environnement, énergies renouvelables, commerce équitable

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30 avril 2008

Japon: des "nouilles écologiques"

Acecook, grand fabricant de nouilles instantanées, a lancé pour commémorer le 60e anniversaire de l'entreprise ses 1ères nouilles "écologiques" dont l'emballage est 100% biodégradable et fait à partir de biomasse.

Les matériaux utilisés sont de l'amidon végétal, du PLA (acide polylactique) et du polyester dégradé. La particularité du produit est que tout l'emballage est biodégradable, aussi bien le récipient contenant les nouilles que les films qui conditionnent la sauce et les épices. Lorsque l'emballage est enfoui sous terre, il peut être entièrement bio-dégradé en 24 mois. Acecook présentera son produit au sommet du G8 à Toyako cet été. L'entreprise lance également une campagne auprès des collégiens, leur proposant de mettre une plante verte dans le récipient biodégradable qui sert ainsi de pot au début mais qui est ensuite dégradé progressivement en terre.

Cup Noodle, autre grande entreprise commercialisant des nouilles instantanées, propose également des nouveaux produits plus écologiques. Une gamme "rechargeable" a été lancée, afin que le consommateur réutilise toujours le même récipient et que seul l'aliment soit acheté sous forme de recharge jetable. La marque propose même des récipients personnalisables (couleurs, dessins etc.) Pour les consommateurs qui préfèrent la solution 100% jetable, le "cup noodle" sera disponible dans un emballage en papier, réduisant ainsi l'impact environnemental du produit.

Il faut savoir que plus de 54 milliards d'unités de nouilles instantanées sont consommées par an au Japon (chiffre de 2006). Le marché des "nouilles écologiques" n'est donc pas à négliger.

BE Japon numéro 480 (28/04/2008) - Ambassade de France au Japon / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54361.htm

19 avril 2008

Canada: bientôt du biohydrogène à partir de déchets organiques

La majeure partie de l'hydrogène vient actuellement du gaz naturel et le reste, surtout du pétrole lourd, du naphta et du charbon. Des techniques qui consomment énormément d'énergie et produisent des gaz à effet de serre.

« Produire de l'hydrogène à partir de matières organiques est meilleur pour l'environnement et exige considérablement moins d'énergie », explique Serge Guiot, chef du groupe de bioingénierie environnementale à l'Institut de recherche en biotechnologie du CNRC. « Divers obstacles devront toutefois être surmontés avant qu'on puisse le faire à grande échelle. »

L'équipe de Serge Guiot cherche la combinaison idéale de microorganismes et de conditions de culture pour capter l'hydrogène de la matière organique. La fermentation libérant peu d'hydrogène, l'équipe a songé à développer et à optimiser des piles à combustible microbiennes assistées d'un léger courant électrique. L'approche, baptisée « électrolyse biocatalysée », accroît la production d'hydrogène après fermentation. L'équipe examine aussi un système de fermentation à haute température qui augmentera la concentration en hydrogène du gaz synthétique obtenu par gazéification, advenant le cas où cette technique thermochimique permettrait une meilleure conversion des déchets solides, de la paille, des résidus du bois ou du charbon.

« Nous aimerions créer des biosystèmes qu'on regrouperait en processus à étapes multiples afin d'extraire tout l'hydrogène ou presque de la matière première », déclare Serge Guiot.

13 mars 2008

Veolia va caturer et stocker le CO2 à Claye Souilly (77)

Veolia Environnement a choisi son site de Claye Souilly en Seine-et-Marne pour étudier la mise en place d'un projet de capture et de stockage géologique de CO2.

Avec 200.000 tonnes de CO2 traitées annuellement, le site sera à ce jour le plus important en France. Ce projet "ouvre la voie à l'une des solutions permettant de contribuer aux objectifs mondiaux de réduction de gaz à effet de serre", fait valoir Veolia.

Le dioxyde de carbone est émis par la combustion du biogaz (méthane) extrait des déchets stockés par Veolia à Claye-Souilly, la plus grande décharge du groupe en France. Il sera "injecté, sous contrôle, dans un aquifère salin, situé à plus de 1.500 mètres de profondeur pendant plusieurs années".

Le projet, d’un coût non communiqué, se fera en partenariat avec Geogreen, société commune entre l’Institut français du pétrole (40 %), le groupe d’ingénierie Géostock (40 %) et le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM, 20 %).

