environnement, énergies renouvelables, commerce équitable

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28 juin 2008

Montreal lance un concours Production et Design Écodurables

La ville de Montréal, pour récompenser et promouvoir ses entreprises vertes, a mandaté à cet effet le Centre d’expertise sur les matières résiduelles (CEMR) pour lancer le premier concours écodurable. Ce nouveau concours s’adresse à des fabricants de produits dont le processus de production minimise les impacts sur l’environnement.

Soutenue par le Ministère du développement économique, de l’innovation et de l’exportation et par Éco Entreprises Québec, cette compétition vise à mettre en valeur les entreprises montréalaises qui se préoccupent de réduire les déchets et autres pollutions à la source, mais aussi de produire moins de pollutions lors de la fabrication, du transport ou à la fin du cycle de vie de leurs produits.

« Le concours veut dynamiser la création ou la modification de produits d’usage courant respectant les principes du développement durable. Nous voulons aussi stimuler la demande pour des produits verts, tout en créant de la demande pour les designers écodurables» précise M. André-Philippe Hébert, directeur général du CEMR.

Le concours s'adresse à des entreprises produisant, par exemple, de l’ameublement, de l’équipement de transport, des véhicules, des appareils ménagers, de l’équipement de sport, de l’équipement médical, de l’emballage, des produits alimentaires, etc.

Il est ouvert aux entreprises répondant aux critères suivants :
1. Avoir leur établissement sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal ou avoir fait affaire avec un designer industriel ou un écoconcepteur ayant leur bureau sur le territoire de l’agglomération de Montréal.
2. Être membre d’une chambre de commerce et d’industrie participante au concours.
3. Être le fabricant ou le designer d’un produit déjà sur le marché.
4. Avoir entrepris une démarche de Gestion du cycle de vie pour son produit, c’est-à-dire tenter de réduire l’impact de sa production sur l'environnement dans l’intégralité de la vie du produit (la réduction d’utilisation de matières et de substances dangereuses, la réduction de déchets à la source, la réduction d’émissions polluantes, etc.).

Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 1er octobre 2008. Le palmarès sera dévoilé au cours du mois de novembre 2008.
Cliquer sur le lien pour en savoir plus

24 juin 2008

Allemagne: le solaire devient obligatoire à Marburg

La municipalité sociale-démocrate et Verte de Marburg (80 000 habitants ) , dans le cadre de la charte solaire qu'elle vient d'adopter, prévoit, à compter du 1er octobre 2008, l’obligation pour toute nouvelle construction (ou rénovation de toiture) de se doter de panneaux solaires pour le chauffage et l’eau chaude à raison d’un mètre carré de panneaux solaires pour 20 mètres carrés de surface. L'obligation vaut aussi pour tout changement de système de chauffage.Les travaux d'installation incomberont aux propriétaires.

Il est même prévu une amende de 1 000 € (le projet initial prévoyait 15 000 €…) pour tout contrevenant. L'opposition municipale crie déjà au scandale... On retiendra surtout que les allemands font figure une fois de plus de précurseur dans le domaine de l'énergie solaire.

1 juin 2008

Le suédois SEKAB va devenir le 1er fournisseur d'éthanol certifié "durable"

La société suédoise SEKAB a annoncé cette semaine qu'elle devenait la première société au monde à fournir de l'éthanol certifié durable. La qualité de cet éthanol, qui provient de la canne à sucre brésilienne, est garantie des points de vue environnemental, climatique et social.

"Les consommateurs et les autres actionnaires ont besoin de s'assurer que l'éthanol est certifié durable", a déclaré Anders Fredriksson, vice-président directeur de SEKAB BioFuels & Chemicals.

En collaboration avec des producteurs progressifs brésiliens, SEKAB a élaboré des critères couvrant la totalité du cycle de vie de l'éthanol, soit des champs de canne à sucre aux véhicules à alimentation polyvalente.

Les critères correspondent aux demandes soulignées lors des processus actuellement menés par des organisations comme l'ONU, l'UE, l'OIT ainsi que plusieurs ONG.

Les réglementations ne tolèrent aucunement le travail des enfants, les conditions de travail non organisées (le travail forcé) et la destruction des forêts tropicales humides. Il existe également des réglementations concernant les conditions de travail, les droits du travail et la rémunération.

