environnement, énergies renouvelables, commerce équitable

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27 février 2008

Al Masdar, la folie verte d'Abou Dhabi

Le cabinet d’architectes britannique Foster and Partners dessine pour le gouvernement d'Abou Dhabi la première ville au monde 100% écologique (après Dongtan ?). Véritable laboratoire des énergies renouvelables, Al Masdar (la source) devrait coûter 22 milliards de dollars à l'émirat. "C’est probablement le projet le plus idéaliste au monde actuellement, et c’est le plus pertinent qui ait été présenté dans toutes les conférences, allant de Kyoto à Davos " indique d'ailleurs, en toute modestie, Norman Foster.

Le chantier de ce projet, une fois de plus hors normes, devrait débuter ce mois-ci. La cité verte s'étalera sur 6 kilomètres carrés dans le désert et pourra accueillir jusqu’à 50.000 habitants et 1.500 entreprises en 2016.

L'objectif de cette ville sortie des sables du désert est clair: être autosuffisante dans sa consommation d'énergie et neutre sur le plan des émissions de gaz carbonique. Pour y parvenir, ses concepteurs prévoient de générer toute l'électricité nécessaire à l'aide d'une centrale photovoltaïque de 100 Megawatts ainsi qu'un parc d'éoliennes. Une usine de désalinisation, fonctionnant aussi grâce au soleil, apportera l'eau nécessaire à la consommation et les espaces verts seront arrosés par les eaux usées. Une centrale à hydrogène ainsi que des agrocarburants issus de cultures utilisant les eaux usées permettront de remplacer les carburants fossiles.

La ville sera compacte, carrée et protégée des vents chauds du désert par un mur d’enceinte. Les ruelles seront étroites, ombragées, et un réseau de cours d’eau permettra de les rafraîchir.
Des constructions basses et équipées en panneaux solaires sur les toits utiliseront au maximum la climatisation naturelle.

Côté déplacement, des trams automatisés, avec arrêt tous les 200 mètres, permettront aux habitants d'abandonner leur voiture.

Au final, l'objectif de ce grand projet urbanistique est d'attirer chercheurs, étudiants et hommes d’affaires, pour développer différents projets innovants. Al Masdar est conçue pour accueillir des centres de recherche, des instituts de recherche et des centres de formation en énergies renouvelables.

10 janvier 2008

Construire en bois aujourd'hui : Construire, rénover, habiter (Broché)

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L'architecture et l'écologie font du bois un matériau de plus en plus incontournable dans la construction aujourd'hui. Ses qualités indéniables pour la construction de maisons individuelles, la liberté d'expression qu'il autorise, la proximité avec la nature qu'il favorise font du bois une tendance qui se confirme jour après jour. Cet ouvrage détaille la construction de quatre maisons récentes à ossature et façades bois qui mettent en avant l'intégration dans la nature quelle qu'elle soit que permet le bois sans renoncer pour autant à la modernité et à l'innovation. Ces constructions récentes choisies autant pour leur qualité architecturale que pour leur budget raisonnable illustrent possibilités du bois comme matériau.

Jacques Repiquet est architecte. Il exerce dans le midi de la France au sein du cabinet Briolle, Marro, Repiquet. Cofondateur du magazine Architectures à vivre, il enseigne l'architecture et l'histoire de la maison individuelle et participe à de nombreuses publications, conférences et expositions consacrées à l'architecture récente.

Laurence Duca est architecte, diplômée de l'école Boulle. Après plusieurs années d'expérience en agence, elle crée son atelier en 2001. Parallèlement à cette activité centrée sur l'habitat individuel, elle contribue à la revue Architectures à vivre en apportant un regard nourri de sa sensibilité environnementale et de sa pratique du terrain.

1 novembre 2007

Projet "Green Office": Bouygues se lance dans l'énergie positive

Bouygues Immobilier a donné recemment le coup d'envoi du projet "Green Office", un immeuble de 23 300 mètres carrés à énergie positive à Meudon. L'ambition de ce projet est de réaliser un bâtiment pouvant produire plus d’énergie qu’il n’en consomme pour son fonctionnement.

S’appuyant exclusivement sur des énergies renouvelables, cet immeuble produira 64 Kwh/m²/an pour une consommation de 61 Kwh/m²/an, tous usages confondus. Green Office permet de diminuer de 60 % la consommation énergétique par rapport à celle d’un immeuble standard RT2005 et de 30 % par rapport aux immeubles les plus performants existant sur le marché aujourd’hui.

La production d’énergie de l’immeuble sera assurée par plus de 5 000 m2 de panneaux photovoltaïques placés : sur les façades (en allège, en brise soleil et sur la toiture) et en « abri de parking » sur les places de stationnement extérieures.

Par ailleurs, l’immeuble sera doté d’une chaudière à cogénération biomasse (bois ou huile) qui permettra de produire simultanément de la chaleur et de l’électricité. La production de chaleur couvrira l’intégralité des besoins de chauffage du bâtiment et l’électricité produite permettra de couvrir une partie des besoins en électricité de l’immeuble, ceci en complément de la production photovoltaïque.

Le dispositif architectural et énergétique qui sera mis en œuvre permettra de couvrir la consommation du chauffage, de l’éclairage, des ascenseurs et des parkings. L’immeuble sera en outre doté des équipements technologiques de dernière génération ce qui lui permettra également de couvrir la consommation énergétique liée à la bureautique.

La compensation totale de la consommation énergétique du bâtiment par la production d’énergies renouvelables assurera la neutralité carbone de l’immeuble. Par ailleurs une attention sera portée à la limitation des rejets en carbone lors de la phase de construction.

Un système d’exploitation et de pilotage de l’immeuble sera également mis en place pour veiller à l’équilibre énergétique et maîtriser les conditions de confort thermique de l’immeuble tout au long de l’année.

