environnement, énergies renouvelables, commerce équitable

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4 juin 2008

"Maisons en bois, du rêve à la réalité" de Pascale d'Erm

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Le bois revient dans l'air du temps : ossatures, charpente, bardages, cloisons, isolants, menuiseries intérieures et extérieures, parquets... Il y a mille et une façons d'utiliser et d'inviter le bois chez soi. Comment faire le bon choix ? Que ce soit pour un projet de construction ou d'extension, ce livre fait le tour de tout ce qu'il faut savoir pour se lancer : idées fausses et vraies. questions, quel type de construction choisir, présentation de 6 styles différents dans le détail, isoler et chauffer sa maison bois, aménager en bois du sol au grenier, entretenir et soigner le bois, adresses utiles...

18 avril 2008

Saint Denis se lance dans l'éco-quartier populaire à Cristino-Garcia

Récupération des eaux de pluie, poêle de masse en pierre de lave qui chauffe toute la maison, murs en bois recyclables, toiture végétalisée : quatre maisons écologiques viennent de sortir de terre, dans le quartier de la Petite Espagne à Cristino-Garcia, rue Maria Leonor Rubiano.

Ces maisons mitoyennes de cinq pièces et 100 m 2 chacune avec un jardin, sont aussi des logements sociaux, permettant ainsi à des familles modestes dionysiennes de bénéficier d’un logement à la fois écologique et social. C'est l'aboutissement d'un projet qui remonte à 2003 avec le lancement par la municipalité, en association avec la SEM Plaine Commune Développement et les habitants du quartier, d'une étude pour envisager la construction de logements sociaux et écologiques sur des parcelles de terrain lui appartenant.



Les logements sont en accession à la propriété, avec un système juridique original « à l’anglaise » distinguant la propriété des murs, et du terrain. Le terrain reste la propriété de la commune. Dans un premier temps, les accédants paieront la construction (150 000 euros) et ensuite ils auront l’opportunité d’acheter le terrain. Deux autres maisons seront livrées en juin pour être mises en location sous le régime d’un bail emphytéotique de 65 ans avec la ville qui demeure propriétaire du terrain.

Fabriquées par le groupe SPL, spécialiste dans le logement social de qualité en matériaux écologiques, ces maisons concentrent aussi des systèmes d'économie d'énergie. Le chauffage s'inspire d'une technique finlandaise selon laquelle l'alimentation d'un poêle durant deux heures suffit à chauffer l'ensemble des pièces pendant 24 heures. La récupération des eaux de pluie pour alimenter les toilettes et l’arrosage du jardin, devrait permettre d’économiser 40 % de la facture d’eau. La toiture végétalisée, outre son pouvoir de rétention en eau, constitue une isolation naturelle et offre un environnement vert aux riverains.

Deux entreprises solidaires impliquées dans l’insertion professionnelle, la Scop « Scierie et Palettes du Littoral » ainsi que l’APIJ-BAT, ont été sollicitées pour une part de la construction.

« Nous avons osé prendre des risques pour que l’écologie populaire soit une réalité, et non plus seulement un concept. Nous avons fait en sorte que ces maisons coûtent le moins cher possible à l’usage tout en étant très performantes écologiquement », a analysé le maire Didier Paillard lors de l’inauguration.

La tenue d’un séminaire à la fin de l’année est d’ailleurs à l’étude pour transférer et partager le savoir-faire de Saint-Denis avec d’autres collectivités et les professionnels du logement.

Le maire a affirmé sa volonté de profiter de la rénovation urbaine menée par l’ANRU dans le quartier Cristino-Garcia pour le transformer en « éco-quartier pilote pour Saint-Denis ».
Douze autres maisons écologiques sont d’ores et déjà programmées et devraient surgir de terre dans les mois à venir.

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16 octobre 2007

Les forêts contribuent-elles aux émissions de gaz à effet de serre du Canada ?

En vue de répondre à cette question, des scientifiques de Ressources Naturelles Canada (RNCan) ont élaboré le Système National de Surveillance, de Comptabilisation et de Production de Rapports concernant le Carbone des Forêts (SNSCPRCF).

Puisque les écosystèmes des forêts emmagasinent d'importantes quantités de carbone dans les arbres, la litière de surface et les sols, et parce que le carbone est libéré quand les forêts brûlent ou se décomposent, ces écosystèmes sont un facteur important à considérer dans l'étude des émissions de gaz à effet de serre. Afin de déterminer le bilan net de carbone, le SNSCPRCF utilise des données provenant de millions de peuplements forestiers dans tout le Canada.

