environnement, énergies renouvelables, commerce équitable

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19 avril 2008

Réparer la planète : la révolution de l'économie positive

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Depuis l’an 2000, Anne Gouyon, Maximilien Rouer et la société BeCitizen, qu’ils ont monté ensemble, repèrent dans le monde entier, les innovations technologiques et économiques, les initiatives locales ou nationales qui manifestent que l’avenir qui nous menace n’est pas inéluctable.Ils ont travaillé avec des dizaines de chefs d’entreprises, des responsables de régions qui créent des emplois produisant de l’énergie renouvelable, en dépolluant les sols et les eaux, en stockant du carbone, en reverdissant les déserts.

Ces réussites permettent de dessiner les contours de l’Economie Positive. Une économie sobre, efficace, qui s’appuie sur des technologies économes en matière et en énergie. Une économie circulaire, qui réutilise et recycle, où les déchets de l’un deviennent des matières premières de l’autre.

En 360 pages illustrées de dizaines d’exemples d’entreprises du monde entier, ce livre présente les grands enjeux d’aujourd’hui : par quelles techniques retrouver un climat stable, renouveler les sources d’énergie, les ressources naturelles. A travers des encadrés souvent provocants, il présente l’état des connaissances scientifiques et surtout des solutions pratiques, car elles existent. Il ne tient qu’à nous de les mettre en œuvre.

6 avril 2008

Biocarburants: l'Allemagne renonce à l'E10

Le ministre allemand de l'Environnement, Sigmar Gabriel, a annoncé vendredi que son pays abandonnait le recours massif aux biocarburants. La raison: environ 3,3 millions de véhicules sont incapables de rouler avec le mélange d'éthanol et d'essence classique. Le mélange, plus corrosif que le carburant classique, risquerait même d'user trop vite certaines pièces des moteurs et serait inadapté pour les véhicules de plus de quinze ans. Au demeurant, Sigmar Gabriel avait prévenu que le projet serait abandonné au-delà d'un million de véhicules inadaptés. Exit donc le E10, un agrocarburant que le gouvernement souhaitait imposer en 2009 et qui contenait 10% d'éthanol pour 90% d'essence classique.

Pour le gouvernement allemand c'est surtout un revers dans sa politique de lutte contre le réchauffement climatique. D'autant que Berlin avait et a toujours l'ambition de faire mieux que ses partenaires européens ! Cette décision pourrait marquer surtout un retournement dans la future stratégie de l'Union Européenne qui envisageait (et envisage toujours) pour 2020 la généralisation de l'E10. Ce revirement pourrait bientôt être effectué par l'Autriche où l'E10 ne sera obligatoire qu'à compter de 2010. Sans parler des doutes émis par la Slovénie et l'Italie.

2 avril 2008

L'Europe lance un fonds pour la lutte contre le changement climatique

La Commission européenne a annoncé la semaine dernière la création Fonds mondial pour la promotion de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables (Geeref) qui sera doté de 80 millions d'euros sur les quatre prochaines années. Cette initiative entre dans le cadre de la politique européenne visant à lutter contre le changement climatique.

"Les pays en développement doivent avoir accès à une énergie non polluante à un prix abordable: c'est un préalable au développement durable. Ce Fonds favorisera les investissements privés et deviendra une véritable source de développement durable, en particulier pour l'Afrique", ont expliqué dans un communiqué commun les commissaires au Développement, Louis Michel, et à l'Environnement, Stavros Dimas.

Le fonds de capital-risque doit permettre de mobiliser des financements privés pour de petis projets liés à l'efficacité énergétique et aux énergies renouvelables, a précisé la Commission.

Ce Fonds est la première initiative concrète dérivant de "l'initiative européenne en faveur d'une énergie propre et renouvelable, de l'efficacité énergétique et de la lutte contre le changement climatique dans le cadre du développement". Par ce Fonds, la Commission donne suite à ses engagements de lutter contre le changement climatique et de transférer les technologies propres vers les pays en développement.

3 mars 2008

Une bonne année pour les énergies renouvelables ? Opportunités et prédictions pour l'année 2008

Face au réchauffement climatique et à des problématiques environnementales de plus en plus fortes, la demande pour la recherche de solutions "vertes" s'accroît. Pour les capitaux risqueurs, le secteur des énergies vertes est un secteur à fort potentiel et en pleine expansion. L'année 2008 devrait donc offrir de belles opportunités dans le secteur des énergies renouvelables. Divers rapports émettent des prédictions et précisent quelles seront les tendances fortes de l'année 2008.

Aux Etats-Unis, selon le DoE, (Département of Energy), l'utilisation et le développement de nouvelles technologies pourrait réduire de 50% le coût généré par la consommation d'énergie. La création de nouveaux bâtiments "intelligents" capables d'auto-contrôler l'éclairage et de réguler la consommation d'énergie devrait continuer à progresser. La construction de ce type d'infrastructure est complexe car elle implique un grand nombre d'acteurs et concerne différentes technologies. Des solutions telles que les LEDs (diodes électroluminescentes), plus intelligentes, plus efficaces et moins polluantes vont continuer à se développer.

