environnement, énergies renouvelables, commerce équitable

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24 avril 2008

Allemagne: les piles à combustible portables sur la voie de la certification

L'Institut Fraunhofer de recherche sur les systèmes énergétiques solaires (ISE) et l'Association allemande de l'électrotechnique, l'électronique, et les technologies de l'information (VDE) ont signé un "mémorandum d'accord" (MoU) pour une coopération dans le domaine de la certification de systèmes de piles à combustible (PAC) pour applications portables et mobiles.

"Notre souhait, c'est d'assurer la qualité des systèmes de micropiles à combustible selon des critères internationaux, avant leur mise sur le marché", explique Dr. Christopher Hebling, Chef de département à l'ISE. L'idée que la mise en place de normes unifiées à l'échelle internationale s'averrait avantageuse aussi bien pour les fabricants que pour les clients, s'impose de plus en plus.

Depuis 10 ans, l'ISE mène des travaux de recherche et développement sur les systèmes de PAC à membranes dans un domaine de puissance allant du mW à plusieurs centaines de Watts. Les PAC présentent des qualités indiscutables : ce sont des convertisseurs d'énergie efficaces, respectueux de l'environnement, peu bruyants et nécessitant peu d'entretien. Elles pourraient bientôt s'imposer sur le marché en pleine croissance des appareils électroniques comme sources d'alimentation pour les ordinateurs et téléphone portables, les réseaux de capteurs ou encore pour la gestion logistique des marchandises. Les PAC présentent également des avantages intéressants pour d'autres applications mobiles de petite taille comme les vélos électriques ou les véhicules pour handicapés. Elles constituent aussi une option technologique pour les systèmes stationnaires de production ininterrompue d'énergie : ces appareils silencieux et sans émission de polluants pourraient remplacer des générateurs bruyants.

Le potentiel des PAC est énorme : elles pourraient remplacer une partie des 90 millions d'accumulateurs et un milliard de batteries vendus chaque année en Allemagne.

BE Allemagne numéro 382 (23/04/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54286.htm

19 avril 2008

Réparer la planète : la révolution de l'économie positive

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Depuis l’an 2000, Anne Gouyon, Maximilien Rouer et la société BeCitizen, qu’ils ont monté ensemble, repèrent dans le monde entier, les innovations technologiques et économiques, les initiatives locales ou nationales qui manifestent que l’avenir qui nous menace n’est pas inéluctable.Ils ont travaillé avec des dizaines de chefs d’entreprises, des responsables de régions qui créent des emplois produisant de l’énergie renouvelable, en dépolluant les sols et les eaux, en stockant du carbone, en reverdissant les déserts.

Ces réussites permettent de dessiner les contours de l’Economie Positive. Une économie sobre, efficace, qui s’appuie sur des technologies économes en matière et en énergie. Une économie circulaire, qui réutilise et recycle, où les déchets de l’un deviennent des matières premières de l’autre.

En 360 pages illustrées de dizaines d’exemples d’entreprises du monde entier, ce livre présente les grands enjeux d’aujourd’hui : par quelles techniques retrouver un climat stable, renouveler les sources d’énergie, les ressources naturelles. A travers des encadrés souvent provocants, il présente l’état des connaissances scientifiques et surtout des solutions pratiques, car elles existent. Il ne tient qu’à nous de les mettre en œuvre.

6 avril 2008

Biocarburants: l'Allemagne renonce à l'E10

Le ministre allemand de l'Environnement, Sigmar Gabriel, a annoncé vendredi que son pays abandonnait le recours massif aux biocarburants. La raison: environ 3,3 millions de véhicules sont incapables de rouler avec le mélange d'éthanol et d'essence classique. Le mélange, plus corrosif que le carburant classique, risquerait même d'user trop vite certaines pièces des moteurs et serait inadapté pour les véhicules de plus de quinze ans. Au demeurant, Sigmar Gabriel avait prévenu que le projet serait abandonné au-delà d'un million de véhicules inadaptés. Exit donc le E10, un agrocarburant que le gouvernement souhaitait imposer en 2009 et qui contenait 10% d'éthanol pour 90% d'essence classique.

Pour le gouvernement allemand c'est surtout un revers dans sa politique de lutte contre le réchauffement climatique. D'autant que Berlin avait et a toujours l'ambition de faire mieux que ses partenaires européens ! Cette décision pourrait marquer surtout un retournement dans la future stratégie de l'Union Européenne qui envisageait (et envisage toujours) pour 2020 la généralisation de l'E10. Ce revirement pourrait bientôt être effectué par l'Autriche où l'E10 ne sera obligatoire qu'à compter de 2010. Sans parler des doutes émis par la Slovénie et l'Italie.

