environnement, énergies renouvelables, commerce équitable

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24 juin 2008

Produire de l'énergie au fil de l'eau, l'objectif du projet HARVEST

Si la plupart des éoliennes aujourd'hui en service dans le monde utilisent des turbines horizontales de grande taille, des chercheurs du département des Sciences et Technologies de l'Information et de l'Ingénierie (ST2I) du CNRS, travaillant dans quatre laboratoires de la région Rhône-Alpes (LEGI, 3S-R, G2ELAB, LAMCOS), ont imaginé des turbines verticales, de petite taille, tournant autour de leur axe vertical perpendiculairement à l'écoulement de l'eau. Précisons que plusieurs de ces turbines sont empilées sur un même axe pour former une tour, permettant ainsi d'utiliser la hauteur d'eau disponible. Sortes d'éoliennes sous-marines, ces "hydroliennes", comme on les appelle, permettent de produire de l'énergie électrique à partir de l'énergie cinétique des courants en rivière, voire en mer.

Les avantages qu'offre l'utilisation de ces hydroliennes sont multiples. Ainsi, elles fonctionnent, quelle que soit l'orientation du courant. De plus, elles nécessitent la mise en oeuvre de structures légères qui favorisent l'exploitation rationnelle des gisements tout en limitant l'impact sur l'environnement. Autant d'avantages qui ont conduit au lancement d'un projet baptisé HARVEST (Hydroliennes à Axe de Rotation VErticale STabilisé). Labellisé par le pôle de compétitivité TENERRDIS et soutenu financièrement par l'ANR, celui-ci comporte plusieurs étapes. La première vise à achever la mise au point de la turbine verticale, actuellement en cours de développement. Au cours d'une seconde étape, courant 2009, il s'agira alors d'implanter une première tour dans un canal EDF. Enfin, une troisième étape consistera à mettre en commun plusieurs tours afin de former une "ferme" fluviale ou marine composée de plusieurs tours.

BE France numéro 211 (19/06/2008) - ADIT / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55091.htm

22 mai 2008

Des pompes à chaleur géothermiques ultra-performantes mises à l'essai

Après 4 ans de travaux, les résultats du projet européen "Groundhit" de recherche sur la géothermie superficielle ont été présentés le 5 mai 2008 à Berlin. Les activités de recherche visaient à améliorer la performance des pompes à chaleur géothermiques. Ont été conçus dans le cadre de ce projet : un prototype de sonde géothermique coaxiale et 3 modèles de pompes à chaleur testés sur des sites d'essai en Autriche, en Grèce et au Portugal.

L'association fédérale pour la géothermie (GtV-BV), partenaire allemand du projet, s'est montrée particulièrement intéressée par les résultats des tests effectués en Autriche sur une machine du fabricant français spécialisé CIAT. La pompe à chaleur testée a fait preuve d'une performance étonnante étant données les températures d'entrée élevées (80°C).

Coordonné par le centre grec pour les énergies renouvelables CRES, le projet a montré qu'il restait un grand potentiel et une marge de manoeuvre significative pour des améliorations dans le domaine de la géothermie superficielle. Les missions identifiées pour ces prochaines années : poursuivre le développement de systèmes de sondes géothermiques et imaginer d'autres domaines d'application pour la géothermie superficielle, comme le désenneigement ou l'élimination du verglas sur les voies d'accès ou sur les quais des trains.

Des informations supplémentaires sur le projet sont disponibles sur le site Internet http://www.groundhit.eu

L'initiative, lancée par des institutions et des entreprises du Portugal, de Pologne, d'Autriche, de Grèce, de France et d'Allemagne, a été financée par l'Union Européenne. La commercialisation de systèmes exploitant la géothermie superficielle a connu ces dernières années en Allemagne un taux de croissance élevé. 27.000 systèmes ont été installés en 2007. En tout, 120.000 bâtiments en Allemagne sont aujourd'hui équipés de pompes à chaleur géothermiques.

BE Allemagne numéro 386 (21/05/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54718.htm

5 mai 2008

Réparer la planète : la révolution de l'économie positive

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Depuis l’an 2000, Anne Gouyon, Maximilien Rouer et la société BeCitizen, qu’ils ont monté ensemble, repèrent dans le monde entier, les innovations technologiques et économiques, les initiatives locales ou nationales qui manifestent que l’avenir qui nous menace n’est pas inéluctable.Ils ont travaillé avec des dizaines de chefs d’entreprises, des responsables de régions qui créent des emplois produisant de l’énergie renouvelable, en dépolluant les sols et les eaux, en stockant du carbone, en reverdissant les déserts.

Ces réussites permettent de dessiner les contours de l’Economie Positive. Une économie sobre, efficace, qui s’appuie sur des technologies économes en matière et en énergie. Une économie circulaire, qui réutilise et recycle, où les déchets de l’un deviennent des matières premières de l’autre.

