environnement, énergies renouvelables, commerce équitable

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6 mai 2008

OGM: Greenpeace exhorte la Commission à refuser 3 nouvelles semences

Demain aura lieu un vote capital sur les OGM à la Commission européenne. L'industrie agrochimique veut en effet que l'UE autorise à la culture 3 nouvelles plantes génétiquement modifiées : deux maïs pesticides et une pomme de terre contenant un gène de résistance à un antibiotique. Si la commission accepte, ce serait la première fois depuis 1998 que de nouveaux OGM sont autorisés à la culture commerciale en Europe. Le vote s'annonce très serré. Greenpeace demande aux 27 commissaires d'interdire ces nouvelles cultures. Partout en Europe, les doutes sur l'innocuité des OGM se multiplient... La Commission doit enfin faire face à ses responsabilités sur ce sujet crucial : c'est tout le processus européen d'évaluation des OGM qui doit être remis à plat.

« La Commission ne peut pas éternellement se retrancher derrière l'avis souvent biaisé de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA), déclare Arnaud Apoteker, de Greenpeace France. Elle doit assumer ses responsabilités et entendre les préoccupations des scientifiques et des citoyens. »

Les dangers potentiels de ces maïs OGM, développés par les compagnies Syngenta et Pioneer/Dow n'ont pas été correctement évalués. Ils n'ont par exemple été testés que sur 90 jours, alors que les pesticides sont normalement testés sur 2 ans. Leurs effets à long terme sur les autres organismes et sur les sols ne sont pas non plus connus. Des études récentes sur le maïs Bt font notamment apparaître des risques potentiels sur les papillons et sur les écosystèmes aquatiques. Compte tenu de ces incertitudes, le principe de précaution doit être strictement appliqué.

Quant à la pomme de terre OGM « Amflora » de BASF, l'OMS et l'Institut Pasteur ont des divergences avec l'autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) sur ses impacts sur la santé et l'environnement.

Dès l'automne 2007, le Commissaire européen à l'environnement, Stavros Dimas, a annoncé son intention d'interdire ces nouvelles cultures. Par combien de commissaires sera-t-il suivi demain, alors que 5 pays de l'Union, dont la France, ont déjà décrété un moratoire sur le maïs MON 810 et que les opinions publiques sont très majoritairement opposées aux cultures en plein champ d'OGM ? Pourront-ils faire face au président Barroso et aux puissants lobbies OGM en action à Bruxelles ? La Commission va t-elle une fois de plus botter en touche et se ranger derrière le seul avis de l'autorité européenne de sécurité des aliments ?

Jusqu'à maintenant, sur chaque dossier d'autorisation d'un OGM, la Commission a toujours donné son aval en se rangeant au seul avis, systématiquement positif, de l'AESA, alors même qu'en Conseil des ministres, une majorité (non qualifiée) d'Etats membres est opposée aux autorisations... Cette pratique témoigne d'une grave défaillance des institutions. La Commission se défausse sur l'avis biaisé d'une seule agence. Selon le droit européen, l'avis de l'AESA ne devrait pas constituer le seul fondement des autorisations accordées par l'UE pour les OGM. L'analyse des OGM produisant des molécules insecticides ou capables de résister à des herbicides devrait comporter des avis de toxicologues, de spécialistes de la biodiversité, un examen du risque d'appauvrissement des sols, ou encore les possibilités de cohabitation avec d'autres cultures et à quels coûts. Pour ce faire, l'Agence européenne de l'environnement (EEA) doit être impliquée dans le processus et l'AESA réorganisée vers une moins grande perméabilité aux lobbies biotechnologiques.

Pour Greenpeace, la Commission doit assurer son rôle de gestionnaire des risques et prendre en compte les implications socio-économiques et l'incertitude scientifique. Aucune nouvelle autorisation ne peut raisonnablement avoir lieu avant ces réformes.

La France, qui va assumer la présidence de l'Union européenne pour six mois à partir du 1er juillet, préconise une remise à plat des procédures d'homologation des organismes génétiquement modifiés dans l'UE. Le sujet devrait être inscrit à l'ordre du jour de la réunion des ministres européens de l'Environnement prévue le 5 juin.

source

30 avril 2008

Greenpeace et La fraise.com lancent un concours

Greenpeace et LaFraise proposent d’illustrer la campagne Océans et notamment sa thématique “Réserves Marines”.

Un concours de tee-shirts est donc lancé sur ce thème sur le site www.lafraise.com avec l'objectif de créer un visuel au message positif, en accord avec le pacifisme, l’indépendance politique, économique et financière de Greenpeace.