Le marché du Carbone est lui aussi en pleine expansion. Les contraintes d'un développement durable pour la planète encouragent le développement d'échanges financiers liés aux émissions de gaz à effet de serre. Ce marché permet aux pays ayant épargné des unités d'émissions - des émissions permises mais non "utilisées"- de vendre cet excès aux pays ayant dépassé leurs objectifs d'émissions. Par ce système, les compagnies achètent leur droit de polluer. De tels échanges sont appelés à avoir des impacts, à plus ou moins long terme, sur les choix d'aménagement du territoire, sur les modes de production et de consommation des Etats, des entreprises, des collectivités, des particuliers : localisation des ressources énergétiques, modes de transport, etc.

Les biocarburants devraient attirer l'attention d'un plus grand nombre d'investisseurs. Face à un marché de plus en plus concurrentiel, à la croissance du prix du maïs et du sucre d'où l'éthanol est produit, le développement de nouveaux biocarburants est nécessaire. Aux Etats-Unis, la demande croissante pour les biocarburants pose le problème de la durabilité de leur production. Actuellement les Etats-Unis utilisent 529 millions de litres de gazole par an et on estime que le maïs ne pourrait fournir que 56 millions de litres. Des initiatives se mettent en place pour développer des biocarburants durables. Le DoE a estimé qu'1,3 million de gallons de déchets non issus du grain, pourraient être utilisés pour produire de l'Ethanol [1]. Pour sa fabrication d'autres matières que le grain sont exploitables telles que le papier, le bois, les déchets. Le gouvernement devrait aider à la recherche d'autres matières premières, l'optimisation des procédés, le développement et le transfert de technologies ainsi que la promotion des investissements.

D'autres opportunités se dessinent autour de différentes problématiques industrielles, énergétiques et économiques. Parmi ces problématiques, le transport et la distribution de l'électricité aux Etats-Unis. Il s'agit en effet, d'un secteur sous-financé, le DoE estime que 9% de la production électrique se perd en distribution entre le moment où l'électricité est produite et son utilisation par le consommateur. Ce problème non résolu laisse place à d'importantes opportunités dans la recherche de solutions.

En 2008, il devient de plus en plus évident que le marché des énergies renouvelables sera l'un des marchés les plus prédominant. Pour les capitaux risqueurs, il s'agit d'investissements lourds et prévus sur du long terme. Cependant, des facteurs tels que l'émergence de nouvelles technologies compétitives, la mise en place et l'orientation de nouvelles mesures gouvernementales (taxes, aides financières) et la façon dont le gouvernement souhaitera réguler la consommation d'énergie pourront confirmer ou remettre en cause les prédictions sur les énergies renouvelables les plus prometteuses.

BE Etats-Unis numéro 113 (29/02/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53325.htm

23 février 2008

Les avions commerciaux émettent autant de CO2 que toute l'Afrique

Les 16.000 avions commerciaux à réacteurs en activité dans le monde émettent en un an presque autant de dioxyde de carbone, vecteur du réchauffement climatique, que toutes les activités humaines en Afrique sur la même période selon un rapport de l'Onu.

Les avions commerciaux du monde produisent 600 millions de tonnes métriques de dioxyde de carbone par an, indique ce rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement (Pnue) présenté mercredi à l'occasion d'une session extraordinaire de cette organisation, consacrée au financement du "défi climatique".

Le rapport souligne que les émissions de CO2 en provenance du secteur de l'aviation sont "de plus en plus abondantes et rapides".

Le dioxyde de carbone est le principal gaz à effet de serre émis par les avions, qui produisent également de la vapeur d'eau et de l'oxyde nitreux.

Une centaine de ministres de l'Environnement sont réunis jusqu'à vendredi à Monaco en compagnie d'experts, scientifiques et décideurs économiques dans le cadre de cette session du Pnue dont le siège est à Nairobi.

source: AFP

14 février 2008

Une vérité qui dérange - Le Réchauffement du climat expliqué aux enfants


Le réchauffement du climat est un problème essentiel; c'est un fait qui semble acquis ( sauf Allègre...mais c'est Allègre...).

Al Gore, prix Nobel de la paix 2007, s'adresse, par cet ouvrage, directement aux plus jeunes lecteurs en illustrant son propos de photographies spectaculaires et de schémas et tableaux explicatifs. Il prolonge ainsi par la force des mots la puissance des images de son film qui a largement contribué à une prise de conscience planétaire.

Ce livre sensibilise aux enjeux du réchauffement tout en gardant à l'esprit que non il n'est pas trop tard...

5 décembre 2007

l'Australie rejoint les signataires du Protocole de Kyoto

L'ouverture de la conférence de Bali sur le réchauffement climatique a été l'occasion saisi par l'Australie pour annoncer la ratification par son pays du protocole de Kyoto isolant un peu plus l'Amérique de Georges W Bush.