En 360 pages illustrées de dizaines d’exemples d’entreprises du monde entier, ce livre présente les grands enjeux d’aujourd’hui : par quelles techniques retrouver un climat stable, renouveler les sources d’énergie, les ressources naturelles. A travers des encadrés souvent provocants, il présente l’état des connaissances scientifiques et surtout des solutions pratiques, car elles existent. Il ne tient qu’à nous de les mettre en œuvre.

30 avril 2008

Pays-Bas: un quartier de La Haye se chauffe à l'eau de mer

En avril, l'eau de la Mer du Nord permettra de réchauffer 789 nouveaux logements du quartier Duindorp à Scheveningen (La Haye). La commune de La Haye a autorisé la construction d'une chaufferie nécessaire au pompage et au réchauffement de l'eau salée.

L'eau de mer, dont la température oscille entre 0 et 4 °C en hiver, est pompée vers la chaufferie où elle est séparée du sable et des déchets pour ensuite être chauffée à 11 °C par une pompe à chaleur. Une fois acheminée aux habitations, une nouvelle pompe permet d'atteindre la température de 65 °C. Une température initiale de 11°C est nécessaire pour que les pompes à chaleur des logements soient opérationnelles. Leur rendement énergétique est de 1500% : 1 kWh d'électricité produit 15 kWh de chaleur.

Le système permet une grande économie d'énergie et réduit de 50% les rejets en CO2 par rapport à une chaudière traditionnelle fonctionnant au gaz naturel. Pour éviter toute corrosion, les pompes et les échangeurs de chaleur sont fabriqués en titanium et les conduits en plastique. Les pompes à eau sont désactivées par le système lorsque la température de l'eau de mer dépasse les 11 °C pendant une longue période de l'année. L'eau fournit alors directement de la chaleur au réseau grâce à un échangeur. Les logements concernés ne sont pas raccordés au réseau de gaz naturel, mais le système est doublé afin d'éviter les pannes de longue durée ; les éléments électriques des pompes à chaleur prennent le relais dans ce cas.

La dépense en chauffage engendrée par ce système n'est pas plus élevée que celle du gaz naturel. Le coût de son installation est de d'environ trois millions d'euros. Par ailleurs l'installation de deux grandes éoliennes est prévue dans le but de rendre le système neutre en émission de CO2.

BE Pays-Bas numéro 28 (28/04/2008) - Ambassade de France aux Pays-Bas / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54369.htm

21 avril 2008

le "Label bleu": un éco-label pour une pêche durable et responsable dans 3 ans ?

L’Ofimer (Office interprofessionnel de la mer) par la voie de son directeur Michel Peltier, a annoncé son intention de créer un éco-label national pour certifier les espèces pêchées de façon « durable et responsable ».

En réponse à une demande du secteur, une étude de l’Ofimer a présenté les différentes démarches existantes et synthétisé les résultats de la consultation professionnelle sur les conditions d'écolabellisation des pêcheries françaises. Au final, le projet d'un éco-label, qui pourrait prendre le nom de “Label Bleu”, a été décidé mais sa mise en place ne se fera pas avant trois ans, le temps que les espèces de poissons et les pratiques de pêche soient certifiés par des organismes indépendants.

Au niveau mondial, la FAO a établi une définition d'un label international et édité des lignes directrices définissant la "pêche durable". Il est géré par un organisme indépendant, le Marine Stewardship Council (MSC) et a été établi avec des scientifiques, des pêcheurs et des organisations écologiques.

Le “Label Bleu”devrait reprendre les critères édictés par le MSC: ressource abandondante, pêche dans le respect de l’environnment et dans des conditions de sécurité optimum pour les pêcheurs. Le Label Bleu portera en plus une attention particulière sur le circuit de commercialisation du poisson (avec notamment la distance parcourue entre le lieu de pêche et l'étal du poissonnier).

Parmi les 10 espèces dont la certification est envisagée pourraient figurer les bars, les langoustines, la lotte, la sole ou le cabillaud.

19 avril 2008

Réparer la planète : la révolution de l'économie positive

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Depuis l’an 2000, Anne Gouyon, Maximilien Rouer et la société BeCitizen, qu’ils ont monté ensemble, repèrent dans le monde entier, les innovations technologiques et économiques, les initiatives locales ou nationales qui manifestent que l’avenir qui nous menace n’est pas inéluctable.Ils ont travaillé avec des dizaines de chefs d’entreprises, des responsables de régions qui créent des emplois produisant de l’énergie renouvelable, en dépolluant les sols et les eaux, en stockant du carbone, en reverdissant les déserts.

Ces réussites permettent de dessiner les contours de l’Economie Positive. Une économie sobre, efficace, qui s’appuie sur des technologies économes en matière et en énergie. Une économie circulaire, qui réutilise et recycle, où les déchets de l’un deviennent des matières premières de l’autre.

En 360 pages illustrées de dizaines d’exemples d’entreprises du monde entier, ce livre présente les grands enjeux d’aujourd’hui : par quelles techniques retrouver un climat stable, renouveler les sources d’énergie, les ressources naturelles. A travers des encadrés souvent provocants, il présente l’état des connaissances scientifiques et surtout des solutions pratiques, car elles existent. Il ne tient qu’à nous de les mettre en œuvre.