L’enjeu : 40% de réserves marines sur les océans du globe. Mais attention, le sujet ne concerne pas du tout que la pêche. Dans les réserves marines, celle-ci est évidemment interdite mais le fait de déverser des déchets ou d’extraire des granulats ou du pétrole par exemple l’est tout autant. Alors, attention à ne pas se focaliser sur la pêche !

La fin des soumissions au concours est prévu pour le 11 mai. Trois visuels seront sélectionnés. Chaque gagnant recevra 1500 euros et aura la chance de voir son illustration imprimée sur des tee-shirts Greenpeace en vente sur la Fraise… alors à vos ordis !

21 avril 2008

le "Label bleu": un éco-label pour une pêche durable et responsable dans 3 ans ?

L’Ofimer (Office interprofessionnel de la mer) par la voie de son directeur Michel Peltier, a annoncé son intention de créer un éco-label national pour certifier les espèces pêchées de façon « durable et responsable ».

En réponse à une demande du secteur, une étude de l’Ofimer a présenté les différentes démarches existantes et synthétisé les résultats de la consultation professionnelle sur les conditions d'écolabellisation des pêcheries françaises. Au final, le projet d'un éco-label, qui pourrait prendre le nom de “Label Bleu”, a été décidé mais sa mise en place ne se fera pas avant trois ans, le temps que les espèces de poissons et les pratiques de pêche soient certifiés par des organismes indépendants.

Au niveau mondial, la FAO a établi une définition d'un label international et édité des lignes directrices définissant la "pêche durable". Il est géré par un organisme indépendant, le Marine Stewardship Council (MSC) et a été établi avec des scientifiques, des pêcheurs et des organisations écologiques.

Le “Label Bleu”devrait reprendre les critères édictés par le MSC: ressource abandondante, pêche dans le respect de l’environnment et dans des conditions de sécurité optimum pour les pêcheurs. Le Label Bleu portera en plus une attention particulière sur le circuit de commercialisation du poisson (avec notamment la distance parcourue entre le lieu de pêche et l'étal du poissonnier).

Parmi les 10 espèces dont la certification est envisagée pourraient figurer les bars, les langoustines, la lotte, la sole ou le cabillaud.

12 avril 2008

Le Golf du Mexique sous la menace de l'éthanol

L'essor de la production d'éthanol aux Etats-Unis va compromettre les objectifs de lutte contre l'eutrophisation dans le Golfe du Mexique, selon une étude publiée le 10 mars sur le site des Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS).

Une étude réalisée par Simon Donner (Université de Columbia) et Christopher Kucharik (Université de Wisconsin) simule l'impact environnemental que provoquera l'extension des cultures de maïs si les Etats-Unis triplent leur production d'éthanol d'ici 2022 (560 millions d'hectolitres) comme le propose le Sénat américain. Les modèles mathématiques utilisés concluent que la pollution azotée qui affecte le Mississipi et ses affluents augmentera de 34 %. Les engrais utilisés dans des États de la Corn Belt comme l'Illinois, l'Iowa, le Nebraska ou le Wisconsin, en constituent la première cause. Or, ces engrais azotés qui ruissellent dans les rivières avant de se jeter sous formes de nitrates dans le Golfe du Mexique favorisent le développement d'algues dont la décomposition absorbe l'oxygène dissous dans l'eau, créant une « zone morte », selon l'expression de Simon Donner. Cette eutrophisation rend l’eau du Golfe impropre à la vie des écosystèmes aquatiques, provoquant la mort des organismes sédentaires et la fuite des poissons. Ce phénomène a aussi d’importantes répercussions sur la pêche, mais celle-ci est malheureusement économiquement moins importante que la production de carburant…

Observé depuis plusieurs dizaines d'années, ce phénomène couvre déjà 20 000 km2 du Golf du Mexique. L'étude démontre qu'en l'absence de changement d'orientation de la politique agricole il s'amplifierait.

1 mars 2008

Le monde selon Monsanto: de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien

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Fruit d’une enquête exceptionnelle de trois ans sur trois continents, ce livre reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planète.