13 septembre 2007

La Halle Pajol: un projet de rénovation urbaine durable

Le chantier de la Halle Pajol se veut le symbole de la politique parisienne de développement durable: c'est là que doit être installée la plus grande centrale photovoltaïque urbaine de France.

3.300 m2 de panneaux solaires photovoltaïques prendront place sur les toits de la grande halle aux poutrelles métalliques, datant de 1926 et en cours de réhabilitation. Elle abritait jadis le service des messageries.




















Ces panneaux doivent produire 380 MWh/an, soit la consommation d'électricité annuelle des équipements de la halle. Selon la mairie, il s'agit du "projet solaire situé en centre-ville le plus ambitieux" en France.

L'investissement, d'un coût de 2,5 millions d'euros, doit être fait par un opérateur privé qui louera le toit de la halle et revendra l'électricité.

Le chantier de la ZAC Pajol s'inscrit plus globalement dans une démarche respectueuse de l’environnement :
- récupération des eaux pluviales pour l’arrosage,
- pose de panneaux solaires pour produire de l’énergie et pour chauffer l'eau destinée aux sanitaires,
- installation de toitures végétalisées sur les bâtiments neufs pour retenir l’eau de pluie et limiter les rejets en égouts,
- conception d’immeubles utilisant au mieux l'éclairage naturel pour limiter le recours à l’électricité.

Déjà, au cours du chantier, cette démarche s'est traduite, par le transport par rail et le recyclage de 900 tonnes de ferraille. Parallèlement, certains résidus (béton, briques ou tuiles) ont été concassés sur place, puis utilisés pour construire une rampe faisant l'économie du passage d’environ 1000 camions.

28 août 2007

Recyclage: une maison en bouteilles de plastique

Un professeur en sciences physiques de Serbie centrale a construit une maison en remplaçant les briques par des bouteilles plastiques, a rapporté lundi un quotidien serbe.

Tomislav Radovanovic a construit cette habitation singulière de 60 m2 avec 14.000 bouteilles à Kragujevac (130 km au sud de Belgrade). "J'ai eu l'idée de bâtir une telle maison en parlant à mes élèves de construction alternative", a-t-il expliqué quotidien Politika.

Il a ramassé presque tout son matériel de construction dans la nature avec ses élèves, ce qui a rendu son projet très bon marché.

"La maison est confortable et elle ne m'a pratiquement rien coûté", a indiqué M. Radovanovic en soulignant que les bouteilles plastiques sont de très bons isolants thermiques.

"En cas de séisme, je préférerais être dans cette maison que dans une demeure en briques", a-t-il déclaré.

source: AFP

12 juillet 2007

Bâtiment : projet de façade active grâce à des capteurs solaires à tubes sous vide

Architectes et scientifiques de l'Université de Stuttgart développent actuellement un concept innovant d'intégration à la fois performante et esthétique de capteurs solaires dans les façades vitrées de bâtiments de bureau. Par rapport aux systèmes actuels, le nouveau concept doit permettre d'apporter des améliorations notables en termes d'isolation, de protection contre la lumière du jour et d'utilisation de l'énergie solaire.

La façade "active" doit intégrer des capteurs solaires sous vide (du fabricant Schott-Rohrglas). Composés de série de tubes transparents en verre, ces capteurs, disposés en peigne, sont multifonctionnels : source de chaleur (pour le chauffage des pièces et de l'eau sanitaire) ou de froid (refroidissement solaire), ils offrent une protection partielle contre le soleil (grâce aux propriétés réfléchissantes des tubes et l'évacuation de la chaleur), tout en laissant pénétrer la lumière du jour et tout en permettant à l'habitant de voir à travers.

Les tubes doivent être disposés de manière optimale par rapport au rayonnement incident. Selon des mesures réalisées sur un prototype et des calculs de simulation, le rendement énergétique annuel de la façade active pourrait alors atteindre une valeur nette de 500 kWh par mètre carré (surface de la façade effectivement recouverte par des tubes absorbants) et une valeur brute de 340 kWh par mètre carré (surface totale de la façade), améliorant ainsi d'environ 35% les performances des façades recouvertes de collecteurs plans.

Rappelons que le secteur des bâtiments est responsable de 45% de la consommation énergétique mondiale ce qui justifie les efforts de R&D, tels que celui engagé par l'Université de Stuttgart.

BE Allemagne numéro 343 (11/07/2007) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43586.htm

28 juin 2007

Une tour "verte" en 2008 à Dijon

Une tour à énergie positive (qui en produit plus qu'elle n'en consomme) devrait sortir de terre d'ici la fin 2008 à Dijon. Ce projet se veut particulièrement performant dans ce genre encore pionnier en France et sera l'immeuble de sa catégorie le plus performant de l'hexagone selon ses concepteurs.

Les 32 mètres de la tour Elithis, un bâtiment de 10 étages et près de 5.000 m2 dessiné par l'architecte Jean-Marie Charpentier, abriteront le siège social de la société Elithis, société d'ingénierie climatique et électrique, à la fois maître d'ouvrage et maître d'oeuvre d'un projet qu'elle entend "exemplaire en matière de qualité environnementale", a indiqué son directeur général Thierry Bièvre lors d'une conférence de presse.

Le bâtiment de verre, bois et aluminium laqué, combine toute une série de systèmes destinés à produire et économiser l'énergie.

La production d'électricité sera assurée en majeure partie par des cellules photovoltaïques sur la toiture plane de l'édifice (74 000 KW/ an attendus). Une chaudière bois à granulés aura en charge de chauffer la bâtiment.