10 janvier 2008

Allemagne: de l'énergie à base de fientes de poules !

Dans le cadre de son programme d'innovation pour l'environnement, le Ministère fédéral de l'environnement (BMU) soutient un projet de construction d'une centrale innovante de production de biogaz et d'engrais à Köthen (Land de Saxe-Anhalt). Chose inédite en Allemagne, la matière de base utilisée par l'entreprise Gut Mennewitz GmbH est constituée à 70% de fientes de poule. L'installation est par ailleurs équipée d'un système de recyclage des eaux de traitement.

"Ce projet est favorable à l'environnement à de nombreux égards. Il permet une valorisation énergétique inédite à l'échelle industrielle d'un déchet d'élevage problématique, ainsi que la production d'un engrais de haute qualité pour l'agriculture. Les besoins en eau sont significativement réduits et le biogaz produit n'a pas d'impact sur le climat. [...] C'est un pas de plus pour le développement des énergies renouvelables en Allemagne."

Les 70.000 volailles élevées dans les fermes de Gut Mennewitz GmbH doivent produire environ 25.000 tonnes de fiente par an qui, ajoutées à des ensilages de maïs et d'herbe, doivent être transformées en biogaz. La combustion de ce biogaz permettra ensuite de générer à la fois électricité (l'équivalent des besoins de 4.600 foyers) et chaleur (l'équivalent d'1,8 million de litres de fioul).

Généralement jusqu'à aujourd'hui, la proportion des fientes de volailles dans la matière de base utilisée dans les usines de production de biogaz ne dépasse pas 30% en raison de leur teneur élevée en azote qui se retrouve dans les eaux usées. Le processus de fermentation s'en trouve par ailleurs freiné, d'où une limitation du rendement global. L'entreprise allemande a conçu une installation où sable, matière azotée et matière alimentaire peuvent être extraits des fientes. La matière restante est valorisée sous forme d'engrais.

Ce projet doit servir de modèle pour l'ensemble du secteur de production de volailles et d'oeufs en Allemagne. D'un coût total de 10 millions d'euros, il est financé à hauteur de 930.000 euros par le BMU dans le cadre de son programme pour l'innovation dans le domaine de l'environnement ("Umweltinnovationsprogramm").

BE Allemagne numéro 367 (10/01/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52512.htm

9 décembre 2007

Japon: un film plastique rapidement biodégradable

Le Osaka Municipal Technical Research Center a mis au point, conjointement avec des fabricants d'emballage, un film plastique transparent en acide polylactique (PLA) qui se dégrade rapidement lorsqu'il est enfoui sous terre. Ce plastique, chauffé préalablement au four micro-onde par exemple, se décompose en moins d'un an sous terre.

Le PLA est un polymère qui peut être dégradé par l'oxygène produit par les microorganismes présents dans le sol. C'est pourquoi il est dit biodégradable. Bien qu'utilisé de plus en plus dans les barquettes alimentaires ou les coques de téléphones portables, il faut attendre 2 à 3 années avant qu'un simple sac plastique soit totalement transformé.

Afin de favoriser la biodégradation du plastique, les chercheurs ont intercalé entre deux couches de PLA une substance chimique qui permet d'accélérer la décomposition du PLA. Lorsque le film plastique est chauffé, cette substance chimique diffuse à la surface du matériau et accélère la dégradation du PLA par l'oxygène.

Actuellement, comme de temps de décomposition du PLA est trop long, les plastiques biodégradables sont généralement incinérés. Le temps de dégradation ayant été diminué, l'enfouissement devient envisageable, pouvant entraîner de ce fait une baisse des coût de traitement des déchets ainsi qu'une diminution des émissions de CO2.

BE Japon numéro 465 (7/12/2007) - Ambassade de France au Japon / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52214.htm

6 novembre 2007

Ignitor: du nucléaire propre ?

Le projet ITER dépassé ? C'est ce que laissent penser des recherches menées en Italie sur un réacteur du futur, capable de fournir une "énergie propre": l'Ignitor.
Ignitor est le fruit d'un groupe de travail entre le MIT, l'ENEA (Ente per le Nuove Tecnologie, l'Energia e l'Ambiente), et d'autres centres italiens initié dans les années 70 avec le projet Alcator. Il serait prévu pour consommer du deutérium et du tritium, avec des pics de températures pouvant atteindre jusqu’à 111 millions de degrés, soit davantage que le soleil, ainsi que des pressions de 33 atmosphères générant une puissance de 100 MégaWatts...