3 mars 2008

Une bonne année pour les énergies renouvelables ? Opportunités et prédictions pour l'année 2008

Face au réchauffement climatique et à des problématiques environnementales de plus en plus fortes, la demande pour la recherche de solutions "vertes" s'accroît. Pour les capitaux risqueurs, le secteur des énergies vertes est un secteur à fort potentiel et en pleine expansion. L'année 2008 devrait donc offrir de belles opportunités dans le secteur des énergies renouvelables. Divers rapports émettent des prédictions et précisent quelles seront les tendances fortes de l'année 2008.

Aux Etats-Unis, selon le DoE, (Département of Energy), l'utilisation et le développement de nouvelles technologies pourrait réduire de 50% le coût généré par la consommation d'énergie. La création de nouveaux bâtiments "intelligents" capables d'auto-contrôler l'éclairage et de réguler la consommation d'énergie devrait continuer à progresser. La construction de ce type d'infrastructure est complexe car elle implique un grand nombre d'acteurs et concerne différentes technologies. Des solutions telles que les LEDs (diodes électroluminescentes), plus intelligentes, plus efficaces et moins polluantes vont continuer à se développer.

Le marché du Carbone est lui aussi en pleine expansion. Les contraintes d'un développement durable pour la planète encouragent le développement d'échanges financiers liés aux émissions de gaz à effet de serre. Ce marché permet aux pays ayant épargné des unités d'émissions - des émissions permises mais non "utilisées"- de vendre cet excès aux pays ayant dépassé leurs objectifs d'émissions. Par ce système, les compagnies achètent leur droit de polluer. De tels échanges sont appelés à avoir des impacts, à plus ou moins long terme, sur les choix d'aménagement du territoire, sur les modes de production et de consommation des Etats, des entreprises, des collectivités, des particuliers : localisation des ressources énergétiques, modes de transport, etc.

Les biocarburants devraient attirer l'attention d'un plus grand nombre d'investisseurs. Face à un marché de plus en plus concurrentiel, à la croissance du prix du maïs et du sucre d'où l'éthanol est produit, le développement de nouveaux biocarburants est nécessaire. Aux Etats-Unis, la demande croissante pour les biocarburants pose le problème de la durabilité de leur production. Actuellement les Etats-Unis utilisent 529 millions de litres de gazole par an et on estime que le maïs ne pourrait fournir que 56 millions de litres. Des initiatives se mettent en place pour développer des biocarburants durables. Le DoE a estimé qu'1,3 million de gallons de déchets non issus du grain, pourraient être utilisés pour produire de l'Ethanol [1]. Pour sa fabrication d'autres matières que le grain sont exploitables telles que le papier, le bois, les déchets. Le gouvernement devrait aider à la recherche d'autres matières premières, l'optimisation des procédés, le développement et le transfert de technologies ainsi que la promotion des investissements.

D'autres opportunités se dessinent autour de différentes problématiques industrielles, énergétiques et économiques. Parmi ces problématiques, le transport et la distribution de l'électricité aux Etats-Unis. Il s'agit en effet, d'un secteur sous-financé, le DoE estime que 9% de la production électrique se perd en distribution entre le moment où l'électricité est produite et son utilisation par le consommateur. Ce problème non résolu laisse place à d'importantes opportunités dans la recherche de solutions.

En 2008, il devient de plus en plus évident que le marché des énergies renouvelables sera l'un des marchés les plus prédominant. Pour les capitaux risqueurs, il s'agit d'investissements lourds et prévus sur du long terme. Cependant, des facteurs tels que l'émergence de nouvelles technologies compétitives, la mise en place et l'orientation de nouvelles mesures gouvernementales (taxes, aides financières) et la façon dont le gouvernement souhaitera réguler la consommation d'énergie pourront confirmer ou remettre en cause les prédictions sur les énergies renouvelables les plus prometteuses.

BE Etats-Unis numéro 113 (29/02/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53325.htm

14 février 2008

Une vérité qui dérange - Le Réchauffement du climat expliqué aux enfants


Le réchauffement du climat est un problème essentiel; c'est un fait qui semble acquis ( sauf Allègre...mais c'est Allègre...).