La consommation énergétique sera abaissée à 30 KW/heure par m2 (cinq fois moins que la norme) par divers procédés:
- éclairage efficace: optimisation de la lumière naturelle, ampoules Led et fluo-compactes…,
- système de refroidissement par un circuit d'air ou d'eau ("free-cooling"),
- bouclier thermique en aluminium en façade
- double vitrage argon à isolation thermique renforcée, etc ...

Les performances énergétiques de la tour, ses émissions de CO2 en particulier, seront affichées en permanence sur une borne que pourront consulter les habitants du quartier et les usagers de la tour. Ces derniers, pour garantir à leur bâtiment les meilleures performances possibles, devront s’engager à respecter au quotidien les recommandations d’une charte environnementale.

10 mai 2007

Canada: une maison qui consomme 90% moins d'énergie et 50% moins d'eau

Le 17 avril dernier, le premier ministre Lorne Calvert a procédé au dévoilement d'une maison éconergétique qui consomme 90% moins d'énergie et 50% moins d'eau que la maison moyenne actuelle, en Saskatchewan. Ainsi, à l'occasion du Jour de la Terre, le 22 avril, une famille canadienne a emménagé dans cette maison éconergétique.

"Le Saskatchewan Research Council (SRC) a utilisé Smart Science SolutionsMC pour concevoir et équiper une maison qui nous assurera un avenir durable, a affirmé le premier ministre Calvert. Comme les changements climatiques constituent un sujet de préoccupation grandissant, cette maison utilise une technologie qui peut réduire considérablement les effets sur l'environnement, diminuer les coûts pour les propriétaires et procurer un foyer douillet et confortable à une famille".

La maison est munie d'isolants à haut rendement, de panneaux solaires intégrés aux fenêtres donnant sur le sud et d'un système de cueillette et d'entreposage d'eau pluviale. Pour assurer le refroidissement de l'habitation pendant l'été, les installations techniques sont constituées par des conduits de plastique posés dans 22 piliers de béton pour extraire la fraîcheur du sol.

source

Tous les détails, spécificités, plans,... de cette maison peuvent être consultés ICI

17 avril 2007

Construction bois et énergies renouvelables au menu du salon européen du bois du 19 au 22 avril 2007

Soutenu par tous les acteurs de la filière nationale et régionale, le Salon Européen du Bois est la seule manifestation de cette envergure exclusivement consacrée à la culture bois : construction, énergie et art du bois. L’édition 2007 rassemble à Grenoble l’offre la plus large en terme de constructeurs, architectes, prestataires et fournisseurs, en provenance de toute la France mais également d’Allemagne, Autriche, Belgique, Finlande, Italie, Slovaquie, Suède, Suisse, Pologne, Roumanie, USA et Canada. Les spécialistes présentent en grandeur nature leurs constructions : maisons à ossature bois, bois massif, madrier, constructions traditionnelles, contemporaines, bioclimatiques, habitations de loisirs ou abris de jardins. Ils proposent conseils, informations, et solutions concrètes à tous ceux qui se destinent à construire ou aménager une maison en bois, quelque soit le lieu ou la configuration de l’habitat. Le salon permet de trouver informations, prestataires et matériaux pour les projets de rénovation, de réhabilitation, d’extension de bâtiments ou d’aménagements intérieurs et extérieurs.

Energie bois et énergies renouvelables : les réponses à la problèmatique environnementale

La dimension énergétique devient aujourd’hui un enjeu majeur dans la construction et la rénovation. Afin de répondre à toutes les questions qui se posent dans ce domaine, le pôle énergie bois et énergies renouvelables est particulièrement développé dans le cadre de l’édition 2007 du salon. Comment limiter les besoins en énergie ? Quelle énergie choisir ? Comment monter un projet énergie renouvelable ? Quelle sont les démarches à suivre ? Quelles sont les aides existantes ? De nombreux professionnels des différentes filières énergies renouvelables (chauffage automatique au bois, solaire thermique, solaire photovoltaïque) présentent conseils, solutions et produits afin de faire les bons choix face à la variété des solutions énergétiques.

Construction passive et habitat durable : un enjeu de société

Le salon met cette année l’accent sur le concept de maison passive – principe de construction à très faible consommation d’énergie - Des critères précis sont associés à cette démarche et notamment l’exigence essentielle de diminuer la consommation d'énergie primaire sous la barre des 50 kWh/m²/an dont seulement 15 kWh/m²/an pour le chauffage. Pour mémoire, la consommation moyenne des résidences construites dans les années 70 était de l’ordre de 300 kWh/m²/an (dont plus de la moitié en chauffage) et la moyenne actuelle française est de 180 kWh/m²/an. Aujourd'hui, en France, construire « passif » n’est plus une démarche futuriste. Les clés de la construction passive sont bien identifiées : une bonne orientation, une isolation optimisée et continue (les fuites et déperditions thermiques sont à proscrire), la récupération de chaleur, la sobriété énergétique et l'utilisation des énergies renouvelables.

Un vaste espace collectif composé de « L'espace construction passive et bois régional » et « L'espace bois Isère », soutenu par le Conseil général de l'Isère, accueille au coeur du salon les visiteurs autour des réalisations les plus innovantes : exposition accompagnée de maquettes, conseils de professionnels, documentations, animations et actions pédagogiques... Pour assurer la démonstration, des architectes, des techniciens énergie et des professionnels sont présents en permanence sur « L'espace construction passive ». Ils présentent une sélection de panneaux détaillant une douzaine des constructions passives (historique du projet, localisation en Rhône Alpes mais également en Suisse et en Autriche, choix et contraintes budgétaires, déroulement du chantier, performance énergétique, photos, plans, etc.). Des écorchés grandeur réelle accompagnent ces maquettes réalisées par de futurs professionnels et qui offrent une vision "à coeur ouvert" des systèmes constructifs mis en oeuvre afin d'optimiser les performances. Un point info architecture sur les constructions passives et une documentation abondante permettent en complément de répondre aux questions de chacun.