Avec un tel réacteur, le problème des déchets serait résolu car dans le cadre de son fonctionnement, il est prévu que « tout se recycle ». Le professeur Coppi, professeur de physique des plasmas au MIT, est d’ailleurs convaincu qu' ITER ne réussira jamais à construire un réacteur à fusion pour fournir de l’énergie propre, tandis que le projet Ignitor peut au contraire en l’espace de dix ans arriver à un résultat pratique et être correctement employé.

19 septembre 2007

Espagne: de la graisse de poisson pour le biodiesel

Le Ministère pour l'Innovation et l'Industrie de Galice finance un projet de recherche sur l'utilisation de la graisse de poisson des industries de la conserverie dans l'élaboration du biodiesel. Pour l'instant, l'étude en est aux essais préliminaires. Le Centre Technologique National de Conservation des Produits de la Pêche (Anfaco Cecopesco) met à l'étude les avantages que la graisse de poisson trouvée dans les eaux résiduelles de l'industrie de la conserverie pourrait présenter pour la fabrication du biodiesel.

La chercheuse d'Anfaco-Cecopesca, Ana Belén Torres, affirme que son équipe est convaincue des bénéfices à tirer des huiles de conserverie. Selon elle, les effluents générés à certaines étapes du procesus d'élaboration des conserves de poisson pourraient présenter de grands avantages pour obtenir du biodiesel. En effet, ces huiles sont facilement séparables grâce à des méthodes physiques, et pour l'instant, elles ne sont destinées à aucune application industrielle.

"La création de nouveaux processus d'emploi des graisses d'origine animale permettra aux entreprises de transformation d'avoir plusieurs alternatives de valorisation de leurs résidus tout en obtenant un carburant écologique présentant de grands avantages environnementaux", précise la chercheuse.

Le travail de l'équipe d'Anfaco-Cecopesca commence par la récupération de la graisse. Ensuite, l'équipe purifie l'huile à travers un processus de centrifugation et d'évaporation. Une fois cela réalisé, les chercheurs mettent à l'étude le rendement de la production de biodiésel en fonction de variables déterminées (proportion d'alcool, température, temps de réaction). Une troisième étape réside dans l'analyse des propriétés du biodiesel obtenu pour évaluer sa qualité.

Les responsables du projet ont insisté sur l'importance de cette recherche. Si la production de biodiésel à partir d'huile de poisson s'avérait viable d'un point de vue technique et économique, elle supposerait une nouvelle forme de fabrication de biocarburant à partir d'un résidu qui pour l'instant n'est nullement exploité.

Pour l'instant, les chercheurs ont réalisé les premiers essais préliminaires qui leur permettront d'optimiser les processus et de commencer à analyser les paramètres de contrôle exigés pour le biodiésel commercial. Obtenir des résultats positifs dès cette première étape impliquerait que l'équipe de chercheurs se fixe de nouvelles phases de travail plus complexes et ambitieuses. Dans un premier temps, celles-ci exigeraient la réalisation d'études en laboratoire et des essais pilotes, ainsi qu'une analyse économique complète.

BE Espagne numéro 65 (19/09/2007) - Ambassade de France en Espagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51044.htm

15 juillet 2007

Demano, la banderole publicitaire recyclée à la mode espagnole

L' idée est ingénieuse, même si elle n'est pas vraiment originale (voir Bilum, Freitag,...), de fabriquer des sacs étanches, solides et colorés , de toute les formes et de toutes les couleurs à partir de banderoles de publicité destinées à finir aux ordures.

La matière première chez Demano présente en outre la particularité d'être liée à la culture catalane et plus particulièrement barcelonaise: les jeunes designers de Demano ont en effet eu l'idée de signer un accord avec diverses institutions locales (musée d'art contemporain de Barcelone, mairie de Barcelone, fondation Tapiès,...) afin de récupérer leurs bâches publicitaires.










La matière imperméable, flexible et résistante permet des usages multiples et variés que Demano, en s'ouvrant à d'autres designers, n'hésite plus à décliner non seulement en sacs mais aussi en sacoches à vélo, chapeaux et bottes !

A l'instar des sacs bilum ou Freitag, les sacs Demano sont de véritables pièces de collection. Ils sont tous uniques, raison de plus d'investir dans le recyclage...

Pour plus d'informations:
le site demano.net et sa boutique en ligne (site en anglais, espagnol ou catalan)

17 avril 2007

Des déchets radioactifs retraités en énergie propre ?

