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11 mai 2008

Moins de résidus de pesticides relevés dans les fruits et légumes en 2006

La DGCCRF réalise chaque années plusieurs plans de surveillance et de contrôle pour vérifier le respect de la réglementation relative aux résidus de pesticides dans les produits d'origine végétale.

Le programme 2006 a conduit à l'analyse de 4 749 échantillons de fruits et légumes frais ou transformés, de céréales et de produits végétaux bio mis sur le marché français, dont 3 468 dans le cadre du plan de surveillance. La répartition des échantillons selon leur origine est la suivante : 70 % sont d'origine française, 16,1 % ont pour origine l'Union européenne et 13,9% sont importés de pays tiers. Les analyses permettent de rechercher et de doser 279 matières actives. Les molécules les plus souvent retrouvées sont des insecticides et des fongicides.

Le plan de surveillance a porté sur 3 925 échantillons

S'agissant des résultats du plan de surveillance des fruits et légumes (3468 échantillons incluant 49 échantillons de thés, d’infusions, d’épices et de plantes à sucre), 55,6 % des échantillons ne contiennent pas de résidus. Des teneurs inférieures à la limite maximale de résidus (LMR) ont été détectées pour 38,4 % des échantillons. 94 % des fruits et légumes analysés respectent donc la réglementation. Les LMR ont été dépassées dans 6 % des cas (3% en ne considérant que les dépassements des LMR communautaires).

Parmi les légumes, 65,2 % ne contiennent pas de résidus et en moyenne 6,3 % sont non conformes. Les dépassements concernent essentiellement les poivrons et piments, les lentilles et les aubergines. A l'inverse, les salades, les pommes de terre, les endives, les carottes et les tomates ont un taux de dépassement de la LMR inférieur à la moyenne (en ne considérant que les légumes pour lesquels le nombre d'échantillons analysés est représentatif).

Quant aux fruits, 35,9 % ne contiennent pas de résidus et en moyenne 5,5 % sont non conformes. Les dépassements concernent essentiellement les fraises, les mandarines, les poires. A l'inverse, les oranges, les avocats et les pommes ont un taux de dépassement de la LMR inférieur à la moyenne (en ne considérant que les fruits pour lesquels le nombre d'échantillons analysés est représentatif).

Les contrôles de la production biologique (de fruits et légumes) ont porté sur 282 échantillons, avec un taux de non conformité de 1,42 % (0% en ne considérant que les dépassements des LMR communautaires).

Enfin, aucune non conformité n’a été décelée sur les 49 échantillons de thés, d’infusions, d’épices et de plantes à sucre.

Les céréales et les produits céréaliers présentent 0,4 % de non conformités sur 255 échantillons.

Concernant les produits transformés, sur 202 échantillons prélevés 1,48 % sont non conformes.
Le plan de contrôle a été principalement orienté sur les carottes, les endives, les fruits rouges, les poireaux, les salades et les tomates. Il a porté également sur les non-conformités résultant des alertes communautaires ; à ce titre, 824 échantillons ont été prélevés : 10,4 % des échantillons ont dépassé les LMR.

1 mars 2008

Le monde selon Monsanto: de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien

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Fruit d’une enquête exceptionnelle de trois ans sur trois continents, ce livre reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planète.

Avec 17 500 salariés, un chiffre d’affaires de 7,5 milliards de dollars en 2006 et une implantation dans quarante-six pays, Monsanto représente le leader mondial des OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle. Production de PCB (polychlorobiphényles, vendus en France sous le nom de pyralène), de polystyrène, d’herbicides dévastateurs (comme l’agent orange pendant la guerre du Viêtnam) ou d’hormones de croissance bovine et laitière (interdites en Europe): depuis sa création, en 1901, la firme a accumulé les procès en raison de la toxicité de ses produits. Pourtant, aujourd’hui, Monsanto se présente comme une entreprise des « sciences de la vie », récemment convertie aux vertus du développement durable. Grâce à la commercialisation de semences transgéniques, conçues notamment pour résister aux épandages de Roundup, l’herbicide le plus vendu au monde, elle prétend vouloir faire reculer les limites des écosystèmes pour le bien de l’humanité.

Qu’en est-il exactement ? Quels sont les objectifs de cette entreprise, qui, après avoir longtemps négligé les impacts écologiques et humains de ses activités, s’intéresse tout à coup au problème de la faim dans le monde au point de se donner des allures d’organisation humanitaire ?

Marie-Monique Robin Née en 1960, lauréate du Prix Albert-Londres (1995). Journaliste et réalisatrice, elle a réalisé de nombreux documentaires – couronnés par une dizaine de prix internationaux – et reportages tournés en Amérique latine, Afrique, Europe et Asie. Elle est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Escadrons de la mort, l’école française (La Découverte, Paris, 2004) et L’école du soupçon. Les dérives de la lutte contre la pédophilie (La Découverte, Paris, 2006).

27 février 2007

Pesticides, révélations sur un scandale français


Le 1er mars paraît chez Fayard un livre-événement sur les pesticides : « Pesticides, révélations sur un scandale français. »

Les pesticides sont partout, et leurs molécules s’attaquent directement à la vie des humains et de tous les êtres vivants. Jusqu’au début de 2007, les responsables de ce désastre sans précédent pouvaient dormir tranquillement. Nul ne les connaissait.

Grâce à un livre, qui paraîtra chez Fayard le 1er mars, ce ne sera plus le cas.

Leurs deux auteurs, Fabrice Nicolino et François Veillerette, sont connus et reconnus. Le premier, journaliste, a travaillé notamment pour Politis, Géo, Télérama et Le Canard enchaîné. Il collabore aujourd’hui au magazine Terre sauvage. Le second est président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF) et administrateur du réseau international Pesticide Action Network Europe (PAN Europe).

Depuis 1945, l’industrie des pesticides a pris le pouvoir en France, sans que personne s’en doute. Cet ouvrage donne des noms, livre des dates, fouille les archives. Oui, on a truqué des congrès prétendument scientifiques. Oui, les industriels ont infiltré, et continuent de le faire, les commissions officielles chargées du contrôle des pesticides. Oui, l’« agriculture raisonnée », que les pouvoirs publics français présentent comme la solution de l’avenir, est une farce, une incroyable manipulation. En lisant ce récit passionnant, vous découvrirez le rôle scandaleux de la haute administration de notre pays dans la mort de milliards d’abeilles. Vous découvrirez comment on dissimule l’existence de milliers de malades. Vous découvrirez une vérité que personne ne pouvait soupçonner.