environnement, énergies renouvelables, commerce équitable

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10 octobre 2007

USA: l'écosystème mis en péril par les biocarburants d'origine céréalière

Un rapport de l'association Environmental Defense tire la sonnette d'alarme à propos des impacts environnementaux des biocarburants d'origine céréalière. Selon ce rapport, la forte expansion de la filière bioéthanol dans les plaines centrales des Etats-Unis fait peser d'importantes menaces sur les réserves en eau souterraine et sur les écosystèmes des prairies tempérées.

Neuf bio-raffineries sont en construction, pour une capacité annuelle totale de 2420 millions de litres (contre 270 millions de litres actuellement), dans des secteurs du centre sud des Etats-Unis où l'aquifère des Hautes-Plaines (aussi appelé Ogallala) a accusé les plus fortes baisses piézométriques de son histoire dans les dernières décennies.

Cette vaste nappe souterraine (450.000 km2 à cheval sur 8 Etats) constitue la principale réserve en eau de ces secteurs pour les usages agricoles (irrigation) et industriels. Or, l'élaboration d'un litre de bioéthanol consomme entre 3 et 6 litres d'eau. Ce sont donc plus de 10 millions de mètres cubes d'eau qui seraient extraits chaque année des zones déjà vulnérabilisées de cette nappe, au Texas et dans le Kansas notamment.

En outre, on estime que l'implantation de ces nouvelles raffineries inciterait au développement de nouvelles cultures de maïs à proximité, ce qui aggraverait le problème, sachant que la production d'un quintal de maïs nécessite pratiquement un mètre cube d'eau d'irrigation dans les secteurs concernés, et inciterait à la mise en culture de vastes zones de prairies actuellement gelées par l'US Conservation Reserve Program (CRP).

Le CRP est un programme du Département de l'Agriculture qui assure un dédommagement aux agriculteurs acceptant de mettre en jachère des terres agricoles fragiles pendant une période contractuelle de 10 à 15 ans. Depuis son instauration, ce programme a permis de protéger près de 20.000 km2 de terres sensibles à l'érosion situées à l'aplomb de l'aquifère Ogallala. Or, selon une estimation de l'USDA, 15% de ces terres seraient susceptibles d'être remis en culture à l'échéance des contrats dans les 4 prochaines années.

L'association recommande la mise en oeuvre de mesures de protection plus efficaces pour les eaux et les sols vulnérables à l'accroissement de la production de matières premières pour les bio-raffineries et l'adoption de normes permettant de discriminer les biocarburants selon leur empreinte environnementale globale.


BE Etats-Unis numéro 93 (1/10/2007) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51281.htm

18 août 2007

Biocarburants ou eau: il faut choisir

Les biocarburants, largement préconisés pour remplacer les énergies fossiles et réduire les émissions de CO2, sont loin d'être la panacée selon des experts soulignant que leur production est très gourmande en eau, une ressource déjà limitée.
Ils redoutent également que la fabrication à grande échelle de ces carburants "verts", faits à partir de produits agricoles, se fasse au détriment de la production des aliments de base.

"Lorsque les gouvernements et les entreprises discutent de la solution des biocarburants, je pense que la question de l'eau n'est pas suffisamment prise en compte", a indiqué à l'AFP Johan Kuylenstierna, directeur de la Semaine mondiale de l'eau.

Ce congrès annuel est actuellement réuni pour sa 17e édition à Stockholm, en présence de quelque 2.500 experts du secteur de l'eau, venus du monde entier.

A l'avenir, "la production de nourriture va devoir augmenter, la consommation d'eau dans le secteur agricole va énormément augmenter et la production de biocarburants va augmenter. Du point de vue de l'eau, l'équation ne tient pas la route", a averti M. Kuylenstierna.

"D'où viendra l'eau servant à cultiver des aliments pour nourrir une population mondiale croissante si elle est détournée par la production de céréales servant aux biocarburants", s'est interrogé de son côté David Trouba, porte-parole l'Institut international de l'eau à Stockholm (SIWI).

Selon le SIWI, en 2050, la quantité d'eau nécessaire à la fabrication de biocarburants sera équivalente a celle requise par le secteur agricole pour nourrir l'ensemble de la population de la planète.

"Les biocarburants ne sont pas +la+ solution mais +une+ solution", a estimé M. Kuylenstierna.

Pour Sunita Narain, directrice du Centre pour la science et l'environnement, en Inde, les biocombustibles sont "une idée qui est bonne en théorie, mauvaise dans la pratique".