Les lois de la physique disent que la masse et l'énergie ne peuvent être ni produites ni détruites mais seulement transformées. Partant de cette base la société israélienne Environmental Energy Resources (EER), aidée de scientifiques russes, a mis au point un réacteur transformant les déchets radioactifs et dangereux en énergie propre. Le réacteur d'EER combine trois processus dans un seul : il décompose le déchet ; gazéifie des restes de carbone et convertit les composants inorganiques en déchets solides. De plus EER produit de l'énergie : 70% sert à l'alimentation du réacteur et les 30% d'excès peuvent être revendus. Ainsi, la société réunie deux des marchés les plus intéressants : l'environnement et l'énergie propre.

source

15 avril 2007

L'ordinateur plus polluant que la voiture ?

Greenpeace vient d'éditer sa 3ème édition du Guide pour une High-tech Responsable qui note les grands fabricants en fonction de leur respect de l'environnement. Le chinois Lenovo arrive premier de la liste... mais Apple persiste au dernier rang.

240 kg de combustible, 22 kg de produits chimiques, 1,5 tonne d´eau : c´est ce que nécessite la fabrication d´un ordinateur personnel (PC) standard de 24 kg. En comparaison, une voiture ne requiert que deux fois son poids en matières premières et ressources naturelles !

L'organisation a ainsi scruté quatorze fabricants à l'aide de neuf critères parmi lesquels l'élimination des substances chimiques dangereuses, la reprise et le recyclage des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE), etc.

Premier du classement, le fabricant chinois Lenovo obtient une note de 8 sur 10, notamment grâce à la mise en place d'un programme de collecte et de recyclage des déchets dans l'ensemble des pays où sont commercialisés ses produits. Les autres constructeurs - Nokia, Sony-Ericsson, Dell, Samsung, Motorola, Fujitsu-Siemens, HP et Acer - ont tous progressé, même si Sony, LGE, Panasonic et Apple n'obtiennent toujours pas la moyenne. Greenpeace précise cependant que Sony Ericsson « va au-delà de ce que demande la directive RoHS (Restriction des substances dangereuses dans les produits électroniques).»

Mauvais élève de la liste, Apple obtient la moins bonne note (2,7/10). Selon Greenpeace, Apple « n'endosse pas le principe de précaution, refuse de divulguer sa liste de substances contrôlées et ne fournit en outre aucune date d'échéance sur l'élimination du PVC ».

Par ailleurs, plutôt que de jeter vos ordinateurs, pensez donc aux associations telles que Computer Aid, Co-ordinateur, Emmaüs, ...

25 février 2007

Castelbuono (Italie): des ânes pour collecter les ordures

La ville sicilienne de Castelbuono a décidé de remplacer sa batterie de camions poubelles par une escouade d'ânes, une manière plus écologique de collecter les ordures, selon les autorités locales.

Autrefois symbole de pauvreté, l'humble serviteur sur quatre pattes ouvre d'autres perspectives, déclare le maire Mario Cicero qui avance que les animaux sont moins onéreux et émettent moins de gaz à effet de serre que les camions.

"Nous avons eu cette idée (...) naturelle et pratique pour améliorer notre environnement", a déclaré Cicero.

Mais tandis que les ânes arpentent les rues pavées et donnent un côté pittoresque à la ville tout en ramassant les ordures classiques ou recyclables, certains habitants y voient plus un rude souvenir d'un passé difficile. "Nous devons aller de l'avant pas reculer, c'est comme un retour en arrière de 40 ans", commente l'un d'entre eux.

21 février 2007

Les récifs artificiels de pneus: un désastre écologique

C'est l'histoire d'un projet bien intentionné qui a viré au cauchemar: à deux kilomètres au large de Fort Lauderdale, en Floride, un "récif" de deux millions de pneus entassés sur le fond marin est devenu au fil du temps un véritable désastre écologique.

Lancé en 1972, le projet visait à construire le plus grand récif artificiel de pneus usagés. Il s'agissait de créer un nouvel habitat marin et des sites de plongée alternatifs pour alléger la pression sur les récifs naturels, tout en se débarrassant de pneus usagés encombrant les décharges.

Plusieurs décennies plus tard, il apparaît clairement que c'est un échec total. Peu de vie marine est apparue, et des pneus se sont libérés de leurs attaches de nylon et d'acier, se répandant au fond de l'océan sur une superficie équivalente à 31 stades de football...