Aujourd'hui, au moins 30 % de la récolte doit être effectuée mécaniquement, seuil qui augmentera à 100 % d'ici 2014.

En termes de climat, les demandes entraîneront une réduction d'au moins 85 % des émissions de dioxyde de carbone causées par l'agriculture, la production et les transports, comparativement à l'essence.

Une société internationale indépendante de vérification examinera toutes les unités de production deux fois par année afin de s'assurer qu'elles répondent à tous les critères établis.

"À l'échelle mondiale, cette initiative est la première du genre et constitue une étape importante pour ce qui est d'accélérer le remplacement de l'essence et du diesel", a déclaré Anders Fredriksson. "Au cours des prochaines années, les critères seront progressivement élaborés et intégrés aux réglementations internationales en place."

SEKAB offre environ 90 % de l'éthanol utilisé par les véhicules E85 et ED95 en Suède (éthanol pour les véhicules lourds).

"La première récolte d'éthanol provenant de cannes à sucre vient tout juste de débuter", a expliqué Anders Fredriksson. "Plus de 100 000 propriétaires suédois de véhicules E85 pourront commencer à utiliser l'éthanol certifié durable en août."

Source : SEKAB

8 mai 2008

La Société de transport de Montréal expérimente les bus hydrides


Le 1er mai, la société de transport de Montréal a annoncé la mise en service de 8 bus hybrides biodiesel-électrique. Elle participe ainsi à la réalisation d'un projet conjoint avec la Société de transport de l'Outaouais, dont l'objectif est de mettre à l'essai un ensemble de mesures visant à réduire les émissions de GES et la consommation de carburant. Les performances de ces autobus seront donc suivies pendant une année et comparées à celle d'autobus à propulsion standard de même génération, qui agiront comme autobus témoins et parcourront les mêmes trajets.

A Montréal, ce projet pourrait permettre une réduction des GES de l'ordre de 330 tonnes par année, soit l'équivalent du retrait d'une soixantaine de véhicules qui font 20 000 km. Ces gains environnementaux seraient la conséquence d'une réduction de 20 % de la consommation de carburant.

La STM en a profité également pour annoncer son partenariat avec l'organisme écologique Équiterre. Les deux partenaires souhaitent appliquer les principes du développement durable dans les transports. Des actions seront effectuées par les deux partenaires, comme la mise en place d'un comité consultatif dont la mission est de développer et de suivre la mise en application du développement durable à la STM.

5 mai 2008

Réparer la planète : la révolution de l'économie positive

Acheter sur Amazon

Depuis l’an 2000, Anne Gouyon, Maximilien Rouer et la société BeCitizen, qu’ils ont monté ensemble, repèrent dans le monde entier, les innovations technologiques et économiques, les initiatives locales ou nationales qui manifestent que l’avenir qui nous menace n’est pas inéluctable.Ils ont travaillé avec des dizaines de chefs d’entreprises, des responsables de régions qui créent des emplois produisant de l’énergie renouvelable, en dépolluant les sols et les eaux, en stockant du carbone, en reverdissant les déserts.

Ces réussites permettent de dessiner les contours de l’Economie Positive. Une économie sobre, efficace, qui s’appuie sur des technologies économes en matière et en énergie. Une économie circulaire, qui réutilise et recycle, où les déchets de l’un deviennent des matières premières de l’autre.

En 360 pages illustrées de dizaines d’exemples d’entreprises du monde entier, ce livre présente les grands enjeux d’aujourd’hui : par quelles techniques retrouver un climat stable, renouveler les sources d’énergie, les ressources naturelles. A travers des encadrés souvent provocants, il présente l’état des connaissances scientifiques et surtout des solutions pratiques, car elles existent. Il ne tient qu’à nous de les mettre en œuvre.

30 avril 2008

Japon: des "nouilles écologiques"

Acecook, grand fabricant de nouilles instantanées, a lancé pour commémorer le 60e anniversaire de l'entreprise ses 1ères nouilles "écologiques" dont l'emballage est 100% biodégradable et fait à partir de biomasse.