"Ce projet se comparerait à une feuille de bilan géante sur laquelle serait enregistré un suivi des émissions et de l'absorption des gaz à effet de serre générés par nos forêts aménagées", a déclaré le scientifique Werner Kurz, de RNCan.

Le SNSCPRCF aidera non seulement les scientifiques à évaluer la capacité des forêts canadiennes en matière de stockage et de libération du carbone, mais il leur permettra également de contrôler et d'analyser les données collectées, ainsi que de conseiller les experts en aménagement forestier et les responsables des politiques.

Le modèle de bilan du carbone du secteur forestier canadien (CBM CFS3) est à l'origine de projet; ce modèle est un logiciel de modélisation basé sur des données compilées sur environ 20 ans de recherches.

BE Canada numéro 323 (12/10/2007) - Ambassade de France au Canada / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51411.htm
crédit photo: Yann Arthus-Bertrand, la terre vue du ciel, Forêt en automne dans la région de Charlevoix, Canada.

20 août 2007

Chaudière à bois pour granulés: la Fröling P2

Fröling fabrique des chaudières à bois pour granulés, bois déchiqueté, copeaux et bûches avec alimentation automatique. La chaudière à granulés de bois P2 est entièrement automatique et bénéficie d'un design unique.

La combustion du bois est neutre en CO2. Lorsque vous chauffez au bois, vous agissez directement contre l’effet de serre. Le nouveau système Pelletherm P2 travaille avec des déchets de bois compressés, autrement dit des pellets, joignant ainsi l’utile à l’écologique.

Avec la chaudière à granulés P2 de Fröling, extrêmement confortable, l'utilisateur n'a quasiment plus rien à faire. En effet, il suffit seulement de vider le cendrier deux à trois fois par an. La chaudière se charge de tout le reste.

Le transport du combustible, l'allumage, le contrôle de la combustion, le nettoyage et le décendrage s'effectuent automatiquement. Une écluse brevetée assure la fameuse sécurité du chauffage au bois qui fait le renommée de Fröling. En outre, la consommation de granulés de bois est très faible (rendement jusqu'à 93 %).

La chaudière peut égalemenet être combinée à d'autres systèmes et le principe de régulation peut être étendu à tout moment.

Les prix:
P2 15Kw: compter environ 8000 euros
P2 25 kW: compter environ 10000 euros

27 juillet 2007

Japon: de l'hydrogène à partir de bois

Un groupe de recherche du Institue of Multidisciplinary Research for Advanced Materials de l'université de Tohoku a découvert un procédé naturel de génération d'hydrogène à partir de la cellulose du bois. L'équipe de professeur Fumio SAITO a mis en évidence qu'un broyage physico-chimique à sec de la cellulose, suivi de sa caléfaction entraîne une synthèse à haut rendement d'hydrogène d'une grande pureté.

L'échantillon utilisé était composé de cellulose et d'un hydroxyde de métal qui servirait d'agent accélérateur de la réaction. Le mélange est broyé à sec puis chauffé dans un four électrique sous atmosphère d'argon. Un mélange gazeux est alors libéré, composé en pourcentage molaire à 93,5% d'H2, 6,4% de CH4 ainsi que de traces de CO et CO2. L'hydrogène moléculaire produit est considéré comme d'une grande pureté car il contient moins d'1% de CO et peut de ce fait être utilisé directement dans des piles à combustibles à acide phosphorique (PAFC). Le résidu solide généré lors de la synthèse des gaz est composé de CaO et de CaCO3, témoignant d'un grand degré de transformation du CO2, estimé à 80%.

La diffusion des piles à combustibles accroît le besoin en hydrogène. Cette méthode, relativement simple de synthèse à haut rendement d'hydrogène d'une grande pureté, à partir de biomasse telle que les débris de bois, a toutes les chances de connaître un rapide développement. Une demande de brevet a été déposée. Les résultats seront présentés lors de la conférence de la société japonaise des ingénieurs chimistes en septembre à Sapporo.

BE Japon numéro 453 (27/07/2007) - Ambassade de France au Japon / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43841.htm

Granulés de bois et isolation : duo gagnant contre le changement climatique

Cofinancée par l'Europe, une étude de l'Institut salzbourgeois pour l'aménagement du territoire et l'habitat (SIR) montre que les granulés de bois et l'isolation sont en l'état actuel des possibilités les solutions, à destination des habitats individuels, les plus efficaces en faveur de la protection du climat.