Avec 17 500 salariés, un chiffre d’affaires de 7,5 milliards de dollars en 2006 et une implantation dans quarante-six pays, Monsanto représente le leader mondial des OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle. Production de PCB (polychlorobiphényles, vendus en France sous le nom de pyralène), de polystyrène, d’herbicides dévastateurs (comme l’agent orange pendant la guerre du Viêtnam) ou d’hormones de croissance bovine et laitière (interdites en Europe): depuis sa création, en 1901, la firme a accumulé les procès en raison de la toxicité de ses produits. Pourtant, aujourd’hui, Monsanto se présente comme une entreprise des « sciences de la vie », récemment convertie aux vertus du développement durable. Grâce à la commercialisation de semences transgéniques, conçues notamment pour résister aux épandages de Roundup, l’herbicide le plus vendu au monde, elle prétend vouloir faire reculer les limites des écosystèmes pour le bien de l’humanité.

Qu’en est-il exactement ? Quels sont les objectifs de cette entreprise, qui, après avoir longtemps négligé les impacts écologiques et humains de ses activités, s’intéresse tout à coup au problème de la faim dans le monde au point de se donner des allures d’organisation humanitaire ?

Marie-Monique Robin Née en 1960, lauréate du Prix Albert-Londres (1995). Journaliste et réalisatrice, elle a réalisé de nombreux documentaires – couronnés par une dizaine de prix internationaux – et reportages tournés en Amérique latine, Afrique, Europe et Asie. Elle est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Escadrons de la mort, l’école française (La Découverte, Paris, 2004) et L’école du soupçon. Les dérives de la lutte contre la pédophilie (La Découverte, Paris, 2006).

23 février 2008

Arte: docu ce soir sur "l'arche de la biodiversité"

samedi, 23 février 2008 à 19:00
Rediffusions :
29.02.2008 à 16:50
01.03.2008 à 06:00
+ diffusion en VOD (gratuitement) sur le site d'Arte pendant 7 jours
(France, 2007, 43mn)


Arte diffuse en début de soirée un intéressant documentaire sur le "Global Seed Vault" et son principal promoteur, Cary Fowler.

Nos reporters ont suivi le principal promoteur du projet le « Global Seed Vault » surnommé « l’Arche de Noé » de l’agriculture mondiale, destiné à conserver toute la biodiversité agricole.

Le 26 février prochain, à Longyearbyen, capitale de l’archipel norvégien de Svalbard, à 1000 km du Pôle Nord, est inaugurée une des plus étranges constructions de ces dernières décennies : dans une montagne surplombant un fjord, un tunnel de 130 mètres de long débouchant sur trois chambres fortes. A l’intérieur, il est prévu d’y conserver, à une température constante de moins 20 degrés, toute la biodiversité agricole mondiale ou presque : plus de 100 000 variétés de riz, 200 000 de froment, 80 000 de maïs, 4000 de pommes…. Destiné à tenir des milliers d’années, financé par le gouvernement norvégien, soutenu par la FAO et la Fondation Bill Gates, ce projet, le « Global Seed Vault » a été surnommé « l’Arche de Noé » de l’agriculture mondiale.

L’équipe d’Arte-Reportage a rencontré et suivi, à Svalbard et aux Philippines, le principal promoteur de cette « Arche de Noé », l’Américain Cary Fowler. À travers ce chantier spectaculaire, c’est un cri d’alarme qui est lancé sur la perte continue de biodiversité agricole dans les champs, à cause de la modernisation de l’agriculture, mais aussi dans « banques de gènes », ces collections nationales ou internationales de semences créées au siècle dernier et très souvent mal financées. Une biodiversité d’autant plus importante que c’est d’elle que viendront les solutions pour adapter l’agriculture aux changements climatiques en cours.

5 janvier 2008

Auchan cesse la commercialisation du thon rouge

Auchan a annoncé sa décision de stopper la vente du thon rouge dans ses hypermarchés en France en raison des graves menaces de disparition pesant sur cette espèce, selon communiqué du 28 décembre dernier.

Il est également précisé que la décision prend effet dès le 28/12 et sera appliquée aussi dans les autres enseignes du groupe, ATAC et Simply Market.

"Ces enseignes seront les premières en France à prendre cette mesure qui sera maintenue jusqu'à l'éventuelle mise en place d'une pêche durable ne menaçant pas la survie de l'espèce", a ajouté Auchan, qui revendique 13,8% de parts de marché du poisson en France.