Les matériaux utilisés sont de l'amidon végétal, du PLA (acide polylactique) et du polyester dégradé. La particularité du produit est que tout l'emballage est biodégradable, aussi bien le récipient contenant les nouilles que les films qui conditionnent la sauce et les épices. Lorsque l'emballage est enfoui sous terre, il peut être entièrement bio-dégradé en 24 mois. Acecook présentera son produit au sommet du G8 à Toyako cet été. L'entreprise lance également une campagne auprès des collégiens, leur proposant de mettre une plante verte dans le récipient biodégradable qui sert ainsi de pot au début mais qui est ensuite dégradé progressivement en terre.

Cup Noodle, autre grande entreprise commercialisant des nouilles instantanées, propose également des nouveaux produits plus écologiques. Une gamme "rechargeable" a été lancée, afin que le consommateur réutilise toujours le même récipient et que seul l'aliment soit acheté sous forme de recharge jetable. La marque propose même des récipients personnalisables (couleurs, dessins etc.) Pour les consommateurs qui préfèrent la solution 100% jetable, le "cup noodle" sera disponible dans un emballage en papier, réduisant ainsi l'impact environnemental du produit.

Il faut savoir que plus de 54 milliards d'unités de nouilles instantanées sont consommées par an au Japon (chiffre de 2006). Le marché des "nouilles écologiques" n'est donc pas à négliger.

BE Japon numéro 480 (28/04/2008) - Ambassade de France au Japon / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54361.htm

27 avril 2008

Salon de l’Environnement & des Métiers Durables les 12,13,14 juin 2008

Pour faire face au réchauffement climatique, à la diminution des ressources naturelles, à l'augmentation des émissions polluantes et à l’accumulation des déchets, des entreprises ont mis en œuvre des solutions qui restaurent l’environnement et assurent une croissance pérenne. Le SEMD est l’occasion pour ces entreprises de le faire savoir et d’exposer les dernières solutions, technologies et conseils en matière d’environnement.

Pour les journées professionnelles, le SEMD met en place un parcours expert pour les industriels et les collectivités. Le Palais Brongniart prend ainsi la forme d’un écoparc au sein duquel tous les secteurs d’activité sont liés. L’enjeu est d’exposer toutes les synergies possibles au sein de ces différents métiers.

Le Grand Public s’interroge de plus en plus sur les enjeux du développement durable. Le SEMD apporte au plus grand nombre des réponses concrètes sur le terrain. Des techniques face à des concepts, des solutions bien en place face à des interrogations. L'environnement proche utilisera demain les innovations écologiques des industries d’aujourd’hui.

Pour la journée Grand Public, le SEMD propose notamment un parcours formation ainsi qu’un espace « emploi de l’environnement ».

Le SEMD s’engage avec Action Carbone pour limiter son impact sur le climat. L’organisation d’un événement (fabrication des stands, déplacement des visiteurs…) génère des émissions de gaz à effet de serre qui contribuent au changement climatique. Le Salon de l’Environnement & des Métiers Durables a décidé de réaliser un Bilan Carbone pour évaluer son impact sur l’environnement, et de compenser les émissions produites, grâce au programme Action Carbone.

La compensation volontaire, c’est réduire les gaz à effet de serre atmosphériques d’une quantité équivalente à celle que l’on a émise. Avec notre partenaire Action Carbone, cela revient à soutenir des projets de développement durable dans les domaines d’efficacité énergétique, d’énergies renouvelables et de reforestation dans les pays du Sud, pour lutter ensemble contre le changement climatique. Aujourd’hui chacun peut agir en limitant au maximum ses émissions.

Salon de l’Environnement & des Métiers Durables

12,13,14 juin 2008
Palais Brongniart,Bourse de Paris
Rue de Réaumur / rue Vivienne
75002 Paris
Métro Bourse, ligne 3

21 avril 2008

le "Label bleu": un éco-label pour une pêche durable et responsable dans 3 ans ?

L’Ofimer (Office interprofessionnel de la mer) par la voie de son directeur Michel Peltier, a annoncé son intention de créer un éco-label national pour certifier les espèces pêchées de façon « durable et responsable ».

En réponse à une demande du secteur, une étude de l’Ofimer a présenté les différentes démarches existantes et synthétisé les résultats de la consultation professionnelle sur les conditions d'écolabellisation des pêcheries françaises. Au final, le projet d'un éco-label, qui pourrait prendre le nom de “Label Bleu”, a été décidé mais sa mise en place ne se fera pas avant trois ans, le temps que les espèces de poissons et les pratiques de pêche soient certifiés par des organismes indépendants.