L'étude a porté sur une maison individuelle typique de la fin des années 70 et mis en concurrence divers modes de chauffage et différentes qualités d'isolation. Sans modification et selon le fonctionnement traditionnel d'un tel habitat, la consommation de fioul domestique s'élève à 3 900 L par an et les rejets de CO2 avoisinent sur la même durée 10 400 kg. Les chercheurs ont établi qu'un investissement d'isolation d'environ 36.000 euros permettait de réduire de 2 620 kg la quantité de CO2 émise. Par ailleurs, les résultats de l'étude concernant la deuxième variable, le système de chauffage, orientent clairement en direction des granulés de bois dont l'utilisation ne provoque presque aucun rejet de CO2. L'intégration d'une chaudière à granulés de bois présente en outre des facilités propres à ce système de chauffage.

Au plan financier, les auteurs signalent qu'en plus de leur avantage écologique, le second avantage des granulés de bois est leur coût : l'utilisation conjointe des granulés de bois et d'une isolation modernisée permet de réduire les dépenses annuelles de chauffage de 2 500 euros à 650 euros.

BE Autriche numéro 105 (26/07/2007) - Ambassade de France en Autriche / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43833.htm

15 mai 2007

Des champignons pour produire du bioéthanol

Une méthode biologique de dégradation de bois a été développée par un groupe de chercheurs, universitaires et industriels, dans le but de produire du bioéthanol.

Le bois est constitué principalement de lignine et de cellulose. Pour produire du bioéthanol à partir de bois, il faut tout d'abord séparer la cellulose, riche en glucose, de la lignine afin d'en extraire le sucre et le fermenter.

Les procédés actuels de dégradation consistent à broyer mécaniquement les débris de bois, ce qui est très coûteux en énergie. La méthode biologique exploite la propriété lignivore de la pourriture blanche, espèce fongique issue de nombreuses variétés autochtones de champignons. La lignine étant détruite, l'extraction du glucose contenue dans la cellulose est facilitée. L'irradiation des matériaux par micro-ondes permet d'accélérer la dégradation. Ce procédé nécessite au final 10 fois moins d'énergie que les techniques mécaniques.

Cette méthode a été développée dans le cadre d'un projet financé par la NEDO (New Energy and Industrial Technology Development Organization). L'utilisation de biomasse non-alimentaire tels que les résidus de coupe ou le bois de sciage est un enjeu majeur pour le Japon qui est loin de survenir à ses besoins en bioéthanol.

L'équipe souhaite commercialiser cette méthode d'ici 3 à 5 ans, une fois la culture des champignons optimisée.

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17 avril 2007

Construction bois et énergies renouvelables au menu du salon européen du bois du 19 au 22 avril 2007

Soutenu par tous les acteurs de la filière nationale et régionale, le Salon Européen du Bois est la seule manifestation de cette envergure exclusivement consacrée à la culture bois : construction, énergie et art du bois. L’édition 2007 rassemble à Grenoble l’offre la plus large en terme de constructeurs, architectes, prestataires et fournisseurs, en provenance de toute la France mais également d’Allemagne, Autriche, Belgique, Finlande, Italie, Slovaquie, Suède, Suisse, Pologne, Roumanie, USA et Canada. Les spécialistes présentent en grandeur nature leurs constructions : maisons à ossature bois, bois massif, madrier, constructions traditionnelles, contemporaines, bioclimatiques, habitations de loisirs ou abris de jardins. Ils proposent conseils, informations, et solutions concrètes à tous ceux qui se destinent à construire ou aménager une maison en bois, quelque soit le lieu ou la configuration de l’habitat. Le salon permet de trouver informations, prestataires et matériaux pour les projets de rénovation, de réhabilitation, d’extension de bâtiments ou d’aménagements intérieurs et extérieurs.

Energie bois et énergies renouvelables : les réponses à la problèmatique environnementale

La dimension énergétique devient aujourd’hui un enjeu majeur dans la construction et la rénovation. Afin de répondre à toutes les questions qui se posent dans ce domaine, le pôle énergie bois et énergies renouvelables est particulièrement développé dans le cadre de l’édition 2007 du salon. Comment limiter les besoins en énergie ? Quelle énergie choisir ? Comment monter un projet énergie renouvelable ? Quelle sont les démarches à suivre ? Quelles sont les aides existantes ? De nombreux professionnels des différentes filières énergies renouvelables (chauffage automatique au bois, solaire thermique, solaire photovoltaïque) présentent conseils, solutions et produits afin de faire les bons choix face à la variété des solutions énergétiques.

