environnement, énergies renouvelables, commerce équitable

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17 juin 2008

Honda va commercialiser la 1ère voiture à hydrogène

Honda a annoncé pour cet été la commercialisation en Californie (qui possède déjà un réseau d’une trentaine de stations distribuant de l’hydrogène) du FCX Clarity, son véhicule fonctionnant avec une pile à hydrogène. La firme nipponne devient le premier constructeur au monde à produire une automobile de série fonctionnant à l'hydrogène !



Le FCX Clarity sera proposée en leasing (location de longue durée) pour 3 ans pour 600 dollars par mois (près de 400 euros), assurance et entretien compris, aux Etats-Unis et au Japon.

Pour mémoire, Le FCX Clarity possède une autonomie de 435 km grâce à un réservoir de 4 kg d'hydrogène. l'alimentation électrique du moteur est fournie par une batterie au lithium-ion
Le véhicule pourra atteindre une vitesse maximale de 160 km/h. L'hydrogène employé proviendra d'une source d'énergie renouvelable (énergie solaire ou éolienne).

2 mai 2008

Une compagnie de taxis verts à Washington

S'inspirant de la compagnie de taxi londonienne, greentomatocars, créée en mars 2006, Envirocab, une société installée dans la région de Washington et lancée en début d'année, a décidé de s'équiper uniquement de véhicules hybrides (Toyota Prius ou Ford Escape). Envirocab dispose d'une vingtaine de taxis blancs frappés de caractères verts, dans le comté d'Arlington (Virginie, est) dans la banlieue de la capitale fédérale.

Pour réduire encore les émissions de carbone de ses taxis hybrides, EnviroCab rachète également des crédits-carbone et affirme être ainsi la première compagnie de taxis non-polluante de la planète.

"Le prix de la course est le même pour nos clients. Nous prenons sur nos bénéfices pour acheter des crédits d'énergie renouvelable et nous sommes fiers de fournir un service de taxi écologique", a indiqué à l'AFP Hans Hesse, 35 ans, fondateur de la compagnie.

"Nos clients adorent ça. Nos chauffeurs nous disent que dans une file d'attente de taxis devant un hôtel, les clients vont directement vers nos voitures sans respecter la file", assure M. Hess.

6 avril 2008

Biocarburants: l'Allemagne renonce à l'E10

Le ministre allemand de l'Environnement, Sigmar Gabriel, a annoncé vendredi que son pays abandonnait le recours massif aux biocarburants. La raison: environ 3,3 millions de véhicules sont incapables de rouler avec le mélange d'éthanol et d'essence classique. Le mélange, plus corrosif que le carburant classique, risquerait même d'user trop vite certaines pièces des moteurs et serait inadapté pour les véhicules de plus de quinze ans. Au demeurant, Sigmar Gabriel avait prévenu que le projet serait abandonné au-delà d'un million de véhicules inadaptés. Exit donc le E10, un agrocarburant que le gouvernement souhaitait imposer en 2009 et qui contenait 10% d'éthanol pour 90% d'essence classique.

Pour le gouvernement allemand c'est surtout un revers dans sa politique de lutte contre le réchauffement climatique. D'autant que Berlin avait et a toujours l'ambition de faire mieux que ses partenaires européens ! Cette décision pourrait marquer surtout un retournement dans la future stratégie de l'Union Européenne qui envisageait (et envisage toujours) pour 2020 la généralisation de l'E10. Ce revirement pourrait bientôt être effectué par l'Autriche où l'E10 ne sera obligatoire qu'à compter de 2010. Sans parler des doutes émis par la Slovénie et l'Italie.

24 mars 2008

Helsinki: projet de péage urbain

Helsinki, capitale de la Finlande, réfléchit à la mise en place d'un péage urbain à l'instar de Londres ou de Stockholm afin de fluidifier la circulation aux heures de pointe et d'améliorer la qualité de l'air, a-t-on appris jeudi auprès du ministère des Transports.

Le conseil municipal d’Helsinki a voté une résolution, soutenue par les représentants des Verts, du Parti du centre et des partis de gauche, allant dans ce sens le 29 janvier 2008 avec l'objectif de réduire les émissions de carbone, d´encourager l´utilisation des transports en commun et de limiter le trafic au centre-ville.

