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6 mai 2008

OGM: Greenpeace exhorte la Commission à refuser 3 nouvelles semences

Demain aura lieu un vote capital sur les OGM à la Commission européenne. L'industrie agrochimique veut en effet que l'UE autorise à la culture 3 nouvelles plantes génétiquement modifiées : deux maïs pesticides et une pomme de terre contenant un gène de résistance à un antibiotique. Si la commission accepte, ce serait la première fois depuis 1998 que de nouveaux OGM sont autorisés à la culture commerciale en Europe. Le vote s'annonce très serré. Greenpeace demande aux 27 commissaires d'interdire ces nouvelles cultures. Partout en Europe, les doutes sur l'innocuité des OGM se multiplient... La Commission doit enfin faire face à ses responsabilités sur ce sujet crucial : c'est tout le processus européen d'évaluation des OGM qui doit être remis à plat.

« La Commission ne peut pas éternellement se retrancher derrière l'avis souvent biaisé de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA), déclare Arnaud Apoteker, de Greenpeace France. Elle doit assumer ses responsabilités et entendre les préoccupations des scientifiques et des citoyens. »

Les dangers potentiels de ces maïs OGM, développés par les compagnies Syngenta et Pioneer/Dow n'ont pas été correctement évalués. Ils n'ont par exemple été testés que sur 90 jours, alors que les pesticides sont normalement testés sur 2 ans. Leurs effets à long terme sur les autres organismes et sur les sols ne sont pas non plus connus. Des études récentes sur le maïs Bt font notamment apparaître des risques potentiels sur les papillons et sur les écosystèmes aquatiques. Compte tenu de ces incertitudes, le principe de précaution doit être strictement appliqué.

Quant à la pomme de terre OGM « Amflora » de BASF, l'OMS et l'Institut Pasteur ont des divergences avec l'autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) sur ses impacts sur la santé et l'environnement.

Dès l'automne 2007, le Commissaire européen à l'environnement, Stavros Dimas, a annoncé son intention d'interdire ces nouvelles cultures. Par combien de commissaires sera-t-il suivi demain, alors que 5 pays de l'Union, dont la France, ont déjà décrété un moratoire sur le maïs MON 810 et que les opinions publiques sont très majoritairement opposées aux cultures en plein champ d'OGM ? Pourront-ils faire face au président Barroso et aux puissants lobbies OGM en action à Bruxelles ? La Commission va t-elle une fois de plus botter en touche et se ranger derrière le seul avis de l'autorité européenne de sécurité des aliments ?

Jusqu'à maintenant, sur chaque dossier d'autorisation d'un OGM, la Commission a toujours donné son aval en se rangeant au seul avis, systématiquement positif, de l'AESA, alors même qu'en Conseil des ministres, une majorité (non qualifiée) d'Etats membres est opposée aux autorisations... Cette pratique témoigne d'une grave défaillance des institutions. La Commission se défausse sur l'avis biaisé d'une seule agence. Selon le droit européen, l'avis de l'AESA ne devrait pas constituer le seul fondement des autorisations accordées par l'UE pour les OGM. L'analyse des OGM produisant des molécules insecticides ou capables de résister à des herbicides devrait comporter des avis de toxicologues, de spécialistes de la biodiversité, un examen du risque d'appauvrissement des sols, ou encore les possibilités de cohabitation avec d'autres cultures et à quels coûts. Pour ce faire, l'Agence européenne de l'environnement (EEA) doit être impliquée dans le processus et l'AESA réorganisée vers une moins grande perméabilité aux lobbies biotechnologiques.

Pour Greenpeace, la Commission doit assurer son rôle de gestionnaire des risques et prendre en compte les implications socio-économiques et l'incertitude scientifique. Aucune nouvelle autorisation ne peut raisonnablement avoir lieu avant ces réformes.

La France, qui va assumer la présidence de l'Union européenne pour six mois à partir du 1er juillet, préconise une remise à plat des procédures d'homologation des organismes génétiquement modifiés dans l'UE. Le sujet devrait être inscrit à l'ordre du jour de la réunion des ministres européens de l'Environnement prévue le 5 juin.

source

28 mars 2008

Vers la fin du Mon810 en Roumanie

La Roumanie, le plus gros producteur européen de maïs OGM avec 3 millions d'hectares cultivés, a annoncé jeudi par la voix de son Ministre de l’Environnement, Attila Korodi (en photo), avoir demandé à ses agriculteurs de ne pas semer de maïs MON 810, considérant que celui-ci n'est pas sûr pour la santé humaine et l’environnement.