Al Gore, prix Nobel de la paix 2007, s'adresse, par cet ouvrage, directement aux plus jeunes lecteurs en illustrant son propos de photographies spectaculaires et de schémas et tableaux explicatifs. Il prolonge ainsi par la force des mots la puissance des images de son film qui a largement contribué à une prise de conscience planétaire.

Ce livre sensibilise aux enjeux du réchauffement tout en gardant à l'esprit que non il n'est pas trop tard...

2 janvier 2008

Produisez vous-même votre électricité et vendez le surplus au réseau national

Il est aujourd'hui possible de produire sa propre électricité. De plus, avec la prise de conscience du problème qu'est le réchauffement climatique par l'opinion publique, l'accent est mis sur l'origine renouvelable de l'énergie consommée. Ces solutions ne sont pas nouvelles mais ont besoin d'une impulsion politique pour pouvoir s'imposer à la société.

C'est le cas au Portugal avec un décret loi de novembre dernier qui donne la possibilité aux portugais de produire leur propre énergie électrique, dans la mesure où cette énergie est d'origine renouvelable, avec la possibilité de revendre l'excédant de production au réseau électrique national. C'est à l'occasion de la présentation de la première mini-éolienne conçue et construite entièrement au Portugal que le premier ministre portugais, José Sócrates, a souhaité faire passer un message fort. Il s'est porté acquéreur de la mini-éolienne Turban, fruit d'un an de recherche et développement dans les locaux de l'Institut National d'Ingénierie, Technologie et Innovation (INETI). Le Turban sera commercialisée au premier trimestre 2008 à un prix d'environ 2.000 euros. L'objectif du chef de fil du projet, Ana Estanqueiro, est de pouvoir exporter le Turban sur certains marchés européens et dans les Pays Africains de Langue Officielle Portugaise (PALOP).

Selon le président de l'APREN (Association des Producteurs d'Energies Renouvelables), l'investissement réalisé par les particuliers sera amorti sur une période de huit et dix ans. Les consommateurs seront les nouveaux producteurs de demain. Pour faire face à ces nouveaux services, EDP (Electricité du Portugal) va investir 70 millions d'euros dans un projet de gestion intelligente du réseau : InovGrid. Ce projet constituera la pierre angulaire pour affronter les grands changements en cours dans le secteur électrique au Portugal. InovGrid prévoit notamment d'installer 200.000 "Energy Box", boîte à énergie, dont les fonctionnalités permettront la télégestion du réseau électrique et la gestion de sa propre production.

BE Portugal numéro 28 (21/12/2007) - Ambassade de France au Portugal / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52379.htm

5 décembre 2007

l'Australie rejoint les signataires du Protocole de Kyoto

L'ouverture de la conférence de Bali sur le réchauffement climatique a été l'occasion saisi par l'Australie pour annoncer la ratification par son pays du protocole de Kyoto isolant un peu plus l'Amérique de Georges W Bush.

Cette décision qui était attendue depuis la défaite électorale infligée par Kevin Rudd au Premier ministre australien sortant dont on préfèrera oublier le nom, farouche opposant à Kyoto. Seuls les Etats-Unis, au sein des pays développés, n'ont pas ratifié ce protocole visant à réduire les émissions de CO2.

Le Premier Ministre australien doit se rendre la semaine prochaine, à l'occasion de son premier déplacement à l'étranger, à Bali où se tient jusqu'au 14 décembre une conférence mondiale sur les changements climatiques qui doit permettre de tracer une feuille de route de négociations pour prolonger le protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique.

26 octobre 2007

principales mesures issues du Grenelle environnement

OGM:
Moratoire sur les cultures commerciales d'OGM dans l'attente d'une expertise indépendante.
Transposition par la loi (printemps 2008) de la directive européenne.
Poursuite de la recherche sur les OGM selon des modalités à définir.

Agriculture:
Réduction de moitié de l'usage des pesticides "si possible dans les dix ans qui viennent" selon un plan qui sera défini par le Ministre de l'Agriculture.
Repas bio "au moins une fois par semaine" dans toutes les cantines publiques.
Multiplication par trois d’ici à 2012 et par 10 d’ici à 2020 des cultures bio (soit 20 % des surfaces cultivées au final).

Fiscalité:
Instauration d'une "écoredevance" kilométrique sur les poids lourds étrangers qui traversent la France.
Taxe écologique annuelle sur les voitures neuves les plus polluantes.
Création d'une TVA à taux réduit sur les produits respectant le climat et la biodiversité.
Demande à l'Union Européenne d'une taxation des produits importés venant de pays ne respectant pas le protocole de Kyoto.
Etude dans le cadre de la révision générale des prélèvements obligatoires d'une "taxe carbone" en échange d'un allègement de la taxation du travail.