18 avril 2008

Saint Denis se lance dans l'éco-quartier populaire à Cristino-Garcia

Récupération des eaux de pluie, poêle de masse en pierre de lave qui chauffe toute la maison, murs en bois recyclables, toiture végétalisée : quatre maisons écologiques viennent de sortir de terre, dans le quartier de la Petite Espagne à Cristino-Garcia, rue Maria Leonor Rubiano.

Ces maisons mitoyennes de cinq pièces et 100 m 2 chacune avec un jardin, sont aussi des logements sociaux, permettant ainsi à des familles modestes dionysiennes de bénéficier d’un logement à la fois écologique et social. C'est l'aboutissement d'un projet qui remonte à 2003 avec le lancement par la municipalité, en association avec la SEM Plaine Commune Développement et les habitants du quartier, d'une étude pour envisager la construction de logements sociaux et écologiques sur des parcelles de terrain lui appartenant.



Les logements sont en accession à la propriété, avec un système juridique original « à l’anglaise » distinguant la propriété des murs, et du terrain. Le terrain reste la propriété de la commune. Dans un premier temps, les accédants paieront la construction (150 000 euros) et ensuite ils auront l’opportunité d’acheter le terrain. Deux autres maisons seront livrées en juin pour être mises en location sous le régime d’un bail emphytéotique de 65 ans avec la ville qui demeure propriétaire du terrain.

Fabriquées par le groupe SPL, spécialiste dans le logement social de qualité en matériaux écologiques, ces maisons concentrent aussi des systèmes d'économie d'énergie. Le chauffage s'inspire d'une technique finlandaise selon laquelle l'alimentation d'un poêle durant deux heures suffit à chauffer l'ensemble des pièces pendant 24 heures. La récupération des eaux de pluie pour alimenter les toilettes et l’arrosage du jardin, devrait permettre d’économiser 40 % de la facture d’eau. La toiture végétalisée, outre son pouvoir de rétention en eau, constitue une isolation naturelle et offre un environnement vert aux riverains.

Deux entreprises solidaires impliquées dans l’insertion professionnelle, la Scop « Scierie et Palettes du Littoral » ainsi que l’APIJ-BAT, ont été sollicitées pour une part de la construction.

« Nous avons osé prendre des risques pour que l’écologie populaire soit une réalité, et non plus seulement un concept. Nous avons fait en sorte que ces maisons coûtent le moins cher possible à l’usage tout en étant très performantes écologiquement », a analysé le maire Didier Paillard lors de l’inauguration.

La tenue d’un séminaire à la fin de l’année est d’ailleurs à l’étude pour transférer et partager le savoir-faire de Saint-Denis avec d’autres collectivités et les professionnels du logement.

Le maire a affirmé sa volonté de profiter de la rénovation urbaine menée par l’ANRU dans le quartier Cristino-Garcia pour le transformer en « éco-quartier pilote pour Saint-Denis ».
Douze autres maisons écologiques sont d’ores et déjà programmées et devraient surgir de terre dans les mois à venir.

source

17 avril 2008

Allemagne: l'EWE-box veille sur vos dépenses d'énergie

Un nouveau système intelligent de mesure et d'affichage en temps réel de la consommation énergétique des consommateurs est sur le point d'être testé en Allemagne. Développé par l'Institut Fraunhofer des systèmes énergétiques solaires (ISE) et le fournisseur d'énergie d'Oldenbourg (EWE), avec le soutien de l'Institut Fraunhofer d'ingénierie des systèmes (AST), la "EWE-Box" ou "boîte EWE" permettra au client de surveiller en permanence sa consommation d'électricité et de gaz.

"Révolu le temps des compteurs électriques stupides", se réjouit le Dr. Harald Schäffler, directeur de projet à l'ISE, qui explique le principe de fonctionnement du "smart metering" : "la boite EWE est une passerelle de communication innovante, qui enregistre, sauvegarde et transmet à une centrale via DSL les données mesurées sur les compteurs de gaz et d'électricité".

La boite EWE est équipée d'un écran d'affichage LCD pour que le consommateur puisse contrôler à sa guise et en temps réel sa consommation d'énergie. L'écran est également capable d'afficher la consommation horaire ou quotidienne, les coûts induits et les émissions de CO2 générées. Quant aux données enregistrées, elles sont elles aussi à tout moment consultables, via un accès personnel sur Internet, par le client, qui reçoit par ailleurs chaque mois une analyse de sa consommation, de ses dépenses ainsi que des pronostics de tendance annuelle.

Le consommateur devrait ainsi dorénavant disposer à portée de main d'un système de management énergétique grâce auquel faire des économies deviendra un jeu d'enfant. La "EWE-Box" doit être testée auprès de 400 foyers dans la région d'Oldenbourg. La campagne de test et l'analyse des résultats seront réalisées par l'ISE et l'AST.