Les cultures commerciales de cet OGM sont donc désormais suspendues dans les trois plus grands pays producteurs de maïs en termes de surface de l’Union Européenne : France, Hongrie et Roumanie. Le maïs génétiquement modifié ne représente cependant que 0,01% de la production roumaine de maïs.

Un comité des biotechnologies doit être mis en place pour rendre un avis scientifique qui pourrait le conduire prochainement à une loi en interdisant la culture de la semence de la firme Monsanto.

1 mars 2008

Le monde selon Monsanto: de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien

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Fruit d’une enquête exceptionnelle de trois ans sur trois continents, ce livre reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planète.

Avec 17 500 salariés, un chiffre d’affaires de 7,5 milliards de dollars en 2006 et une implantation dans quarante-six pays, Monsanto représente le leader mondial des OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle. Production de PCB (polychlorobiphényles, vendus en France sous le nom de pyralène), de polystyrène, d’herbicides dévastateurs (comme l’agent orange pendant la guerre du Viêtnam) ou d’hormones de croissance bovine et laitière (interdites en Europe): depuis sa création, en 1901, la firme a accumulé les procès en raison de la toxicité de ses produits. Pourtant, aujourd’hui, Monsanto se présente comme une entreprise des « sciences de la vie », récemment convertie aux vertus du développement durable. Grâce à la commercialisation de semences transgéniques, conçues notamment pour résister aux épandages de Roundup, l’herbicide le plus vendu au monde, elle prétend vouloir faire reculer les limites des écosystèmes pour le bien de l’humanité.

Qu’en est-il exactement ? Quels sont les objectifs de cette entreprise, qui, après avoir longtemps négligé les impacts écologiques et humains de ses activités, s’intéresse tout à coup au problème de la faim dans le monde au point de se donner des allures d’organisation humanitaire ?

Marie-Monique Robin Née en 1960, lauréate du Prix Albert-Londres (1995). Journaliste et réalisatrice, elle a réalisé de nombreux documentaires – couronnés par une dizaine de prix internationaux – et reportages tournés en Amérique latine, Afrique, Europe et Asie. Elle est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Escadrons de la mort, l’école française (La Découverte, Paris, 2004) et L’école du soupçon. Les dérives de la lutte contre la pédophilie (La Découverte, Paris, 2006).

25 janvier 2008

L'Allemagne étiquette les aliments "sans OGM"

Le gouvernement allemand vient d’autoriser les étiquettes "sans OGM" (en plus de l’étiquetage obligatoire des aliments qui en contiennent) afin d’informer les consommateurs qui veulent acheter, par exemple, des produits laitiers (lait, fromages) et de la viande issus d’animaux qui ne sont pas nourris avec du maïs ou du soja OGM. L’étiquetage « Sans OGM » répondra aux mêmes critères que ceux en vigueur pour les produits biologiques.

Cette décision dont le but est la protection des consommateurs a été prise après concertation entre représentants des groupes parlementaires et du ministère a précisé le secrétaire d'Etat au ministère de l'Agriculture, Gert Lindemann.

4 décembre 2007

Du maïs transgénique BT 11 interdit à la culture retrouvé en Bretagne

Un champ de maïs OGM Bt 11 de la firme Syngenta, dont la culture est interdite en France, a été découvert par hasard par le collectif anti-OGM 35 dans le canton de Hédé en Bretagne. L'information a été rendue publique jeudi 29 novembre par ce même collectif.

Une plainte contre X a été déposée par un groupement d'agriculteurs biologiques, Agrobio 35, suite à cette découverte et après que des échantillons prélevés sur la parcelle et analysés par un laboratoire spécialisé à Caen aient confirmé qu'il s'agit bien de Bt 11.

Interdit depuis 2005, cet OGM est l’un des maïs visé par la décision d’interdiction de commercialisation prise commissaire européen à l’Environnement, Stavros Dimas,
en raison des risques encourrus par les « organismes non ciblés » tels les oiseaux et les insectes aquatiques.

13 octobre 2007

La pomme de terre transgénique de BASF divise l'UE

Les experts des Etats membres de l'UE n'ont pu se mettre d'accord mercredi sur l'autorisation d'une pomme de terre transgénique, dont les résidus seraient destinés à l'alimentation animale, a annoncé la Commission européenne.

Aucune majorité qualifiée n'a pu se dégager parmi les 27 pour approuver ou rejeter cette demande soumise par le géant allemand BASF.

Douze pays ont voté contre (Autriche, Malte, Luxembourg, Lituanie, Italie, Grèce, Chypre, Pologne, Hongrie, Danemark, Roumanie, Slovénie), cinq se sont abstenus (Portugal, France, Irlande, Belgique, Allemagne) et dix ont voté pour (Finlande, Espagne, Bulgarie, Estonie, Royaume-Uni, Pays-Bas, Slovaquie, Lettonie, Suède et République tchèque).