Du 19 au 22 avril à Alpeexpo de Grenoble

14 avril 2007

villavenir

La Fédération Française du Bâtiment (FFB) du Nord-Pas-de-Calais vient de lancer le projet "Villavenir", une opération qui consiste à construire entre 2008 et 2010 des maisons individuelles "vitrines du savoir-faire de la profession en matière d’économie d’énergie".

L'idée est de concevoir en un lieu unique un ensemble d’habitations, vitrine du savoir faire de la profession et de chacune des filières métiers, répondant aux préoccupations économiques et environnementales des clients.

Ce sont donc 4 à 6 maisons individuelles vont être construites sur le site de Loos-en-Gohelle dans le Pas-de-Calais d’ici à 2008. Chacune d’entre elles intégrera de nouvelles technologies et mettra en avant les techniques d’une filière particulière : bois, acier, béton, brique.

"Villavenir" exposera ainsi différents matériaux, divers procédés de construction, choisis par chacun des métiers du bâtiment, ayant tous un objectif de qualité architecturale et esthétique. Sans oublier des avantages environnementaux puisque l’objectif de ses maisons est surtout de réduire la consommation d’énergie passant de 130 kWh par m2 et par an comme c’est le cas aujourd’hui dans la région à 50 kWh.

Une fois livrées, les habitations seront mises sur le marché pour être normalement habitées, permettant ainsi de mesurer leur consommation énergétique. Ces maisons ont également à jouer un rôle "formateur" pour la profession en mettant en avant la modernité du secteur du bâtiment.

Le maire (Vert) de Loos-en-Gohelle Jean-François Caron a estimé que ce serait "un lieu pour donner à voir et à comprendre le développement durable dans l'habitat".

31 mars 2007

"Toits et murs végétaux" de Nigel Dunnett et Noël Kingsbury


Les toits d'herbage ont caractérisé l'architecture populaire de nombreuses régions du globe pendant des siècles. Avec le réchauffement de notre planète et les phénomènes extrêmes qui l'accompagnent et afin de privilégier une meilleure qualité de vie et de l'environnement de la population, les toits et les murs végétaux se sont multipliés ces dernières années. De fait, l'intégration de plantes vivantes dans l'environnement construit comporte de nombreux avantages : apport de verdure en des lieux où la plantation d'arbres et d'arbustes conventionnels est inenvisageable, réduction de la température intérieure des bâtiments en cas de fortes chaleurs, isolation renforcée pendant les périodes froides, meilleur drainage des eaux de pluie et réduction du ruissellement, diminution des nuisances sonores, lutte contre la pollution, développement de la biodiversité et longévité accrue des toitures. Or l'évolution récente des techniques, la baisse des coûts d'installation et les faibles besoins en entretien permettent désormais d'envisager un fort développement de la végétalisation.

En France notamment où, bien que le mouvement soit plus lent que dans de nombreux pays, il semble que les graves inondations des dernières années et les ravages causés par la canicule de 2003 aient conduit à une prise de conscience de la nécessité d'accélérer la mise en place de ces " climatiseurs naturels ". D'où l'importance de cet ouvrage qui fait le point des recherches les plus récentes, présente un grand nombre de réalisations et dresse la liste des plantes les mieux adaptées. Il sera ainsi le vade-mecum des professionnels de l'architecture, de la construction, de l'horticulture, du paysagisme, de l'urbanisme et des agents territoriaux de l'environnement, mais il permettra aussi à tous ceux qui sont intéressés par le bio-habitat et envisagent de végétaliser leur toiture ou leurs façades de discuter en connaissance de cause avec les spécialistes ou, pour les passionnés du " faites le vous-même ", de réaliser leur propre projet. Tous, à chaque niveau, pourront ainsi contribuer à améliorer notre cadre de vie en aidant la nature à regagner du terrain.

23 mars 2007

Earthships: un modèle de maison bioclimatiques

Les earthships sont des habitations qui reposent sur un concept d'autoconstruction et dont le but est de fabriquer un logement respectant la nature à moindre coût, en se basant sur la récupération de matériaux (pneus, canettes,...).

L'origine de ce type de projet remonte à la période hippie et la volonté de retour à la terre, durant les années 1970. L'initiateur des earthships est un états-unien, Michael Reynolds. La première communauté créée sur ce principe l'a été au Nouveau-Mexique sur un terrain de 640 hectares.

Les contructeurs reprennent aussi des techniques utilisées depuis longtemps comme les murs en torchis ou autres. La vie de tous les jours au sein de ces earthships se fait elle aussi en adéquation avec la nature et le but ultime est l'autosuffisance. Les eaux de pluie sont récupérées, l'énergie est générée à l'aide de panneaux solaires, on utilise souvent le principe de toilette sèche ...

Michael Reynolds a dirigé le design et la construction de centaines d’earthships. En 2000, le concept devient un batiment reproductible de haute perfomance, et est développé en Angleterre et en Europe via Earthship Biotecture Europe.