Officieusement, le péage pourrait être opérationnel dès 2011 et les recettes seraient destinées à améliorer l’offre de transports en commun avec notamment l'extension ouest du métro vers Espoo, deuxième ville du pays.

Une majorité de la population, selon les sondages, s'est déclarée favorable au péage.

20 février 2008

Taxis parisiens: 3 000 euros pour passer à l'hybride

Pour développer les véhicules propres, la Ville de Paris a décidé, en accord avec la Région, d'aider les taxis et les centres de formation pour l'acquisition de voitures hybrides : elles roulent à la fois à l'électricité et au pétrole. Une aide de 3000 euros.

Cette enveloppe (3000 euros) peut être attribuée aux titulaires de licences ou aux centres de formation des taxis parisiens qui choisiront de s'équiper en véhicules hybrides électriques : de type berline ou monospace, ils doivent émettre moins de 120g de CO2 par km parcouru. Pour faciliter la procédure, les conditions d'attribution sont consultables en ligne dès maintenant.

Pour en savoir plus...

9 février 2008

L'usine Seat de Martorell autonome grâce au photovoltaïque

Seat prévoit de générer de l'électricité de ses installations de Martorell, dont les besoins sont estimés à 1.3 millions de kilowatts/heure, en recouvrant 206 000 mètres carrés du site par des cellules photovoltaïques. Avec une puissance installée de plus de 8,5 MW, la production annuelle escomptée est de 11.2 GWh.

Le constructeur automobile espagnol a dévoilé son projet à l’occasion de la présentation de la seconde version de sa gamme écologique (Leon Ecomotive). L'économie d’émissions de CO2 attendue devrait être de l’ordre de 11 700 tonnes par an.

8 février 2008

Les promesses non tenues des biocarburants

Le remplacement des énergies fossiles par de l’éthanol et d’autres « biocarburants » issus des plantes a été prôné comme un moyen prometteur de réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais les cultures envisagées pour cela augmentent en fait la quantité de carbone rentrant dans l’atmosphère indiquent deux études.

Chacune des deux équipes de recherche a considéré les effets indirects causés par le remplacement de champs et de forêts avec ces nouvelles cultures. C’est ce processus qui relâchera de grandes quantités de carbone dans l’atmosphère par la décomposition ou le brûlis de la végétation existante.

Les deux études, conduites indépendamment, ont estimé la « dette en carbone » que représenterait ces cultures pour biocarburants suivant les endroits, ainsi que le temps que cela prendrait pour que l’ensemble des gaz à effet de serre ainsi émis soit inférieur à ceux dus à l’utilisation de carburants fossiles : il serait de plusieurs décennies à plusieurs siècles dans certains cas.

Les auteurs suggèrent que l’utilisation de déchets de biomasse ou de cultures effectuées sur des surfaces agricoles non utilisées pourrait cependant éviter une grande partie de la dette de carbone.

« Land Clearing and the Biofuel Carbon Debt » par J. Fargione du The Nature Conservancy à Minneapolis, MN ; et J. Hill, D. Tilman, S. Polasky, P. Hawthorne de l’Université du Minnesota, St. Paul à St. Paul, MN.

« Use of U.S. Croplands For Biofuels Increases Greenhouse Gasses Through Emissions From Land Use Change » par T. Searchinger de l’Université Princeton à Princeton, NJ ; R. Heimlich de l’Agricultural Conservation Economics à Laurel, MD ; R.A. Houghton du Woods Hole Research Center à Falmouth, MA ; F. Dong, A. Elobeid, J. Fabiosa, S. Tokgoz, D. Hayes, et T-H. Yu de la Iowa State University à Ames, IA.

via Eurekalert

9 décembre 2007

Eco-pastille: un système de "bonus-malus" pour encourager les véhicules propres

Le Grenelle de l'environnement accouche de sa 1ère mesure: la vignette auto version écolo avec une "vignette bonus" qui variera de 200 à 1000 euros pour les véhicules dits écolos et une "vignette malus" de 200 à 2600 euros pour les véhicules les plus pollueurs.