Certains sont rejetés sur les plages. Des milliers d'autres se sont coincés dans le récif naturel situé à proximité, bloquant la croissance des coraux et dévastant la vie marine. Et ce genre de problèmes s'est vérifié avec tous les récifs de pneus créés dans le monde.

"Ils tuent le corail", souligne William Nuckols, coordinateur de Coastal America, une organisation publique impliquée dans un projet de ramassage des pneus du récif de Fort Lauderdale, qui fera l'objet d'un programme-pilote d'un mois en juin. Au total, l'opération de nettoyage devrait durer jusqu'en 2010 et coûter à la Floride 3,4 millions de dollars (2,6 millions d'euros).

En 1972, la firme Goodyear affirmait que le récif floridien "fournirait un abri pour les poissons et autres espèces marines", et évoquait également "les excellentes propriétés des pneus usagés comme matériau de récif".

"La très bonne idée était de créer un habitat (...) afin de pouvoir multiplier par deux ou trois la faune marine dans la zone", souligne le professeur Ray McAllister, qui joua un rôle clé dans la création du récif. "Mais cela ne s'est pas passé ainsi. Avec le recul, je vois que c'était une mauvaise idée."

Lors des dernières décennies, des récifs de pneus ont été érigés ailleurs dans le monde. "Nous avons jeté des millions de pneus dans les océans", souligne Jack Sobel, un chercheur de l'organisation Conservation des océans. "Je suis convaincu que les personnes qui faisaient la promotion des récifs artificiels de pneus étaient bien intentionnées et pensaient bien faire. Mais rétrospectivement, on comprend aujourd'hui que c'était une erreur."

Contrairement aux grandes épaves de navire, les pneus sont trop légers et peuvent être emportés en cas de violentes tempêtes. La Virginie en a fait l'amère expérience. En 1998, l'ouragan Bonnie a dévasté un récif de pneus au large de l'Etat: les gommes ont dérivé vers le sud, finissant leur course sur des plages de Caroline du Nord.

L'Indonésie et la Malaisie ont mené de vastes programmes de récifs de pneus dans les années 80 et commencent à en subir les effets indésirables, selon M. Sobel. Aujourd'hui, la plupart des pays ont renoncé à cette pratique.

Les pneus récupérés au large de Fort Lauderdale seront recyclés dans des projets routiers ou pour produire du combustible, selon Michael Sole, chef du département de Protection de l'environnement de Floride. Et d'ajouter: "Cela va être un énorme travail de les remonter tous."

Source: Associated Press

7 janvier 2007

Qu’est-ce que la contribution écologique sur les produits électriques et électroniques ?

Objectif
La France produit 16kg par an et par habitant de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE). Conformément à la directive européenne du 27 janvier 2003, la contribution écologique vise à assurer le bon fonctionnement de la filière de recyclage, en prenant en charge au moins un quart de ces déchets, soit 4kg par an et par habitant.
Cette filière garantit un traitement respectueux de l’environnement pour les substances dangereuses que contiennent ces produits, ainsi qu’un meilleur recyclage des plastiques et métaux. En outre, 75 % de la masse des gros équipements devra être recyclée ou réutilisée.

Equipements concernés
Tous les équipements électriques et électroniques : téléviseur, réfrigérateur, ordinateur, four à micro-ondes, grille-pain, poste de radio, téléphone portable, lecteur MP3 etc. Ces équipements sont facilement reconnaissables grâce à un logo : une poubelle sur roues marquée d’une croix. Ils représentent chaque année une masse de déchets estimée à 1,7 millions de tonnes.

Que faire avec les produits usagés ?
Le consommateur dispose de trois solutions :
- rapporter son produit usagé à son revendeur lors de l’achat d’un nouveau matériel, qui a désormais l’obligation de reprendre l’ancien sur présentation du ticket de caisse.
- le confier à sa déchetterie locale, via des collectes sélectives qui sont progressivement mises en place par les collectivités.
- donner à une association (Emmaüs par exemple) qui réparera et mettra ensuite en vente ces produits, à bas prix, dans le circuit de l’économie solidaire.