Selon la procédure, la Commission va renvoyer le dossier au niveau des ministres qui auront trois mois pour se prononcer. Si aucune majorité ne se dégage à nouveau, alors la Commission prendra une décision finale en s'appuyant sur l'avis de l'Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) qui était favorable à cette autorisation.

Fin 2005, l'EFSA avait conclu qu'il "est improbable" que cette pomme de terre "ait un effet néfaste sur la santé humaine et animale ou sur l'environnement dans le cadre des utilisations proposées". Mais cet avis est critiqué par les organisations écologistes qui soulignent qu'elle a un gène résistant à certains antibiotiques.

La pomme de terre a été modifiée pour en extraire davantage d'amidon à des fins industrielles (production de papier, de colles, de textiles, etc). Mais BASF voudrait aussi pouvoir utiliser la pulpe restante après la production de l'amidon et la peau des pommes de terre comme nourriture pour les animaux.

BASF a déposé une demande séparée pour la culture de cette plante. En juillet, les ministres de l'Environnement avaient échoué là aussi à dégager une majorité et la Commission doit prendre une décision "dans les semaines qui viennent". En cas de feu vert, ce serait le premier aliment génétiquement modifié autorisé à la culture depuis la fin du moratoire en 2004, après l'adoption d'une nouvelle législation sur l'étiquetage et la traçabilité.

source: AFP

6 septembre 2007

Découverte d'un champ OGM illégal par Greenpeace

Hier, une vingtaine de militants de Greenpeace a marqué avec du colorant alimentaire rouge un champ de maïs transgénique illégal : ce champ ne figure pas sur le registre public du ministère de l'Agriculture, contrairement à la réglementation en vigueur.

Officiellement, le canton de Samatan est vierge de toute parcelle OGM. A travers cette opération, Greenpeace fait la démonstration que les cultures de maïs OGM sont incontrôlables, tant en termes de contamination que de toxicité et maintenant de légalité. L'État doit imposer immédiatement un moratoire sur les cultures en plein champ.

« Nous sommes venus dénoncer un délit et porter plainte auprès du procureur de la République d'Auch, déclare sur place Magali Ringoot, chargée de campagne OGM de Greenpeace. Nous demandons aux services de l'État de venir constater l'infraction, de mener l'enquête et de procéder à une récolte préventive immédiate. »

Depuis mars dernier, les champs cultivés avec des OGM - c'est-à-dire du maïs MON 810, seul OGM autorisé à la culture en France - doivent obligatoirement être déclarés auprès des services du ministère de l'Agriculture, afin qu'ils soient répertoriées par canton sur un « registre public » (accessible sur http://ogm.gouv.fr). La date limite de déclaration était le 15 mai 2007.

« Concernant les cultures transgéniques en plein champ, la France est dans une situation de vide juridique total : dans les décrets de mars dernier, on ne trouve rien sur le régime de responsabilité, ni sur la transparence de l'information, ni sur l'obligation d'informer ses voisins, ni même sur les distances à maintenir entre un champ OGM et un champ non OGM, s'indigne Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France. L'État est totalement incapable de faire respecter la seule règle qu'il a établie, à savoir l'obligation de déclarer sa parcelle OGM. »

Ce champ illégal a été découvert grâce au travail de repérage effectué sur le terrain par les « détectives des champs » de Greenpeace. « En teintant ce champ illégal en rouge, notre objectif n'est pas de nous attaquer au propriétaire du champ en particulier mais de mettre fin à cette vaste hypocrisie qui consiste à répéter que l'on peut contrôler les OGM en milieu ouvert, reprend Magali Ringoot. Les OGM sont incontrôlables : parce qu'ils contaminent l'environnement mais aussi parce qu'il faudrait installer un gendarme dans chaque champ pour savoir où ils sont cultivés. »

« Cet été, sous prétexte de ne pas revenir sur des décisions prises avant les élections, le gouvernement a laissé cultiver plus de 20 000 hectares de maïs transgénique. Résultat : le malaise dans les campagnes a redoublé et le climat de confiance nécessaire à la préparation du Grenelle de l'environnement s'est considérablement altéré, note Arnaud Apoteker. Étant donné l'opposition massive de l'opinion publique, la multiplication des analyses scientifiques montrant les risques de toxicité et cette nouvelle preuve que les OGM sont incontrôlables, il serait aberrant que l'Etat ne décrète pas immédiatement un moratoire sur les cultures en plein champ, avant même la tenue du Grenelle. »

D'autant qu'au niveau de l'Union européenne, la France est de plus en plus isolée. L'Italie, la Grèce, la Pologne, l'Autriche, la Hongrie interdisent déjà les cultures d'OGM en plein champ sur leur territoire. Elle est aujourd'hui le seul pays européen avec l'Espagne où il y a des cultures transgénique à grande échelle. Aujourd'hui même, en Roumanie, d'autres activistes de Greenpeace bloquent l'accès à un champ illégal de soja transgénique. La Roumanie a interdit les cultures de soja OGM en plein champ en février 2006, après les avoir autorisées pendant huit ans.