Le bonus écologique sera versé à la première immatriculation pour tout achat d’un véhicule particulier neuf émettant moins de 130 g CO²/km, ce qui représente aujourd’hui environ 30 % des ventes. Le bonus sera complété d’un « superbonus » lorsque l‘acquisition du véhicule écologique s’accompagnera de la mise au rebut d’un véhicule ancien de plus de 15 ans. A l’inverse, les achats de véhicules neufs émettant plus de 160 g CO²/km entraîneront le paiement d’un malus au moment de l’immatriculation du véhicule. Environ 25 % des véhicules neufs vendus seraient potentiellement concernés. Un décret devrait permettre l'application du bonus d'ici la fin de l'année tandis que le malus entrera en vigueur au 1er janvier 2008 après adoption d'un amendement au projet de loi de finances rectificative pour l’année 2007.

Le montant du bonus versé sera d’autant plus élevé que les émissions de CO² seront faibles :
1000 € pour les véhicules émettant moins de 100 gCO2/km ;
700 € pour les véhicules dont les émissions sont comprises entre 101 et 120 g CO² ;
200 € quand les émissions de CO² sont comprises entre 121 et 130 g CO²/km.

Le montant du malus progressera à raison de l’augmentation des émissions de CO² des véhicules achetés, selon le barème suivant :
200 € pour les véhicules dont les émissions sont comprises entre 161 et 165 g CO²/km ;
750 € quand les émissions sont comprises entre 166 et 200 g CO²/km ;
1600 € entre 201 et 250 g CO²/km ;
2600 € au-delà de 250 g CO²/km.

Le malus le plus élevé ne concernera que les plus grosses berlines les plus polluantes, soit environ 1 % des véhicules neufs.

En cas d’acquisition d’un véhicule dont les émissions sont proches de la moyenne des émissions actuelles, aucun malus ne sera prélevé et aucun bonus ne sera versé. Cette « zone neutre » s’appliquera aux émissions comprises entre 130 et 160 g CO²/km, soit environ 45 % des acquisitions nouvelles (base 2006).

Lorsque l’acquisition d’un véhicule éligible au bonus sera accompagnée de la mise au rebut d’un véhicule de plus de 15 ans, elle donnera droit à un super bonus de 300 €. Ce super bonus s’ajoutera aux primes écologiques que les constructeurs automobiles ont spontanément mis en place ces dernières années. Il permettra de retirer du parc automobile les voitures les plus polluantes qui contribuent fortement à la détérioration de la qualité de l’air en milieu urbain.

11 octobre 2007

L'Europe veut booster les voitures à hydrogène

La Commission européenne a adopté aujourd'hui deux propositions pour avancer dans le développement et la commercialisation de véhicules à hydrogène propres et sûrs.

La première concerne la mise sur pied de l'initiative technologique conjointe (ITC) pour les piles à combustible et l'hydrogène, un programme intégré d'activités de recherche, de développement technologique et de démonstration. Ce partenariat public-privé, ayant pour moteur l'industrie européenne, sera mis en œuvre au cours des six prochaines années, grâce à une contribution financière de l'UE de 470 millions d'euros, complétée par un apport d'un montant identique de la part du secteur privé. L'ITC devrait accélérer le développement des technologies de l'hydrogène jusqu'au stade de leur décollage commercial prévu entre 2010 et 2020.

Ensuite, quelques voitures à hydrogène étant dès à présent disponibles pour une mise sur le marché, la Commission propose de simplifier leur commercialisation, de telle sorte qu'elles puissent être vues plus souvent sur les routes d'Europe.

Les deux propositions seront maintenant examinées par le Parlement européen et le Conseil des ministres.

Günter Verheugen, vice-président de la Commission en charge des entreprises et de l'industrie, a déclaré: "L'introduction de véhicules à hydrogène est susceptible de rendre l'air plus propre en Europe et de réduire la dépendance de cette dernière vis-à-vis des carburants fossiles. La fixation de normes communes favorisera l'introduction de ces véhicules et assurera un niveau de sécurité élevé aux citoyens. Elle donnera également un coup de fouet à la compétitivité des constructeurs européens."