Cette nouvelle décision complète les engagements déjà pris par le groupe en 2006 pour la préservation de la ressource halieutique, à savoir :
- proposer certaines espèces (sole, turbot, barbue, plie, limande sole et limande franche...)
avec une taille supérieure à la règlementation européenne afin d'atteindre, voire dépasser
celle nécessaire à la reproduction,
- ne plus commercialiser de bar sauvage capturé pendant les périodes de reproduction (de
décembre à mars),
- s'engager pour des produits “filières” truite et saumon de très haute qualité, apportant des
garanties en termes de nutrition, de sécurité alimentaire, de respect de l'animal et de
l'environnement,
- encourager la consommation des productions durables, par exemple des huîtres et moules
majoritairement produites sur les côtes françaises, dans le respect des traditions et du milieu
marin,
- promouvoir de nouvelles espèces à faible empreinte écologique, par exemple le tilapia
originaire du Brésil qui garantit également une juste rémunération aux producteurs,
- communiquer de façon pédagogique auprès des clients afin de les inciter à consommer plus
“durable”,
- ne vendre que du poisson frais à l’étal pour garantir la qualité optimale aux consommateurs.

4 décembre 2007

Du maïs transgénique BT 11 interdit à la culture retrouvé en Bretagne

Un champ de maïs OGM Bt 11 de la firme Syngenta, dont la culture est interdite en France, a été découvert par hasard par le collectif anti-OGM 35 dans le canton de Hédé en Bretagne. L'information a été rendue publique jeudi 29 novembre par ce même collectif.

Une plainte contre X a été déposée par un groupement d'agriculteurs biologiques, Agrobio 35, suite à cette découverte et après que des échantillons prélevés sur la parcelle et analysés par un laboratoire spécialisé à Caen aient confirmé qu'il s'agit bien de Bt 11.

Interdit depuis 2005, cet OGM est l’un des maïs visé par la décision d’interdiction de commercialisation prise commissaire européen à l’Environnement, Stavros Dimas,
en raison des risques encourrus par les « organismes non ciblés » tels les oiseaux et les insectes aquatiques.

10 octobre 2007

USA: l'écosystème mis en péril par les biocarburants d'origine céréalière

Un rapport de l'association Environmental Defense tire la sonnette d'alarme à propos des impacts environnementaux des biocarburants d'origine céréalière. Selon ce rapport, la forte expansion de la filière bioéthanol dans les plaines centrales des Etats-Unis fait peser d'importantes menaces sur les réserves en eau souterraine et sur les écosystèmes des prairies tempérées.

Neuf bio-raffineries sont en construction, pour une capacité annuelle totale de 2420 millions de litres (contre 270 millions de litres actuellement), dans des secteurs du centre sud des Etats-Unis où l'aquifère des Hautes-Plaines (aussi appelé Ogallala) a accusé les plus fortes baisses piézométriques de son histoire dans les dernières décennies.

Cette vaste nappe souterraine (450.000 km2 à cheval sur 8 Etats) constitue la principale réserve en eau de ces secteurs pour les usages agricoles (irrigation) et industriels. Or, l'élaboration d'un litre de bioéthanol consomme entre 3 et 6 litres d'eau. Ce sont donc plus de 10 millions de mètres cubes d'eau qui seraient extraits chaque année des zones déjà vulnérabilisées de cette nappe, au Texas et dans le Kansas notamment.

En outre, on estime que l'implantation de ces nouvelles raffineries inciterait au développement de nouvelles cultures de maïs à proximité, ce qui aggraverait le problème, sachant que la production d'un quintal de maïs nécessite pratiquement un mètre cube d'eau d'irrigation dans les secteurs concernés, et inciterait à la mise en culture de vastes zones de prairies actuellement gelées par l'US Conservation Reserve Program (CRP).

Le CRP est un programme du Département de l'Agriculture qui assure un dédommagement aux agriculteurs acceptant de mettre en jachère des terres agricoles fragiles pendant une période contractuelle de 10 à 15 ans. Depuis son instauration, ce programme a permis de protéger près de 20.000 km2 de terres sensibles à l'érosion situées à l'aplomb de l'aquifère Ogallala. Or, selon une estimation de l'USDA, 15% de ces terres seraient susceptibles d'être remis en culture à l'échéance des contrats dans les 4 prochaines années.

L'association recommande la mise en oeuvre de mesures de protection plus efficaces pour les eaux et les sols vulnérables à l'accroissement de la production de matières premières pour les bio-raffineries et l'adoption de normes permettant de discriminer les biocarburants selon leur empreinte environnementale globale.


BE Etats-Unis numéro 93 (1/10/2007) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51281.htm

25 août 2007

Canada: des OGM toxiques ?

