environnement, énergies renouvelables, commerce équitable

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13 mars 2008

Veolia va caturer et stocker le CO2 à Claye Souilly (77)

Veolia Environnement a choisi son site de Claye Souilly en Seine-et-Marne pour étudier la mise en place d'un projet de capture et de stockage géologique de CO2.

Avec 200.000 tonnes de CO2 traitées annuellement, le site sera à ce jour le plus important en France. Ce projet "ouvre la voie à l'une des solutions permettant de contribuer aux objectifs mondiaux de réduction de gaz à effet de serre", fait valoir Veolia.

Le dioxyde de carbone est émis par la combustion du biogaz (méthane) extrait des déchets stockés par Veolia à Claye-Souilly, la plus grande décharge du groupe en France. Il sera "injecté, sous contrôle, dans un aquifère salin, situé à plus de 1.500 mètres de profondeur pendant plusieurs années".

Le projet, d’un coût non communiqué, se fera en partenariat avec Geogreen, société commune entre l’Institut français du pétrole (40 %), le groupe d’ingénierie Géostock (40 %) et le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM, 20 %).

10 janvier 2008

Allemagne: de l'énergie à base de fientes de poules !

Dans le cadre de son programme d'innovation pour l'environnement, le Ministère fédéral de l'environnement (BMU) soutient un projet de construction d'une centrale innovante de production de biogaz et d'engrais à Köthen (Land de Saxe-Anhalt). Chose inédite en Allemagne, la matière de base utilisée par l'entreprise Gut Mennewitz GmbH est constituée à 70% de fientes de poule. L'installation est par ailleurs équipée d'un système de recyclage des eaux de traitement.

"Ce projet est favorable à l'environnement à de nombreux égards. Il permet une valorisation énergétique inédite à l'échelle industrielle d'un déchet d'élevage problématique, ainsi que la production d'un engrais de haute qualité pour l'agriculture. Les besoins en eau sont significativement réduits et le biogaz produit n'a pas d'impact sur le climat. [...] C'est un pas de plus pour le développement des énergies renouvelables en Allemagne."

Les 70.000 volailles élevées dans les fermes de Gut Mennewitz GmbH doivent produire environ 25.000 tonnes de fiente par an qui, ajoutées à des ensilages de maïs et d'herbe, doivent être transformées en biogaz. La combustion de ce biogaz permettra ensuite de générer à la fois électricité (l'équivalent des besoins de 4.600 foyers) et chaleur (l'équivalent d'1,8 million de litres de fioul).

Généralement jusqu'à aujourd'hui, la proportion des fientes de volailles dans la matière de base utilisée dans les usines de production de biogaz ne dépasse pas 30% en raison de leur teneur élevée en azote qui se retrouve dans les eaux usées. Le processus de fermentation s'en trouve par ailleurs freiné, d'où une limitation du rendement global. L'entreprise allemande a conçu une installation où sable, matière azotée et matière alimentaire peuvent être extraits des fientes. La matière restante est valorisée sous forme d'engrais.

Ce projet doit servir de modèle pour l'ensemble du secteur de production de volailles et d'oeufs en Allemagne. D'un coût total de 10 millions d'euros, il est financé à hauteur de 930.000 euros par le BMU dans le cadre de son programme pour l'innovation dans le domaine de l'environnement ("Umweltinnovationsprogramm").

BE Allemagne numéro 367 (10/01/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52512.htm

8 novembre 2006

Biogaz: Franz produit du lait et vend son électricité

Cet agriculteur allemand exploite 40 ha et possède 20 vaches. Il produit aussi des pommes bio. Et surtout 800 000 kW/h de courant.

Casquette bleue à large visière, blouson marron qui le protège du froid matinal, Franz Ibelé est assez fier de montrer son unité de biogaz aux Français venus de si loin. « Je fauche cinq coupes d'herbe par an pour nourrir mes 20 vaches et mes bactéries. »

Son cheptel de bactéries, est là, dans une belle unité de biogaz. Il est alimenté à partir de cinq grands silos d'herbe ensilée, recouverts de bâches blanches. Il y met aussi le lisier de ses vaches, ainsi que du maïs et des céréales immatures, dont il achète une partie à quelques collègues.

Le gaz active un turbo-alternateur qui fournit en électricité et en chaleur sa propre exploitation, un centre d'aide par le travail, quelques maisons du village et une auberge. Le reste est vendu à EWS, une société privée de production et de distribution d'électricité qui s'est créée, après la catastrophe de Tchernobyl, pour développer la production d'énergie renouvelable.

Un prix garanti

« Je tire les trois quarts de mon revenu de la production d'électricité. J'ai investi 300 000 •, avec un retour sur investissement en six à sept ans », affirme-t-il. Son installation fonctionne depuis un an et produit 800 000 kW/h par an ! Franz Ibelé est une sorte d'énergiculteur. Ou d'électriciculteur ! Il n'est pas le seul. Dans cette région de Ravensburg, au Bade-Wurtemberg, au sud de l'Allemagne, on ne compte pas moins de 54 unités de biogaz.

Ulfried Miller est délégué du Bund dans la région. Le Bund est une puissante association de la société civile, dont il n'y a pas d'exemple en France, qui compte 200 000 adhérents et qui promeut un développement durable. « Nous avons ici deux projets, dit-il, l'électricité à partir du biogaz et la fabrication du jus de pomme bio, pour maintenir la tradition des prés vergers. »

La loi garantit un prix de reprise de 10,5 cts d'euro du kilowatt pendant vingt ans. Si l'agriculteur fournit lui-même la matière première, notamment l'herbe, il a 6 cts de bonus. S'il utilise l'énergie produite pour chauffer sa maison et ses voisins, il a encore 2 cts de plus-value. Soit, au final, un prix garanti de 18,5 cts le kilowatt.

Le Bund démarche des consommateurs pour EWS. En contrepartie, EWS donne 1 centime d'euro par kilowatt au Bund. Grâce à ce fonds, celui-ci subventionne les agriculteurs qui investissent dans une unité de biogaz. « Nous aidons 33 stations dans la région, annonce Ulfried Miller, entre 250 à 3 000 • par station. Et, pour avoir une électricité d'origine renouvelable, cela coûte un centime d'euro au consommateur. »

Source: Ouest France