environnement, énergies renouvelables, commerce équitable

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18 mars 2008

Belgique: une centrale alimentée au jatropha

Thenergo, un des leaders du marché en matière d'énergies renouvelables et de cogénération, a annoncé avoir lancé la construction d'une unité de cogénération alimentée par des biocarburants.

La centrale sera construite à Merksplas en Belgique et atteindra un taux d'activité pouvant aller jusqu'à 8 000 heures par an tout en générant 6 MW de chaleur pour des partenaires industriels et 9 MW d'électricité pour un équivalent de 20 000 ménages.

Le projet, baptisé Greenpower, et représentant un investissement total de 11 millions d'euros devrait être opérationnel dès février 2009. Greenpower est une joint-venture entre Thenergo, actionnaire majoritaire et exploitant de la centrale, et les familles Quirynen et Dielis.

Greenpower sera alimenté par un biocarburant produit à partir d'huile extraite de graines de Jatropha. Ces graines ont un contenu énergétique très élevé et sont cultivées sur des sols semi-arides dans le sud-est asiatique. Depuis cinq ans, Leysen NV, une société du groupe Thenergo, explore le potentiel du Jatropha comme source d'énergie renouvelable. Les recherches portent sur toutes les étapes allant de la culture à la logistique et ce afin de garantir une perte minimale d'énergie consommée au cours de la production et du transport.

27 juin 2007

Brésil: Suez investit dans une centrale à la biomasse de canne à sucre

Suez Energy International a annoncé aujourd'hui la construction d'une nouvelle centrale de cogénération (production d'électricité et de vapeur à partir d'un seul combustible) alimentée par de la biomasse de canne à sucre à Sao Joa da Boa Vista, dans l'Etat de Sao Paulo au Brésil.


La centrale thermoélectrique sera construite en coopération avec Dedini Açucar e Alcool, groupe agro-industriel brésilien, qui consommera 47 MW des 70MW d'électricité produite . Tractebel Energia, la société de production brésilienne de Suez, détiendra une participation de 63% dans le projet, le reste étant détenu par son partenaire. L'usine sera mise en production le 1er janvier 2010.

L'énergie produite par la centrale a déjà été vendue par Tractebel Energia lors de la première vente aux enchères d'énergie alternative, organisée au Brésil mi-juin 2007. Tractebel Energia a en effet vendu 23 MW à 55,3 euros/MWh à un groupement de distributeurs dans le cadre d'un contrat d'achat d'énergie électrique sur 15 ans.

" La centrale de Sao Jao constitue le premier investissement de Suez sur le plus grand marché de consommation énergétique du pays, l'Etat de Sao Paulo, où sont implantés un grand nombre de ses clients industriels ", a déclaré Dirk Beeuwsaert, CEO de Suez Energy International.

Tractebel Energia, l'un des principaux fournisseurs d'électricité du marché libéralisé brésilien, exploite déjà 13 centrales électriques représentant 6.870 MW de capacité installée.

10 janvier 2007

Aux Herbiers (Vendée), on fait de l'électricité avec du fumier

Aux Herbiers, un industriel de l'agroalimentaire s'intéresse à la méthanisation. Grâce au fumier de ses éleveurs, il va produire du courant.

Transformer les matières organiques en courant. C'est le principe de la méthanisation. Mélangés à des bactéries, les boues, le lisier, le fumier ou certains déchets sont « digérés » dans des cuves, ce qui produit un gaz, le méthane. C'est le même principe que dans un estomac. Brûlé, le gaz permet de produire de l'électricité. Le reste des boues peut ensuite être récupéré, notamment pour fabriquer du compost.

Un projet aux Herbiers

Gabriel Bonnin, vice-président du groupe Euralis, qui possède notamment la marque de foie gras Rougié-Bizac, a décidé de se lancer dans l'aventure avec quelques entreprises. Deux millions d'euros d'investissements sont prévus. Pour l'instant, le conseil régional finance à hauteur de 235 000 €. Les travaux pourraient commencer en juin (un bâtiment de 25 mètres de long avec deux grandes cuves) pour une mise en service en septembre.Mieux utiliser le fumier. L'avantage de ce procédé ? Écologique, il permet une utilisation intelligente du lisier. Dans le Bocage vendéen, par exemple, les agriculteurs n'ont plus assez de place pour l'épandage. Car, chaque année, l'urbanisation prélève des terrains sur la campagne. Pour son foie gras, Rougié-Bizac travaille avec des centaines d'éleveurs. « On passe du statut de gêneur à celui de pionnier, engagé dans une démarche positive. »Récupérer aussi l'eau chaude. Au départ, le lisier devrait dégager 500 000 mètres cubes de méthane, pour produire environ 1 700 mégawatts d'électricité par an. Autre avantage : on peut chauffer l'eau grâce à la chaleur produite par la combustion. C'est la cogénération. L'eau servira pour nettoyer le site, mais également l'abattoir d'Euralis. « Et pourquoi pas, à terme, l'utiliser pour la piscine des Herbiers ? » imagine Gabriel Bonnin.Une expérience. Bien connu dans certains pays d'Europe, comme en Allemagne ou au Danemark, le procédé est encore peu utilisé en France. Quelques projets commencent à émerger ici et là, comme près de Saint-Brieuc. « Mais on fait partie des pionniers, pense Gabriel Bonnin. On espère que tout va fonctionner pour le mieux. Beaucoup s'y intéressent, tout en attendant aussi, qu'on essuie les plâtres ! ».

Source:Ouest-France