Construction passive et habitat durable : un enjeu de société

Le salon met cette année l’accent sur le concept de maison passive – principe de construction à très faible consommation d’énergie - Des critères précis sont associés à cette démarche et notamment l’exigence essentielle de diminuer la consommation d'énergie primaire sous la barre des 50 kWh/m²/an dont seulement 15 kWh/m²/an pour le chauffage. Pour mémoire, la consommation moyenne des résidences construites dans les années 70 était de l’ordre de 300 kWh/m²/an (dont plus de la moitié en chauffage) et la moyenne actuelle française est de 180 kWh/m²/an. Aujourd'hui, en France, construire « passif » n’est plus une démarche futuriste. Les clés de la construction passive sont bien identifiées : une bonne orientation, une isolation optimisée et continue (les fuites et déperditions thermiques sont à proscrire), la récupération de chaleur, la sobriété énergétique et l'utilisation des énergies renouvelables.

Un vaste espace collectif composé de « L'espace construction passive et bois régional » et « L'espace bois Isère », soutenu par le Conseil général de l'Isère, accueille au coeur du salon les visiteurs autour des réalisations les plus innovantes : exposition accompagnée de maquettes, conseils de professionnels, documentations, animations et actions pédagogiques... Pour assurer la démonstration, des architectes, des techniciens énergie et des professionnels sont présents en permanence sur « L'espace construction passive ». Ils présentent une sélection de panneaux détaillant une douzaine des constructions passives (historique du projet, localisation en Rhône Alpes mais également en Suisse et en Autriche, choix et contraintes budgétaires, déroulement du chantier, performance énergétique, photos, plans, etc.). Des écorchés grandeur réelle accompagnent ces maquettes réalisées par de futurs professionnels et qui offrent une vision "à coeur ouvert" des systèmes constructifs mis en oeuvre afin d'optimiser les performances. Un point info architecture sur les constructions passives et une documentation abondante permettent en complément de répondre aux questions de chacun.

Du 19 au 22 avril à Alpeexpo de Grenoble

24 février 2007

Se chauffer au bois en limitant les émissions nocies

La combustion du bois produit des particules fines qui risquent d'être inhalées et de se loger dans les poumons. Parmi les autres émissions provenant du chauffage au bois, on peut mentionner le dioxyde de carbone (CO2) et les produits d'une combustion incomplète, comme le monoxyde de carbone (CO), les composés organiques volatils (COV) et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).

Les émissions de fumée de bois sont nocives pour la santé humaine et constituent une source importante de pollution atmosphérique. Elles peuvent causer l'irritation des yeux et de la gorge, des maux de tête, des allergies et des problèmes respiratoires. Les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant de problèmes respiratoires sont particulièrement vulnérables.

Voici quelques gestes simples pour limiter au mieux les emissions de particules:

  • utiliser du bois séché: le brûlage du bois vert très humide réduit la température de combustion et accroît la formation de créosote et de polluants
  • éviter le bois traité, peint ou récupéré
  • ne jamais brûler de déchets ménagers comme le plastique, les métaux et les papiers traités, y compris le papier d'emballage
  • entretenir un feu approprié dont la température de cheminée se situe entre 150 ºC et 200 ºC (la présence de fumée foncée ou grise est signe que le feu n'est pas assez chaud et qu'il produit d'importantes émissions)
  • entretenir des feux plus petits et plus chauds au lieu de gros feux fumants (ne pas se laisser envahir par une fumée contenant beaucoup de polluants nocifs)
  • installer un tuyau à fumée à double paroi pour permettre à votre appareil de fonctionner à des températures plus élevées et plus efficacement
  • remplacez les poêles ou les foyers produits avec des technologies plus anciennes par des appareils de chauffage au bois qui assurent un meilleur rendement

16 janvier 2007

Le bois-énergie, un nouveau créneau pour cinq entrepreneurs

Le bois constitue une énergie intéressante pour le monde rural, on peut l'utiliser en bûches mais également en plaquettes, dans des chaudières adaptées. Dans beaucoup de situations, le bois n'est que partiellement valorisé, faute de disponibilité, car il est très gourmand en temps de travail. Pourtant, la manipulation et le broyage peuvent être mécanisés.