Energie:

Poursuite de l'énergie nucléaire sans création de site nouveau.
Programme national pour les énergies renouvelables afin de dépasser l'objectif européen de 20% de la consommation d'énergie en 2020.
Généralisation de l'étiquette énergie (réservée jusqu'ici à l'électroménager).
Affichage en grande surface du «prix écologique» (intègrant le coût environnemental d'un produit à l'image de l'éco-étiquette de Casino) en plus du coût réel.
Interdiction des lampes à incandescence en 2010 au profit de lampes à basse consommation et LED.

Transports:
Création d'une éco-pastille, système de bonus-malus pour encourager l'achat de voitures propres.
Construction de 2 000 km de lignes TGV d'ici à 2020.
Extension de 329km à 1.500km du réseau de tramways hors Ile-de-France.
Plan d'investissement dans les liaisons fluviales pour retirer des routes un million de camions en 2020.
Taxation des vols intérieurs s’il existe une alternative en TGV.
Possibilité pour les villes de créer des péages urbains, de faire des couloirs dédiés au covoiturage, ou d’expérimenter ces processus.

Logement:
Tous les logements neufs devront être aux normes basse consommation d'ici à 2020 (consommation inférieure à 80 KWh par mètre carré en 2010 et à 50 KWh en 2012).
Interdiction dès 2010 des ampoules à incandescence et des fenêtres à simple vitrage.
Rénovation thermique favorisée via des crédits d'impôts et des prêts

25 octobre 2007

Le SER s'interroge sur les "contre-vérité" du rapport Syrota

Le Syndicat des Energies Renouvelables a publié la semaine dernière un communiqué de presse dans lequel il s'interroge sur la "contre-vérité flagrante" en matière d'énergie solaire contenue dans le rapport du Centre d'Analyse Stratégique présidé par Jean Syrota sur les perspectives énergétiques de la France et publié le 9 octobre dernier.

Le CAS y affirme que le solaire photovoltaïque émet plus de CO2 qu'il n'en économise sur sa durée de vie. Or, toutes les études et notamment celle de l'Agence de l'Energie de mai 2006, démontrent qu'une installation solaire photovoltaïque raccordée au réseau rembourse l'énergie nécessaire à sa fabrication et à son installation dans une période entre deux à quatre ans pour une durée de vie comprise entre 25 et 30 ans, souligne le SER.

Cette "manipulation des informations, du point de vue des émissions de CO2, a particulièrement choqué les professionnels du secteur" et "conduit à s'interroger sur la pertinence de l'ensemble (des) analyses" du rapport, conclut le SER.

10 octobre 2007

USA: l'écosystème mis en péril par les biocarburants d'origine céréalière

Un rapport de l'association Environmental Defense tire la sonnette d'alarme à propos des impacts environnementaux des biocarburants d'origine céréalière. Selon ce rapport, la forte expansion de la filière bioéthanol dans les plaines centrales des Etats-Unis fait peser d'importantes menaces sur les réserves en eau souterraine et sur les écosystèmes des prairies tempérées.

Neuf bio-raffineries sont en construction, pour une capacité annuelle totale de 2420 millions de litres (contre 270 millions de litres actuellement), dans des secteurs du centre sud des Etats-Unis où l'aquifère des Hautes-Plaines (aussi appelé Ogallala) a accusé les plus fortes baisses piézométriques de son histoire dans les dernières décennies.

Cette vaste nappe souterraine (450.000 km2 à cheval sur 8 Etats) constitue la principale réserve en eau de ces secteurs pour les usages agricoles (irrigation) et industriels. Or, l'élaboration d'un litre de bioéthanol consomme entre 3 et 6 litres d'eau. Ce sont donc plus de 10 millions de mètres cubes d'eau qui seraient extraits chaque année des zones déjà vulnérabilisées de cette nappe, au Texas et dans le Kansas notamment.

En outre, on estime que l'implantation de ces nouvelles raffineries inciterait au développement de nouvelles cultures de maïs à proximité, ce qui aggraverait le problème, sachant que la production d'un quintal de maïs nécessite pratiquement un mètre cube d'eau d'irrigation dans les secteurs concernés, et inciterait à la mise en culture de vastes zones de prairies actuellement gelées par l'US Conservation Reserve Program (CRP).