Au niveau mondial, la FAO a établi une définition d'un label international et édité des lignes directrices définissant la "pêche durable". Il est géré par un organisme indépendant, le Marine Stewardship Council (MSC) et a été établi avec des scientifiques, des pêcheurs et des organisations écologiques.

Le “Label Bleu”devrait reprendre les critères édictés par le MSC: ressource abandondante, pêche dans le respect de l’environnment et dans des conditions de sécurité optimum pour les pêcheurs. Le Label Bleu portera en plus une attention particulière sur le circuit de commercialisation du poisson (avec notamment la distance parcourue entre le lieu de pêche et l'étal du poissonnier).

Parmi les 10 espèces dont la certification est envisagée pourraient figurer les bars, les langoustines, la lotte, la sole ou le cabillaud.

19 avril 2008

Réparer la planète : la révolution de l'économie positive

Acheter sur Amazon

Depuis l’an 2000, Anne Gouyon, Maximilien Rouer et la société BeCitizen, qu’ils ont monté ensemble, repèrent dans le monde entier, les innovations technologiques et économiques, les initiatives locales ou nationales qui manifestent que l’avenir qui nous menace n’est pas inéluctable.Ils ont travaillé avec des dizaines de chefs d’entreprises, des responsables de régions qui créent des emplois produisant de l’énergie renouvelable, en dépolluant les sols et les eaux, en stockant du carbone, en reverdissant les déserts.

Ces réussites permettent de dessiner les contours de l’Economie Positive. Une économie sobre, efficace, qui s’appuie sur des technologies économes en matière et en énergie. Une économie circulaire, qui réutilise et recycle, où les déchets de l’un deviennent des matières premières de l’autre.

En 360 pages illustrées de dizaines d’exemples d’entreprises du monde entier, ce livre présente les grands enjeux d’aujourd’hui : par quelles techniques retrouver un climat stable, renouveler les sources d’énergie, les ressources naturelles. A travers des encadrés souvent provocants, il présente l’état des connaissances scientifiques et surtout des solutions pratiques, car elles existent. Il ne tient qu’à nous de les mettre en œuvre.

9 avril 2008

Un site Développement Durable pour le groupe Banque Populaire

Le groupe Banque Populaire vient de mettre en ligne cette semaine un site http://www.developpementdurable.banquepopulaire.fr/ pour objectif de présenter les offres orientées "développement durable" du groupe.

Ce site de communication institutionnelle a le mérite de présenter tous les produits de financement à destination de l'environnement et surtout l'épargne solidaire au travers notamment de produits du Crédit Coopératif ainsi que l’ISR (Investissement Socialement Responsable) avec Natixis.

Le site comprend trois rubriques majeures qui couvrent l’ensemble du sujet du développement durable :
- une rubrique Particuliers axée principalement sur l’éco habitat et les produits bancaires associés (Livret Développement Durable, Livret PREVair) ainsi que sur l’épargne solidaire.
- une rubrique Entreprises, Professionnel, Collectivités qui présente les solutions bancaires apportées par le Groupe dans le domaine du développement durable.
- une rubrique « Finance et développement durable », source d’informations destinée aux échanges sur ce thème qui intéresse étudiants et professionnels. Elle comprend aussi des actualités et des témoignages sur le sujet.

15 mars 2008

Delhaize, le groupe de distribution belge, se met au vert

Delhaize Belgique est passé entièrement aux énergies renouvelables pour ses magasins, ses entrepôts et ses services centraux en Belgique. Début 2008, les magasins en Allemagne et en France (Tom & Co) ont à leur tour opté pour les énergies renouvelables. Bilan pour le climat: une économie de plus de 114 000 tonnes de CO2 chaque année !

Cette décision fait de Delhaize le premier client européen d'AlpEnergie, la filiale électricité verte d'Electrabel. L'électricité provient de 19 centrales hydroélectriques de la Compagnie Nationale du Rhône, dans les Alpes françaises. Un certificat du bureau indépendant TÜV garantit au groupe qu'il s'agit effectivement d'énergie renouvelable.

Delhaize s'investit également dans l’énergie renouvelable qu’elle génère elle-même à l'instar de la rénovation du supermarché Delhaize Gent Ster ou seront installés des panneaux solaires photovoltaïques qui produiront en moyenne 4000 kW/h par an.