Cette décision qui était attendue depuis la défaite électorale infligée par Kevin Rudd au Premier ministre australien sortant dont on préfèrera oublier le nom, farouche opposant à Kyoto. Seuls les Etats-Unis, au sein des pays développés, n'ont pas ratifié ce protocole visant à réduire les émissions de CO2.

Le Premier Ministre australien doit se rendre la semaine prochaine, à l'occasion de son premier déplacement à l'étranger, à Bali où se tient jusqu'au 14 décembre une conférence mondiale sur les changements climatiques qui doit permettre de tracer une feuille de route de négociations pour prolonger le protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique.

26 octobre 2007

principales mesures issues du Grenelle environnement

OGM:
Moratoire sur les cultures commerciales d'OGM dans l'attente d'une expertise indépendante.
Transposition par la loi (printemps 2008) de la directive européenne.
Poursuite de la recherche sur les OGM selon des modalités à définir.

Agriculture:
Réduction de moitié de l'usage des pesticides "si possible dans les dix ans qui viennent" selon un plan qui sera défini par le Ministre de l'Agriculture.
Repas bio "au moins une fois par semaine" dans toutes les cantines publiques.
Multiplication par trois d’ici à 2012 et par 10 d’ici à 2020 des cultures bio (soit 20 % des surfaces cultivées au final).

Fiscalité:
Instauration d'une "écoredevance" kilométrique sur les poids lourds étrangers qui traversent la France.
Taxe écologique annuelle sur les voitures neuves les plus polluantes.
Création d'une TVA à taux réduit sur les produits respectant le climat et la biodiversité.
Demande à l'Union Européenne d'une taxation des produits importés venant de pays ne respectant pas le protocole de Kyoto.
Etude dans le cadre de la révision générale des prélèvements obligatoires d'une "taxe carbone" en échange d'un allègement de la taxation du travail.

Energie:

Poursuite de l'énergie nucléaire sans création de site nouveau.
Programme national pour les énergies renouvelables afin de dépasser l'objectif européen de 20% de la consommation d'énergie en 2020.
Généralisation de l'étiquette énergie (réservée jusqu'ici à l'électroménager).
Affichage en grande surface du «prix écologique» (intègrant le coût environnemental d'un produit à l'image de l'éco-étiquette de Casino) en plus du coût réel.
Interdiction des lampes à incandescence en 2010 au profit de lampes à basse consommation et LED.

Transports:
Création d'une éco-pastille, système de bonus-malus pour encourager l'achat de voitures propres.
Construction de 2 000 km de lignes TGV d'ici à 2020.
Extension de 329km à 1.500km du réseau de tramways hors Ile-de-France.
Plan d'investissement dans les liaisons fluviales pour retirer des routes un million de camions en 2020.
Taxation des vols intérieurs s’il existe une alternative en TGV.
Possibilité pour les villes de créer des péages urbains, de faire des couloirs dédiés au covoiturage, ou d’expérimenter ces processus.

Logement:
Tous les logements neufs devront être aux normes basse consommation d'ici à 2020 (consommation inférieure à 80 KWh par mètre carré en 2010 et à 50 KWh en 2012).
Interdiction dès 2010 des ampoules à incandescence et des fenêtres à simple vitrage.
Rénovation thermique favorisée via des crédits d'impôts et des prêts

16 octobre 2007

Les forêts contribuent-elles aux émissions de gaz à effet de serre du Canada ?

En vue de répondre à cette question, des scientifiques de Ressources Naturelles Canada (RNCan) ont élaboré le Système National de Surveillance, de Comptabilisation et de Production de Rapports concernant le Carbone des Forêts (SNSCPRCF).

Puisque les écosystèmes des forêts emmagasinent d'importantes quantités de carbone dans les arbres, la litière de surface et les sols, et parce que le carbone est libéré quand les forêts brûlent ou se décomposent, ces écosystèmes sont un facteur important à considérer dans l'étude des émissions de gaz à effet de serre. Afin de déterminer le bilan net de carbone, le SNSCPRCF utilise des données provenant de millions de peuplements forestiers dans tout le Canada.

"Ce projet se comparerait à une feuille de bilan géante sur laquelle serait enregistré un suivi des émissions et de l'absorption des gaz à effet de serre générés par nos forêts aménagées", a déclaré le scientifique Werner Kurz, de RNCan.

Le SNSCPRCF aidera non seulement les scientifiques à évaluer la capacité des forêts canadiennes en matière de stockage et de libération du carbone, mais il leur permettra également de contrôler et d'analyser les données collectées, ainsi que de conseiller les experts en aménagement forestier et les responsables des politiques.

Le modèle de bilan du carbone du secteur forestier canadien (CBM CFS3) est à l'origine de projet; ce modèle est un logiciel de modélisation basé sur des données compilées sur environ 20 ans de recherches.

BE Canada numéro 323 (12/10/2007) - Ambassade de France au Canada / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51411.htm
crédit photo: Yann Arthus-Bertrand, la terre vue du ciel, Forêt en automne dans la région de Charlevoix, Canada.