Selon cette experte influente, la priorité est d'aborder et de régler la question de la consommation de carburant.

Car il est "extrêmement idiot" d'imaginer qu'il sera possible à l'avenir de consommer autant de biocarburant que nous consommons actuellement de combustible fossile, a-t-elle estimé.

"Si nous voulons consacrer de l'eau (à la production de biocarburants), nous devons réduire la consommation des biocarburants. Par exemple, les destiner aux bus et non aux voitures", a-t-elle expliqué.

Au delà de la question de la limite de la disponibilité de l'eau, les experts craignent que la production à grande échelle des carburants "verts" entraîne une forte hausse du prix des denrées alimentaires de base.

"La production de biocarburants pourrait devenir un important concurrent de la production de nourriture. Les prix mondiaux des aliments pourraient augmenter", explique M. Kuylenstierna.

Un avis partagé par Mme Narain qui dénonce la pression haussière sur les prix des aliments et cite en exemple "la guerre de la tortilla": l'augmentation aux Etats-Unis de la production d'éthanol à partir du maïs a provoqué début 2007 une hausse du prix du maïs sur le marché international et une hausse de celui de la "tortilla", galette de maïs largement consommée par les Mexicains.

L'éthanol est un biocarburant qui a été érigé au rang de priorité nationale aux Etats-Unis où il compte désormais pour 5% du volume total d'essence distribué.

Remplir un réservoir de 95 litres d'éthanol pur nécessite environ 200 kilos de maïs, c'est à dire assez de calories pour nourrir une personne pendant un an, relève le SIWI dans un dossier de presse.

source: AFP

9 juillet 2007

Skywater récupère les eaux pluviales du Chateau de Versailles

Soucieux d'économiser les ressources en eau, le château de Versailles a décidé de récupérer les eaux de pluie captées par un nouvel hangar pour ses serres de Trianon.

Cette ressource sera utilisée pour l'arrosage des plantes et des espaces verts. Concrètement, la citerne de 17m3 horizontale cylindrique, réalisée sur mesure par Skywater Eau de pluie, va récupérer et stocker 244 m3 d'eaux pluviales par an. Ce dispositif s'inscrit dans une politique globale visant à améliorer les ressources en eau du domaine.

Cette décision s'inscrit dans une démarche ambitieuse du Château de Versailles qui entretient historiquement une relation particulière avec l'eau et pour qui la gestion de la ressource est une de ses préoccupations essentielles depuis le XVII ème siècle pour fiabiliser l'alimentation de ses bassins et de ses fontaines des jardins. Or, les derniers grands aménagements urbains et de transports ont détruit la plupart des dispositifs d'alimentation du domaine.

"Aujourd'hui, nous entreprenons un grand plan pour recréer un cycle naturel de l'eau. Le dispositif prévoit, d'une part une reconnection partielle des réseaux hydrauliques, basée sur les cheminements historiques et nécessitant le recréation des maillons manquants pour alimenter ses réservoirs ; et d'autre part l'installation de différents systèmes de récupération des eaux de pluie soit pour l'arrosage des plantes et des espaces verts, soit pour l'alimentation des fontaines" commente Daniel Sancho, Directeur du Patrimoine du Château de Versailles.

Concrètement, à partir des données pluviométriques, Skywater a optimisé et calibré la taille de la citerne à 17 m3. L'objectif est de récupérer, filtrer et stocker la totalité des eaux pluviales issues des 472 m2 de surface de toiture du nouveau hangar des services des jardins, soit 244 m3 par an.

source

20 mars 2007

Un crédit d'impôt à compter de 2007 pour la récupération de l'eau de pluie

Le coût des équipements de récupération et de traitement des eaux pluviales ouvre droit au crédit d'impôt prévu par l'article 200 quater du CGI au titre de l'habitation principale. Il s'agit des équipements installés entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2009 dans un logement achevé ou intégrés à un logement acquis neuf ou à un logement acquis en état futur d'achèvement pendant cette période.

Le crédit d'impôt est égal à 25% des dépenses retenues dans la limite du plafond pluriannuel qui s'applique à l'ensemble des dépenses éligibles pour l'habitation principale, soit 8 000 euros (personne seule) ou 16 000 euros (couple marié), majoré de 400 euros par personne à charge.