Des militants de Greenpeace ont taillé ce matin dans un champ de maïs OGM d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, un point d’interrogation long de 61 mètres. Ceux-ci ont voulu protester contre l’absence d’étiquetage obligatoire des OGM. Selon Greenpeace, il reste trop d’incertitudes et d’interrogations quant à l’innocuité des OGM.

Le Canada est l’un des rares pays à autoriser et pratiquer la culture à grande échelle des OGM. Ceux-ci sont cultivés sur 5,8 M d’hectares ( plus que la superficie de toute la Nouvelle-Écosse ), dont 820 000 seulement en maïs OGM ( environ 120 fois la superficie de l’île de Montréal) Au Québec, la moitié de tout le maïs est du maïs génétiquement modifié (un champ sur deux). Environ 85% de tous les OGM cultivés au Québec est du maïs OGM.

Or, le Canada continue de prôner un étiquetage volontaire des OGM qui n’a produit à ce jour aucune étiquette. Contrairement à une quarantaine de pays, le Canada et le Québec n’ont toujours pas adopté l’étiquetage obligatoire des OGM. 86% des Québécois le souhaitent pourtant , tout comme 79% des britanno-colombiens. Qu’est qu’on nous cache ?

L’action de Greenpeace a eu lieu à quelques kilomètres seulement d’une ferme biologique, sur le trajet bucolique et pastoral qu’organise pour les touristes la chambre de commerce locale. Mais les OGM n’ont rien de bucolique. Ils contaminent l’environnement et les autres plantes. Greenpeace et GeneWatch au Royaume-uni ont répertorié 142 incidents de contamination en 10 ans. Les herbicides qui accompagnent la majorité des plantes OGM ont pour résultat de tuer la végétation locale et de réduire la biodiversité.

Les OGM ne sont pas forcément bon pour la santé non plus. Une étude récente démontre que l’herbicide Roundup de Monsanto, qu’on utilise avec les OGM, peut avoir des effets perturbateurs sur les hormones sexuelles à des doses considérées comme étant non-toxiques. Le maïs dans lequel Greenpeace a taillé un point d’interrogation est un maïs OGM de Monsanto, le NK603. Ce dernier a fait l’objet d’une étude d’un laboratoire de recherche indépendant en France (le CRIIGEN) qui a découvert des signes de toxicité dans les rats nourri avec cet OGM.

Les rats nourris au maïs NK603 avait notamment des « différences statiquement significatives » au niveau du foie et des reins. Une autre étude , basée sur les données fournies par Monsanto aux organismes gouvernementaux, indique qu’un autre maïs OGM de Monsanto, le MON863 causerait aussi des problèmes de toxicité parmi les rats, ce qui ne permet pas de conclure que cet OGM est sécuritaire. Cette conclusion remet en question le sérieux des évaluations gouvernementales des OGM. Dans une réponse qu’il a fait parvenir à Greenpeace le 24 juillet 2007, le ministère fédéral de l’Agriculture refuse de changer de politique malgré les récentes analyses scientifiques que Greenpeace leur avait fait parvenir le 12 avril 2007.

En plus des études du CRIIGEN, une étude par des scientifiques norvégiens a révélé qu’un autre maïs OGM, le MON810 cause des perturbations immunitaires chez le saumon.

Ces études portant sur les effets des OGM sur la santé et l’environnement renforcent Greenpeace dans sa détermination à réclamer que les OGM ne soient plus disséminés dans l’environnement et dans la chaîne alimentaire. Et cela commence par l’étiquetage obligatoire des aliments que l’on retrouve sur les tablettes de nos supermarchés.

Greenpeace

13 juillet 2007

"Les aspirateurs à pollution - les rejets de CO2 dans l'atmosphère" de Sophie Tovagliari

Tidou, petit nuage rigolo et écolo, est en ville où il va être intoxiqué par du gaz carbonique. Heureusement, son nouvel ami Charly va le sortir de ce mauvais pas avec l'aide des arbres de la forêt.

Cette histoire permet d'aider les enfants à comprendre les effets nocifs du CO2 dans l'atmosphère et à prendre conscience de l'importance de la végétation pour en réduire les quantités. Les conseils éco-citoyens sont toujours présents à la fin de l'ouvrage. Ce deuxième titre est également accompagné d'un cd-rom qui propose 10 nouveaux jeux éducatifs. Et l'histoire y est bien sûr aussi racontée sous forme de dessin animé.

Nouveauté : ce titre a été réalisé à partir de matériaux recyclés ou recyclables, ceci dans un souci de devenir un produit 100% écologique.