Coût
Il varie selon le type d’équipement acheté, de quelques centimes d’euros pour un téléphone portable, composé d’éléments facilement recyclables, jusqu’à 13 euros pour un réfrigérateur, dont le traitement reste très onéreux en raison des gaz et fluides frigorigènes qu’il contient.
Ce coût sera mentionné par les producteurs et reporté à l’identique sur l’étiquette, en sus du prix de vente : pour la première fois, le consommateur sera informé de la part que représente la protection de l’environnement dans le prix de ses achats. Cette contribution existe en effet dans d’autres secteurs (pneumatiques, emballages), mais est incluse dans le prix global.

Calendrier
La mesure, consécutive au décret du 20 juillet 2005, est en vigueur depuis le 15 novembre 2006.

4 janvier 2007

Eco-Folio: un éco-organisme pour les imprimés non sollicités

Eco-folio: c’est le prochain éco-organisme qui devrait bientôt être créé par les industriels pour répondre à leur responsabilité vis-à-vis des déchets en fin de vie, ici les imprimés non sollicités (INS). Un éco-organisme qui s’ajoute à la liste de ceux récemment agréés (Ecologic, Eco-système, ERP, Recylum) qui interviennent dans la filière des déchets issus des équipements électriques et électroniques (DEEE).

Mais la comparaison s’arrête là. Contrairement aux DEEE, la filière des INS n’a pas été créée par souci écologique. C’est en fait une mesure purement financière. «L’élimination des déchets publicitaires non adressés était jusqu’alors entièrement à la charge des collectivités locales et donc, in fine, du contribuable local alors même qu’il n’avait pas sollicité ces imprimés», rappelle Vincent Geffroy, chef du bureau de la qualité écologique des produits au ministère en charge de l’environnement. Depuis 1999, les élus locaux ont tenté de trouver un compromis avec les industriels, très réticents à s’impliquer.

Au final, un décret (n°2006-239 du 1er mars 2006) a établi le cadre général. Il oblige à la création d’un seul éco-organisme qui prend en charge les obligations des émetteurs d’INS et organise la participation au financement grâce à des contractualisations avec les collectivités locales et les repreneurs. Pour mieux convaincre les industriels, le texte précise que, «à défaut de création de l'organisme avant le 31 décembre 2006, la contribution sera gérée par l'Ademe.» Mais si Eco-folio devrait bien être agréé à temps, il ne sera opérationnel que progressivement au cours de l’année 2007.

Le décret relatif aux barèmes de contribution et de soutien de la filière des déchets d’imprimés est paru au journal officiel du 30 décembre. Il devrait être suivi par l’agrément, dans les toutes prochaines semaines, de l’éco-organisme Eco-folio.

Eco-folio comptera une quarantaine d’associés regroupés en quatre collèges: le commerce, la presse d’annonces gratuite, les éditeurs d’annuaire et les autres assujettis. Cette dernière catégorie représente les émetteurs d’imprimés qui n’ont pas d’obligation au sens du décret de mai 2006 mais qui souhaitent s’investir dans la filière. Sur les 5 555 kilotonnes de papiers à usage graphique consommés en France (chiffre de 2004), seuls 800 à 1.100 kilotonnes sont concernés par la nouvelle règlementation.

15 décembre 2006

Cleanupdays, un site pour faire se renconterer bénévoles et organisateurs d'opérations en faveur de la préservation de l'environnement

Les journées consacrées bénévolement au ramassage des ordures abandonnées en montagne, dans les campagnes ou sur les plages se multiplient un peu partout en France. L’association Cleanupdays leur consacre un site web interactif ( www.cleanupdays.org ) qui permet aux bénévoles de localiser facilement les lieux de rendez-vous mis en ligne.

« Les organisateurs de ces journées ont du mal à mobiliser plus que leur cercle de connaissances. D’un autre côté, beaucoup sont prêts à donner de leur temps sans savoir où s’adresser. Nous les mettons simplement en relation », expliquent les fondateurs de cette initiative marseillaise.

Cleanupdays.org fonctionne automatiquement : en quelques clics, les organisateurs peuvent remplir gratuitement une fiche descriptive de leur manifestation en indiquant leurs coordonnées, la date, le lieu de rendez-vous, le matériel fourni ou à emporter… Pour les bénévoles - plusieurs centaines à ce jour - l’inscription prend moins de 30 secondes, le temps de laisser son nom, son mail et son département de résidence. Dès qu’une journée sera organisée près de chez eux, ils recevront un mail pour en être averti, et pourront même s’y inscrire pour aider les organisateurs à faire leur compte de gants, sacs poubelles, bennes, etc. «

Voilà un juste retour du progrès : on le tient comme responsable des dégâts sur l’environnement, mais dans le cas de cleanupdays.org , il permet de mobiliser rapidement des bras à grande échelle », apprécient les fondateurs.