On notera que le distributeur belge est engagé en outre depuis plusieurs années dans le domaine du développement durable en proposant des produits du commerce équitable à ses clients. L’entreprise participe activement à des actions de sensibilisation au commerce équitable menées par des associations actives dans ce domaine.

3 mars 2008

Une bonne année pour les énergies renouvelables ? Opportunités et prédictions pour l'année 2008

Face au réchauffement climatique et à des problématiques environnementales de plus en plus fortes, la demande pour la recherche de solutions "vertes" s'accroît. Pour les capitaux risqueurs, le secteur des énergies vertes est un secteur à fort potentiel et en pleine expansion. L'année 2008 devrait donc offrir de belles opportunités dans le secteur des énergies renouvelables. Divers rapports émettent des prédictions et précisent quelles seront les tendances fortes de l'année 2008.

Aux Etats-Unis, selon le DoE, (Département of Energy), l'utilisation et le développement de nouvelles technologies pourrait réduire de 50% le coût généré par la consommation d'énergie. La création de nouveaux bâtiments "intelligents" capables d'auto-contrôler l'éclairage et de réguler la consommation d'énergie devrait continuer à progresser. La construction de ce type d'infrastructure est complexe car elle implique un grand nombre d'acteurs et concerne différentes technologies. Des solutions telles que les LEDs (diodes électroluminescentes), plus intelligentes, plus efficaces et moins polluantes vont continuer à se développer.

Le marché du Carbone est lui aussi en pleine expansion. Les contraintes d'un développement durable pour la planète encouragent le développement d'échanges financiers liés aux émissions de gaz à effet de serre. Ce marché permet aux pays ayant épargné des unités d'émissions - des émissions permises mais non "utilisées"- de vendre cet excès aux pays ayant dépassé leurs objectifs d'émissions. Par ce système, les compagnies achètent leur droit de polluer. De tels échanges sont appelés à avoir des impacts, à plus ou moins long terme, sur les choix d'aménagement du territoire, sur les modes de production et de consommation des Etats, des entreprises, des collectivités, des particuliers : localisation des ressources énergétiques, modes de transport, etc.

Les biocarburants devraient attirer l'attention d'un plus grand nombre d'investisseurs. Face à un marché de plus en plus concurrentiel, à la croissance du prix du maïs et du sucre d'où l'éthanol est produit, le développement de nouveaux biocarburants est nécessaire. Aux Etats-Unis, la demande croissante pour les biocarburants pose le problème de la durabilité de leur production. Actuellement les Etats-Unis utilisent 529 millions de litres de gazole par an et on estime que le maïs ne pourrait fournir que 56 millions de litres. Des initiatives se mettent en place pour développer des biocarburants durables. Le DoE a estimé qu'1,3 million de gallons de déchets non issus du grain, pourraient être utilisés pour produire de l'Ethanol [1]. Pour sa fabrication d'autres matières que le grain sont exploitables telles que le papier, le bois, les déchets. Le gouvernement devrait aider à la recherche d'autres matières premières, l'optimisation des procédés, le développement et le transfert de technologies ainsi que la promotion des investissements.

D'autres opportunités se dessinent autour de différentes problématiques industrielles, énergétiques et économiques. Parmi ces problématiques, le transport et la distribution de l'électricité aux Etats-Unis. Il s'agit en effet, d'un secteur sous-financé, le DoE estime que 9% de la production électrique se perd en distribution entre le moment où l'électricité est produite et son utilisation par le consommateur. Ce problème non résolu laisse place à d'importantes opportunités dans la recherche de solutions.

En 2008, il devient de plus en plus évident que le marché des énergies renouvelables sera l'un des marchés les plus prédominant. Pour les capitaux risqueurs, il s'agit d'investissements lourds et prévus sur du long terme. Cependant, des facteurs tels que l'émergence de nouvelles technologies compétitives, la mise en place et l'orientation de nouvelles mesures gouvernementales (taxes, aides financières) et la façon dont le gouvernement souhaitera réguler la consommation d'énergie pourront confirmer ou remettre en cause les prédictions sur les énergies renouvelables les plus prometteuses.