27 juin 2007

L'Europe échoue à imposer en urgence un nouvel OGM

Aujourd'hui, le comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale de l'Union européenne s'est réuni pour examiner en urgence l'autorisation d'un nouveau maïs OGM, le Herculex RW 59-122, résistant à la chrysomèle, un insecte ravageur qui attaque par les racines.

Le comité l'examine en urgence (procédure dite de "fast track") parce qu'il s'agit du maïs OGM illégal dans l'Union européenne que Greenpeace a découvert aux Pays-Bas en avril dernier dans un navire déchargeant sa cargaison de maïs en provenance des Etats-Unis.

« Au lieu de renforcer les mesures de contrôle sur un OGM illégal dans l'Union européenne, la Commission européenne se proposait de le légaliser via une procédure d'urgence ! Et ce, en forçant la main des Etats-membres en tentant de légaliser un scandaleux fait accompli », a déclaré Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France.

Fort heureusement, les représentants des Etats membres n'ont pas cédé et ont refusé la majorité qualifiée qui aurait permis à ce maïs d'être rapidement commercialisé. C'est donc désormais aux ministres de l'Union européenne de se prononcer sur l'autorisation de commercialisation du Herculex RW 59-122 dans l'Union européenne.

source

20 juin 2007

"L'avenir de la Terre : Le développement durable raconté aux enfants" de Yann Arthus-Bertrand

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L'avenir de la Terre est un album réunissant une quarantaine des plus belles photographies de Yann Arthus-Bertrand autour du thème du développement durable, c'est-à-dire autour de la nécessité de trouver un équilibre entre notre mode de vie moderne et les limites supportables par notre planète. Des textes clairs, précis et instructifs font de cet ouvrage un livre accessible aux plus jeunes.

L’auteur, à travers ces photos et les aquarelles de Sylvia Bataille, expose les grands problèmes mondiaux tels que les changements climatiques, la pollution, la destruction de milieux naturels, la disparition d'espèces végétales et animales... Il essaie d’y apporter des solutions pour ne pas compromettre, dans nos actes quotidiens, l'avenir de notre planète.

L'Avenir De La Terre : Le Developpement Durable Raconte Aux Enfants
Auteur : Arthus-Bertrand, Yann ; Dubois, Philippe J. ; Guidoux, Valerie
Editeur : La Martiniere

14 mai 2007

Biodiversité: lancement de l'encyclopédie du vivant

Un nouvel outil vient de voir le jour pour aider à mieux répertorier les centaines de milliers de plantes, d'animaux et d'insectes qui peuplent notre planète. A l'origine du projet, des chercheurs américains sont parvenus à convaincre plusieurs institutions scientifiques du monde entier de mutualiser leurs connaissances dans ce domaine avec l’objectif est de réaliser une encyclopédie du vivant, consultable et accessible gratuitement sur internet.

L'encyclopédie numérique, baptisée "Encyclopedia of Life", s'est fixée pour objectif de regrouper, sous forme de fiches, les 1,8 million d'espèces vivantes (ou éteintes) existant sur la planète. Son intégrité scientifique est garantie par la participation de milliers d'experts dans le monde.

10 ans seront nécessaires pour créer l'ensemble des pages numériques (300 millions au total) qui contiendront toutes les espèces vivantes cataloguées depuis 250 ans par les scientifiques.
L’inventaire est également assorti de photos, de vidéos et de fichiers audio. En outre, une traduction dans différentes langues n’est pas à exclure à l’avenir.

Lancement de la mise en commun de données sur la biodiversité dans le monde

Le coup d'envoi de la mise en commun via l'internet de données disponibles dans le monde sur l'ensemble des espèces végétales et animales a été lancé, a annoncé le ministre allemand de l'Environnement Sigmar Gabriel, mercredi dans un communiqué.

Il s'agit de la mise en oeuvre d'une "initiative pour la diversité biologique" décidée en mars lors d'un sommet des ministres de l'Environnement du G8 et des grands pays émergents, à Potsdam près de Berlin, sur invitation de l'Allemagne qui préside le G8 et l'Union européenne.

"Le fait que nous ayons réussi, en l'espace de très peu de temps, à mettre sur pied un système d'information mondial sur les espèces est un signal positif et un pas important pour la poursuite de la coopération internationale en matière de protection des espèces", s'est félicité Sigmar Gabriel.