(Loi sur l'eau et les milieux aquatiques du 30/12/2006)

27 février 2007

Pesticides, révélations sur un scandale français


Le 1er mars paraît chez Fayard un livre-événement sur les pesticides : « Pesticides, révélations sur un scandale français. »

Les pesticides sont partout, et leurs molécules s’attaquent directement à la vie des humains et de tous les êtres vivants. Jusqu’au début de 2007, les responsables de ce désastre sans précédent pouvaient dormir tranquillement. Nul ne les connaissait.

Grâce à un livre, qui paraîtra chez Fayard le 1er mars, ce ne sera plus le cas.

Leurs deux auteurs, Fabrice Nicolino et François Veillerette, sont connus et reconnus. Le premier, journaliste, a travaillé notamment pour Politis, Géo, Télérama et Le Canard enchaîné. Il collabore aujourd’hui au magazine Terre sauvage. Le second est président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF) et administrateur du réseau international Pesticide Action Network Europe (PAN Europe).

Depuis 1945, l’industrie des pesticides a pris le pouvoir en France, sans que personne s’en doute. Cet ouvrage donne des noms, livre des dates, fouille les archives. Oui, on a truqué des congrès prétendument scientifiques. Oui, les industriels ont infiltré, et continuent de le faire, les commissions officielles chargées du contrôle des pesticides. Oui, l’« agriculture raisonnée », que les pouvoirs publics français présentent comme la solution de l’avenir, est une farce, une incroyable manipulation. En lisant ce récit passionnant, vous découvrirez le rôle scandaleux de la haute administration de notre pays dans la mort de milliards d’abeilles. Vous découvrirez comment on dissimule l’existence de milliers de malades. Vous découvrirez une vérité que personne ne pouvait soupçonner.

11 octobre 2005

Le chauffe eau solaire individuel (CESI)

Le principe:
Le chauffe-eau solaire est composé de trois principaux éléments:
- des capteurs thermiques vitrés qui reçoivent le rayonnement solaire,
- un ballon de stockage de l'eau sanitaire,
- un ensemble de régulation .

L'eau glycolée, chauffée par le capteur solaire, transfère sa chaleur à l'eau sanitaire du ballon de chauffe grâce à un échangeur. L'eau du ballon de chauffe est transférée à un ballon d'appoint, où un système annexe (chaudière, résistance électrique) permet de porter l'eau à la température désirée.

Les chauffe-eau solaires sont aujourd'hui d'un bon rapport qualité prix. Ils permettent des économies de 40 à 60 % en moyenne annuelle, soit environ 150€ sur l'année.

3 à 5 m² de capteurs avec un ballon de 200 à 300 litres (3 à 4 personnes) coûtent entre 3 500 et 5 500 euros TTC, pose comprise.

Les aides:
- le crédit d’impôt s'applique aux dépenses d’équipements (hors main d'oeuvre).
Pour les logements particuliers neufs ou anciens, un crédit d’impôt à un taux de 40 % est accordé pour les installations de chauffe-eau solaire individuel et système solaire combiné (CESI – SSC).
- subventions du Conseil régional et/ou de la région voire de la municipalité ( à voir localement)

28 septembre 2005

Les 49 recommandations du rapport des performances environnementales de gestion de l'environnement


1 Mettre en place une commission fiscale verte.
2 Augmenter les taux des redevances et taxes d'environnement pour accroître ainsi l'effet incitatif de ces instruments et réduire la charge budgétaire des politiques publiques d'environnement.
3 Veiller à mettre en place des instruments économiques pour prendre en compte les externalités des activités agricoles.
4 Dans le domaine de l'eau, maintenir l'approche par bassin et la fixation des taux des redevances par les instances de bassin dans le cadre du contrôle d'ensemble par le Parlement.
5 Continuer à renforcer la mise en œuvre des réglementations concernant l'environnement et améliorer leur intégration dans les documents d'urbanisme, y compris au niveau local ; appliquer avec rigueur les lois risque, montagne et littoral, y compris au niveau local.
6 Continuer à effectuer les études économiques nécessaires à l'action environnementale.