Janez Potočnik, commissaire responsable de la science et de la recherche, a expliqué: "L'Europe est confrontée à des défis majeurs pour garantir son approvisionnement énergétique, tout en luttant contre le changement climatique, en préservant l'environnement et en conservant une économie compétitive. Des technologies telles que les piles à combustible et l'hydrogène peuvent nous aider à marquer des points sur tous les tableaux. L'initiative technologique conjointe pour les piles à combustible et l'hydrogène constituera un pas important en direction du programme de recherche, de développement et de déploiement dont l'Europe a besoin pour mettre ces technologies sur le marché. Les fonds de l'UE, complétés par un apport d'un montant identique de la part du secteur industriel, mettront à disposition un milliard d'euros, dont on aura grandement besoin pour donner le coup d'envoi d'un réel changement."

Les véhicules à hydrogène ne sont actuellement pas inclus dans le système de réception UE par type de véhicule, ce qui entraîne des procédures de réception complexes et coûteuses et empêche les véhicules d'être commercialisés sur une base uniforme dans l'ensemble de l'UE. La proposition de ce jour intégrera ces véhicules dans le système de réception par type. Par ailleurs, l'hydrogène présente des caractéristiques différentes de celles des carburants classiques. La proposition garantira que tous les véhicules à hydrogène mis sur le marché au sein de l'UE seront au moins aussi sûrs que les véhicules classiques.

L'hydrogène est un vecteur énergétique propre. Utilisé comme carburant, soit dans des moteurs à combustion, soit dans des systèmes de piles à combustible, il ne produit aucune émission de carbone (monoxyde de carbone, dioxyde de carbone, hydrocarbures non brûlés ou particules). L'utilisation de l'hydrogène contribuera donc à améliorer la qualité de l'air dans les villes. Les véhicules à moteur fonctionnant à l'hydrogène ne produisent pas non plus de gaz à effet de serre, mais il faut cependant veiller à ce que la production de l'hydrogène lui-même n'entraîne pas de hausse des émissions de CO2. Ce résultat peut être atteint en produisant l'hydrogène à partir de sources d'énergie non fossile ou par séquestration du CO2.
Pour de plus amples informations, voir Memo/07/404, Memo/07/405 et http://ec.europa.eu/enterprise/automotive/directives/proposals.htm.

La deuxième proposition vise à créer un partenariat de recherche public-privé sous la forme d'une initiative technologique conjointe en faveur du développement de l'hydrogène et des piles à combustible. Cette initiative se verra accorder 470 millions d'euros au titre du 7e programme-cadre de l'UE et ce montant sera complété par une contribution identique des partenaires industriels.

Les piles à combustible sont de très efficaces dispositifs de conversion d'énergie. Elles peuvent trouver des applications dans toute une série de produits, tels que les téléphones mobiles et les ordinateurs portables, les voitures, les bus, les bateaux et les avions, ainsi que les installations fixes de production de chaleur et d'électricité dans les secteurs domestique et industriel. Divers obstacles techniques ou non doivent toutefois encore être levés, avant que ces technologies ne puissent devenir largement disponibles dans le commerce. À cet égard, il convient de citer, par exemple, le coût et la longévité des piles à combustible, la production durable d'hydrogène, de même que la distribution et le stockage sûrs et efficaces de l'hydrogène, pour les applications mobiles notamment.

Les deux propositions adoptées en ce jour par la Commission européenne pour les piles à combustible et les technologies de l'hydrogène offriront des solutions à long terme pour des systèmes d'énergie et de transport durables. Celles-ci auront des effets bénéfiques sur la société, en atténuant les conséquences néfastes du changement climatique et des polluants toxiques, ainsi qu'en réduisant la dépendance vis-à-vis des réserves de pétrole et de gaz en déclin.

Pour de plus amples informations sur les ITC, voir MEMO/07/191.

10 septembre 2007

Toyota et EDF s'allient dans l'hybride rechargeable

EDF et Toyota annoncent un partenariat technologique en Europe relatif aux véhicules hybrides rechargeables

EDF et Toyota annoncent un partenariat technologique portant sur l’évaluation de véhicules hybrides rechargeables en Europe qui vise à développer des solutions pour la commercialisation future de véhicules hybrides rechargeables, aujourd'hui au stade du prototype. L’objectif est de réduire l'impact environnemental de l'automobile, particulièrement en milieu urbain.