BE Etats-Unis numéro 113 (29/02/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53325.htm

27 février 2008

Al Masdar, la folie verte d'Abou Dhabi

Le cabinet d’architectes britannique Foster and Partners dessine pour le gouvernement d'Abou Dhabi la première ville au monde 100% écologique (après Dongtan ?). Véritable laboratoire des énergies renouvelables, Al Masdar (la source) devrait coûter 22 milliards de dollars à l'émirat. "C’est probablement le projet le plus idéaliste au monde actuellement, et c’est le plus pertinent qui ait été présenté dans toutes les conférences, allant de Kyoto à Davos " indique d'ailleurs, en toute modestie, Norman Foster.

Le chantier de ce projet, une fois de plus hors normes, devrait débuter ce mois-ci. La cité verte s'étalera sur 6 kilomètres carrés dans le désert et pourra accueillir jusqu’à 50.000 habitants et 1.500 entreprises en 2016.

L'objectif de cette ville sortie des sables du désert est clair: être autosuffisante dans sa consommation d'énergie et neutre sur le plan des émissions de gaz carbonique. Pour y parvenir, ses concepteurs prévoient de générer toute l'électricité nécessaire à l'aide d'une centrale photovoltaïque de 100 Megawatts ainsi qu'un parc d'éoliennes. Une usine de désalinisation, fonctionnant aussi grâce au soleil, apportera l'eau nécessaire à la consommation et les espaces verts seront arrosés par les eaux usées. Une centrale à hydrogène ainsi que des agrocarburants issus de cultures utilisant les eaux usées permettront de remplacer les carburants fossiles.

La ville sera compacte, carrée et protégée des vents chauds du désert par un mur d’enceinte. Les ruelles seront étroites, ombragées, et un réseau de cours d’eau permettra de les rafraîchir.
Des constructions basses et équipées en panneaux solaires sur les toits utiliseront au maximum la climatisation naturelle.

Côté déplacement, des trams automatisés, avec arrêt tous les 200 mètres, permettront aux habitants d'abandonner leur voiture.

Au final, l'objectif de ce grand projet urbanistique est d'attirer chercheurs, étudiants et hommes d’affaires, pour développer différents projets innovants. Al Masdar est conçue pour accueillir des centres de recherche, des instituts de recherche et des centres de formation en énergies renouvelables.

11 février 2008

24ème Festival Science Frontières du 2 au 5 avril 2008

Du 2 au 5 avril prochain se tiendra au Palais du Pharo à Marseille le 24ème Festival Science Frontières. Au programme, des débats, des projections, des dédicaces, le village pour l’environnement…

2008 sera l’année internationale de la Terre, a déclaré l’ONU. Et la première semaine d’avril, en France, sera celle du Développement Durable. Même si à Science Frontières, c’est tous les ans l’année de notre petite planète bleue, et toutes les semaines celle du Développement Durable, nous avons centré cette 24ème édition (eh oui, le Festival aussi est durable !) sur notre rapport à la Terre.

Bernard Werber, Jérôme Bonaldi, Sylvain Augier, Jean-Marie Pelt, Boris Cyrulnik, Marc Jolivet, Patrice Drevet, Catherine Chabaud, Natacha Calestrémé, Michèle Decoust, Thierry Zylberberg, Jacques Faye, Yves Leers, Jacques Rocher, Jean-Pierre Lentin… et bien d’autres invités de marque se poseront avec vous les bonnes questions pour dessiner l’avenir de notre Terre.

Entrée gratuite, de 10h à la fin des Tables Rondes, dans la limite des places disponibles
+ d’infos au : 01 45 46 55 00 et sur sciencefrontières.com

9 février 2008

L'usine Seat de Martorell autonome grâce au photovoltaïque

Seat prévoit de générer de l'électricité de ses installations de Martorell, dont les besoins sont estimés à 1.3 millions de kilowatts/heure, en recouvrant 206 000 mètres carrés du site par des cellules photovoltaïques. Avec une puissance installée de plus de 8,5 MW, la production annuelle escomptée est de 11.2 GWh.

Le constructeur automobile espagnol a dévoilé son projet à l’occasion de la présentation de la seconde version de sa gamme écologique (Leon Ecomotive). L'économie d’émissions de CO2 attendue devrait être de l’ordre de 11 700 tonnes par an.