Le CRP est un programme du Département de l'Agriculture qui assure un dédommagement aux agriculteurs acceptant de mettre en jachère des terres agricoles fragiles pendant une période contractuelle de 10 à 15 ans. Depuis son instauration, ce programme a permis de protéger près de 20.000 km2 de terres sensibles à l'érosion situées à l'aplomb de l'aquifère Ogallala. Or, selon une estimation de l'USDA, 15% de ces terres seraient susceptibles d'être remis en culture à l'échéance des contrats dans les 4 prochaines années.

L'association recommande la mise en oeuvre de mesures de protection plus efficaces pour les eaux et les sols vulnérables à l'accroissement de la production de matières premières pour les bio-raffineries et l'adoption de normes permettant de discriminer les biocarburants selon leur empreinte environnementale globale.


BE Etats-Unis numéro 93 (1/10/2007) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51281.htm

30 septembre 2007

Le groupe Casino adopte l'éco-étiquette

Le groupe Casino, avec l'expertise de Bio Intelligence Service (un spécialiste de la traçabilité environnementale) et la collaboration de l'ADEME, a décidé de mettre en place dès 2008 un étiquetage environnemental sur ses produits de marque de distributeur: la quantité de gaz à effet de serre émis par la fabrication du produit et de l'emballage, la part de l'emballage recyclable, les kilomètres parcourus par le produit...

Inspirée de l'étiquette énergie, le consommateur peut visualiser instantanément l'impact environnemental de ses achats. Près de 50 produits ont été analysés à ce jour avec un objectif de 500 pour la fin de l’année et à 3 000 par la suite.

Le premier effet bénéfique de cet étiquetage s'est déjà fait sentir: l’enseigne a cessé la fabrication d’un cabillaud qui parcourait 27 000 km avant d’arriver en magasin...

8 août 2007

"L’irrésistible montée de l’économie sociale : Un projet, une culture, des valeurs" de Virginie Robert

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Quel point commun entre les banquiers du Crédit agricole, les éleveurs de poulets Loué, les adhérents de la Macif, les centres de distribution Leclerc ou encore les bénévoles des Restos du cœur ? Tous participent de l’économie sociale. Un secteur qui n’obéit pas aux règles du capitalisme mais repose sur des valeurs de solidarité et de justice sociale, qui ne fait pas du profit son objectif premier, mais cherche des réponses innovantes aux problèmes sociaux. Des principes vieux de plus d’un siècle, qui irriguent et dynamisent des coopératives, des associations, des mutuelles et des fondations qui pèsent 1/10e du produit intérieur brut français, génèrent 2 millions d’emplois, et dont certaines sont aujourd’hui leaders de l’économie mondiale.

Sur quelles bases assurent-elles leur développement ? Dans quels secteurs sont-elles en pointe ? Comment s’intègrent-elles dans le paysage économique actuel ? Quelles solutions proposent-elles alors que le monde économique, du producteur au consommateur, est en pleine mutation ? Et que se développe, en leur sein, un secteur solidaire en plein essor, enraciné au niveau local et dans les régions ? Pour la première fois, un ouvrage destiné à un large public offre un panorama complet des acteurs de ce pan méconnu de l’économie française et porte sur cet univers complexe et multiforme un regard extérieur et sans parti pris.

Virginie Robert est journaliste aux Échos et chef du service aux Échos innovation.

24 juillet 2007

Bio: une marque privée pour remplacer le logo AB ?

Les agriculteurs biologiques français envisagent de créer une marque privée pour pallier les manquements de la nouvelle réglementation européenne qui s’imposera prochainement à eux.

Le nouveau règlement européen de l’agriculture biologique a été voté le 12 juin en Conseil des ministres européens de l’agriculture. Malgré la pression du Parlement européen et de la société civile, le texte, approuvé dès le 19 décembre 2006, n’a connu que peu d’évolutions. Les différents amendements votés par le Parlement, à l’initiative notamment de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (FNAB), ont été totalement ignorés.

Le règlement européen, qui entrera en vigueur en 2009, comporte des points « inacceptables » pour nombre d’agriculteurs biologiques. Le refus de reconnaître aux productions bio le droit d’être indemnes d’OGM a en particulier focalisé les critiques. Quatre pays membres – la Belgique, l’Italie, la Hongrie et la Grèce - ont voté contre le texte pour cette raison. Le seuil de contamination par des OGM autorisé pour les produits biologiques est en effet fixé à 0,9%, soit le même seuil que pour l’agriculture conventionnelle.