10 décembre 2006

Une usine de biométhanisation des biodéchets pour le Calaisis

Le maire de Calais Jacky Hénin (PCF) a inauguré vendredi la première installation en France qui valorisera totalement et ensemble les biodéchets, graisses et huiles usées pour les 160.000 habitants du Calaisis.

Cette première usine de biométhanisation - permettant de traiter 28.000 tonnes de déchets par an - avec production électrique et récupération optimale de chaleur commencera à fonctionner progressivement en février pour atteindre son plein rendement en octobre 2007.

Elle complète le centre de tri pour la valorisation de tous les types d'emballages (11.000 tonnes par an), la plate-forme de regroupement du verre (7.900 tonnes) et le réseau dense de déchetteries gérés par le Sevadec (Syndicat d'élimination et de valorisation des déchets du Calaisis).

Selon M. Hénin, président du Sevadec, l'ensemble de ces infrastructures permet au Calaisis de "répondre dès aujourd'hui au plan départemental (...) de valorisation de plus de 50% des déchets collectés, prévu pour 2011".

Le principe de l'usine de biométhanisation est simple, a expliqué à la presse le directeur général des services techniques du Sevadec Christophe Guerre-Genton : "il s'agit d'accélérer en 21 jours le processus naturel de décomposition des biodéchets (jardinage, alimentation, journaux, cartons, textiles et graisses alimentaires) dans un immense +digesteur+ d'une capacité de 3.100 mètres cubes".

Ce cylindre d'environ 20 mètres de haut comporte à sa base des injecteurs de biogaz qui obligent les matières en fermentation à effectuer un cheminement circulaire. Après séchage et affinage, le résultat obtenu est un compost organique de qualité pour l'agriculture et des "jus fertiles", pouvant également avoir des usages agricoles mais pas encore homologués.

Le biogaz rejeté sera vendu à EDF pour être transformé en électricité alors que les vapeurs ont un usage thermique.

L'installation de 20 millions d'euros est un projet de Valorga International, filiale du groupe espagnol Urbaser.

11 octobre 2005

lancement de la campagne "Réduisons vite nos déchets, ça déborde !"

La campagne " Réduisons vite nos déchets, ça déborde ! " s'inscrit dans le Plan national d'action et de prévention de la production de déchets lancé par le ministère de l'écologie et du développement durable en 2004, qui vise à stabiliser la production de déchets à l'horizon 2008.

La campagne nationale de réduction des déchets, lancée mardi par le gouvernement, met l'accent sur neuf "bons gestes", qui visent surtout les emballages, les plastiques et les prospectus.

Selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), nos poubelles contiennent 11% de plastiques (dont 19% sont recyclés), 13% de verre, 25% de journaux, papiers et cartons, 29% de matières biodégradables (aliments etc.), 4% de métal et 18% d'autres matériaux (textiles, combustibles, les déchets dangereux etc.).

La campagne a choisi ces 9 gestes pour leur simplicité:

  1. - Utiliser un cabas ou un panier. Les "sacs de caisse" représentent 70.000 tonnes de plastiques par an et ne sont utilisés en moyenne que 20 minutes avant d'être jetés. La plupart des îles (Corse, Belle-Île, Ré ...) les ont déjà éliminés car ils s'envolent facilement et sont mortels pour les animaux marins (dauphins, tortues etc). En 2 ans, le nombre de sacs de caisse a diminué de 20%, grâce à la pression des associations écologistes et aux efforts des distributeurs.
  2. - Eviter les produits jetables à usage unique, tels que les assiettes en plastique, gobelets en papier, rasoirs jetables etc. Notre société est devenue la "reine du jetable".
  3. - Eviter les portions individuelles et autres "mono doses": mini fromages, lingettes, dosettes de café génèrent jusqu'à dix fois plus d'emballages que le même produit en paquet standard. Les lingettes de nettoyage permettent d'économiser de l'eau, mais produisent 3 à 6 fois plus de déchets et coûtent cher.
  4. - Boire l'eau du robinet. La consommation de bouteilles d'eau plate a augmenté de 33% entre 1994 et 2003 pour une personne seule, selon Eco-emballage. Or, l'eau du robinet offre toutes les garanties de sécurité. De surcroît, elle est beaucoup moins chère.
  5. - Choisir les produits en vrac ou à la coupe: fromages, viande, fruits et légumes sont emballés d'un simple papier au marché ou chez le détaillant, contrairement au supermarché, où ils sont "suremballés" (barquettes, films en plastique, etc.)
  6. - Choisir entre deux produits le moins emballé.
  7. - Economiser les piles en branchant baladeurs et radios sur secteur à la maison.
  8. - Coller un autocollant "stop pub" sur la boîte aux lettres. Chaque famille reçoit 40 kg de prospectus par an. A Paris, le "stop pub" largement distribué par la mairie a permis de diminuer de 5% les prospectus distribués.
  9. - Limiter les impressions papier, imprimer recto-verso. Pour mémoire, un employé de bureau jette environ 80 kg de papier par an.