25 août 2007

Canada: des OGM toxiques ?

Des militants de Greenpeace ont taillé ce matin dans un champ de maïs OGM d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, un point d’interrogation long de 61 mètres. Ceux-ci ont voulu protester contre l’absence d’étiquetage obligatoire des OGM. Selon Greenpeace, il reste trop d’incertitudes et d’interrogations quant à l’innocuité des OGM.

Le Canada est l’un des rares pays à autoriser et pratiquer la culture à grande échelle des OGM. Ceux-ci sont cultivés sur 5,8 M d’hectares ( plus que la superficie de toute la Nouvelle-Écosse ), dont 820 000 seulement en maïs OGM ( environ 120 fois la superficie de l’île de Montréal) Au Québec, la moitié de tout le maïs est du maïs génétiquement modifié (un champ sur deux). Environ 85% de tous les OGM cultivés au Québec est du maïs OGM.

Or, le Canada continue de prôner un étiquetage volontaire des OGM qui n’a produit à ce jour aucune étiquette. Contrairement à une quarantaine de pays, le Canada et le Québec n’ont toujours pas adopté l’étiquetage obligatoire des OGM. 86% des Québécois le souhaitent pourtant , tout comme 79% des britanno-colombiens. Qu’est qu’on nous cache ?

L’action de Greenpeace a eu lieu à quelques kilomètres seulement d’une ferme biologique, sur le trajet bucolique et pastoral qu’organise pour les touristes la chambre de commerce locale. Mais les OGM n’ont rien de bucolique. Ils contaminent l’environnement et les autres plantes. Greenpeace et GeneWatch au Royaume-uni ont répertorié 142 incidents de contamination en 10 ans. Les herbicides qui accompagnent la majorité des plantes OGM ont pour résultat de tuer la végétation locale et de réduire la biodiversité.

Les OGM ne sont pas forcément bon pour la santé non plus. Une étude récente démontre que l’herbicide Roundup de Monsanto, qu’on utilise avec les OGM, peut avoir des effets perturbateurs sur les hormones sexuelles à des doses considérées comme étant non-toxiques. Le maïs dans lequel Greenpeace a taillé un point d’interrogation est un maïs OGM de Monsanto, le NK603. Ce dernier a fait l’objet d’une étude d’un laboratoire de recherche indépendant en France (le CRIIGEN) qui a découvert des signes de toxicité dans les rats nourri avec cet OGM.

Les rats nourris au maïs NK603 avait notamment des « différences statiquement significatives » au niveau du foie et des reins. Une autre étude , basée sur les données fournies par Monsanto aux organismes gouvernementaux, indique qu’un autre maïs OGM de Monsanto, le MON863 causerait aussi des problèmes de toxicité parmi les rats, ce qui ne permet pas de conclure que cet OGM est sécuritaire. Cette conclusion remet en question le sérieux des évaluations gouvernementales des OGM. Dans une réponse qu’il a fait parvenir à Greenpeace le 24 juillet 2007, le ministère fédéral de l’Agriculture refuse de changer de politique malgré les récentes analyses scientifiques que Greenpeace leur avait fait parvenir le 12 avril 2007.

En plus des études du CRIIGEN, une étude par des scientifiques norvégiens a révélé qu’un autre maïs OGM, le MON810 cause des perturbations immunitaires chez le saumon.

Ces études portant sur les effets des OGM sur la santé et l’environnement renforcent Greenpeace dans sa détermination à réclamer que les OGM ne soient plus disséminés dans l’environnement et dans la chaîne alimentaire. Et cela commence par l’étiquetage obligatoire des aliments que l’on retrouve sur les tablettes de nos supermarchés.

Greenpeace

26 juillet 2007

Le "Bt1 test kit", un test pour reconnaître le maïs OGM

Pour reconnaître un maïs génétiquement modifié, il existe, selon le Collectif national des faucheurs volontaires, réunis ce week-end dans le Finistère, un test ressemblant à un "test de grossesse".