La flexibilité qui permet de faire moins que la réglementation et l’absence de subsidiarité, qui permettait de faire mieux sont également critiquées. Le règlement européen étant moins stricte que le cahier des charges du logo AB français, il minimise l’engagement des producteurs bio. Ceux-ci se voient dépossédés d’un outil qu’ils ont largement créé, alors qu’il n’y aura plus de règles nationales plus strictes. Sauf sur les productions non définies au niveau européen (escargots, lapins, etc…) et sur la restauration, où des latitudes nationales sont prévues. Concernant les règles d’élevage, le texte européen est en particulier moins ambitieux sur les traitements vétérinaires, le pâturage non obligatoire des herbivores, la mixité piscicole...

C’est finalement l’agriculture biologique que nous avons bâtie et telle que les agriculteurs bio français la pratiquent et que nos consommateurs la conçoivent qui risque de disparaître. L’étiquetage « bio » est enfin moins ambitieux que les règles actuelles.

Le texte « cadre » européen va se voir complété par des règlements d’application : les règles « pratiques » d’élevage, de culture, la transformation… entreront en discussion à partir de cet automne. Mais il est peu probable que les organisations bio françaises réussissent à placer dans ces futurs règlements d’application les spécificités nationales actuelles comme le lien au sol, l’âge d’abattage minimum des volailles… Anticipant « ce mauvais coup », l’assemblée générale de la FNAB a voté en mars dernier la possibilité d’une marque privée qui permettrait de conserver le niveau d’exigence du cahier des charges national, en son temps plébiscité par les paysans bio, et de se démarquer d’un logo AB vidé de son sens. L’organisation travaille désormais à une telle marque, afin de garantir la crédibilité de notre mode de production et de nos pratiques et d’offrir aux consommateurs une alternative à une réglementation européenne bien éloignée de nos souhaits.

via ruralinfos

17 juillet 2007

Europe: les OGM ont la patate !

Les ministres européens de l'Agriculture n'ont pu se mettre d'accord lundi sur l'autorisation de culture d'une pomme de terre transgénique, laissant à la Commission européenne le dernier mot...

La pomme de terre OGM en question est celle du chimiste allemand BASF et a été génétiquement modifiée dans le but d'en extraire davantage d'amidon à des fins industrielles (production de papier, de colles, de textiles, etc).

Onze pays ont voté contre cette demande (Irlande, Autriche, Malte, Luxembourg, Lettonie, Italie, Grèce, Chypre, Pologne, Hongrie, Danemark), six se sont abstenus (Roumanie, Espagne, Bulgarie, Portugal, France, Slovénie) et dix ont voté pour (Belgique, Allemagne, Finlande, Estonie, Royaume-Uni, Pays-Bas, Slovaquie, Lituanie, Suède et République tchèque).

Dans ce cas de figure, la procédure veut donc que ce soit la Commission qui prenne la décision d'autorisation, ce qu'elle devrait faire en s'appuyant sur l'avis favorable de l'Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA).

L'EFSA avait conclu, en février 2006, qu'il "est improbable" que cette pomme de terre "ait un effet néfaste sur la santé humaine et animale ou sur l'environnement dans le cadre des utilisations proposées".

«A chaque fois, la Commission européenne dit oui en se basant sur l’avis de l’autorité européenne de sécurité des aliments», déplore Green peace, qui dénonce depuis longtemps cette procédure. Les défenseurs de l’environnement sont d’autant plus inquiets que cette autorisation est la première, depuis la fin du moratoire européen sur les OGM en 2004, qui concerne la mise en culture.

15 juillet 2007

L'Europe impose le label Energy Star à ses membres

Le Parlement européen a adopté un règlement qui obligera les États membres à appliquer des critères plus stricts en matière d’efficacité énergétique. Tous les organismes publics en Europe devront acheter du matériel de bureau qui respecte la dernière version du programme Energy Star.

Cette nouvelle loi s'inscrit dans le cadre d'un engagement signé entre l'Europe et les Etats-Unis en décembre dernier pour renouveler le label Energy Star pour les cinq années à venir et en accroître encore les préconisations et qui vise à coordonner l’étiquetage touchant l’efficacité énergétique des équipements de bureau.

« Jusqu’à présent, les équipements étaient souvent achetés sans tenir compte du coût de l’électricité consommée pour leur utilisation, alors qu’un modèle économe en énergie est beaucoup moins cher à long terme lorsqu’on tient compte à la fois du prix d’achat et du coût de l’électricité consommée », précise le communiqué du Parlement européen.