L’accord prévoit que les véhicules hybrides rechargeables seront intégrés dans la flotte d’EDF pour y être testés sur le réseau routier français, dans des conditions d’utilisation normales. Les tests routiers des véhicules hybrides rechargeables qui commenceront en France à l'automne, pourront être étendus à l'avenir à d'autres pays européens. Equipés de la technologie hybride Toyota, les véhicules peuvent également être rechargés sur une prise électrique.

Le véhicule hybride rechargeable Toyota combine un moteur à essence à un moteur électrique rechargeable de deux manières : pendant la conduite d'une part, par la récupération d'énergie en phase de décélération, et en connectant le véhicule au réseau électrique domestique ou sur une borne de charge publique. Sur de courtes distances, le véhicule hybride rechargeable utilise principalement l'énergie électrique qui permet de réduire les émissions de CO2 en limitant l’utilisation de carburant fossile. Pour des trajets plus longs, le véhicule hybride rechargeable fonctionne sur le mode combiné électrique/essence.

EDF et Toyota ont également mis au point un nouveau système de charge et de facturation intelligent dont sont équipés les prototypes testés. Ce système est compatible avec la nouvelle génération de bornes de charge conçue pour rendre l'énergie électrique plus accessible dans le réseau routier et les parkings publics, et pour réduire le coût de l'électricité livrée au client.

12 août 2007

Des greenbox pour sauver la planète ?

Des chercheurs du Pays de Galles (Derek Palmer, Ian Houston et John Jones) ont mis au point la Greenbox, une boîte qui se fixe au niveau du pot catalytique et emprisonne les gaz à effet de serre, notamment le CO2 et les Nox, et rejette de la vapeur d’eau.

Plus de 130 tests ont été réalisés sur la Greenbox pendant deux ans dans plusieurs centres de tests, et tous auraient réussi à avoir un taux de capture entre 85 et 95%.

Le dioxyde de carbone ainsi capturé viendra nourrir des algues génétiquement modifiées qui, broyées, serviront à produire des biocarburants utilisables par les voitures flexi-fuel.

Concrètement, la "boîte verte" s’installe sous le véhicule afin de collecter le dioxyde de carbone et l’oxyde d’azote. Par contre, la greenbox ayant unbe capacité limitée, elle doit être échangée à chaque plein d'essence. Les boîtes contenant le CO2 doivent donc être collectées dans les stations essence avant acheminement vers des "bioréacteurs" où vidées de leur contenu elles nourriraient des algues pour produire du biocarburant.

Ce procédé aurait été découvert par erreur en essayant d’augmenter la croissance des algues pour l'élevage piscicole.

Selon les chercheurs, 400 hectares de culture d'algues seraient suffisants pour traiter l'ensemble des émissions produites par toutes les voitures de Grande-Bretagne.

Toyota et General Motors, les deux premiers producteurs de voitures au monde, pourraient être intéressés par cette invention.

source: Reuters

27 juillet 2007

Stockholm adopte définitivement le péage urbain

Le Parlement suédois a voté en faveur d'un péage urbain à Stockholm qui entrera en vigueur le 1er août prochain pour réduire embouteillages et pollution dans la capitale avec pour objectif une diminution de 10 à 15% en un an de la circulation dans et aux abords de la ville.

Ce péage, qui servira à financer des projets d'infrastructures routières, ne devra pas excéder toutefois 60 couronnes par véhicule et par jour. Dès mardi donc, les automobilistes devront débourser entre 10 et 20 couronnes (soit 1 à 2 euros) à chaque entrée ou sortie de la ville, selon l'heure de la journée, et ce, du lundi au vendredi de 06h30 à 18h29.

La capitale suédoise suit ainsi des villes comme Londres, Rome et Singapour. Un système de caméras aux péages identifiera les voitures. Les automobilistes auront le choix entre un prélèvement automatique sur les comptes bancaires ou un paiement par factures. Le dispositif prévoit des exonérations pour les véhicules qui utilisent l'éthanol, l'électricité ou d'autres carburants écologiques. « Londres compte 200 voies d'accès au centre-ville. À Stockholm, il y en a 18. C'est un fait qui a évidemment facilité la réalisation de l'expérience et allégé les coûts », dit Birger Höök, de l'Association routière suédoise.