Selon eux, il faut prélever des feuilles que l’on broie dans une sorte de mixeur. Le test, d’origine américaine selon José Bové, consiste à tremper dans la mixture une bandelette qui, une vingtaine de minutes après, change de couleur en cas de présence d’OGM.

Ce test a notamment été utilisé en Gironde où les Faucheurs volontaires ont affirmé avoir localisé 1.000 hectares, sur les 1.200 hectares de maïs transgénique répartis dans cinq cantons.

Une autre méthode, plus "empirique" selon les faucheurs, consiste "à s’approcher d’une parcelle et, si des véhicules 4x4 de surveillance ou des gendarmes surgissent, c’est que l’on est près du but".

source: AFP

Pour en savoir plus:
Mode d'emploi du kit "Trait Bt1 test kit"

Guide OGM Greenpeace 2006
(mise à jour du 06/06/07)

17 juillet 2007

Europe: les OGM ont la patate !

Les ministres européens de l'Agriculture n'ont pu se mettre d'accord lundi sur l'autorisation de culture d'une pomme de terre transgénique, laissant à la Commission européenne le dernier mot...

La pomme de terre OGM en question est celle du chimiste allemand BASF et a été génétiquement modifiée dans le but d'en extraire davantage d'amidon à des fins industrielles (production de papier, de colles, de textiles, etc).

Onze pays ont voté contre cette demande (Irlande, Autriche, Malte, Luxembourg, Lettonie, Italie, Grèce, Chypre, Pologne, Hongrie, Danemark), six se sont abstenus (Roumanie, Espagne, Bulgarie, Portugal, France, Slovénie) et dix ont voté pour (Belgique, Allemagne, Finlande, Estonie, Royaume-Uni, Pays-Bas, Slovaquie, Lituanie, Suède et République tchèque).

Dans ce cas de figure, la procédure veut donc que ce soit la Commission qui prenne la décision d'autorisation, ce qu'elle devrait faire en s'appuyant sur l'avis favorable de l'Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA).

L'EFSA avait conclu, en février 2006, qu'il "est improbable" que cette pomme de terre "ait un effet néfaste sur la santé humaine et animale ou sur l'environnement dans le cadre des utilisations proposées".

«A chaque fois, la Commission européenne dit oui en se basant sur l’avis de l’autorité européenne de sécurité des aliments», déplore Green peace, qui dénonce depuis longtemps cette procédure. Les défenseurs de l’environnement sont d’autant plus inquiets que cette autorisation est la première, depuis la fin du moratoire européen sur les OGM en 2004, qui concerne la mise en culture.

27 juin 2007

L'Europe échoue à imposer en urgence un nouvel OGM

Aujourd'hui, le comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale de l'Union européenne s'est réuni pour examiner en urgence l'autorisation d'un nouveau maïs OGM, le Herculex RW 59-122, résistant à la chrysomèle, un insecte ravageur qui attaque par les racines.

Le comité l'examine en urgence (procédure dite de "fast track") parce qu'il s'agit du maïs OGM illégal dans l'Union européenne que Greenpeace a découvert aux Pays-Bas en avril dernier dans un navire déchargeant sa cargaison de maïs en provenance des Etats-Unis.

« Au lieu de renforcer les mesures de contrôle sur un OGM illégal dans l'Union européenne, la Commission européenne se proposait de le légaliser via une procédure d'urgence ! Et ce, en forçant la main des Etats-membres en tentant de légaliser un scandaleux fait accompli », a déclaré Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France.

Fort heureusement, les représentants des Etats membres n'ont pas cédé et ont refusé la majorité qualifiée qui aurait permis à ce maïs d'être rapidement commercialisé. C'est donc désormais aux ministres de l'Union européenne de se prononcer sur l'autorisation de commercialisation du Herculex RW 59-122 dans l'Union européenne.

source

1 mai 2007

OGM: l'envahisseur, un reportage d'Envoyé spécial

Envoyé Spécial a réalisé un reportage d’une dizaine de minutes sur le colza transgénique de Monsanto au Canada. Ce reportage montre, par exemple, que la contamination est très importante, qu’elle peut condamner des agriculteurs du fait des droits de propriété intellectuelle, ...



Monsanto a fait condamner M. Percy Schmeiser, fermier canadien, à une amende de 72 800 F pour « piratage » de colza transgénique. L’intéressé a contre-attaqué en accusant Monsanto d’avoir accidentellement pollué ses champs de colza traditionnel avec son colza transgénique tolérant au Roundup.