On évalue que l’accord entre l’Union européenne et les États-Unis pourrait permettre d’économiser 30 TWh d’électricité au cours des trois prochaines années (soit l'équivalent de la consommation électrique annuelle de la Hongriequand même!).

13 juillet 2007

"Les aspirateurs à pollution - les rejets de CO2 dans l'atmosphère" de Sophie Tovagliari

Tidou, petit nuage rigolo et écolo, est en ville où il va être intoxiqué par du gaz carbonique. Heureusement, son nouvel ami Charly va le sortir de ce mauvais pas avec l'aide des arbres de la forêt.

Cette histoire permet d'aider les enfants à comprendre les effets nocifs du CO2 dans l'atmosphère et à prendre conscience de l'importance de la végétation pour en réduire les quantités. Les conseils éco-citoyens sont toujours présents à la fin de l'ouvrage. Ce deuxième titre est également accompagné d'un cd-rom qui propose 10 nouveaux jeux éducatifs. Et l'histoire y est bien sûr aussi racontée sous forme de dessin animé.

Nouveauté : ce titre a été réalisé à partir de matériaux recyclés ou recyclables, ceci dans un souci de devenir un produit 100% écologique.

12 juillet 2007

Projet d'écotaxe avorté en Allemagne: le centime de trop ?

Le gouvernement allemand envisagerait d'imposer une écotaxe d'un centime d'euro par kilowatt/heure d'électricité ou par litre de fioul consommé, pour financer la lutte contre le réchauffement climatique a annoncé mercredi la Frankfurter Allgemeine Zeitung, citant un document officiel.

Cet écocentime doit permettre de financer un programme de subvention de 1 milliard d'euros par an, visant à encourager les économies d'énergie, selon le quotidien.

Le document rédigé par le ministre de l'Environnement Sigmar Gabriel prévoit entre autres de développer la cogénération (production combinée d'électricité et de chaleur visant à éviter le gaspillage), d'aider financièrement à la rénovation de logements, ou d'encourager l'achat de radiateurs moins gourmands.

L'information a aussitôt été démentie par l'intéressé à la radio bavaroise Bayerische Rundfunk: "nous allons présenter un projet de loi dans lequelle je vous garantis que cette proposition ne figurera pas".

8 juillet 2007

BP prévoit la fin du pétrole dans 40 ans

Dans son rapport annuel, le groupe pétrolier BP envisage l'épuisement des ressources pétrolières d'ici 2048. Comme chaque année, BP dresse un tableau de l'évolution de la consommation mondiale en matière d'énergies.

Malgré des prix élevés et volatils, la consommation globale en 2006 n'a cessé de croître dans le monde, atteignant une croissance des énergies primaires de 2,4%. Un chiffre inférieur à la consommation relevée en 2005, mais qui reste supérieur à la croissance moyenne de la décennie précédente.

Le rapport note la plus forte progression pour la consommation de charbon : +4,5% sur l'année. Une hausse principalement imputable à la Chine, qui représente 39% de la consommation de charbon au monde, et atteint 15% de la consommation énergétique mondiale toute ressources confondues.

Pour les pays développés, la hausse de la consommation s'observe principalement dans le domaine du nucléaire. L'atome enregistre une augmentation de 1,4% à l'échelle mondiale. Les deux tiers de cette consommation sont attribuables aux pays de l'OCDE.

Le gaz reste malgré tout l'énergie primaire dominante en Europe et le charbon en Asie. Au niveau mondial, le pétrole garde la tête des énergies utilisées. IL connaît néanmoins une diminution inédite de sa consommation, puisqu'il enregistre une hausse de 0,7% en 2005, soit la moitié de sa croissance annuelle moyenne des dix dernières années.

L'élévation du prix du baril n'a pas empêché la Chine d'alimenter son appétit énergétique : +7% de pétrole consommé en 2006.

Par ailleurs, BP relève une stagnation des réserves de pétrole sur la même année, et prévoit un épuisement des réserves dans 40 années et demi au rythme actuel de la production. L'épuisement progressif des réserves va de paire avec la hausse des coûts d'exploration.

Enfin, le rapport note un développement rapide des énergies alternatives, éolien et solaire notamment. Mais malgré une croissance de l'ordre de 25% en 2006, les éoliennes ne dépassent pas les 1% de la part d'éléctricité produite dans le monde, le solaire encore moins.