12 août 2007

Des greenbox pour sauver la planète ?

Des chercheurs du Pays de Galles (Derek Palmer, Ian Houston et John Jones) ont mis au point la Greenbox, une boîte qui se fixe au niveau du pot catalytique et emprisonne les gaz à effet de serre, notamment le CO2 et les Nox, et rejette de la vapeur d’eau.

Plus de 130 tests ont été réalisés sur la Greenbox pendant deux ans dans plusieurs centres de tests, et tous auraient réussi à avoir un taux de capture entre 85 et 95%.

Le dioxyde de carbone ainsi capturé viendra nourrir des algues génétiquement modifiées qui, broyées, serviront à produire des biocarburants utilisables par les voitures flexi-fuel.

Concrètement, la "boîte verte" s’installe sous le véhicule afin de collecter le dioxyde de carbone et l’oxyde d’azote. Par contre, la greenbox ayant unbe capacité limitée, elle doit être échangée à chaque plein d'essence. Les boîtes contenant le CO2 doivent donc être collectées dans les stations essence avant acheminement vers des "bioréacteurs" où vidées de leur contenu elles nourriraient des algues pour produire du biocarburant.

Ce procédé aurait été découvert par erreur en essayant d’augmenter la croissance des algues pour l'élevage piscicole.

Selon les chercheurs, 400 hectares de culture d'algues seraient suffisants pour traiter l'ensemble des émissions produites par toutes les voitures de Grande-Bretagne.

Toyota et General Motors, les deux premiers producteurs de voitures au monde, pourraient être intéressés par cette invention.

source: Reuters

9 août 2007

24 heures chrono pour sauver du réchauffement climatique ?

Les responsables de la série télé 24 Heures Chrono ont décidé de réduire les émissions de carbone générées par le tournage de sa septième saison.

Frappée par une soudaine prise de conscience écologique, l'équipe de production de la série américaine 24 Heures Chrono a décidé de réduire son émission de carbone, lors du tournage de la septième saison.

Véhicules roulant au biocarburant, utilisation de sources d'énergies renouvelables, studio débarrassé de générateurs à essence (remplacé par du biodiésel)..., pour le tournage de la septième saison, les producteurs de 24 Heures Chrono mettent en application tous les conseils pour réduire les émissions de gaz responsables de l'effet de serre.

De leur côté, les acteurs s'investiront dans leurs nouveaux rôles de porte-paroles écologistes. Kiefer Sutherland, interprète de l'agent anti-terroriste Jack Bauer, de même que ses collègues de baston, apparaîtront dans des campagnes de sensibilisation au réchauffement climatique.

Cette thématique sera même abordée dans des épisodes de la septième saison qui apporteront des solutions aux problèmes écologiques actuels, afin de sensibiliser les fans de Jack Bauer à la protection de la planète. "Nous espérons inciter nos téléspectateurs à regarder ce qu'ils peuvent faire dans leur propre quotidien pour aider à combattre le réchauffement climatique" a déclaré un responsable de la série. Décidemment, Jack Bauer a du pain sur la planche...

Via LCI

7 août 2007

Réchauffement climatique: Al Gore accuse les géants de l'énergie

L'ancien vice-président américain Al Gore a affirmé mardi que certains des plus grands groupes énergétiques mondiaux, dont ExxonMobil, financent des études destinées à remettre en question le concept de réchauffement climatique dans le cadre d'une campagne mondiale de désinformation.

"Il s'agit d'une campagne organisée, financée à hauteur de dix millions de dollars (7,2 millions d'euros) par an par certains des plus grands émetteurs de gaz carbonique afin de donner l'impression qu'il existe un désaccord au sein de la communauté scientifique" sur le réchauffement, a lancé M. Gore lors d'un forum à Singapour. "En réalité, le désaccord est minime."

"Certaines compagnies de tabac ont dépensé des millions de dollars pour faire croire à des divergences parmi les scientifiques. Certains groupes industriels et le numéro un mondial du pétrole ExxonMobil en ont fait autant ces dernières années", a-t-il poursuivi, assurant que le réchauffement global donne lieu à "l'un des plus forts consensus de l'histoire de la science".

Après la publication en février du rapport du Groupe dexperts intergouvernemental sur lévolution du climat (GIEC), selon lequel "l'essentiel de l'accroissement observé sur la température moyenne mondiale depuis le milieu du XXe siècle est très vraisemblablement dû à l'augmentation observée" des gaz à effet de serre rejetés par les activités humaines, "les détracteurs ont offert une prime de 10.000 dollars pour chaque article publié qui contesterait ce consensus", a encore précisé l'ex-vice-président de Bill Clinton.

Al Gore estime qu'avec la prise de conscience croissante du besoin urgent d'une action en matière climatique, la lutte contre le réchauffement va s'accélérer et les industriels devront reconnaître que que la réduction des émissions de dioxyde de carbone est également de leur intérêt à long-terme.

Si Washington doit donner l'exemple, ce qui est encore loin d'être le cas, les pays en développement ont eux aussi leur rôle à jouer, a plaidé M. Gore.