Cette taxe dite d'embouteillage avait été expérimentée après référendum avec succès du 3 janvier au 31 juillet 2006 avec une réduction du trafic de 22% en moyenne et jusqu'à 24% lors des heures de pointe de l'après-midi, selon Vägverket.

6 juillet 2007

La City-CAT, une voiture qui ne manque pas d'air

Le plus grand constructeur Indien a commencé la production de son véhicule fonctionnant à l’air comprimé, la City-CAT.

Tata prévoit de vendre plus de 6000 véhicules à air comprimé d’ici 2008 en Inde, principalement le modèle City-CAT. L'Air Car peut atteindre une vitesse de plus de 100 km/h pour une autonomie de près de 200 kms. Le moteur développe environ 30 cv pour un poids de moins de 900 kg. Le plein, pour 2 euros, est particulièrement économique et prend moins de 2 minutes. Un compresseur est monté en série sur la voiture, rechargeable en 4H en cas de problème.

Enfin la City-CAT n'émet pas le moindre gramme de CO2. Toutefois, cela n'empêchera pas toute pollution puisque en amont, la production d'air comprimé nécessite beaucoup d'électricité et donc, pour le moment, des carburants fossiles (et en Inde essentiellement du Charbon).

22 juin 2007

Canada: Toronto mise sur les hybrides branchées

Les Torontois verront bientôt sur leurs routes une dizaine de voitures hybrides branchées, c'est-à-dire des hybrides que l'on peut brancher dans une fiche électrique de maison (110 volts) afin de rouler en mode électrique plus longtemps. Cette technologie permettrait de diviser par deux la consommation d'essence des voitures hybrides classiques, qui sont déjà les plus économes sur le marché.

Huit Toyota Prius, une Civic hybride et une Ford Escape hybride seront modifiés afin de vérifier leur fonctionnement quotidien dans un environnement urbain. L'objectif est d'avoir 200 voitures hybrides branchées sur la route dès 2008. Cette technologie permet de réduire la consommation d'essence de manière importante tout en diminuant la pollution atmosphérique et les émissions de gaz à effet de serre (GES), surtout si l'électricité est hydroélectrique ou nucléaire.

Des batteries supplémentaires seront ajoutées à dix hybrides, ce qui leur permettra d'emmagasiner plus d'énergie électrique, et donc de rouler en mode presque complètement électrique durant une portion des déplacements, qui équivaudrait aux premiers 50 km d'un voyage. Puisque les déplacements quotidiens sont souvent plus courts, les gains potentiels sont alléchants.

Un avantage important du "modèle branché" est que son autonomie de déplacement n'est pas contrainte par le mode électrique. Alors qu'un aller-retour Québec-Montréal est difficilement envisageable avec une voiture seulement électrique sans une recharge, l'hybride branchée pourrait faire une partie du voyage en mode hybride avant de passer à l'essence pour le reste du périple, et faire le plein d'essence lorsque nécessaire.

Il faudrait toutefois atteindre une masse critique de voitures hybrides branchées, et développer une technologie permettant aux hybrides de "redonner" l'électricité au réseau. Les propriétaires pourraient ainsi rentabiliser encore davantage leur achat.

Il est enfin intéressant de noter qu'aucune initiative similaire n'existe actuellement au Québec, qui tire environ 94% de son électricité de sources hydrauliques, ce qui permettrait de maximiser les gains potentiels d'une technologie dont l'utilité dépend directement de la source d'électricité alimentant le réseau auquel il est rattaché.

BE Canada numéro 320 (14/06/2007) - Ambassade de France au Canada / ADIT http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43277.htm

16 juin 2007

La Poste forme ses facteurs à l'éco-conduite

Dans le cadre de sa politique de développement durable, après un appel d'offre record de véhicules électriques en avril dernier, La Poste s'apprête à généraliser la formation à l’éco-conduiteaprès des tests fructueux à Lyon et dans le Val d’Oise. Partout en France les facteurs vont ainsi bénéficier d’une formation pratique d'une demi-journée pour apprendre à conduire de façon à réduire les consommations de carburant et donc les émissions de CO2. L’objectif est la formation au final des 60 000 conducteurs de véhicules de La Poste d’ici fin 2009.