De la haie à la forêt

Avec le soutient de l’ARETAR Bretagne, cinq entrepreneurs du Morbihan se sont regroupés pour faire face à une demande croissante. "Nous avons beaucoup échangé depuis 2004, en ayant la volonté de valoriser des énergies nouvelles", explique Michel Hamon, l'un des entrepreneurs. "Nous avons observé que beaucoup de nos clients ne savaient que faire de certains bois, les laissant pourrir en bout de champ ou allant parfois jusqu'à les brûler sur leur terrain".

Les sollicitations viennent des agriculteurs qui ont planté beaucoup de haies depuis quelques années mais aussi des collectivités qui élaguent les bords de route, des propriétaires forestiers qui doivent éclaircir leurs plantations, nettoyer les parcelles avant replantation, des scieries qui disposent de chutes, …

Coller à la demande

De leur côté, les collectivités sont à la recherche de plaquettes de bois car elles ont investi dans des chaudières pour des écoles, des salles des fêtes, des piscines. Les paysagistes en demandent pour garnir leurs massifs. Il faut souvent de grandes quantités de plaquettes, stockées pendant quelques mois avant utilisation. D'un côté, des propriétaires à la recherche d'une valorisation de leurs bois et de l'autre des demandeurs de plaquettes : le créneau a tout de suite intéressé les entrepreneurs, soucieux de coller à la demande de leur clientèle rurale.

"Aucun de nous ne pouvait s'engager seul dans l'acquisition de ces matériels forestiers, nous avons préféré nous regrouper, ce qui nous permet d'être présent sur l'ensemble du Morbihan et sur les départements limitrophes". Les cinq entrepreneurs (Michel Hamon de Guer, Hervé Brûlé de St Servant-sur-Oust, Frédéric Jan, de Pluneret, Félix Hello de Pont –Scorff et Jean-Marc Chauviré de Malguénac) ont donc constitué une société spécifique "Bois-énergies-Ouest".


Du matériel forestier

En regroupant leurs moyens, les entrepreneurs ont pu acquérir du matériel forestier de grande capacité (avec les tracteurs, investissement de 400 à 500 000 euros). Le broyeur de bois plaquettes avec grappin (débit de 60 m3/heure) peut avaler des arbres d'un diamètre de 52 cm. "Si le propriétaire est intéressé par l'utilisation de plaquettes, nous travaillons en prestations de services en fournissant le broyeur et éventuellement des remorques. Si ce n'est pas le cas, nous pouvons reprendre les plaquettes. À chaque fois, nous réalisons une visite avant chantier et un devis", souligne M. Hamon.

Cette nouvelle entreprise a également acquis un broyeur forestier qui servira à l'entretien, au défrichage des forêts, à la destruction des souches, avant replantation. Ces deux matériels sont actionnés par des tracteurs spécifiques de forte puissance. Ils tourneront toute l'année selon un planning élaboré par les 5 entrepreneurs.

"On s'adaptera à tous types de chantiers et nous réaliserons, s'il le faut de la coupe d'arbres et du débardage, pour offrir une solution globale aux clients. Chaque chantier est différent et demande à être évalué "; ajoute l'entrepreneur. "En mettant en place cette prestation qui facilitera l'entretien des haies et la replantation des forêts, nous voulons contribuer à la protection de l'environnement et au développement durable". Les projets ne manquent pas chez les entrepreneurs : ils proposeront bientôt leurs services pour le pressage de l'huile ou l'approvisionnement en huiles végétales.

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7 janvier 2007

Le procédé Wood Protect de Lapeyre: protéger les bois de manière écologique

Après six années de recherche, les chercheurs de l’unité INRA-INPT-ENSIACET de Toulouse et les équipes R&D de l’entreprise Lapeyre ont mis au point un traitement révolutionnaire pour le bois de construction. Le procédé Wood Protect®, breveté par Lapeyre et l’INPT, protège le bois à cœur contre les agressions extérieures tout en lui conférant une stabilité et une durée de vie inégalées. Ce traitement innovant repose sur un procédé chimique utilisant des réactifs naturels et non toxiques. Il s’inscrit donc parfaitement dans le nouvel axe prioritaire de la recherche, la « chimie verte », qui consiste à créer des produits chimiques plus respectueux de l’environnement, notamment à partir des ressources agricoles.

Depuis 1998, les chercheurs du laboratoire de Chimie agro-industrielle de l’UMR INPT-INRA de Toulouse travaillent sur les traitements appliqués au bois d’œuvre dans son utilisation à l’extérieur. Si le bois est toujours un matériau de prédilection pour la maison, il reste particulièrement vulnérable face aux agressions du climat et aux détériorations des agents biologiques. Après six années de recherche, l’INRA et les équipes R&D de Lapeyre ont créé un traitement chimique protégeant le bois à coeur grâce à un produit naturel, sans danger pour l’environnement. Il permet de protéger les bois de la maison exposés à l’extérieur et sans contact avec le sol, comme les volets.