Air
7 Renforcer les mesures concernant les émissions de NOx dans les secteurs transports (e.g. véhicules diesel), agriculture (combustion diesel et combustion de déchets), industrie (secteurs chimie, métaux ferreux et agroalimentaire) et énergie (électricité d'origine thermique).
8 Renforcer les mesures visant à limiter les émissions de toutes les particules (e.g. combustion du bois, de biomasse, et de gazole) et considérer l'établissement de normes ambiantes pour les particules fines et ultra fines (PM2.5 et PM1.0).
9 Renforcer l'utilisation du rail pour le transport des passagers et des marchandises, ainsi que le transport combiné des marchandises, dans le cadre d'une politique générale de report modal fondée sur une meilleure internalisation des externalités du transport routier.
10 Mettre en œuvre les plans de déplacement urbains (PDU), renforcer l'utilisation des instruments économiques dans les transports urbains (stationnement et usage des voitures particulières) et adopter des mesures pour améliorer les émissions des véhicules plus lourds (e.g. autobus, transports de marchandises et de déchets).
11 Examiner la contribution du transport maritime, fluvial et aérien (incluant les émissions provenant des trajets internationaux) sur la qualité de l'air à l'échelle régionale et considérer les mesures nationales ou internationales à prendre pour les réduire.

Eau
12 Réduire la pollution d'origine agricole (cultures et élevages) en poursuivant la réforme des aides à l'agriculture (afin de diminuer les incitations à la production intensive et donc à la pollution), en appliquant l'éco-conditionnalité des aides agricoles, et en introduisant des mesures efficientes et ciblées de réduction des excès azotés au niveau de l'exploitation.
13 Améliorer l'équilibre des dépenses et recettes des agences de l'eau pour le secteur agricole.
14 Continuer à développer les plans de prévention des risques d'inondations et assurer leur mise en œuvre effective en instaurant un mécanisme de suivi.
15 Regrouper les compétences de police des eaux dans chaque département et renforcer le contrôle du respect des prescriptions du Code de l'environnement relatives à l'eau.
16 Adopter une approche plus holistique de la gestion par bassin en élargissant le rôle des agences de l'eau, notamment leurs interventions en faveur des zones humides.
17 Réviser les procédures d'allocation des aides des agences de l'eau pour en améliorer l'efficacité économique et environnementale ; rendre systématique l'analyse économique des projets ;utiliser l'analyse cout-bénéfices dans la gestion des aides des agences.

Nature biodiversité
18 Intégrer la dimension biodiversité dans les politiques sectorielles (e.g. agriculture, foresterie, tourisme et aménagement du territoire) en conformité avec la Stratégie nationale pour la biodiversité et évaluer périodiquement les progrès des plans d'action.
19 Renforcer l'intégration des préoccupations de biodiversité dans les décisions locales concernant le développement économique, l'urbanisme, les infrastructures et les activités touristiques.
20 Continuer à accroître la superficie des zones protégées, particulièrement avec :
i) l'extension du réseau des espaces protégés dans le cadre Natura 2000 à 15% du territoire métropolitain ;
ii) des zones marines et :
iii) des zones protégées dans les DOM ;renforcer les catégories de protection I et II de l'UICN.
21 Rechercher et améliorer les processus partenariaux, aptes à construire des consensus autour des enjeux associés aux directives « habitats » et « oiseaux » et à la Convention de Berne.
22 Renforcer l'application de la loi littoral et accroître le rythme d'acquisitions foncières du Conservatoire du littoral en augmentant significativement son budget pour atteindre les objectifs fixés pour le littoral métropolitain (200 000 ha en 30 ans) ; lui assigner un objectif et les moyens à la hauteur des défis littoraux dans les DOM ; continuer de développer et de mettre en œuvre des Schémas de mise en valeur de la mer pour les principales régions littorales en prévoyant, en particulier, des mécanismes appropriés de suivi.
23 Prendre en compte la protection des paysages, dans les politiques et décisions sectorielles aux niveaux national et local et renforcer le concours de l'Etat à la gestion des Grands Sites ; contrôler strictement l'urbanisation dispersée dans les zones de montagne.
24 Organiser et renforcer les moyens de la connaissance de la biodiversité (e.g. Muséum d'Histoire naturelle, IFEN, inventaires dans les DOM) ; renforcer les financements de la gestion de la nature, y compris par des aménagements de la fiscalité et des finances locales.