BE Allemagne numéro 381 (17/04/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53994.htm

12 avril 2008

Allemagne: une peinture pour purifier l'air

C'est l'élaboration d'une couche de peinture permettant de purifier l'air de ses composants polluants qui a permis à une équipe de chercheurs de l'Institut de Chimie inorganique de l'Université de Erlangen-Nürnberg en collaboration avec deux entreprises, de remporter le 28ème prix d'innovation de l'industrie allemande, catégorie PME.

L'élément clé de cette peinture est le dioxyde de titane. Ce pigment blanc est déjà utilisé par certains artistes-peintres et entre également dans la composition de certaines pâtes dentifrices. Sa surface est modifiée de façon à ce qu'aucune réaction chimique ne puisse avoir lieu lorsqu'elle entre en contact avec des rayons lumineux. Sans une telle désactivation, l'énergie des rayons UV est absorbée par la surface qui se transforme en zone hautement réactive. Le contact avec l'air engendre des liaisons organiques oxygénées, responsables de la décomposition de certaines molécules se trouvant à proximité. Lors de ce processus, le dioxyde de titane n'est pas utilisé directement : il est simplement le photocatalysateur de la réaction.

Le mode de fonctionnement naturel du dioxyde de titane, néfaste dans le cas des pâtes dentifrices, a pu être exploité dans le cas de la peinture dans le but de décomposer les oxydes d'azote présents dans l'air, en nitrates par exemple. Le pourcentage de 3% d'ultra-violet dans la lumière du soleil est cependant trop faible pour transformer le dioxyde de titane en catalysateur actif. Les particules pigmentées ont dû être modifiées pour que la partie visible de la lumière (environ 50%) soit aussi exploitée.

En 3 ans, ces chercheurs de l'Institut de chimie anorganique de l'Université d'Erlangen dirigés par le Prof. Dr. Horst Kisch ont réussi à développer un dioxyde de titane modifié, qui peut décomposer les polluants de l'air et de l'eau lors d'une exposition à la lumière du jour ou même à une lumière artificielle. Il a ensuite fallu deux ans pour que soit mis sur le marché un produit appelé "Innenraumdispersionsfarbe", une peinture d'intérieur capable d'éliminer le monoxyde de carbone, les oxydes d'azote, le formol, le dichloroéthylène, le benzène. Lors des tests effectués dans un bureau repeint, la concentration des polluants de l'air a baissé en quelques jours d'environ 80%.

Cette innovation est le fruit d'une mise à profit de 25 ans d'expérience dans l'application de la photocatalyse pour la synthèse chimique. D'après Horst Kisch, c'est aussi la coopération avec l'entreprise allemande Sto AG et l'entreprise germano-américaine de chimie Kronos qui ont contribué au transfert rapide d'un résultat de recherche en produit.

BE Allemagne numéro 378 (27/03/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53696.htm

19 mars 2008

Galp Energia veut mettre des microalgues dans votre moteur

Le groupe pétrolier portugais Galp Energia va s'associer avec l'Institut national d'ingénierie, de technologie et d'information (Ineti)et avec la société Alga Fuel pour se lancer l'année prochaine dans la production d'un biocarburant à partir de microalgues.

"En 2009, nous voulons que notre projet pilote soit opérationnel. Nous voulons produire un biocombustible à partir de microalgues", a déclaré M. Ferreira de Oliveira, le président du groupe, lors d'une conférence de presse.

Pour ce projet pilote l'investissement se montera de 1 à 2 millions d'euros. D'ici 2009 le projet passera par plusieurs étapes. Dans un premier temps, AlgaFuel se chargera de sélectionner les microalgues. Le projet pilote sera alors mis en place. l'INETI récoltera les microalgues et produira de la biomasse. Galp Energia interviendra alors pour produire le biocarburant en "recyclant" le CO2 séquestré de sa raffinerie de Sines (Sud du Portugal).

Le passage du stade de pilote à la phase de commercialisation dépendra des résultats de la première étape qui sera suivie de plusieurs tests en laboratoire.

18 mars 2008

Belgique: une centrale alimentée au jatropha

Thenergo, un des leaders du marché en matière d'énergies renouvelables et de cogénération, a annoncé avoir lancé la construction d'une unité de cogénération alimentée par des biocarburants.

La centrale sera construite à Merksplas en Belgique et atteindra un taux d'activité pouvant aller jusqu'à 8 000 heures par an tout en générant 6 MW de chaleur pour des partenaires industriels et 9 MW d'électricité pour un équivalent de 20 000 ménages.

Le projet, baptisé Greenpower, et représentant un investissement total de 11 millions d'euros devrait être opérationnel dès février 2009. Greenpower est une joint-venture entre Thenergo, actionnaire majoritaire et exploitant de la centrale, et les familles Quirynen et Dielis.