30 janvier 2008

La grande distribution s'engage pour une consommation plus durable

La fédération du commerce et de la distribution (FCD) a signé ce mardi 29 janvier avec le gouvernement une convention, élaborée dans le cadre du Grenelle de l'environnement, dans laquelle elle s'engage à réduire les emballages, promouvoir les éco-labels, à augmenter la part des produits bio dans l'alimentaire, réduire la consommation énergétique (sur le modèle du Super U de Thouars), recourir aux modes de transports alternatifs (à l'exemple de Monoprix) . Cette convention prévoit aussi d'expérimenter un système qui permettra aux clients de savoir quelle quantité de CO2 a servi à produire ce qu'il achète (sur le modèle de l'éco-étiquette de Casino).

Les objectifs visés (mais non contraignants) sont notamment un doublement des produits «éco-label» d'ici à trois ans et une croissance d'au moins 15% par an de la part des produits issus de l'agriculture biologique dans les ventes alimentaires.

5 janvier 2008

Auchan cesse la commercialisation du thon rouge

Auchan a annoncé sa décision de stopper la vente du thon rouge dans ses hypermarchés en France en raison des graves menaces de disparition pesant sur cette espèce, selon communiqué du 28 décembre dernier.

Il est également précisé que la décision prend effet dès le 28/12 et sera appliquée aussi dans les autres enseignes du groupe, ATAC et Simply Market.

"Ces enseignes seront les premières en France à prendre cette mesure qui sera maintenue jusqu'à l'éventuelle mise en place d'une pêche durable ne menaçant pas la survie de l'espèce", a ajouté Auchan, qui revendique 13,8% de parts de marché du poisson en France.

Cette nouvelle décision complète les engagements déjà pris par le groupe en 2006 pour la préservation de la ressource halieutique, à savoir :
- proposer certaines espèces (sole, turbot, barbue, plie, limande sole et limande franche...)
avec une taille supérieure à la règlementation européenne afin d'atteindre, voire dépasser
celle nécessaire à la reproduction,
- ne plus commercialiser de bar sauvage capturé pendant les périodes de reproduction (de
décembre à mars),
- s'engager pour des produits “filières” truite et saumon de très haute qualité, apportant des
garanties en termes de nutrition, de sécurité alimentaire, de respect de l'animal et de
l'environnement,
- encourager la consommation des productions durables, par exemple des huîtres et moules
majoritairement produites sur les côtes françaises, dans le respect des traditions et du milieu
marin,
- promouvoir de nouvelles espèces à faible empreinte écologique, par exemple le tilapia
originaire du Brésil qui garantit également une juste rémunération aux producteurs,
- communiquer de façon pédagogique auprès des clients afin de les inciter à consommer plus
“durable”,
- ne vendre que du poisson frais à l’étal pour garantir la qualité optimale aux consommateurs.

2 janvier 2008

Produisez vous-même votre électricité et vendez le surplus au réseau national

Il est aujourd'hui possible de produire sa propre électricité. De plus, avec la prise de conscience du problème qu'est le réchauffement climatique par l'opinion publique, l'accent est mis sur l'origine renouvelable de l'énergie consommée. Ces solutions ne sont pas nouvelles mais ont besoin d'une impulsion politique pour pouvoir s'imposer à la société.

C'est le cas au Portugal avec un décret loi de novembre dernier qui donne la possibilité aux portugais de produire leur propre énergie électrique, dans la mesure où cette énergie est d'origine renouvelable, avec la possibilité de revendre l'excédant de production au réseau électrique national. C'est à l'occasion de la présentation de la première mini-éolienne conçue et construite entièrement au Portugal que le premier ministre portugais, José Sócrates, a souhaité faire passer un message fort. Il s'est porté acquéreur de la mini-éolienne Turban, fruit d'un an de recherche et développement dans les locaux de l'Institut National d'Ingénierie, Technologie et Innovation (INETI). Le Turban sera commercialisée au premier trimestre 2008 à un prix d'environ 2.000 euros. L'objectif du chef de fil du projet, Ana Estanqueiro, est de pouvoir exporter le Turban sur certains marchés européens et dans les Pays Africains de Langue Officielle Portugaise (PALOP).