La formation sera dispensée par IPC, une société Suisse, leader sur le marché de l’éco-conduite. Des Renault Kangoo équipées de boîtiers électroniques Siemens VDO permettant de suivre les consommations de carburant de façon instantanée serviriont à la formation. À l’issue du stage, chaque postier se verra remettre un diplôme précisant sa consommation de carburant et ses émissions de CO2 avant et après la formation ainsi qu’un petit livret récapitulant les principes de l’éco-conduite.

La Poste, une des premières flottes d’entreprise en France France, avec 42 000 véhicules, espère réduire ses émissions de CO2 de 10 000 tonnes d’ici fin 2009. Elle se positionne ainsi comme la première entreprise européenne à former un nombre aussi important de ses salariés à l’éco-conduite.

Le Cea développe le biocarburant de demain

Une équipe d'une vingtaine de chercheurs du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) de Grenoble et de Cadarache travaille sur un procédé visant à produire dès 2012 un litre de gazole avec deux kilos de bois.

"La première génération de biocarburants (production d'éthanol ou de diester) n'offre pas un rendement énergétique très convainquant car le surplus d'énergie produite est faible. Notre idée de base est, pour l'améliorer, d'exploiter la plante dans sa totalité, notamment le bois, les taillis, la paille et les déchets végétaux", explique Jacques Garnier, ingénieur responsable du projet à Grenoble.

L'ambition des chercheurs est d'arriver à produire 1 litre de gazole pour 70/80 centimes d'euro à partir de la lignocellulose, présente dans toutes les plantes. Le bois collecté subit d'abord un prétraitement (séchage, broyage, pyrolyse ou torréfaction). Il est, dans un second temps, gazéifié pendant quelques secondes à très haute température (1.500 degrés) au moyen d'une torche à plasma.

Le gaz obtenu, composé de monoxyde de carbone et d'hydrogène, est alors purifié et
utilisé pour la synthèse d'un carburant liquide.

Ce gazole est immédiatement utilisable dans un moteur diesel actuel et bien plus propre qu'un gazole à base de pétrole car ne contenant pas de soufre et n'émettant pas de gaz à effet de serre supplémentaire.

Le procédé développé par le CEA ne produit que peu de déchets (1% de la masse traitée) lesquels ne poseraient pas de problèmes. Cinq brevets ont d'ores et déjà été déposés et la production à l'échelle industrielle est envisagée pour 2015.

10 juin 2007

La Prius se pare de capteurs solaires

Solar Electrical Vehicles, SEV, une société californienne spécialisée dans les voitures solaires, propose aux heureux possesseurs d'une Prius un toit composé de cellules photovoltaïques apportant un surcroît d'électricité de 215 watts aux batteries de l'hybride japonaise.

L'énergie supplémentaire (jusqu'à 215 Watts) est transformée en électricité et stockée dans une batterie spécifique permettant à la voiture de parcourir environs 30 kilomètres sans l'aide du moteur à essence (contre quelques centaines de mètres avec la version standard).

Ce dispositif permet à SEV d'aanoncer une facture de carburant allégée jusqu'à 29% avec une conduite souple et un temps ensoleillé.

Le système est pour l'heure facturé entre 1 500 et 3 000 euros mais n'est pas encore importé en France.

24 mai 2007

New York fait passer ses taxis au vert

Michael Bloomberg, le maire de New-York, a annoncé que la totalité des taxis devraient carburer à la fois à l’essence et à l’électrique en 2012, pour devenir "la flotte de taxis la plus importante et la plus propre de la planète". Dans un premier temps, octobre 2008, c'est un millier des 13 000 taxis jaunes qui doit être équipé de moteurs hybrides (contre 375 actuellement).

La fédération des chauffeurs de taxi de New York a applaudi la nouvelle mesure estimant que sur le long terme cette mesure sera bénéfique également pour le porte monnaie des taxis, la municipalité évaluant à 10 000 dollars les économies de carburant annuelles pour les propriétaires des très gourmands modèles Crown Victoria.

Cette mesure entre dans le cadre du plan de réduction des émissions de gaz carbonique de 30% d'ici 2030 lancé en début d'année par le maire de Big Apple.