Des experts d'Europe, d'Australie, du Brésil, d'Inde, d'Afrique du Sud et des Etats-Unis, se sont alliés pour créer le GSIS (Global Species Information System), qui rend accessible sur la toile des informations sur toutes les espèces animales et végétales connues et auquel d'autres Etats peuvent se rallier à tout moment, selon le communiqué.

Chaque espèce disposera d'une page web décrivant ses caractéristiques et exposant des faits la concernant. Ces pages s'enrichiront au fur et à mesure de conseils et informations notamment de jardiniers, agriculteurs, viticulteurs et sylviculteurs, sur le choix des végétaux à cultiver et leur traitement en fonction des conséquences du réchauffement climatique: températures élevées, changements brusques de température, multiplication d'animaux ou insectes nuisibles ou encore alternance de pluies torrentielles et de sécheresse.

Le système permettra de prévoir l'apparition d'insectes nuisibles et leur profil, et livrera des stratégies de lutte, une contribution à la sécurité alimentaire dans le monde, relève le communiqué.

source: AFP

1 mai 2007

OGM: l'envahisseur, un reportage d'Envoyé spécial

Envoyé Spécial a réalisé un reportage d’une dizaine de minutes sur le colza transgénique de Monsanto au Canada. Ce reportage montre, par exemple, que la contamination est très importante, qu’elle peut condamner des agriculteurs du fait des droits de propriété intellectuelle, ...



Monsanto a fait condamner M. Percy Schmeiser, fermier canadien, à une amende de 72 800 F pour « piratage » de colza transgénique. L’intéressé a contre-attaqué en accusant Monsanto d’avoir accidentellement pollué ses champs de colza traditionnel avec son colza transgénique tolérant au Roundup.

Contrairement à de nombreux agriculteurs nord-américains accusés de façon similaire qui ont conclu des arrangements hors tribunal avec Monsanto, M. Schmeiser s'est plaint que des enquêteurs envoyés par Monsanto avaient pénétré sur ses terres sans autorisation - et que des semences de cette compagnie pouvaient fort bien provenir de camions chargés de colza ayant passé à proximité. "Je n'ai jamais semé ces plantes sur mes terres", déclare M.Schmeiser. "La question est de savoir où commencent les droits de Monsanto et où finissent les miens."

Au Canada, comme ailleurs, il est fort à parier que Monsanto et consorts ne seront jamais responsables de rien...

à lire absolument:
La guerre secrète des OGM de Hervé Kempf

21 avril 2007

We feed the world, le marché de la faim

"Etant donné l’état actuel de l’agriculture dans le monde, on sait qu’elle pourrait nourrir 12 milliards d’individus sans difficulté. Pour le dire autrement : tout enfant qui meurt actuellement de faim est, en réalité, assassiné."
Jean Ziegler


Chaque jour à Vienne, la quantité de pain inutilisée, et vouée à la destruction, pourrait nourrir la seconde plus grande ville d'Autriche, Graz... Environ 350 000 hectares de terres agricoles, essentiellement en Amérique latine, sont employés à la culture du soja destiné à la nourriture du cheptel des pays européens alors que près d'un quart de la population de ces pays souffre de malnutrition chronique. Chaque Européen consomme annuellement 10 kilogrammes de légumes verts, irrigués artificiellement dans le Sud de l'Espagne, et dont la culture provoque des pénuries d'eau locales...

We feed the world est un film sur la pauvreté au cœur de la richesse, qui éclaire la manière dont notre nourriture est produite et répond aux questions que le problème de la faim dans le monde nous pose. Ce ne sont pas seulement des pêcheurs, des fermiers, des agronomes, des biologistes et Jean Ziegler, fonctionnaire aux Nations Unies qui sont interrogés, mais aussi un des responsables de Pioneer, le leader mondial des ventes de semences, ainsi que Peter Brabeck, le P.D.G. de Nestlé, la plus importante multinationale agro-alimentaire mondiale.

sur les écrans à partir du 25 avril 2007

en savoir plus:
- écouter Jean Ziegler dans un entretien avec Daniel Mermet pour Là-bas si j'y suis
- le site officiel
- acheter le livre tiré du film sur Amazon

20 avril 2007

Terres d'avenir pour un mode de vie durable


Les trois auteurs (Philippe Desbrosses, Emmanuel Bailly et Thanh Nghiem) d'origines et de cultures très différentes ont associé dans cet ouvrage leurs connaissances, leurs expériences et leurs espérances respectives pour aboutir aux mêmes conclusions : l'homme ne parle que de liberté et pourtant il ne prend jamais la liberté de penser par lui-même. Attaché à ce qu’il croît être, il se coupe de ce qu’il est vraiment.