Contrairement à de nombreux agriculteurs nord-américains accusés de façon similaire qui ont conclu des arrangements hors tribunal avec Monsanto, M. Schmeiser s'est plaint que des enquêteurs envoyés par Monsanto avaient pénétré sur ses terres sans autorisation - et que des semences de cette compagnie pouvaient fort bien provenir de camions chargés de colza ayant passé à proximité. "Je n'ai jamais semé ces plantes sur mes terres", déclare M.Schmeiser. "La question est de savoir où commencent les droits de Monsanto et où finissent les miens."

Au Canada, comme ailleurs, il est fort à parier que Monsanto et consorts ne seront jamais responsables de rien...

à lire absolument:
La guerre secrète des OGM de Hervé Kempf

1 avril 2007

Retrait de 5 aliments et plantes OGM par l'industrie des biotechnologies

L’Union Européenne discute aujourd’hui du retrait par l’industrie des biotechnologies de 5 aliments et plantes OGM, y compris le premier OGM jamais cultivé en Europe :
- le maïs génétiquement modifié, Bt176 produit par Syngenta,
- le colza génétiquement modifié, Ms1xRf1, produit par Bayer,
- le colza génétiquement modifié, Ms1xRf2, produit par Bayer,
- le colza génétiquement modifié, Topas 19/2, produit par Bayer,
- le maïs génétiquement modifié, GA21xMON810, produit par Monsanto

C’est au cours d’une réunion aujourd’hui que le retrait de ces produits sera discuté après que les industriels aient notifié leur intention de ne plus les commercialiser puisqu’ils ne sont pas cultivés.

Ces OGM comprennent un maïs GM très controversé qui fut cultivé initialement en Espagne mais dont la culture dut être interrompue car il contenait un gène de résistance à un antibiotique couramment utilisé, l’ampicilline. Ce maïs avait aussi soulevé beaucoup d’inquiétude aussi aux Etats-Unis après que des études aient montré qu’il pouvait menacer le papillon « monarque ».

26 mars 2007

OGM: trois variétés de colza autorisées par la Commission européenne

La Commission européenne a autorisé aujourd'hui la mise sur le marché des trois variétés de colza Ms8, Rf3 et Ms8xRf3, génétiquement modifiées pour leur conférer une tolérance à l'herbicide glufosinate-ammonium. Cette autorisation sera valable pendant dix ans et s'applique à l'importation des colzas, à leur transformation en aliments pour animaux et à leur utilisation à des fins industrielles. Elle prévoit des mesures devant être prises par la société qui a mis au point les graines de colza GM afin d'empêcher tout préjudice éventuel pour la santé et pour l'environnement en cas de dissémination accidentelle. L'huile transformée dérivée de ces colza GM a déjà été agréée dans l'UE pour des usages alimentaires en 1999 et en 2000.

L'autorisation décidée aujourd'hui s'applique à l'importation et à l'utilisation des variétés de colza Ms8, Rf3 et Ms8xRf3 pour l'alimentation animale, mais pas à leur culture ni leur utilisation pour l'alimentation humaine. Les colzas génétiquement modifiés sont résistants à l'herbicide glufosinate-ammonium et ne contiennent aucun gène marqueur de la résistance aux antibiotiques. Ils ont fait l'objet d'une stricte évaluation des risques préalable à la mise sur le marché et d'une analyse scientifique de la part des États membres et de l'Autorité européenne de sécurité des aliments qui a démontré qu'ils offraient les mêmes garanties de sécurité que le colza traditionnel...

22 mars 2007

"La guerre secrète des OGM" de Hervé Kempf

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Entre 1973 et 2003, nous avons vécu un phénomène nouveau : pour la première fois depuis les débuts de la Révolution industrielle, la société humaine a refusé une mutation technologique. Alors qu’elle promettait de transformer le monde, la dissémination dans l’environnement des organismes génétiquement modifiés (OGM) s’est heurtée à une contestation planétaire.

Les OGM sont maintenant confinés pour l’essentiel en Amérique du nord, et les firmes qui les promeuvent s’enfoncent dans la crise. Personne ne peut prédire l’avenir des OGM, des plantes transgéniques. Mais l’échec de leur lancement est riche d’enseignements : sur l’Europe, qui y a manifesté son unité, sur les Etats-Unis, qui y ont montré la maladie de leur démocratie, sur la redécouverte de l’agriculture par un monde urbanisé, sur les rapports entre la politique et la science.

Mais l’histoire des OGM est d’abord une vibrante aventure, une véritable guerre de trente ans, mêlant la passion et la cupidité, le commerce et la manipulation, l’enthousiasme scientifique et l’imprudence. Ce livre, écrit par Hervé Kempf, journaliste au service international du Monde, raconte cette histoire, depuis les premières manipulations génétiques en 1973 jusqu’à la bataille autour de l’OMC.