"Des pays comme la Chine, qui deviendra l'an prochain le premier émetteur au monde, ne peuvent être exclus parce qu'ils sont techniquement un pays en développement", a expliqué le nouveau chantre de l'écologie et du développement durable, dont le film "Une vérité qui dérange" véhicule le message alarmiste. "Quand on regarde le total du CO2 rejeté chaque année, la Chine dépassera bientôt les Etats-Unis", a-t-il averti.
source

23 juillet 2007

Energy Bank : premier fonds japonais pour la réduction des émissions de CO2

L'Energy Bank, premier fond japonais visant à encourager la diminution les émissions de CO2, va être instaurée le 1er août prochain par la Development Bank of Japan (établissement financier), Japan Smart Energy (entreprise de conseil environnemental) et Osaka Gas (fournisseur de gaz naturel). L'objectif premier de l'Energy Bank est de promouvoir les installations eco-énergétiques dans les petites et moyennes entreprises ainsi que chez les particuliers. Elle est issue du savoir-faire des trois entités : offre de financements, installation d'équipements eco-énergétiques et diagnostic environnemental.

Au Japon, les PME sont responsables de 20% des émissions de CO2. Alors que la quantité émise par les grands groupes industriels a diminué de 2,3% par rapport à 1990, celle des PME a augmenté de 2,9%. L'accroissement est de 53,9% pour l'ensemble des petits commerces. Il est donc capital d'inciter ces entreprises à choisir du matériel à haute efficacité énergétique, produisant moins d'émissions de CO2.

L'initiative est partie d'un constat : les produits eco-énergétiques ne sont pas encore assez connus du public et ne se diffusent pas aussi rapidement que souhaité car un investissement important est nécessaire au départ. D'où l'idée de subventionner les entreprises de service énergétique (ESCO*) telles qu'Osaka Gas.

Le fonctionnement est le suivant : l'Energy Bank va acquérir des équipements eco-énergétiques (systèmes de cogénération alimentés au gaz naturel par exemple) qu'elle louera à Osaka Gas, chargée d'équiper les PME et les particuliers. Les clients n'ont donc pas besoin de fournir l'argent nécessaire à l'achat des machines, ils ne payent que la part d'énergie consommée. Les inspections et la certification seront réalisées par Japan Smart Energy. L'Energy Bank estime entre 5 et 10% l'économie réalisée en termes de coût, permise par l'utilisation d'appareils à haute efficacité énergétique. Les partenaires espèrent encourager ainsi les PME, mais aussi les particuliers et les entreprises du secteur tertiaire, à participer à la réduction des émissions de CO2. L'objectif est d'atteindre les 15 milliards de yens d'équipement nouveau en trois ans (100 millions d'euros).

Ce fond intervient alors que le Ministry of Economy, Trade and Industry s'interroge sur la mise en place d'un marché national de droits d'émission de CO2. Grâce à l'Energy Bank, les PME pourront vendre des droits d'émissions, équivalents à la quantité de CO2 non dégagée par les installations eco-énergétiques, aux grandes entreprises qui elles ne peuvent plus réduire leurs émissions. Les PME pourront non seulement participer à l'effort environnemental à moindre frais, mais également s'enrichir grâce à leurs économies d'énergie. Ce système serait mis en place à partir de 2008.

*ESCO : entreprise mandatée par un client pour concevoir de projets en efficacité énergétique, les financer, les réaliser et les exploiter pendant une période déterminée moyennant finance.

BE Japon numéro 452 (23/07/2007) - Ambassade de France au Japon / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43722.htm

19 juillet 2007

Bientôt un avion propre à hydrogène et énergie solaire ?

Dans la lutte contre la pollution provoquée par les avions, un type de pollution dont l'impact est destiné à augmenter (en 2022 le nombre de passagers qui a déjà triplé de 1980 à 2000, est destiné à croître encore jusque 8 875 milliards), la recherche change d'objectif. Après s'être concentrée sur l'amélioration des performances et sur le rendement des moteurs, aujourd'hui elle pointe sur les carburants de substitution moins nocifs pour l'environnement.

L'Union Européenne voudrait quant à elle réduire de 50% par kilomètre les émissions de CO2 par passager et de 80% ceux des NOX dans les phases de décollage et d'atterrissage, sans oublier la réduction de la pollution sonore et de l'impact sur l'environnement. Ces thèmes sont au centre du projet ENFICA-FC (Environmentaly Friendly Inter City Aircraft powered by Fuel Cells). Son objectif est d'aboutir en 36 mois au premier vol en Europe d'un avion à pile à combustible. Le Politecnico de Turin coordonne ce projet européen en collaboration avec 10 universités et centres de recherche de différents pays. C'est l'unique projet de ce type au niveau européen.