On y découvre que les auteurs se sont mutuellement enflammés les neurones, créant à leur insu des milliers de connexions en s’appuyant sur des faits objectifs glanés dans l’histoire récente et lointaine. Leur vision révolutionnaire, d’avant-garde, repose autant sur les richesses du passé que sur les avancées de la technologie moderne. Car autrefois, la connaissance, comme les semences, était partagée, elle n’était pas usurpée pour être côtée en Bourse…au profit de quelques-uns.

Le credo des auteurs pour le salut du monde et de la planète : arrêter, partout, la folie de «l’appropriation». Brevets sur le vivant, brevets sur le patrimoine commun, brevets sur la connaissance, brevets partout, brevets sur tout… halte à cet « homo-stupidus », profanateur, et voleur du Bien Commun…

1 avril 2007

Retrait de 5 aliments et plantes OGM par l'industrie des biotechnologies

L’Union Européenne discute aujourd’hui du retrait par l’industrie des biotechnologies de 5 aliments et plantes OGM, y compris le premier OGM jamais cultivé en Europe :
- le maïs génétiquement modifié, Bt176 produit par Syngenta,
- le colza génétiquement modifié, Ms1xRf1, produit par Bayer,
- le colza génétiquement modifié, Ms1xRf2, produit par Bayer,
- le colza génétiquement modifié, Topas 19/2, produit par Bayer,
- le maïs génétiquement modifié, GA21xMON810, produit par Monsanto

C’est au cours d’une réunion aujourd’hui que le retrait de ces produits sera discuté après que les industriels aient notifié leur intention de ne plus les commercialiser puisqu’ils ne sont pas cultivés.

Ces OGM comprennent un maïs GM très controversé qui fut cultivé initialement en Espagne mais dont la culture dut être interrompue car il contenait un gène de résistance à un antibiotique couramment utilisé, l’ampicilline. Ce maïs avait aussi soulevé beaucoup d’inquiétude aussi aux Etats-Unis après que des études aient montré qu’il pouvait menacer le papillon « monarque ».

21 mars 2007

OGM: la France transpose la directive européenne par décrets

Le gouvernement français a transposé la directive européenne sur la culture des organismes génétiquement modifiés (OGM) par trois décrets et quatre arrêtés publiés mardi au Journal officiel.

Il aura donc fallu près de 5 ans pour que la France transpose la directive européenne 2001/18/CE relative aux organismes génétiquement modifiés (OGM) dans une quasi-clandestinité...Monsanto, dans un courrier à ses réseaux, confirmait l’imminence de la publication de ces décrets dans une lettre datée du début mois de février...avant même que la représentation nationale en soit informée !

Le premier décret porte sur les listes des techniques de modification génétique et les critères de classement des OGM. Le deuxième est relatif à la "dissémination volontaire" d'OGM en plein champ "à toute autre fin que la mise sur le marché". Le troisième établit la "procédure d'autorisation de mise sur le marché de produits non destinés à l'alimentation" composés d'OGM.

Ces décrets et arrêtés remplacent le projet de loi sur les OGM, qui n'a pu être adopté par le Parlement avant la suspension de ses travaux le 22 février dernier. Le texte, qui autorise les recherches sur les OGM en les encadrant, avait été adopté en première lecture par le Sénat, mais jamais examiné par l'Assemblée nationale.

Par ailleurs, les agriculteurs qui cultiveront en 2007 des maïs OGM, seule culture d'OGM autorisée à des fins commerciales en France depuis 1998, "s'engageront à en informer les cultivateurs des parcelles voisines et à respecter une distance d'isolement entre cultures OGM et non OGM de 50 mètres, soit le double de la pratique actuelle", précise le ministère. Les résultats des contrôles effectués par les services de l'Etat pour vérifier ces distances d'isolement seront également rendus publics.

Le gouvernement précise qu'un des arrêtés publiés "permet de créer un registre national qui recensera le nombre et la surface des parcelles semées en OGM, ainsi que leur localisation". Un site Internet http://www.ogm.gouv.fr va être ouvert pour informer le grand public sur le nombre et la surface des parcelles OGM présents dans chaque canton. Précisons que Monsanto a lancé une grande campagne auprès des maïsiculteurs pour qu’ils écrivent à D. Bussereau et plaident pour une localisation la plus floue possible ! contrat rempli...

Mais quel est le poids de80% d'une population opposée à la présence d’OGM dans les champs et les assiettes ?