21 mars 2007

OGM: la France transpose la directive européenne par décrets

Le gouvernement français a transposé la directive européenne sur la culture des organismes génétiquement modifiés (OGM) par trois décrets et quatre arrêtés publiés mardi au Journal officiel.

Il aura donc fallu près de 5 ans pour que la France transpose la directive européenne 2001/18/CE relative aux organismes génétiquement modifiés (OGM) dans une quasi-clandestinité...Monsanto, dans un courrier à ses réseaux, confirmait l’imminence de la publication de ces décrets dans une lettre datée du début mois de février...avant même que la représentation nationale en soit informée !

Le premier décret porte sur les listes des techniques de modification génétique et les critères de classement des OGM. Le deuxième est relatif à la "dissémination volontaire" d'OGM en plein champ "à toute autre fin que la mise sur le marché". Le troisième établit la "procédure d'autorisation de mise sur le marché de produits non destinés à l'alimentation" composés d'OGM.

Ces décrets et arrêtés remplacent le projet de loi sur les OGM, qui n'a pu être adopté par le Parlement avant la suspension de ses travaux le 22 février dernier. Le texte, qui autorise les recherches sur les OGM en les encadrant, avait été adopté en première lecture par le Sénat, mais jamais examiné par l'Assemblée nationale.

Par ailleurs, les agriculteurs qui cultiveront en 2007 des maïs OGM, seule culture d'OGM autorisée à des fins commerciales en France depuis 1998, "s'engageront à en informer les cultivateurs des parcelles voisines et à respecter une distance d'isolement entre cultures OGM et non OGM de 50 mètres, soit le double de la pratique actuelle", précise le ministère. Les résultats des contrôles effectués par les services de l'Etat pour vérifier ces distances d'isolement seront également rendus publics.

Le gouvernement précise qu'un des arrêtés publiés "permet de créer un registre national qui recensera le nombre et la surface des parcelles semées en OGM, ainsi que leur localisation". Un site Internet http://www.ogm.gouv.fr va être ouvert pour informer le grand public sur le nombre et la surface des parcelles OGM présents dans chaque canton. Précisons que Monsanto a lancé une grande campagne auprès des maïsiculteurs pour qu’ils écrivent à D. Bussereau et plaident pour une localisation la plus floue possible ! contrat rempli...

Mais quel est le poids de80% d'une population opposée à la présence d’OGM dans les champs et les assiettes ?

14 mars 2007

Une étude tend à démontrer la toxicité du maïs OGM de Monsanto

Les Verts et Cap 21 ont demandé une nouvelle fois mardi l'arrêt de la culture d'OGM en plein champ, à la suite des nouvelles informations mettant en cause le maïs génétiquement modifié de la société américaine Monsanto.

Une étude du Crii-gen (Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique), financée partiellement par Greenpeace et publiée dans la revue américaine Archives of Environmental Contamination and Toxicology, met en évidence que la consommation d'OGM entraîne chez les rats des perturbations sur les "filtres" que représentent le foie et les reins.

En 2004, pour obtenir l'homologation de son maïs, Monsanto commande une étude toxicologique sur 400 rats. En août 2005, les résultats indiquent qu'il existe des effets sur les rongeurs, mais Monsanto les juge «non significatifs».

Alertée, l'association Greenpeace se procure, par voie judiciaire, les données brutes de l'étude, soit plus d'un millier de pages. Elle les confie au Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique, présidé par Gilles-Eric Séralini, qui les épluche à nouveau. Mais voilà, l'analyse diffère profondément...

Cette étude confirme ce que les Verts s'évertuent à dire depuis des années, note le parti écologiste dans un communiqué. Il souligne que l'innocuité supposée des OGM pour la santé et l' environnement est "une supercherie dangereuse", les tests menés jusqu'à présent par les firmes étant "faussés par les intérêts commerciaux des semenciers".

Les Verts demandent "l'arrêt immédiat de la culture d'OGM en plein champ" ainsi que la suspension des poursuites contre les faucheurs volontaires, dont les actes "relèvent de la salubrité publique et non pas de la délinquance".

Cap 21, le parti de Corinne Lepage, demande pour sa part un retrait du maïs OGM concerné par l'expertise. Il demande aussi l'application d'un moratoire sur les cultures en plein champ, "la généralisation des études sur la santé avant commercialisation, la publication de toutes les études existantes et le lancement d'une vaste expertise publique".

21 février 2007

Dissémination record d'OGM dans le monde en 2006 selon un rapport de Greenpeace et de Genewatch

Greenpeace et l'association britannique Genewatch publient aujourd'hui leur deuxième rapport intitulé « The GM contamination register report ».