L'ingénieur Giulio Romeo explique : "Il existe deux phases. D'une part, nous visons à la réalisation d'un avion sans pilote, un UAV de 70 mètres alimenté par énergie solaire et pile à combustible. D'autre part, des études plus théoriques sont développées". Le prototype nommé "Heliplat" aurait beaucoup d'avantages environnementaux, mais aussi de nombreuses applications pratiques. Ses caractéristiques techniques (une autonomie de vol de 3 à 4 mois sans escale, un coût de 800 à 1000 euro l'heure - contre 5 à 6 mille des avions standards) le rendraient idéal pour les tâches de surveillance de l'aire méditerranéenne. Alimenté grâce à des panneaux solaires pendant le jour et par des piles à combustible durant la nuit, cet avion pourrait voler à près de 20 milles mètres d'altitude. Ce système pourrait alimenter, dans 15 ans, des petits avions biplaces pour des vols courts.

"Le plan de travail prévoit tout d'abord la modification d'un avion biplace : le système de propulsion traditionnel sera remplacé par des piles à combustibles. De nombreux tests seront effectués sur ce prototype pour analyser ses avantages techniques et améliorer son rendement". Le coût du projet est de 4,5 millions d'euro, dont 2.918.600 euros couverts par un financement européen. L'ingénieur Romeo conclut : "un million d'euro a été demandé au conseil régional pour réaliser l'avion à énergie solaire. Il est vrai que le financement est conséquent mais les politiciens devraient comprendre que financer la recherche est d'importance vitale pour le futur".

BE Italie numéro 56 (20/07/2007) - Ambassade de France en Italie / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43648.htm

12 juillet 2007

Projet d'écotaxe avorté en Allemagne: le centime de trop ?

Le gouvernement allemand envisagerait d'imposer une écotaxe d'un centime d'euro par kilowatt/heure d'électricité ou par litre de fioul consommé, pour financer la lutte contre le réchauffement climatique a annoncé mercredi la Frankfurter Allgemeine Zeitung, citant un document officiel.

Cet écocentime doit permettre de financer un programme de subvention de 1 milliard d'euros par an, visant à encourager les économies d'énergie, selon le quotidien.

Le document rédigé par le ministre de l'Environnement Sigmar Gabriel prévoit entre autres de développer la cogénération (production combinée d'électricité et de chaleur visant à éviter le gaspillage), d'aider financièrement à la rénovation de logements, ou d'encourager l'achat de radiateurs moins gourmands.

L'information a aussitôt été démentie par l'intéressé à la radio bavaroise Bayerische Rundfunk: "nous allons présenter un projet de loi dans lequelle je vous garantis que cette proposition ne figurera pas".

2 juillet 2007

Live Earth 2007: le Woodstock "vert" pour sauver la planète

Plusieurs lieux de concert (New York, Londres, Shanghai, Sydney, Halmbourg Johannesburg, Rio De Janeiro, Kyoto et Tokyo) pour couvrir chaque coin de la planète et une constellation de stars de la pop music pour amorcer rien moins qu’une révolution dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Le show planétaire sera produit par Save Our Selves (S.O.S.), une organisation formée par Kevin Wall, l’ancien vice-président américain Al Gore, Pharrell Williams, Cameron Diaz et le réseau MSN dont l'objectif est de faire progresser les programmes internationaux de lutte contre la crise climatique en utilisant la puissance collective de ses membres pour atteindre le public dans tous les coins de la planète par média interposé. Retransmise en direct pendant plus de 24 heures, l'opération devrait être suivie par deux milliards de spectateurs.

Al Gore résume ainsi l’objectif de S.O.S. : « Pour résoudre la crise climatique, il nous faut atteindre des milliards de personnes. Nous lançons S.O.S. et Live Earth pour amorcer un processus de communication qui mobilisera des gens dans le monde entier afin qu’ils commencent à agir. »

Les organisateurs de Live Earth, en collaboration avec le U.S. Green Building Council, organisme américainl qui délivre les certifications aux bâtiments « verts », ont élaboré une nouvelle norme destinée à devenir une référence mondiale en matière de concerts et d’événements « carboneutres ».

Diffusé en France par M6 et W9 le 7 juillet 2007
Au programme (entre autres): Madonna, les Beastie Boys, les Black Eyed Peas, Genesis, James Blunt, John Legend, David Gray, Damien Rice, Paolo Nutini, Corinne Bailey Rae, Bloc Party, Keane, Snow Patrol, Red Hot Chili Peppers, Akon, Alicia Keys, Bon Jovi, Melissa Etheridge, Roger Waters, Sheryl Crow, Smashing Pumpkins, The Police,Fall Out Boy, Dave Matthews Band, Ludacris, Linkin Park, Snoop Dogg, ....

24 juin 2007

Grande Bretagne: Act On CO2, le calculateur officiel des émissions de CO2

La Grande Bretagne a lancé mercredi sur internet un calculateur d'émission de dioxyde de carbone pour permettre à chaque citoyen britannique de quantifier sa production annuelle de CO2.

Le calculateur "Act on CO2" propose à l'internaute de calculer simplement et rapidement son empreinte individuelle et suggère un plan d'action personnalisé à partir de gestes simples du quotidien destinés à réduire ses émissions.