16 mars 2007

"La conception bioclimatique: des maisons confortables et économes" de Jean-Pierre Oliva et Samuel Courgey

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La conception bioclimatique est un guide indispensable avant d’entamer tout projet de construction ou de rénovation. En effet, la fin inéluctible de l’énergie bon marché, comme le réchauffement climatique dû à nos émissions de gaz à effet de serre nous engagent à relever le défi de l’architecture bioclimatique. Cet ouvrage fait le point sur les stratégies bioclimatiques actuelles pour obtenir des bâtiments à très faible consommation énergétique, en construction neuve comme en rénovation de l’ancien. Comment tirer parti du lieu, du climat et de l’énergie solaire grâce aux serres, murs capteurs, puits canadiens, comment ventiler naturellement en récupérant la chaleur en hiver et la fraîcheur en été ; comment concevoir des parois isolées avec des matériaux écologiques, sains et confortables en toutes saisons. Précis, richement documenté et écrit dans un langage accessible, cet ouvrage s’adresse aux particuliers mais aussi aux professionnels qui ont besoin de repères pour s’orienter dans ce domaine.
  • Qu’est-ce que le bien être thermique ?
  • Les bases de l’architecture bioclimatique
  • Des parois performantes
  • Techniques bioclimatiques spécifiques
  • La ventilation
  • Stratégies pour des bâtiments économes et confortables

10 mars 2007

Curitiba, une ville écolo

Un programme de développement urbain innovant

Curitiba, ville brésilienne de 1.500.000 habitants, est la capitale de l’Etat du Parana. Depuis une trentaine d’années, la municipalité de Curitiba a engagé un projet de développement dont certains aspects ont été présentés comme des exemples à travers le monde entier. Les principaux axes d’innovation sont : la politique de transports, la gestion des déchets, les actions en faveur de l’emploi, l’amélioration du cadre de vie, l’action sociale, la formation des acteurs.

La population de Curitiba s’est fortement accrue : elle a été multipliée par trois en l’espace de 25 ans.

La préoccupation des initiateurs du projet, sous l’impulsion du maire de la ville Jaime Lerner, a été d’associer croissance économique, développement social et protection de l’environnement. C’est-à-dire définir des actions dans l’esprit d’un développement durable.

Priorité aux transports publics

Le premier axe du programme a été celui des transports urbains : l’objectif était de développer l’utilisation des transports en commun afin d’améliorer la circulation dans la ville.

Le réseau d’autobus se présente comme une toile d’araignée composée de cinq grands axes de circulation réservés exclusivement aux autobus, d’une longueur totale de 80 kilomètres. Chacun des axes comporte un terminal d’où partent des lignes transversales, qui relient les quartiers de la ville. A cette configuration générale sont greffées des lignes qui relient les quartiers centraux à la périphérie.

Plusieurs facteurs ont contribué à rendre l’emprunt du bus particulièrement attrayant. D’abord, l’implantation de commerces et de services publics à proximité de chaque terminal, dans ce que l’on appelle les rues de la citoyenneté. Les promoteurs du projet ont aussi veillé à la qualité du service pour les utilisateurs : des abribus élégants, où l’on se procure le ticket (cela réduit le temps d’attente du bus). Le prix du ticket couvre l’ensemble des coûts, à l’exception des infrastructures, que la municipalité prend en charge.

Bilan de ce programme ? Un fort accroissement du nombre d’utilisateurs des autobus : 1,2 voyage par jour et par habitant, contre 0,7 auparavant. Cependant, le trafic automobile s’étant fortement développé, la circulation des autobus est maintenant ralentie. Des solutions sont recherchées pour améliorer la vitesse de déplacement des autobus et inciter un plus grand nombre d’habitants à utiliser les transports publics.

« Des déchets qui ne sont pas des déchets »

Deuxième axe du projet : la collecte des déchets. Le ramassage (sélectif) des déchets existe dans le centre de Curitiba. En revanche, les camions de ramassage ne peuvent circuler dans les voies étroites et accidentées des bidonvilles. Pour pallier cette difficulté, la municipalité a eu une idée originale : échanger les déchets contre de la nourriture. Les habitants des bidonvilles collectent des déchets recyclables ; en échange d’un kilo de déchets rassemblés, les gens reçoivent un kilo de nourriture. Ces quartiers de la ville y gagnent en hygiène, et leurs habitants disposent d’un appoint alimentaire non négligeable, tout en n’étant pas considérés comme des assistés. Autre avantage : cette nourriture provient de surplus agricoles de petits paysans, qui trouvent ainsi un nouveau débouché à leur production. Les déchets collectés sont triés et valorisés dans des centres spécialisés qui embauchent des personnes en difficulté.

Le succès de cette opération repose en partie sur une campagne de communication lancée par la municipalité sous le titre : « des déchets qui ne sont pas des déchets ».

Une action en faveur de l’emploi et de l’aménagement du territoire

Enfin, troisième grand axe d’action : la Ligne pour l’emploi. La municipalité de Curitiba a voulu fournir des moyens financiers et des infrastructures aux personnes voulant créer leur entreprise. Aussi a-t-elle construit des routes, des écoles, des dispensaires et des centres de loisirs dans des quartiers périphériques de la ville. Elle a aussi créé des hangars de l’entrepreneur, où des créateurs d’entreprise bénéficient de la mise à disposition d’un local et d’une aide pour apprendre à mieux gérer leur activité. Les futurs entrepreneurs ont deux ans pour « faire leurs preuves ». Par ailleurs, ont été créé des villages de l’emploi qui rassemblent quinze à vingt constructions. Au rez-de-chaussée on trouve de petits commerces, l’étage, un
logement. Lorsque leurs occupants ont fait la preuve que leur activité est rentable, il leur est possible d’acquérir leur commerce-logement grâce à un prêt qui leur est accordé. Le projet la ligne pour l’emploi comporte aussi un volet formation.

Limites de l’expérience

La Ville a engagé des actions dans d’autres domaines : mesures en faveur de l’insertion des exclus, développement des espaces verts, création de rues piétonnes, aménagements de Phares du savoir pour faciliter l’accès de la culture au plus grand nombre. Par ailleurs, pour contribuer à la formation continue de différents publics, la municipalité a créé l’Université libre de l’Environnement. L’objectif visé est de diffuser les connaissances et les pratiques environnementales et faciliter des comportements plus respectueux de l’environnement.