Ce rapport recense tous les cas de contamination enregistrés partout dans le monde et est disponible sur www.greenpeace.fr et aussi sur www.gmcontaminationregister.org. Ce site constitue une base de données globale, accessible grâce à un moteur de recherches, qui détaille 142 cas de disséminations involontaires, plantations illégales et dommages à l'agriculture liés aux cultures OGM, enregistrés dans le monde depuis l'introduction des premières cultures transgéniques en plein champ, il y a dix ans. Y sont présentés les cas de contamination à partir de cultures commerciales et ceux qui proviennent de parcelles expérimentales, qui peuvent aussi bien être à l'origine d'une pollution mondiale, comme ce fut le cas pour les stocks mondiaux de riz fin 2006.

Première nouveauté : record battu !
2006 bat le triste record de l'année ayant enregistré le plus grand nombre de cas de contamination génétique. L'année dernière, 24 nouveaux « accidents » ont ainsi été recensés. « Voilà qui prouve bien que plus les cultures d'OGM se développent, plus elles contaminent les autres cultures et l'environnement », analyse Arnaud Apoteker, de Greenpeace France.

Le maïs décroche la palme de l'OGM le plus contaminant
Contrairement à une idée reçue, le maïs est désormais une des cultures OGM les plus problématiques. Le maïs transgénique a été impliqué dans cinquante épisodes de contamination, dont 7 pour l'année 2006, ce qui représente plus d'un tiers de tous les accidents recensés depuis dix ans.

« Plus encore que dans les champs, la contamination par le maïs est particulièrement inquiétante au niveau des stocks de semences, détaille Arnaud Apoteker. Ainsi, de plus en plus, des agriculteurs achètent à leur insu des semences contaminées et se retrouvent à cultiver du maïs OGM - et donc à contaminer l'environnement et la chaîne alimentaire - sans le savoir ! » Depuis 1996, des semences contaminées ont été trouvées dans onze pays : l'Autriche, le Chili, la Croatie, la France, l'Allemagne, la Grèce, l'Italie, la Nouvelle Zélande, la Slovénie, la Suisse et les Etats-Unis. Rien que pour 2006, 4 cas de contamination génétique des semences dans quatre pays différents ont été portés au registre.

Et en France ?
La France est particulièrement touchée, car le maïs - en particulier le MON810, un maïs Bt fabriqué par Monsanto - est le seul OGM à y être cultivé. « A défaut d'avoir pu légiférer l'année dernière, en raison de l'opposition des citoyens et de la réticence des députés, le gouvernement a annoncé qu'il allait transposer la directive européenne 2001/18 par décrets, esquivant ainsi les discussions parlementaires sur un sujet d'importance majeure et donnant un blanc seing aux transgéniculteurs, explique Arnaud Apoteker. Il préfère ainsi satisfaire les intérêts mercantiles des semenciers plutôt que d'écouter ses citoyens, dont 86 % réclament une interdiction des OGM. »

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11 février 2007

Guide 2006 des produits avec et sans OGM

Greenpeace vient d'éditer son guide 2006 des produits avec ou sans OGM.

Aujourd'hui les emballages doivent mentionner quand un produit contient des ingrédients génétiquement modifiés, en revanche il n'y a pas d'étiquetage pour les produits comme les laitages ou la charcuterie provenant d'animaux nourris avec du maïs ou du soja transgénique.

Ce sont ces derniers produits que Greenpeace répertorie dans son guide, un petit calepin qu'on peut glisser dans son sac pour aller faire ses courses...

Télécharger le guide

3 février 2007

Les OGM sont ils dangereux pour la santé ?


Les experts l'affirment : manger des OGM est sans danger pour la santé. Et tous les ans de nouveaux OGM arrivent dans notre assiette. Pourtant, aujourd'hui deux nouvelles études scientifiques révèlent un risque toxique.

Pour 90 MINUTES, Michel Despratx raconte l’histoire d’une étude secrète sur un maïs OGM. Sous couvert du secret industriel, le ministère de l’Agriculture français n’a pas voulu rendre public les résultats, alors qu’ils sont inquiétants.

Cette étude montre que le maïs OGM a provoqué des lésions sur les organes des rats de laboratoire qui en ont mangé. Comment une agence gouvernementale française, chargée de veiller à la santé des citoyens, ainsi que les instances européennes, ont-elles pu donner leur feu vert à cet OGM en connaissant cette étude ?

90 MINUTES a mené l’enquête en France, en Allemagne, au Luxembourg et à la Commission européenne à Bruxelles.

L'enquête révèle qu’une autre étude sur un soja OGM faite par des chercheurs italiens indépendants a mis en évidence que des souris ont subi des altérations de cellules de leur pancréas.