Selon le président de l'APREN (Association des Producteurs d'Energies Renouvelables), l'investissement réalisé par les particuliers sera amorti sur une période de huit et dix ans. Les consommateurs seront les nouveaux producteurs de demain. Pour faire face à ces nouveaux services, EDP (Electricité du Portugal) va investir 70 millions d'euros dans un projet de gestion intelligente du réseau : InovGrid. Ce projet constituera la pierre angulaire pour affronter les grands changements en cours dans le secteur électrique au Portugal. InovGrid prévoit notamment d'installer 200.000 "Energy Box", boîte à énergie, dont les fonctionnalités permettront la télégestion du réseau électrique et la gestion de sa propre production.

BE Portugal numéro 28 (21/12/2007) - Ambassade de France au Portugal / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52379.htm

9 décembre 2007

Japon: un film plastique rapidement biodégradable

Le Osaka Municipal Technical Research Center a mis au point, conjointement avec des fabricants d'emballage, un film plastique transparent en acide polylactique (PLA) qui se dégrade rapidement lorsqu'il est enfoui sous terre. Ce plastique, chauffé préalablement au four micro-onde par exemple, se décompose en moins d'un an sous terre.

Le PLA est un polymère qui peut être dégradé par l'oxygène produit par les microorganismes présents dans le sol. C'est pourquoi il est dit biodégradable. Bien qu'utilisé de plus en plus dans les barquettes alimentaires ou les coques de téléphones portables, il faut attendre 2 à 3 années avant qu'un simple sac plastique soit totalement transformé.

Afin de favoriser la biodégradation du plastique, les chercheurs ont intercalé entre deux couches de PLA une substance chimique qui permet d'accélérer la décomposition du PLA. Lorsque le film plastique est chauffé, cette substance chimique diffuse à la surface du matériau et accélère la dégradation du PLA par l'oxygène.

Actuellement, comme de temps de décomposition du PLA est trop long, les plastiques biodégradables sont généralement incinérés. Le temps de dégradation ayant été diminué, l'enfouissement devient envisageable, pouvant entraîner de ce fait une baisse des coût de traitement des déchets ainsi qu'une diminution des émissions de CO2.

BE Japon numéro 465 (7/12/2007) - Ambassade de France au Japon / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52214.htm

1 novembre 2007

Projet "Green Office": Bouygues se lance dans l'énergie positive

Bouygues Immobilier a donné recemment le coup d'envoi du projet "Green Office", un immeuble de 23 300 mètres carrés à énergie positive à Meudon. L'ambition de ce projet est de réaliser un bâtiment pouvant produire plus d’énergie qu’il n’en consomme pour son fonctionnement.

S’appuyant exclusivement sur des énergies renouvelables, cet immeuble produira 64 Kwh/m²/an pour une consommation de 61 Kwh/m²/an, tous usages confondus. Green Office permet de diminuer de 60 % la consommation énergétique par rapport à celle d’un immeuble standard RT2005 et de 30 % par rapport aux immeubles les plus performants existant sur le marché aujourd’hui.

La production d’énergie de l’immeuble sera assurée par plus de 5 000 m2 de panneaux photovoltaïques placés : sur les façades (en allège, en brise soleil et sur la toiture) et en « abri de parking » sur les places de stationnement extérieures.

Par ailleurs, l’immeuble sera doté d’une chaudière à cogénération biomasse (bois ou huile) qui permettra de produire simultanément de la chaleur et de l’électricité. La production de chaleur couvrira l’intégralité des besoins de chauffage du bâtiment et l’électricité produite permettra de couvrir une partie des besoins en électricité de l’immeuble, ceci en complément de la production photovoltaïque.

Le dispositif architectural et énergétique qui sera mis en œuvre permettra de couvrir la consommation du chauffage, de l’éclairage, des ascenseurs et des parkings. L’immeuble sera en outre doté des équipements technologiques de dernière génération ce qui lui permettra également de couvrir la consommation énergétique liée à la bureautique.

La compensation totale de la consommation énergétique du bâtiment par la production d’énergies renouvelables assurera la neutralité carbone de l’immeuble. Par ailleurs une attention sera portée à la limitation des rejets en carbone lors de la phase de construction.

Un système d’exploitation et de pilotage de l’immeuble sera également mis en place pour veiller à l’équilibre énergétique et maîtriser les conditions de confort thermique de l’immeuble tout au long de l’année.