Certes, malgré tous ces efforts, les champs à explorer restent vastes, et tout ce qui a été entrepris n’est pas exempt de critiques. En particulier, il est souvent reproché à cette expérience le manque de consultation de l’ensemble de la population, l’insuffisance de l’implication des citoyens dans l’élaboration même des programmes, à l’instar de ce qui mené par exemple à Porto Alegre, dans l’Etat voisin de Rio Grande do Sul, dans le cadre du « budget participatif ». Il n’en reste pas moins vrai que les actions engagées à Curitiba peuvent aider les autres villes d’Amérique latine, mais aussi des villes européennes, à dégager des pistes d’actions pour contribuer à un développement plus durable.

source

3 mars 2007

Les communautés écologiques fleurissent au Royaume-Uni

Les projets de construction de communautés écologiques, ayant pour leitmotiv zéro carbone, zéro déchets, fleurissent au Royaume-Uni avec des engagements de plus en plus poussés en termes de préservation de l'environnement et des bâtiments de plus en plus vastes.








La réussite du projet précédent pousse en effet les concepteurs à aller toujours plus loin: la communauté New England Quarter à Brighton, qui a reçu son permis de construire fin février, abritera 172 appartements - dont 54 à caractère social -, des entreprises, des espaces commerciaux et des espaces verts.

Le tout construit selon les dix principes Habiter sur une seule planète (One planet living, OPL), initiative conjointe du fonds mondial pour la nature WWF et de l'organisation de protection de l'environnement BioRegional.

Pour bénéficier du label OPL, une communauté doit respecter les principes suivant: pas d'émission de gaz à effet de serre ni de production de déchets; transports, matériaux de construction, aliments et eau doivent être durables (renouvelables, recyclés ou recyclables, production locale); zones pour la faune sauvage; équipements culturels, de santé et bien-être; commerce équitable.

La communauté BedZED (Beddington zero energy development), construite dans le Surrey et qui a accueilli ses premiers habitants en mars 2002, a ouvert la voie, avec un petit projet de 82 appartements, et sert aujourd'hui de référence pour des versions améliorées.

Mais dans quelques mois, elle va perdre sa place de numéro un au Royaume-Uni. Avec Brighton d'abord, dont la construction va débuter cet été pour environ un an mais qui, très rapidement, va être détrôné par Middlehaven dont les travaux doivent commencer en octobre et s'achever en 2012.

Middlehaven est un projet de réhabilitation des quais situés au coeur de la ville de Middlesbrough d'un montant de 200 millions de livres. Construit dans une architecture ultra-moderne, il prévoit 750 foyers ainsi que des bureaux, des restaurants et même un ponton pour bateaux de plaisance.

Déjà les concepteurs ont concocté un projet encore plus ambitieux baptisé Z-Squared, bénéficiant également du label OPL, avec 2000 foyers.

Niché à l'embouchure de la Tamise dans la zone en pleine réhabilitation de Thames Gateway -120 000 nouvelles habitations prévues -, ce projet devrait coûter 663 millions de livres sterling. À peine 8 % de plus que la même construction sans spécificités vertes.

«Nous sommes en train de chercher l'endroit idéal pour construire Z-Squared», a déclaré à l'AFP Pooran Desai, directeur technique de BioRegional, qui vient de remporter le contrat pour la construction de Gallion's Park avec environ 200 logements.

La construction éthique a de beaux jours devant elle: le gouvernement britannique souhaite que d'ici 2016 toutes les nouvelles maisons soient construites aux normes zéro carbone.

Un Code pour les maisons à énergie renouvelable, publié en décembre, vise à réduire de 7 millions de tonnes par an les émissions de gaz à effet de serre des habitations.

L'Association des constructeurs soucieux de l'environnement (AECB) a émis des recommandations en matière de conception et de construction qui pourraient réduire jusqu'à 90 % l'émission de CO2 des habitations par rapport à la moyenne actuelle. Selon elle, l'habitation consomme trois fois plus d'énergie que les véhicules privés et contribue à 50 % des émissions du Royaume-Uni (hors secteur aérien).

source: AFP


28 janvier 2007

Espagne : la première façade ventilée photovoltaïque

ATERSA et TAU Cerámica ont achevé l’installation, au siège de TAU Cerámica, à Castellón de la Plana, d’une Façade Ventilée avec modules d’énergie solaire photovoltaïques intégrés, connectée au réseau électrique de 5kWn/6kWp. Ce projet a pu être mené à bien grâce à l’expérience de TAU CERÁMICA et de ATERSA, qui ont su développer conjointement ce système, breveté récemment.

L’installation consiste en un nouveau système d’intégration en façade ventilée avec revêtement céramique, dans lequel la céramique est complétée par des modules photovoltaïques de dimensions identiques. La procédure de montage est très simple, aussi bien dans un édifice neuf en cours de construction que dans un bâtiment déjà terminé, car LES MODULES PHOTOVOLTAÏQUES SE PLACENT DE LA MÊME FACON QUE LES PIECES EN CERAMIQUE (il suffit de remplacer les plaques par les modules photovoltaïques). Une fois que le profil périmétral a été modifié aux mêmes dimensions que l’élément céramique, ils sont disposés de façon à ce qu’ils s’assemblent parfaitement par leur face active avec la dalle de céramique. Le résultat est un ensemble de modules et de plaques céramiques très attractif où design et fonctionnalité se fondent en un seul concept.