Greenpower sera alimenté par un biocarburant produit à partir d'huile extraite de graines de Jatropha. Ces graines ont un contenu énergétique très élevé et sont cultivées sur des sols semi-arides dans le sud-est asiatique. Depuis cinq ans, Leysen NV, une société du groupe Thenergo, explore le potentiel du Jatropha comme source d'énergie renouvelable. Les recherches portent sur toutes les étapes allant de la culture à la logistique et ce afin de garantir une perte minimale d'énergie consommée au cours de la production et du transport.

14 mars 2008

Etats-Unis: des cellules photovoltaïques "Arc en Ciel" pour un meilleur rendement

A l'University of Notre Dame, Indiana, un groupe de chercheurs dirigé par Dr Prashant V. Kamat a mis au point des cellules photovoltaïques en combinant des quantum dots semiconducteurs de différentes tailles et des nanotubes de TiO2 à la place des semiconducteurs classiquement utilisés, les rendant beaucoup plus efficaces. L'étude, soutenue par l'Office of Basic Energy Sciences du Department of Energy est publiée dans le Journal of the American Chemical Society.













Les scientifiques utilisent ces quantum dots de Cadmium Selenide (CdSe) semiconducteurs plutôt que d'autres matériaux car ils présentent l'unique avantage d'absorber certaines longueurs d'ondes de la lumière, en fonction de leur taille : les quantum dots plus petits vont absorber des longueurs d'ondes plus courtes, les plus grands vont en absorber de plus longues. En combinant plusieurs types de Quantum dots de CdSe, les chercheurs peuvent donc créer des cellules photosensibles qui absorbent un plus grand spectre de lumière et sont par là même plus efficaces. L'équipe a arrangé ces quantum dots en motif ordonné sur la surface d'un film d'épaisseur nanométrique, et y ont intégré des nanotubes de dioxyde de Titane (TiO2). Les quantum dots absorbent les photons et produisent des électrons qui sont alors transportés par les nanotubes et collectés par une électrode, produisant ainsi le photocourant.

Outre l'absorption de longueurs d'onde particulières, les chercheurs ont remarqué que la taille des quantum dots a une influence sur la performance, en faisant l'expérience avec quatre types de ces nanoparticules (entre 2,3 et 3,7 nm de diamètre, elles présentent des pics d'absorption à des longueurs d'onde situées entre 505 et 580 nm). Les plus petits quantum dots peuvent convertir plus rapidement les photons en électrons, quand les plus larges absorbent un plus grand pourcentage de photons. Les quantum dots de 3nm de diamètre offrent le meilleur compromis. Après le développement de la première cellule photovoltaïque composée de différents types de quantum dots, les chercheurs prévoient pour les prochaines étapes de leur recherche de créer des cellules "arc en ciel", en superposant des couches de quantum dots en fonction de leur taille : sur la couche externe, les plus petits absorbent le bleu, et la lumière rouge (longueur d'onde plus grande) passe à travers cette couche pour atteindre la couche interne composée des quantum dots les plus larges qui absorbent le rouge, créant ainsi un gradient d'absorption "arc en ciel", tout en combinant les effets de conversion rapide des petits quantum dots et de taux d'absorption important des quantum dots plus larges.

Les cellules photosensibles actuelles en silicium ont une efficacité de 15 à 20%, le reste est perdu en chaleur. Kamat prévoit une efficacité plus importante avec ces nouveaux types de cellules photovoltaïques "arc en ciel", qui pourrait facilement dépasser les 30%.

BE Etats-Unis numéro 115 (14/03/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53560.htm

13 mars 2008

Veolia va caturer et stocker le CO2 à Claye Souilly (77)

Veolia Environnement a choisi son site de Claye Souilly en Seine-et-Marne pour étudier la mise en place d'un projet de capture et de stockage géologique de CO2.

Avec 200.000 tonnes de CO2 traitées annuellement, le site sera à ce jour le plus important en France. Ce projet "ouvre la voie à l'une des solutions permettant de contribuer aux objectifs mondiaux de réduction de gaz à effet de serre", fait valoir Veolia.

Le dioxyde de carbone est émis par la combustion du biogaz (méthane) extrait des déchets stockés par Veolia à Claye-Souilly, la plus grande décharge du groupe en France. Il sera "injecté, sous contrôle, dans un aquifère salin, situé à plus de 1.500 mètres de profondeur pendant plusieurs années".

Le projet, d’un coût non communiqué, se fera en partenariat avec Geogreen, société commune entre l’Institut français du pétrole (40 %), le groupe d’ingénierie Géostock (40 %) et le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM, 20 %).

12 mars 2008

Turquie: un pas en avant vers la production d'hydrogène "propre"

La pile à combustible, qui est au centre de nombreuses recherches dans le domaine des énergies renouvelables, nécessite la production d'hydrogène gazeux. Le gaz naturel, et en particulier le méthane, est pour l'instant la matière première la plus efficace pour produire de l'hydrogène. Les procédés courants actuels, comme le reformage ou l'oxydation partielle, présentent le désavantage de produire du dioxyde et du monoxyde de carbone. Le craquage (procédé permettant de casser les molécules dans des conditions de température et de pression particulières) est une des alternatives possibles pour la production "propre" d'hydrogène, sans production d'oxydes de carbone. De plus, le mélange méthane-hydrogène peut également servir à rendre la combustion plus efficace dans les moteurs, qui relâchent alors moins de gaz toxiques.