26 septembre 2005

Registre français des emissions polluantes

Ce registre est nouveau et permet aux populations riveraines des installations industrielles de disposer d'informations précises et très régulièrement mises à jour sur l'évolution de leur environnement.

Le registre des émissions polluantes présente les flux annuels de polluants émis et les déchets produits par les installations classées soumises à autorisation préfectorale. Il couvre cent polluants pour les émissions dans l’eau, cinquante pour les émissions dans l’air (notamment des substances toxiques et cancérigènes) et 400 catégories de déchets dangereux. Ce nouveau registre permettra tout notamment aux populations riveraines des installations industrielles de disposer d’informations précises et très régulièrement mises à jour sur l’évolution de leur environnement.

Grâce à ce site Internet, 14000 données concernant 3500 établissements industriels et 300 élevages sont accessibles au public. L’accès aux données est facilité par une approche cartographique intuitive. Ce site complète les données déjà accessibles aux publics à travers le site http://www.ecologie.gouv.fr .

Les données proviennent de la déclaration réalisée par les exploitants sous le contrôle de l’inspection des installations classées (principalement les directions régionales de l’industrie, de la recherche et de l’environnement – DRIRE – pour les industries et les directions départementales des services vétérinaires – DDSV – pour les élevages).

Les déclarations des émissions sont désormais facilitées et accélérées grâce à l’ouverture d’un site Internet de télé-déclaration http://www.declarationpollution.ecologie.gouv.fr .
Plus de 4000 exploitants ont déjà validé leur déclaration pour l’année 2004.

Outre l’information du public, les données sur les émissions polluantes sont utilisées par l’administration dans les diverses actions de réduction des pollutions qui sont engagées par l’inspection des installations classées. En 2005, les données sur les émissions de CO2 seront utilisées pour alimenter pour la première fois le registre national créé pour la mise en oeuvre de la directive du 13 octobre 2003 établissant un système d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre dans la Communauté.

24 septembre 2005

Action déballage 2005, pour une consommation plus responsable des emballages

Notre société est basée sur un système de surconsommation de biens. Cela entraîne ainsi d’énormes quantités d’emballages et de suremballages, à l’utilité plus ou moins contestable. En 2003, le poids total des emballages a légèrement baissé par rapport à 1997, mais cela est principalement dû à des réductions de poids des flaconnages plastiques et à des substitutions de matériaux comme le verre ou le carton, au profit du plastique, plus léger !). Il n’y a donc pas lieu de se réjouir et, qui plus est, le nombre d’unités d’emballages continue d'augmenter. Ainsi, 100 milliards d'emballages passent chaque année entre les mains des Français pour rapidement se transformer en 5 millions de tonnes de déchets, nocifs pour l'environnement et la santé. Les emballages plastiques connaissent la progression la plus rapide (+ 4 % / an), mais sont très peu recyclés (17 %).

De nombreux consommateurs pensent que la quantité d'emballages pourrait être réduite, préservant ainsi leur environnement et leur porte-monnaie. Si vous partagez cet avis, nous vous proposons d'exprimer votre refus de ce gaspillage en vous joignant aux diverses actions programmées pour le 1er octobre 2005.

Nous restons persuadés que d'autres voies sont possibles, et qu'économie peut se concilier avec respect de l'environnement. Certains suremballages abusifs doivent être supprimés, mais l'emballage, par sa fonction d'information et de protection, reste indispensable, et doit donc évoluer vers un moindre impact environnemental (éco-conception, matériaux biodégradables ou recyclables...)

A nous citoyens de faire pression pour promouvoir une consommation plus responsable.

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