Le module solaire photovoltaïque commence à se consolider et trouve sa place comme élément de construction à part entière, très novateur du point de vue technique et architectonique. Son intégration dans la façade ventilée incorpore doublement les principes de construction durable en matière d’architecture contemporaine. D’un côté il contribue à l ‘emploi d’énergies renouvelables tel qu’il est requis dans la réglementation du Code technique de l’Edification, Código Técnico de la Edificación (R.D. 314/2006), où les panneaux solaires feront partie intégrante de l’esthétique conventionnelle des façades d’édifices de bureaux, hôtels, hôpitaux, bâtiments industriels et centre commerciaux. D’autre part, l’utilisation de façades ventilées crée des conditions bioclimatiques bénéfiques pour l’édifice, qui se traduisent par des économies d’énergie en matière de climatisation, grâce à une meilleure isolation thermique et une augmentation pouvant aller jusqu’à 20% en matière de confort acoustique.

Pour la réalisation de ce projet, on a utilisé 84 modules ATM-75 de 75 Wp, un inverseur de connexion au réseau CICLO 6000 et un système de moniteur de contrôle de chez ATERSA. Le module A-75 ATM utilise les mêmes matériaux et cellules que le modèle standard et suit le processus de fabrication et de garanties habituelles, s’assurant ainsi une grande durée de vie et le maintien des caractéristiques traditionnelles des modules photovoltaïques de chez ATERSA.

Les encadrements ont été conçus spécialement pour cette application dans le but d’obtenir une meilleure intégration visuelle. Ils utilisent du tedlar noir et des câbles de connexion rapide de façon à faciliter le montage à l’intérieur de la façade, ainsi qu’un verre frontal pyramidal spécial, qui donne une meilleure production et augmente la radiation captée par la cellule de plus de 10%.

ATERSA et TAU CERÁMICA ont prévu de développer prochainement dans plusieurs édifices, des systèmes d’intégration photovoltaïque dans l’architecture, en adaptant les modules solaires à l’esthétique de chacun d’eux.

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15 décembre 2006

Le toit solaire déroulable de Henkel et Solar Integrated Technologies récompensé

Henkel et Solar Integrated Technologies se sont vu décerner, la semaine dernière à l’occasion du salon Pollutec, le Prix Silver de la Presse Européenne de l’Environnement (EEP). Ce prix vient récompenser la nouvelle génération de toits photovoltaïques conçue en étroite collaboration technologique par les deux sociétés

La technologie employée pour réaliser des dispositifs légers, incassables et souples, consiste en un dépôt de silicium amorphe sur une membrane polymère, polyuréthane ou polyamide, qui peut-être déroulée sur une toiture de n’importe quelle forme, ce qui élargit son champ d’application. Cette pose simplifiée annihile tout risque de casse lors du transport ou de la manutention.

Pour réussir cette nouvelle génération de toits solaires, Henkel a mis au point de nouveaux adhésifs et enduits étanches (Macromelt et Purmelt) pour fixer les modules solaires aux membranes des toits et souder les bords entre eux. Quatre à six modules peuvent ainsi être laminés sur une membrane étanche en polymère d’une longueur de six mètres et de deux à trois mètres de large, afin de former un panneau solaire. Le panneau pourra ainsi être étalé directement et relié à un nombre infini d’autres panneaux. Fiable dans le temps, cette nouvelle technologie permet à ces toits photovoltaïques de répondre à toutes les exigences climatiques qu’il s’agisse des intempéries, des températures ou de l’exposition aux UV. L’étanchéité est également parfaitement assurée.

Solar Integrated Technologies, qui a participé activement à ce développement, est quant à elle une société située à Los Angeles qui fabrique, conçoit et installe des systèmes de toits photovoltaïques intégrés (appelés des BIPV) pour des toits à usage non résidentiel et à faible inclinaison.

21 novembre 2006

Un écovillage hollandais en Bretagne

Irana et Jan Van Ewijk, les promoteurs de l'éco-village de Cornan, ont emménagé, en août, dans une maison située à l'entrée du site de douze hectares, à Plouray, dans le Morbihan. Irana et Jan Van Ewijk ont fait de Plouray, commune du Centre-Bretagne, leur havre de paix. Ils ont embarqué des concitoyens dans l'aventure.

Au bout d'un long chemin de terre ombragé de chênes multicentenaires, surgissent de jolies maisons éclairées de grandes verrières exposées au sud. Sur leurs toits : de la végétation et des panneaux solaires. Bienvenue sur les 12 hectares verdoyants de l'éco-village de Cornan, né de l'imagination d'un couple de Hollandais. Confortablement installés dans leur vaste séjour chauffé au poêle à bois, Irana et Jan Van Ewijk, 69 ans et 68 ans, livrent la philosophie de « leur » village de quinze maisons, dont trois sont déjà sorties de terre et six sont en cours de construction : « Nous voulions, à notre petit niveau, améliorer la terre et faire autre chose de notre retraite que jouer au golf ou aux cartes ! sourit, dans un français teinté d'une pointe d'accent, l'ancien promoteur immobilier. L'idée est de se respecter soi-même, de respecter les autres, la nature et la terre. »

Après avoir visité trois terrains en Centre-Bretagne, le couple est tombé sous le charme du site de Cornan, petit lieu-dit niché au coeur de la campagne de Plouray, commune de 1 100 âmes dans le Morbihan intérieur. Ici, les maisons bioclimatiques sont toutes construites avec des matériaux sans danger pour la santé de l'homme. « Les biobriques utilisées ne libèrent pas de polluants dans la maison, tout comme les peintures - écologiques - et les revêtements de sol choisis, explique l'architecte vannetais Menguy (1). Tout a été fait pour limiter les consommations d'énergie. La toiture végétalisée permet de réguler les volumes captés par la maison et ralentir l'évacuation des précipitations de manière trop violente. » Les voitures sont stationnées à l'entrée du village. À l'intérieur, on se déplace à pied ou à bicyclette.

