 % des acquisitions nouvelles (base 2006).

Lorsque l’acquisition d’un véhicule éligible au bonus sera accompagnée de la mise au rebut d’un véhicule de plus de 15 ans, elle donnera droit à un super bonus de 300 €. Ce super bonus s’ajoutera aux primes écologiques que les constructeurs automobiles ont spontanément mis en place ces dernières années. Il permettra de retirer du parc automobile les voitures les plus polluantes qui contribuent fortement à la détérioration de la qualité de l’air en milieu urbain.

Japon: un film plastique rapidement biodégradable

Le Osaka Municipal Technical Research Center a mis au point, conjointement avec des fabricants d'emballage, un film plastique transparent en acide polylactique (PLA) qui se dégrade rapidement lorsqu'il est enfoui sous terre. Ce plastique, chauffé préalablement au four micro-onde par exemple, se décompose en moins d'un an sous terre.

Le PLA est un polymère qui peut être dégradé par l'oxygène produit par les microorganismes présents dans le sol. C'est pourquoi il est dit biodégradable. Bien qu'utilisé de plus en plus dans les barquettes alimentaires ou les coques de téléphones portables, il faut attendre 2 à 3 années avant qu'un simple sac plastique soit totalement transformé.

Afin de favoriser la biodégradation du plastique, les chercheurs ont intercalé entre deux couches de PLA une substance chimique qui permet d'accélérer la décomposition du PLA. Lorsque le film plastique est chauffé, cette substance chimique diffuse à la surface du matériau et accélère la dégradation du PLA par l'oxygène.

Actuellement, comme de temps de décomposition du PLA est trop long, les plastiques biodégradables sont généralement incinérés. Le temps de dégradation ayant été diminué, l'enfouissement devient envisageable, pouvant entraîner de ce fait une baisse des coût de traitement des déchets ainsi qu'une diminution des émissions de CO2.

BE Japon numéro 465 (7/12/2007) - Ambassade de France au Japon / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52214.htm

5 décembre 2007

l'Australie rejoint les signataires du Protocole de Kyoto

L'ouverture de la conférence de Bali sur le réchauffement climatique a été l'occasion saisi par l'Australie pour annoncer la ratification par son pays du protocole de Kyoto isolant un peu plus l'Amérique de Georges W Bush.

Cette décision qui était attendue depuis la défaite électorale infligée par Kevin Rudd au Premier ministre australien sortant dont on préfèrera oublier le nom, farouche opposant à Kyoto. Seuls les Etats-Unis, au sein des pays développés, n'ont pas ratifié ce protocole visant à réduire les émissions de CO2.

Le Premier Ministre australien doit se rendre la semaine prochaine, à l'occasion de son premier déplacement à l'étranger, à Bali où se tient jusqu'au 14 décembre une conférence mondiale sur les changements climatiques qui doit permettre de tracer une feuille de route de négociations pour prolonger le protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique.

26 octobre 2007

principales mesures issues du Grenelle environnement

OGM:
Moratoire sur les cultures commerciales d'OGM dans l'attente d'une expertise indépendante.
Transposition par la loi (printemps 2008) de la directive européenne.
Poursuite de la recherche sur les OGM selon des modalités à définir.

Agriculture:
Réduction de moitié de l'usage des pesticides "si possible dans les dix ans qui viennent" selon un plan qui sera défini par le Ministre de l'Agriculture.
Repas bio "au moins une fois par semaine" dans toutes les cantines publiques.
Multiplication par trois d’ici à 2012 et par 10 d’ici à 2020 des cultures bio (soit 20 % des surfaces cultivées au final).

Fiscalité:
Instauration d'une "écoredevance" kilométrique sur les poids lourds étrangers qui traversent la France.
Taxe écologique annuelle sur les voitures neuves les plus polluantes.
Création d'une TVA à taux réduit sur les produits respectant le climat et la biodiversité.
Demande à l'Union Européenne d'une taxation des produits importés venant de pays ne respectant pas le protocole de Kyoto.
Etude dans le cadre de la révision générale des prélèvements obligatoires d'une "taxe carbone" en échange d'un allègement de la taxation du travail.

Energie:

Poursuite de l'énergie nucléaire sans création de site nouveau.
Programme national pour les énergies renouvelables afin de dépasser l'objectif européen de 20% de la consommation d'énergie en 2020.
Généralisation de l'étiquette énergie (réservée jusqu'ici à l'électroménager).
Affichage en grande surface du «prix écologique» (intègrant le coût environnemental d'un produit à l'image de l'éco-étiquette de Casino) en plus du coût réel.
Interdiction des lampes à incandescence en 2010 au profit de lampes à basse consommation et LED.