Vers un développement durable
25 Continuer à réformer les taxes environnementales existantes pour mieux prendre en compte les externalités environnementales et éliminer les caractéristiques néfastes pour l'environnement de la fiscalité sur l'énergie et les transports ;compenser la réduction de la taxation de la possession d'automobiles par celle de son usage.
26 Poursuivre les efforts visant à réduire les subventions préjudiciables à l'environnement et examiner systématiquement les programmes de soutien de tous types, du point de vue de leur impact net sur l'efficacité environnementale ou l'efficience économique.
27 Veiller à ce que les politiques nationales et européennes relatives aux procédures d'Etude d'impact sur l'environnement et d'Evaluation stratégique environnementale soient pleinement mises en œuvre, y compris au niveau infranational.
28 Intégrer plus explicitement une dimension économique dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale du développement durable et promouvoir l'intégration des préoccupations environnementales dans les politiques sectorielles (e.g. agriculture, transport, énergie).
29 Renforcer le rôle des indicateurs dans la mesure des progrès concernant l'environnement et le développement durable et dans la définition des politiques.
30 Etablir un réseau d'autorités environnementales régionales et nationales pour gérer les fonds structurels européens, visant ainsi à une meilleure intégration de l'environnement et du développement durable dans les politiques et programmes d'action publique régionaux.

Préoccupations sociales
31 Continuer à promouvoir la protection de l'environnement par des politiques actives concernant l'emploi (e.g. créations d'emplois, adéquation formation et emploi).
32 Poursuivre l'amélioration des fonds de solidarité pour l'accès aux biens essentiels (eau, énergie, logement), en favorisant une aide aux personnes, efficace et de durée suffisante. S'assurer que la loi sur l'eau en projet favorise l'accès à ce bien.
33 Continuer à renforcer le secteur de la santé environnementale en renforçant l'expertise (e.g. développer des filières de formation et de recherche).
34 Dégager les moyens nécessaires à la mise en oeuvre du Plan national santé environnement,
y compris pour l'évaluation des risques liés aux produits chimiques.
35 Poursuivre la mise en conformité de la législation régissant l'accès à l'information environnementale avec les textes européens récents et prendre les mesures nécessaires à la mise en application de ces textes et de la Convention d'Aarhus ; mieux informer le public sur son droit à l'accès à l'information environnementale.
36 Poursuivre l'amélioration de la coordination des systèmes d'information, de la couverture et de la qualité des données sur l'environnement, et renforcer leur accessibilité et leur utilisation dans l'élaboration et le suivi des politiques publiques.
37 Renforcer l'éducation environnementale dans l'enseignement primaire et secondaire.

Energie
38 Renforcer les efforts visant à évaluer économiquement les dommages causés à l'environnement par le secteur de l'énergie, pour mieux internaliser les coûts externes dans les prix de l'énergie.
39 Renforcer les efforts d'économie d'énergie, en veillant au rapport coût/efficacité des mesures adoptées.
40 Evaluer économiquement les politiques publiques de promotion des énergies renouvelables, afin d'en minimiser les coûts pour la collectivité.
41 Réformer la fiscalité de l'énergie en intégrant mieux les préoccupations environnementales (e.g. continuer à rééquilibrer la fiscalité du gazole et de l'essence, supprimer la taxe sur l'hydroélectricité) ; mettre en place une Commission fiscale verte.
42 Evaluer les possibles conséquences environnementales liées à la libéralisation des secteurs du gaz et de l'électricité ; si nécessaire, mettre en place des mesures de sauvegarde.
43 Continuer à introduire plus de transparence dans le secteur nucléaire, y compris en renforçant l'accès à l'information.

Engagements internationaux
44 Appliquer des mesures (e.g. taxation, échanges de permis d'émissions, autres mécanismes de flexibilité) permettant d'atteindre les engagements du protocole de Kyoto, avec une attention renforcée concernant les transports.
45 Continuer à renforcer les contrôles pour conformité aux normes OMI des navires en escale dans les ports français.
46 Poursuivre l'établissement de plans portuaires pour la gestion de déchets d'exploitation de navires et les résidus de cargaison en assurant leur coordination au niveau national, y compris] [par une meilleure coopération entre les ports, la valorisation des équipements existants, l'harmonisation des redevances, et l'identification des installations complémentaires nécessaires ;mettre en œuvre de façon plus rigoureuse la réglementation internationale concernant les eaux de ballast.
47 Favoriser l'élaboration de plans de gestion et de reconstitution dans le cadre des négociations communautaires et poursuivre l'adaptation des capacités de la flotte de pêche aux ressources halieutiques.
48 Veiller à ce que l'évaluation environnementale des projets soutenus par des crédits et garanties de crédits à l'exportation soit conforme aux pratiques recommandées (normes internationales ou normes équivalentes fixées par le pays hôte).
49 Continuer à accroître le niveau de l'aide publique au développement et l'importance accordée aux projets environnementaux.