Une équipe turque de l'Université Hacettepe (Ankara), en collaboration avec une équipe canadienne, propose une amélioration du procédé de craquage sur catalyseur nickel/alumine. Ce dernier est habituellement "empoisonné" par le carbone solide qui se forme au court de la réaction, ce qui limite fortement le rendement. On tentait jusqu'ici de transformer à nouveau le carbone en gaz, mais ce procédé aboutissait jusqu'à présent à une perte d'activité du catalyseur.

Les chercheurs turcs et canadiens ont démontré qu'une régénération partielle du carbone en méthane en présence d'air permettait de s'affranchir de cette désactivation du catalyseur. Ils ont également étudié l'influence de divers facteurs (pourcentage de nickel, réduction préalable du catalyseur, température de réaction, quantité de carbone gazéifié) sur l'efficacité du procédé.

BE Turquie numéro 7 (11/03/2008) - Ambassade de France en Turquie / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53460.htm

3 mars 2008

Une bonne année pour les énergies renouvelables ? Opportunités et prédictions pour l'année 2008

Face au réchauffement climatique et à des problématiques environnementales de plus en plus fortes, la demande pour la recherche de solutions "vertes" s'accroît. Pour les capitaux risqueurs, le secteur des énergies vertes est un secteur à fort potentiel et en pleine expansion. L'année 2008 devrait donc offrir de belles opportunités dans le secteur des énergies renouvelables. Divers rapports émettent des prédictions et précisent quelles seront les tendances fortes de l'année 2008.

Aux Etats-Unis, selon le DoE, (Département of Energy), l'utilisation et le développement de nouvelles technologies pourrait réduire de 50% le coût généré par la consommation d'énergie. La création de nouveaux bâtiments "intelligents" capables d'auto-contrôler l'éclairage et de réguler la consommation d'énergie devrait continuer à progresser. La construction de ce type d'infrastructure est complexe car elle implique un grand nombre d'acteurs et concerne différentes technologies. Des solutions telles que les LEDs (diodes électroluminescentes), plus intelligentes, plus efficaces et moins polluantes vont continuer à se développer.

Le marché du Carbone est lui aussi en pleine expansion. Les contraintes d'un développement durable pour la planète encouragent le développement d'échanges financiers liés aux émissions de gaz à effet de serre. Ce marché permet aux pays ayant épargné des unités d'émissions - des émissions permises mais non "utilisées"- de vendre cet excès aux pays ayant dépassé leurs objectifs d'émissions. Par ce système, les compagnies achètent leur droit de polluer. De tels échanges sont appelés à avoir des impacts, à plus ou moins long terme, sur les choix d'aménagement du territoire, sur les modes de production et de consommation des Etats, des entreprises, des collectivités, des particuliers : localisation des ressources énergétiques, modes de transport, etc.

Les biocarburants devraient attirer l'attention d'un plus grand nombre d'investisseurs. Face à un marché de plus en plus concurrentiel, à la croissance du prix du maïs et du sucre d'où l'éthanol est produit, le développement de nouveaux biocarburants est nécessaire. Aux Etats-Unis, la demande croissante pour les biocarburants pose le problème de la durabilité de leur production. Actuellement les Etats-Unis utilisent 529 millions de litres de gazole par an et on estime que le maïs ne pourrait fournir que 56 millions de litres. Des initiatives se mettent en place pour développer des biocarburants durables. Le DoE a estimé qu'1,3 million de gallons de déchets non issus du grain, pourraient être utilisés pour produire de l'Ethanol [1]. Pour sa fabrication d'autres matières que le grain sont exploitables telles que le papier, le bois, les déchets. Le gouvernement devrait aider à la recherche d'autres matières premières, l'optimisation des procédés, le développement et le transfert de technologies ainsi que la promotion des investissements.

D'autres opportunités se dessinent autour de différentes problématiques industrielles, énergétiques et économiques. Parmi ces problématiques, le transport et la distribution de l'électricité aux Etats-Unis. Il s'agit en effet, d'un secteur sous-financé, le DoE estime que 9% de la production électrique se perd en distribution entre le moment où l'électricité est produite et son utilisation par le consommateur. Ce problème non résolu laisse place à d'importantes opportunités dans la recherche de solutions.

En 2008, il devient de plus en plus évident que le marché des énergies renouvelables sera l'un des marchés les plus prédominant. Pour les capitaux risqueurs, il s'agit d'investissements lourds et prévus sur du long terme. Cependant, des facteurs tels que l'émergence de nouvelles technologies compétitives, la mise en place et l'orientation de nouvelles mesures gouvernementales (taxes, aides financières) et la façon dont le gouvernement souhaitera réguler la consommation d'énergie pourront confirmer ou remettre en cause les prédictions sur les énergies renouvelables les plus prometteuses.