Le site est organisé en trois parties (domicile, équipement, transport) et s'appuie sur les données reconnues par le gouvernement, a indiqué le ministère de l'Environnement (Defra).

Le calculateur est, expérimental pour l'heure, a vocation à s'améliorer avec le temps et les suggestions du public.

David Miliband, le ministre britannique de l'environnement, a expliqué que le gouvernement souhaitait avec ce calculateur clarifier les différents modes de calcul pouvant coexister aujourd'hui.

17 juin 2007

Volvo met au point la 1ère usine sans CO2 en Belgique

Les dirigeants de Volvo en Suède et en Belgique ont décidé de faire de Volvo Europa Truck NV à Oostakker, près de Gand, la première société sans CO2 de Belgique. En d'autres termes, l'énergie dont la société a besoin pour ses activités sera produite sans aucune émission de CO2.

Pour cela, un nouveau système de chauffage utilisant la biomasse sera construit, une chaudière déjà existante sera adaptée pour fonctionner à la bio-huile et des turbines éoliennes sera construites pour produire de l'électricité. Le projet sera mis en œuvre en collaboration avec Electrabel. La semaine dernière, les deux sociétés ont signé une déclaration d'intentions. Elles investissent ensemble environ 10 millions d'euros pour la création de cette société sans CO2.

Chauffage à la biomasse
A l'heure actuelle, Volvo Europa Truck NV utilise le gaz naturel pour son chauffage et, en 2005, a dégagé 4 020 tonnes de CO2, ce qui correspond à la consommation d'environ 1 100 familles. Grâce aux nouveaux systèmes et à la modification des systèmes existants, ces émissions seront réduites à zéro. Le nouveau système de chauffage brûlera des granulés de bois et la chaudière modifiée utilisera la bio-huile comme combustible. La chaudière fonctionnant aux granulés de bois a été développée à partir des technologies les plus récentes et, d'après son fabricant, représente la chaudière du futur. La puissance de chauffage installée est d'environ 17 MW.

De l'électricité grâce au vent et aux énergies vertes

Volvo Europa Truck NV souhaite passer entièrement aux énergies vertes. Environ 50% de l'électricité sera produite par trois turbines éoliennes qui seront construites sur le site Volvo. Les 50% restant d'énergie verte seront produits par Electrabel. “Nous avons mené les études nécessaires en termes d'aménagement du territoire, de bruit, d'ombre portée et de migration des oiseaux afin que les riverains ne soient pas dérangés par les turbines éoliennes” explique Marc Seghers, responsable infrastructure et environnement et chef de projet.

Une diminution de la consommation d'énergie
Dans le même temps, Volvo Europa Truck NV poursuit ses efforts de réduction de consommation d'énergie par le biais de nouveaux projets ou de projets déjà existants. Par exemple, l'année dernière, un projet de rénovation a été lancé dans l'usine de camions dans laquelle des couleurs plus vives ont été utilisées pour les sols et les murs et où l'incidence de la lumière naturelle a été augmentée grâce à l'installation de lampadaires dans la toiture. Dans l'entrepôt de Volvo Parts Gand, l'éclairage général et l'éclairage du procédé ont été remplacés cette année, entraînant une diminution de 20% de la consommation d'énergie.

La société étudie également d'autres projets écologiques, comme par exemple l'installation de chaudières solaires.

“Nous espérons que ce projet inspirera d'autres sociétés. La technologie existe déjà. “Il suffit d'oser”, déclare Patrick Collignon

14 juin 2007

Les gaz à effet de serre ont diminué dans l'UE en 2005

Selon le rapport d’inventaire annuel des émissions de gaz à effet de serre de la Communauté européenne, établi par l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), installée à Copenhague, les émissions de gaz à effet de serre (GES) responsables du changement climatique ont diminué entre 2004 et 2005.

La Communauté européenne a présenté son rapport officiel, intitulé Annual European Community Greenhouse gas inventory 1990-2005 and inventory report 2007 (Inventaire annuel des gaz à effet de serre 1990-2005 de la Communauté européenne et rapport d'inventaire 2007) au Secrétariat de la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). L’AEE a publié les premières conclusions du rapport de manière provisoire en mai 2007, en raison de l’intérêt public et politique pour la question du changement climatique. La version finale de ce rapport a été présentée à la CCNUCC le 27 mai 2007.

Les points clés du rapport final sont les suivants :

UE-15: Les émissions de GES ont diminué de 0,8% (35,2 millions de tonnes d’équivalent CO2) entre 2004 et 2005, principalement en raison d’une diminution des émissions de CO2 de 0,7 % (26 millions de tonnes).
UE-15: Les émissions de GES ont diminué de 2,0% en 2005 par rapport à l’année de base[1] retenue au titre du protocole de Kyoto.
UE-15: Les émissions de GES ont diminué de 1,5% entre 1990 et 2005.
UE-27: Les émissions de GES ont diminué de 0,7% (37,9 millions de tonnes d’équivalent CO2) entre 2004 et 2005.
UE-27: Les émissions de GES ont diminué de 7,9% par rapport aux niveaux de 1990.