21 mai 2007

Palmarès 2006 de l'Ademe: la voiture propre avance

La France, avec une moyenne de rejet par véhicule de 149 g CO2/km, figure au 4è rang des bons élèves en Europe derrière le Portugal, l'Espagne et l'Italie (de 143 à 149 g), phénomène que l'Ademe explique par la prépondérance dans les pays du sud des petits véhicules et du diesel (émetteur de 20% de CO2 de moins que l’essence).

"Une voiture vendue aujourd'hui pollue deux fois moins qu'il y a cinq ans", se réjouit même Patrick Coroller, responsable du département Transport à l'Ademe. "Pour la première fois, la moyenne des émissions des véhicules vendus en 2006 passe sous la barre des 150 grammes" de dioxyde de carbone émis au kilomètre.

Selon l'Ademe, 47% des véhicules vendus l'an passé appartiennent aux classes auto dites "vertes" (étiquettes A, B et C) émettant moins de 140 grammes de CO2 au kilomètre : c'est 5 points de mieux par rapport à 2005, 18 par rapport à 2002.

A l'inverse, les voitures plus gourmandes des classes "rouges" (E, F et G), émettant de 161 à plus de 250 gCO2/km, ne représentent plus qu'un quart du marché, soit une baisse de 7 points en cinq ans.

Globalement, la moyenne européenne des émissions de CO2 a baissé de 25 g en 10 ans, pour passer de 185 à 160 g au kilomètre malgré un engagement volontaire des constructeurs à ne pas dépasser 140 g en 2008.

Malgré tout, les constructeurs français obtiennent de bons résultats en termes d'émissions pour les véhicules neufs vendus l'an passé: PSA arrive en tête avec une moyenne de 140 gCO2/km (- 5 gr en un an), suivi par Renault à 144.

En tête du classement, et ce pour la 3ème année consécutive, la Smart For Two (101 g/km) pour la catégorie diesel, suivie par deux versions de la VW Polo et par la Citroën C1. Dans la catégorie essence, Prius hybride de Toyota (104 g/km), dont les ventes ont doublé en un an demeure indétrônable et devance la C1 et la Peugeot 107 (109 g/km).

Cela étant, acheter un véhicule peu polluant, même si c'est importantest important, n’est pas suffisant. Depuis 1990, les rejets engendrés par les transports ont progressé de 22%, et l'avenir ne s'annonce guère prometteur à l'instar d'une politique fiscale peu incitative pour les voitures considérées "propres" (la peu dissuasive taxe sur les voitures polluantes).

Il faut avant tout privilégier les transports en commun, mutualiser ses déplacements , limiter ses déplacements ...

11 mai 2007

Label ECO²: l'écologie selon Renault

Renault la lancé lundi dernier le label “Renault eco“formalisant son engagement à offrir des véhicules “écologiques et économiques“ à ses clients afin de contribuer à la préservation de l’environnement.

Dans un communiqué, le constructeur automobile français entend produire des unités "écologiques" de la phase de conception à la fin de vie en passant par la fabrication, l'utilisation par le client et "économiques" par l'usage de technologies économiquement abordables et applicables au plus grand nombre de véhicules et une faible consommation.

Les véhicules labellisés ECO² deRenault devront répondre à trois critères:
- fabrication dans une usine certifiée ISO 14001 (norme portant sur l'amélioration des performances environnementales),
- émissions de CO² inférieures à 140 g/km ou compatibilité aux biocarburants,
- 95% du plastique doit être valorisable en fin de vie et au moins 5% des matières plastiques co,tenues doivent être issues du recyclage.

L'initiative fait partie du plan Renault Contrat 2009, dans lequel Renault s'engage à vendre en 2009 au total 1 million de véhicules dont les émissions de CO² sont inférieures à 140 g/km, contre 785.000 véhicules en 2006.

Tout ceci est à relativiser sachant que la plupart des sites de Renault est d'ores et déjà certifiée ISO 14001 et que les autres critères se contentent de respecter les normes imposées (ou sur le point de l'être) par l'Europe.

En conclusion le label ECO2 est donc avant tout un outil de communication ...décevant !