BE Etats-Unis numéro 113 (29/02/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53325.htm

1 mars 2008

Energie solaire : un système hybride pour les jours nuageux

L'énergie solaire présente de nombreux avantages : illimitée, sans émissions de carbone etc. mais son inconvénient réside en son manque de fiabilité. En effet, les rayons du soleil ne sont pas constants. C'est pourquoi la société israélienne EDIG a créé un générateur hybride pour les jours nuageux ou les nuits.

Les turbines du système peuvent s'adapter à plus d'une source d'énergie. Les turbines solaires peuvent basculer et fonctionner grâce à des gaz, des énergies fossiles ou encore des biocarburants. Basée sur les recherches du prof. Jacob Karni de l'Institut Weizmann, la technologie attire le soleil et le concentre grâce des petits miroirs placés sur le sol. L'énergie thermique générée active des turbines qui peuvent être dirigées par du carburant traditionnel dans les périodes de faible ensoleillement. Ce système hybride n'évite pas complètement les émissions de carbone mais le taux zéro peut être atteint et l'utilisation de pétrole devient minimale.

EDIG a récemment monté une usine pilote en Chine. L'usine était fonctionnelle et a pu fournir de l'électricité au réseau local. La prochaine étape est la construction d'une usine dans le désert Arava en Israël. EDIG destine son système à des régions comme l'Inde, le sud des Etats-Unis pour encore le sud de l'Espagne.

BE Israël numéro 62 (27/02/2008) - Ambassade de France en Israël / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53274.htm

27 février 2008

Al Masdar, la folie verte d'Abou Dhabi

Le cabinet d’architectes britannique Foster and Partners dessine pour le gouvernement d'Abou Dhabi la première ville au monde 100% écologique (après Dongtan ?). Véritable laboratoire des énergies renouvelables, Al Masdar (la source) devrait coûter 22 milliards de dollars à l'émirat. "C’est probablement le projet le plus idéaliste au monde actuellement, et c’est le plus pertinent qui ait été présenté dans toutes les conférences, allant de Kyoto à Davos " indique d'ailleurs, en toute modestie, Norman Foster.

Le chantier de ce projet, une fois de plus hors normes, devrait débuter ce mois-ci. La cité verte s'étalera sur 6 kilomètres carrés dans le désert et pourra accueillir jusqu’à 50.000 habitants et 1.500 entreprises en 2016.

L'objectif de cette ville sortie des sables du désert est clair: être autosuffisante dans sa consommation d'énergie et neutre sur le plan des émissions de gaz carbonique. Pour y parvenir, ses concepteurs prévoient de générer toute l'électricité nécessaire à l'aide d'une centrale photovoltaïque de 100 Megawatts ainsi qu'un parc d'éoliennes. Une usine de désalinisation, fonctionnant aussi grâce au soleil, apportera l'eau nécessaire à la consommation et les espaces verts seront arrosés par les eaux usées. Une centrale à hydrogène ainsi que des agrocarburants issus de cultures utilisant les eaux usées permettront de remplacer les carburants fossiles.

La ville sera compacte, carrée et protégée des vents chauds du désert par un mur d’enceinte. Les ruelles seront étroites, ombragées, et un réseau de cours d’eau permettra de les rafraîchir.
Des constructions basses et équipées en panneaux solaires sur les toits utiliseront au maximum la climatisation naturelle.

Côté déplacement, des trams automatisés, avec arrêt tous les 200 mètres, permettront aux habitants d'abandonner leur voiture.

Au final, l'objectif de ce grand projet urbanistique est d'attirer chercheurs, étudiants et hommes d’affaires, pour développer différents projets innovants. Al Masdar est conçue pour accueillir des centres de recherche, des instituts de recherche et des centres de formation en énergies renouvelables.

25 février 2008

9 litres d'hydrogène dans une boîte d'allumettes

Le professeur Shin-ichi ORIMO du Institute for Material Research de l'université de Tohoku a mis au point en collaboration avec Japan Steel Works un réservoir de la taille d'une boîte d'allumettes pouvant relâcher jusqu'à 9 litres d'hydrogène.

L'hydrogène est stocké dans un réservoir en aluminium sous forme de particules d'aluminium hydrogéné, molécule développée par le groupe de recherche. Lorsqu'il est chauffé à 80°C le composé relâche de l'hydrogène sous forme de gaz. Expérimentalement, on a pu extraire 9,3 litres d'hydrogène d'un réservoir mesurant 4 cm x 6 cm et d'une épaisseur de 5,5 mm. Ceci représente une contenance supérieure de 43% par rapport à l'alliage lanthane-nickel (LaNi5) habituellement utilisé pour le stockage de l'hydrogène. Le groupe espère améliorer les propriétés du système afin que l'aluminium hydrogéné libère le gaz à 60°C, ce qui permettrait une utilisation directe de la chaleur rejetée par les appareils électroniques et donc une alimentation par piles à combustibles d'instruments portables comme les téléphones ou les ordinateurs. Une fois que l'hydrogène a été libéré, il ne reste plus que de l'aluminium. Ce processus étant irréversible, les réservoirs seraient employés comme des cartouches à utilisation unique. La mise en application de la technologie se fera au plus tôt dans trois ans.