4 juillet 2007

Les biocarburants alimentent la hausse des prix agricoles

La progression de la demande de biocarburants entraîne une mutation radicale des marchés agricoles susceptible d’induire une hausse des prix mondiaux de nombreux produits agricoles, avertit un nouveau rapport publié aujourd'hui par la FAO et l’OCDE.

Selon les Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO 2007-2016, des facteurs transitoires tels que les épisodes de sécheresse sévissant dans les régions productrices de blé ou le faible niveau des stocks expliquent dans une large mesure les récentes augmentations des prix agricoles.

Dans une optique de long terme, on constate que s’opèrent déjà des changements structurels qui, au cours des dix prochaines années, pourraient bien se traduire par le maintien de prix nominaux relativement élevés pour nombre de produits.

La diminution des excédents de production et la réduction des subventions à l’exportation viennent accentuer les évolutions de long terme que connaissent les marchés.

L’élément marquant est cependant l’utilisation de plus en plus grande qui est faite des céréales, du sucre, des graines oléagineuses et des huiles végétales pour produire des combustibles de substitution, de l’éthanol et du biogazole.

Ce mouvement de conversion conforte non seulement les prix des productions végétales, mais aussi, bien qu’indirectement à travers la hausse du coût des aliments du bétail, ceux des productions animales.

Aux Etats-Unis, la production annuelle d’éthanol à partir du maïs devrait doubler entre 2006 et 2016, tandis que dans l’Union européenne, les volumes d’oléagineux (principalement de colza) destinés à la production de biocarburants devraient passer d’un peu plus de 10 millions de tonnes à 21 millions de tonnes au cours de la même période.

Au Brésil, la production annuelle d’éthanol devrait atteindre quelque 44 milliards de litres d’ici 2016, contre 21 milliards de litres environ aujourd’hui. La Chine devrait voir sa production actuelled d'éthanol, de l’ordre de 2 milliards de litres, grimper jusqu’à 3,8 milliards de litres.

Le rapport montre que la hausse des prix des produits agricoles préoccupe tout particulièrement les pays importateurs nets, de même que les populations urbaines pauvres.

Si l’augmentation du prix des matières premières induite par l’accroissement de la production de biocarburants est favorable aux producteurs de cultures énergétiques, elle implique des coûts supplémentaires et une baisse de revenu pour les agriculteurs qui en ont besoin pour nourrir leur bétail.

2 juillet 2007

Live Earth 2007: le Woodstock "vert" pour sauver la planète

Plusieurs lieux de concert (New York, Londres, Shanghai, Sydney, Halmbourg Johannesburg, Rio De Janeiro, Kyoto et Tokyo) pour couvrir chaque coin de la planète et une constellation de stars de la pop music pour amorcer rien moins qu’une révolution dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Le show planétaire sera produit par Save Our Selves (S.O.S.), une organisation formée par Kevin Wall, l’ancien vice-président américain Al Gore, Pharrell Williams, Cameron Diaz et le réseau MSN dont l'objectif est de faire progresser les programmes internationaux de lutte contre la crise climatique en utilisant la puissance collective de ses membres pour atteindre le public dans tous les coins de la planète par média interposé. Retransmise en direct pendant plus de 24 heures, l'opération devrait être suivie par deux milliards de spectateurs.

Al Gore résume ainsi l’objectif de S.O.S. : « Pour résoudre la crise climatique, il nous faut atteindre des milliards de personnes. Nous lançons S.O.S. et Live Earth pour amorcer un processus de communication qui mobilisera des gens dans le monde entier afin qu’ils commencent à agir. »

Les organisateurs de Live Earth, en collaboration avec le U.S. Green Building Council, organisme américainl qui délivre les certifications aux bâtiments « verts », ont élaboré une nouvelle norme destinée à devenir une référence mondiale en matière de concerts et d’événements « carboneutres ».

Diffusé en France par M6 et W9 le 7 juillet 2007
Au programme (entre autres): Madonna, les Beastie Boys, les Black Eyed Peas, Genesis, James Blunt, John Legend, David Gray, Damien Rice, Paolo Nutini, Corinne Bailey Rae, Bloc Party, Keane, Snow Patrol, Red Hot Chili Peppers, Akon, Alicia Keys, Bon Jovi, Melissa Etheridge, Roger Waters, Sheryl Crow, Smashing Pumpkins, The Police,Fall Out Boy, Dave Matthews Band, Ludacris, Linkin Park, Snoop Dogg, ....