[1] Pour l’UE-15, l’année de base retenue au titre du protocole de Kyoto est 1990 pour la plupart des gaz à effet de serre, mais presque tous les États membres utilisent 1995 comme année de base pour les gaz fluorés.

Dans quels pays de l’UE-15 les plus fortes diminutions des émissions de GES ont-elles été constatées?

L’Allemagne, la Finlande et les Pays-Bas ont le plus contribué à la réduction des émissions dans l’UE-15 (voir le tableau dans les Notes à l’intention de l’éditeur). La réduction des émissions de CO2 a engendré une diminution de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre dans ces pays.

L’Allemagne a réduit ses émissions de 2,3%, soit 23,5 millions de tonnes d’équivalent CO2: le passage du charbon au gaz dans la production centralisée d’électricité et le chauffage urbain a été l’une des principales raisons de la diminution des émissions. De plus, les émissions du transport routier et des ménages et services ont diminué de manière substantielle.

La Finlande a réduit ses émissions de 14,6%, soit 11,9 millions de tonnes d’équivalent CO2: les réductions des émissions résultent principalement d’une large diminution de l’utilisation de combustibles fossiles dans la production centralisée d’électricité et le chauffage urbain, grâce en grande partie à des importations d’électricité. L’utilisation de charbon, en particulier, a baissé.

Les Pays-Bas ont réduit leurs émissions de 2,9%, soit 6,3 millions de tonnes d’équivalent CO2: la production centralisée d’électricité et le chauffage urbain ont utilisé moins de combustible fossile. Les secteurs résidentiel et tertiaire ont consommé moins de combustible en raison d’un hiver plus doux.

Les autres pays de l’UE-15 qui ont vu leurs émissions diminuer entre 2004 et 2005 sont: la Belgique, le Danemark, la France, le Luxembourg, la Suède et le Royaume-Uni.

Quels sont les secteurs qui ont le plus contribué aux diminutions des GES?

Les principaux secteurs ayant contribué à la baisse des émissions dans l’UE-15 entre 2004 et 2005 sont la production centralisée d’électricité et le chauffage urbain, les secteurs résidentiel et tertiaire, ainsi que les transports routiers.

Les émissions de CO2 dues à la production centralisée d’électricité et au chauffage urbain ont diminué de 0,9% (-9,6 millions de tonnes), essentiellement grâce à une réduction de la dépendance au charbon.

Les émissions de CO2 des secteurs résidentiel et tertiaire ont diminué de 1,7 % (7,0 millions de tonnes). L’Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-bas ont fait état d’importantes réductions des émissions des secteurs résidentiel et tertiaire. De manière générale, cette diminution résulte de conditions météorologiques plus clémentes (hiver plus doux) que l’année précédente.

Les émissions de CO2 dans le secteur des transports routiers ont diminué de 0,8% (6 millions de tonnes). Ce résultat est attribué principalement à l’Allemagne. Il est dû à l'augmentation de la proportion de voitures équipées d'un moteur diesel, à l’écotaxe et à l’achat de carburant en dehors de l’Allemagne (« tourisme à la pompe »).

Quels sont les pays de l’UE-15 qui ont connu les plus fortes augmentations des émissions de GES?

En termes absolus, l’Espagne est le pays dans lequel les émissions de gaz à effet de serre ont le plus augmenté entre 2004 et 2005 (voir le tableau dans les Notes à l’intention de l’éditeur).

En Espagne, la hausse des émissions de gaz à effet de serre de 3,6%, soit 15,4 millions de tonnes d’équivalent CO2, est principalement imputable à la production centralisée d’électricité et au chauffage urbain. Cette évolution résulte d'une augmentation de la production des centrales thermiques à sources d’énergie fossile (17 %) et d'une diminution de la production des usines hydroélectriques (-33 %).

Les autres pays de l’UE-15 qui ont vu leurs émissions augmenter entre 2004 et 2005 sont l’Autriche, la Grèce, l’Irlande, l’Italie et le Portugal.

24 mai 2007

New York fait passer ses taxis au vert

Michael Bloomberg, le maire de New-York, a annoncé que la totalité des taxis devraient carburer à la fois à l’essence et à l’électrique en 2012, pour devenir "la flotte de taxis la plus importante et la plus propre de la planète". Dans un premier temps, octobre 2008, c'est un millier des 13 000 taxis jaunes qui doit être équipé de moteurs hybrides (contre 375 actuellement).

La fédération des chauffeurs de taxi de New York a applaudi la nouvelle mesure estimant que sur le long terme cette mesure sera bénéfique également pour le porte monnaie des taxis, la municipalité évaluant à 10 000 dollars les économies de carburant annuelles pour les propriétaires des très gourmands modèles Crown Victoria.

Cette mesure entre dans le cadre du plan de réduction des émissions de gaz carbonique de 30% d'ici 2030 lancé en début d'année par le maire de Big Apple.