Des retraités séduits

Le projet des Van Ewijk a d'ores et déjà conquis huit couples de retraités ou de futurs retraités, tous Hollandais. Un hasard ? Pas vraiment. Accéder à la propriété à Cornan a un prix que peu de gens du coin peuvent s'offrir. « Les maisons avec une chambre coûtent 220 000 euros, celles avec trois chambres 285 000 euros », avoue Jan Van Ewijk qui insiste : « C'est plus simple que tout le monde parle la même langue. C'est plus pratique pour la vie de tous les jours. »

Car ici, le potager et la coupe du bois se partagent, tout comme l'accès à la maison « Frieda » (paix en hollandais). Cette ancienne bâtisse de pierre, située à l'entrée du village, abrite un coin télé, une bibliothèque, une petite cuisine : « Cette maison commune est un lieu de rencontres et d'échanges », explique Irana qui réfute pour autant toute idée de « village communautaire ».

Le maire de Plouray, lui, se félicite de cet apport de population : « J'ai appuyé le dossier dès le départ, explique-t-il. Avoir quinze maisons de haut standing, c'est une bonne chose. »

Ce n'est pas Maria et Pex Van Well, 69 ans et 66 ans, qui diront le contraire. Depuis le mois d'août, ils profitent « de l'air pur, du silence, de la nature », à des centaines de kilomètres de leurs enfants et petits-enfants restés aux Pays-Bas. Un choix qu'ils ne regrettent pas : « Ici, c'est formidable », lâche Pex.

Niek et Ank Brederode, occupés à jardiner à l'entrée du village, partagent son avis. En décembre, le couple quittera le gîte dans lequel il a trouvé refuge à quelques kilomètres de Plouray pour emménager à Cornan : « Je suis tombée d'amour pour la Bretagne il y a trente-cinq ans, raconte Ank. Quand j'ai lu un article sur ce projet, j'ai dit bingo ! », sourit-elle. « Pour nous, c'était plus simple et sécurisant d'acheter avec des Hollandais. En même temps, nous voulons nous intégrer dans la commune et les environs. Le lundi soir, nous prenons des cours de français à Rostrenen. »

source: Ouest France

visiter le site de l'écovillage de Cornan (en néerlandais)

26 octobre 2006

Bouygues Immobilier s’engage dans la certification « Habitat et Environnement » de Cerqual

François Bertière, Président-directeur général de Bouygues Immobilier, et Antoine Desbarrières, Président de CERQUAL, ont signé ce jour un protocole d’accord par lequel Bouygues Immobilier s’engage sur la certification « Habitat & Environnement » de l’ensemble de ses programmes de logements collectifs et individuels en France.


Premier promoteur national à prendre un tel engagement, Bouygues Immobilier inscrit résolument le développement durable au coeur de sa stratégie. Le processus initié dès à présent sera effectif pour tous les permis de construire déposés à partir du 1er juillet 2007.

D’ores et déjà 3 programmes, soit 149 logements, ont été certifiés « Habitat & Environnement » et 18 autres, totalisant 761 logements, sont en cours de certification.


Les engagements liés à la certification « Habitat & Environnement »


Délivrée par CERQUAL, filiale de l’Association QUALITEL, la certification « Habitat & Environnement » est la première certification environnementale spécifique à l’habitat. Elaborée à partir des travaux de l’Association HQE et l’expérience de la certification QUALITEL, elle définit des critères de performance prenant en compte la qualité environnementale.


Les critères de référence de la certification reposent sur 7 thèmes environnementaux. Les programmes doivent au moins satisfaire 6 d’entre eux :

1. Management environnemental de l’opération : intégration environnementale de l’opération dans le site, insertion du projet dans la ville ;

2. Chantier propre : gestion des déchets du chantier et maîtrise de ses impacts environnementaux : information des riverains, réduction des nuisances, nettoyage du chantier, limitation de la pollution des sols, des eaux…

3. Energie et réduction de l’effet de serre : amélioration de la performance énergétique des logements ;

4. Choix des matériaux : prise en compte de l’impact environnemental des matériaux ;

5. Eau : équipements permettant une maîtrise des consommations d’eau ;

6. Confort et santé : acoustique intérieure et extérieure, confort thermique, aération et ventilation des logements, tri sélectif des déchets ménagers ;

7. Gestes verts : information des occupants sur les bonnes pratiques à tenir.


Pour l’habitant, le strict respect de la certification Habitat & Environnement permet de diminuer de 20 % la consommation d’énergie par rapport à un bâtiment construit suivant la Réglementation Thermique 2000.

23 octobre 2006

Green Concrete - Du béton vert pour les parkings

Douze partenaires issus de trois pays européens se sont associés pour produire un béton vert, constituant idéal de futurs parkings écologiques. Ce béton dit vert sera formé de débris de construction concassés sur lesquels pousseront des herbes et graminées.

Les entreprises de recyclage de matériaux de construction impliquées dans 'Green Concrete' veulent ainsi revaloriser les matériaux invendables issus de la démolition d'immeubles : fragments de tuiles, parpaings de béton, débris de briques et de mortier... Soit 4 millions de tonnes/an, pour la seule ville de Vienne.

Cette caillasse sera transformée puis épandue pour former des parkings ou des espaces urbains reverdis, plus naturels. Ces espaces, recouverts d'herbes, pourront stocker l'eau de pluie et la laisser rejoindre progressivement la nappe phréatique, au contraire des surfaces asphaltées, sur lesquelles l'eau s'écoule rapidement, puis engorge les canalisations et fait grimper anormalement vite le niveau des cours d'eau. Les parkings pourront même s'enrichir de véritables écosystèmes, qui contribueront à réduire la pollution urbaine, ne serait-ce qu'en fixant les gaz et les métaux lourds.

Le béton vert pourrait également transformer le paysage urbain, en faisant des étendues de béton des espaces verts, voire en réduisant la température ambiante, par évaporation.

source: ADIT