L’hydrophobation du bois

Composé selon les espèces de 40 à 50% de cellulose, 25 à 30% d’hémicellulose et 20% de lignine, le matériau bois est particulièrement sensible à l’humidité, aux champignons lignivores et aux insectes xylophages.

Les chercheurs ont développé un traitement à base d’anhydride mixte, un produit obtenu par réaction chimique entre des dérivés d’huiles de colza ou de tournesol (acides gras) et l’anhydride acétique. Ce produit agit par « greffage chimique» puisque l’anhydride mixte se fixe sur les fibres de cellulose. Le bois est ainsi protégé de l’humidité et des agressions extérieures et ne nécessite plus d’entretien.

L’imprégnation du bois par l’anhydride mixte se déroule en deux étapes : d’abord au sein d’un autoclave, où le vide et la pression permettent sa pénétration au cœur du bois, puis dans un bac où le bois est trempé dans un bain d’anhydride chauffé à 140°C pour favoriser le greffage du produit sur le bois.

Si la réaction d’hydrophobation du bois par estérification lipidique est connue depuis longtemps, l’agent utilisé jusqu’à présent était hautement toxique. Le défi pour les chercheurs était donc de réaliser le même type de réaction chimique en utilisant des produits naturels non polluants, issus de l’agriculture. L’anhydride mixte obtenu est donc un composé chimique « vert » dont la réaction sur le bois ne dégage aucun autre sous-produit toxique et s’avère entièrement recyclable.

Les propriétés spécifiques du traitement Wood Protect

Le traitement Wood Protect est prévu pour les volets en bois de sapin auxquels il confère une protection semblable aux bois exotiques les plus résistants. Le bois traité présente une hydrophobicité importante. Ce traitement 100% naturel n’a aucune incidence néfaste sur la faune ou la flore et s’avère sans danger pour la manipulation par l’homme. Il confère au bois une protection dans le temps d’au moins dix ans.

En terme d’utilisation industrielle, le bois traité ne subit aucune variation dimensionnelle et conserve ses propriétés mécaniques intactes. L’usinage du bois hydrophobé n’est pas non plus modifié. De plus, le traitement est totalement inodore, incolore et peut s’appliquer à toutes les essences de bois. La protection donnée par ce traitement nécessite cependant l’utilisation de produits de finition spécifiques. Ainsi, une nouvelle gamme de colles, patines, lasures a du être créée pour accompagner la commercialisation de ce bois traité.

Un exemple de « chimie verte »

Cette innovation pour le traitement naturel du bois intervient alors qu’un nouveau règlement européen REACH (enRegistrement, Évaluation, Autorisation des substances Chimiques), qui entre en application en 2008, va bientôt interdire les substances chimiques les plus toxiques. Ce règlement vise à mieux contrôler l’utilisation des produits chimiques en industrie et chez l’utilisateur final, ainsi qu’à réduire les risques environnementaux associés.

Plus largement, ces travaux reflètent la volonté d’accentuer les recherches dans le domaine de la « chimie verte ». Il s’agit de répondre aux questions de raréfaction du carbone fossile en profitant des biotechnologies vertes et blanches dans le domaine des productions agricoles, en substituant la chimie du carbone fossile (pétrochimie) par celle du carbone renouvelable (chimie des agroressources). L’objectif étant de développer des procédés chimiques sobres et propres utilisant des matières naturelles pour réduire, voire éliminer à termes, les substances chimiques dangereuses pour la santé et l’environnement .

source: INRA

12 octobre 2005

Chauffage au bois: label de qualité Flamme Verte

FLAMME VERTE est le nouveau label qui garantit la qualité et les performances énergétiques et environnementales des appareils domestiques de chauffage au bois.

Le label de qualité Flamme Verte est une initiative conjointe des pouvoirs publics (ADEME) et de certains industriels (fabricants d’équipement).

Créé en 2000, ce label est la traduction d’un objectif commun : améliorer le parc des appareils de chauffage au bois à travers l’amélioration continue de l’offre dans ce domaine. Cette initiative répond à la feuille de route que l’ADEME s’est fixée en 2000.

Ce label caractérise les appareils indépendants et les chaudières domestiques au bois les plus performants.

L’appareil labellisé Flamme Verte répond aux exigences de sécurité des normes en vigueur.