Transports:
Création d'une éco-pastille, système de bonus-malus pour encourager l'achat de voitures propres.
Construction de 2 000 km de lignes TGV d'ici à 2020.
Extension de 329km à 1.500km du réseau de tramways hors Ile-de-France.
Plan d'investissement dans les liaisons fluviales pour retirer des routes un million de camions en 2020.
Taxation des vols intérieurs s’il existe une alternative en TGV.
Possibilité pour les villes de créer des péages urbains, de faire des couloirs dédiés au covoiturage, ou d’expérimenter ces processus.

Logement:
Tous les logements neufs devront être aux normes basse consommation d'ici à 2020 (consommation inférieure à 80 KWh par mètre carré en 2010 et à 50 KWh en 2012).
Interdiction dès 2010 des ampoules à incandescence et des fenêtres à simple vitrage.
Rénovation thermique favorisée via des crédits d'impôts et des prêts

25 octobre 2007

Le SER s'interroge sur les "contre-vérité" du rapport Syrota

Le Syndicat des Energies Renouvelables a publié la semaine dernière un communiqué de presse dans lequel il s'interroge sur la "contre-vérité flagrante" en matière d'énergie solaire contenue dans le rapport du Centre d'Analyse Stratégique présidé par Jean Syrota sur les perspectives énergétiques de la France et publié le 9 octobre dernier.

Le CAS y affirme que le solaire photovoltaïque émet plus de CO2 qu'il n'en économise sur sa durée de vie. Or, toutes les études et notamment celle de l'Agence de l'Energie de mai 2006, démontrent qu'une installation solaire photovoltaïque raccordée au réseau rembourse l'énergie nécessaire à sa fabrication et à son installation dans une période entre deux à quatre ans pour une durée de vie comprise entre 25 et 30 ans, souligne le SER.

Cette "manipulation des informations, du point de vue des émissions de CO2, a particulièrement choqué les professionnels du secteur" et "conduit à s'interroger sur la pertinence de l'ensemble (des) analyses" du rapport, conclut le SER.

30 septembre 2007

Le groupe Casino adopte l'éco-étiquette

Le groupe Casino, avec l'expertise de Bio Intelligence Service (un spécialiste de la traçabilité environnementale) et la collaboration de l'ADEME, a décidé de mettre en place dès 2008 un étiquetage environnemental sur ses produits de marque de distributeur: la quantité de gaz à effet de serre émis par la fabrication du produit et de l'emballage, la part de l'emballage recyclable, les kilomètres parcourus par le produit...

Inspirée de l'étiquette énergie, le consommateur peut visualiser instantanément l'impact environnemental de ses achats. Près de 50 produits ont été analysés à ce jour avec un objectif de 500 pour la fin de l’année et à 3 000 par la suite.

Le premier effet bénéfique de cet étiquetage s'est déjà fait sentir: l’enseigne a cessé la fabrication d’un cabillaud qui parcourait 27 000 km avant d’arriver en magasin...

Japon: produire du plastique à partir de CO2

Une équipe mixte de laboratoires universitaires et industriels a réussi à produire du plastique (résine) à partir de CO2. Les propriétés du matériau sont similaires à celles du polypropylène ou du polyéthylène qui à eux deux représentent plus de 60% du marché des résines plastiques.

L'université de Tokyo avait déjà inventé, il y a 40 ans, le processus de fabrication, mais les propriétés de résistance thermique notamment n'étaient alors pas suffisantes pour envisager une application commerciale du produit. L'utilisation d'un nouveau catalyseur a permis de remédier à ce défaut. Le matériau est dérivé à 50% de CO2 issu d'usines, mélangé à des époxydes. Ceci permet une réduction de 30% des émissions de gaz à effet de serre comparé à la fabrication de plastique issu des hydrocarbures.

Les partenaires (Université de Tokyo, Université Keio, Université de Kanagawa, Université de Science de Tokyo, Teijin, Sumitomo Chemicals, Mitsubishi) espèrent avoir une version pratique du plastique en 2012. La production sera gérée par le groupe Sumitomo, la manufacture revient à Teijin et le groupe Mitsubishi assurera la commercialisation. Le projet dans sa globalité a reçu le soutien du ministère de l'économie, du commerce et de l'industrie par l'intermédiaire de son agence de financement NEDO (New Energy and Industrial Technology Development Organization).

BE Japon numéro 458 (28/09/2007) - Ambassade de France au Japon / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51257.htm