Japan Steel Works espère également utiliser cette technologie pour développer des réservoirs destinés à des véhicules roulant grâce à des piles à combustibles. A volume égal, cette méthode permettrait de stocker 3,6 fois plus d'hydrogène que des bonbonnes pressurisées à 35 MPa. La distance parcourue pourra alors atteindre les 650 km pour un réservoir de 90 litres qui ne pèserait que 100 kg, à la place de 220 kg actuellement.

Le principal défi à la diffusion des piles à combustible est le stockage et le transport du combustible. Le méthanol est accessible à faible coût mais son transport est délicat car c'est un corps inflammable. D'autre part, les alliages du type lanthane-nickel permettent de stocker de l'hydrogène d'une manière relativement sûre mais présentent l'inconvénient de peser très lourd. Toutes les alternatives restent donc à envisager.

BE Japon numéro 472 (22/02/2008) - Ambassade de France au Japon / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53225.htm

10 janvier 2008

Allemagne: de l'énergie à base de fientes de poules !

Dans le cadre de son programme d'innovation pour l'environnement, le Ministère fédéral de l'environnement (BMU) soutient un projet de construction d'une centrale innovante de production de biogaz et d'engrais à Köthen (Land de Saxe-Anhalt). Chose inédite en Allemagne, la matière de base utilisée par l'entreprise Gut Mennewitz GmbH est constituée à 70% de fientes de poule. L'installation est par ailleurs équipée d'un système de recyclage des eaux de traitement.

"Ce projet est favorable à l'environnement à de nombreux égards. Il permet une valorisation énergétique inédite à l'échelle industrielle d'un déchet d'élevage problématique, ainsi que la production d'un engrais de haute qualité pour l'agriculture. Les besoins en eau sont significativement réduits et le biogaz produit n'a pas d'impact sur le climat. [...] C'est un pas de plus pour le développement des énergies renouvelables en Allemagne."

Les 70.000 volailles élevées dans les fermes de Gut Mennewitz GmbH doivent produire environ 25.000 tonnes de fiente par an qui, ajoutées à des ensilages de maïs et d'herbe, doivent être transformées en biogaz. La combustion de ce biogaz permettra ensuite de générer à la fois électricité (l'équivalent des besoins de 4.600 foyers) et chaleur (l'équivalent d'1,8 million de litres de fioul).

Généralement jusqu'à aujourd'hui, la proportion des fientes de volailles dans la matière de base utilisée dans les usines de production de biogaz ne dépasse pas 30% en raison de leur teneur élevée en azote qui se retrouve dans les eaux usées. Le processus de fermentation s'en trouve par ailleurs freiné, d'où une limitation du rendement global. L'entreprise allemande a conçu une installation où sable, matière azotée et matière alimentaire peuvent être extraits des fientes. La matière restante est valorisée sous forme d'engrais.

Ce projet doit servir de modèle pour l'ensemble du secteur de production de volailles et d'oeufs en Allemagne. D'un coût total de 10 millions d'euros, il est financé à hauteur de 930.000 euros par le BMU dans le cadre de son programme pour l'innovation dans le domaine de l'environnement ("Umweltinnovationsprogramm").

BE Allemagne numéro 367 (10/01/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52512.htm

9 décembre 2007

Japon: un film plastique rapidement biodégradable

Le Osaka Municipal Technical Research Center a mis au point, conjointement avec des fabricants d'emballage, un film plastique transparent en acide polylactique (PLA) qui se dégrade rapidement lorsqu'il est enfoui sous terre. Ce plastique, chauffé préalablement au four micro-onde par exemple, se décompose en moins d'un an sous terre.

Le PLA est un polymère qui peut être dégradé par l'oxygène produit par les microorganismes présents dans le sol. C'est pourquoi il est dit biodégradable. Bien qu'utilisé de plus en plus dans les barquettes alimentaires ou les coques de téléphones portables, il faut attendre 2 à 3 années avant qu'un simple sac plastique soit totalement transformé.

Afin de favoriser la biodégradation du plastique, les chercheurs ont intercalé entre deux couches de PLA une substance chimique qui permet d'accélérer la décomposition du PLA. Lorsque le film plastique est chauffé, cette substance chimique diffuse à la surface du matériau et accélère la dégradation du PLA par l'oxygène.

Actuellement, comme de temps de décomposition du PLA est trop long, les plastiques biodégradables sont généralement incinérés. Le temps de dégradation ayant été diminué, l'enfouissement devient envisageable, pouvant entraîner de ce fait une baisse des coût de traitement des déchets ainsi qu'une diminution des émissions de CO2.

BE Japon numéro 465 (7/12/2007) - Ambassade de France au Japon / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52214.htm