environnement, énergies renouvelables, commerce équitable

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24 juin 2008

Allemagne: le solaire devient obligatoire à Marburg

La municipalité sociale-démocrate et Verte de Marburg (80 000 habitants ) , dans le cadre de la charte solaire qu'elle vient d'adopter, prévoit, à compter du 1er octobre 2008, l’obligation pour toute nouvelle construction (ou rénovation de toiture) de se doter de panneaux solaires pour le chauffage et l’eau chaude à raison d’un mètre carré de panneaux solaires pour 20 mètres carrés de surface. L'obligation vaut aussi pour tout changement de système de chauffage.Les travaux d'installation incomberont aux propriétaires.

Il est même prévu une amende de 1 000 € (le projet initial prévoyait 15 000 €…) pour tout contrevenant. L'opposition municipale crie déjà au scandale... On retiendra surtout que les allemands font figure une fois de plus de précurseur dans le domaine de l'énergie solaire.

13 mai 2008

Norvège: 13 projets d'investissement dans des parcs éoliens offshore

Treize parcs éoliens offshore sont actuellement en projet de construction en Norvège. Ceux-ci auraient une capacité de production de plus de 20 TWh d'énergie renouvelable et seraient implantés le long des côtes du Rogaland, de Sogn et Fjordane, de Møre et Romsdal, du Sør-Trøndelag et du Nordland. Neuf projets ont été soumis au Directoire Norvégien de l'Energie (NVE) pour examen et trois (Havsul I, II et IV) en sont au stade de la demande de permis. Un seul a déjà obtenu le permis de construire.

ENOVA, agence pour les économies d'énergie et la promotion des énergies renouvelables placée sous tutelle du Ministère de l'Energie et du Pétrole, a calculé que le potentiel total d'énergie éolienne offshore en Norvège serait de 14.000 Twh. "Mais il y a quelques défis à relever : il nous faut tout d'abord trouver des moyens de produire et de transporter le courant. Pour le moment, on est encore loin d'avoir la technologie nécessaire. Recherche et développement dans ce secteur sont la priorité absolue", informe le conseiller politique Geir Pollestad du Ministère de Pétrole et de l'Energie. "De plus, il faut clarifier lois et règlements qui s'appliqueront aux éoliennes offshore. On ne veut pas traiter d'importants projets avant que le cadre juridique ne soit défini mais des projets-pilote ou des projets de développement seront examinés. C'est un domaine où le gouvernement veut s'investir et nous n'allons pas freiner".

Au large de Måløy (Sogn et Fjordane), la société Vestavind Kraft projette de construire le parc offshore de Stadtvind qui pourrait produire jusqu'à 4,5 Twh et pourrait entraîner le développement économique de la région. "On a déjà une forte concentration maritime ici, depuis les chantiers traditionnels jusqu'à la technologie la plus avancée. C'est un point de départ intéressant", indique le Directeur Alfred Bjørlo de Måløy Vekst, qui cette semaine a organisé un séminaire pour les entreprises sur l'énergie éolienne offshore. Bjørlo envisage que la côte de Sogn et Fjordane, avec Måløy comme centre naturel, devienne la région pilote pour tester ce projet. "S'il y a un endroit en Norvège où on peut démarrer les tests rapidement, c'est bien ici. Les conditions sont parfaites", ajoute-t-il.

Lyse Produksjon a des projets de parcs offshore dans la région méridionale de la mer du Nord et au large de Utsira. Le directeur de la production, Arne Aamodt, est d'avis qu'il y aura une forte production énergétique d'origine éolienne dans les années à venir mais reconnaît qu'il y a encore beaucoup de questions à régler. A Utsira, Lyse prépare la phase 1, qui comprend 5 éoliennes. Celles-ci sont basées sur la technologie de la société norvégienne Sway.

Pour ce qui est de la région méridionale de la mer du Nord, NVE n'a pas encore commencé l'examen des dossiers. Le plan prévoit cependant que ce parc, une fois terminé, puisse produire 4,5 TWh.

StatoilHydro a des projets-pilote de construction d'éoliennes offshore (Hywind demo) au large de Karmøy au Rogaland. Cela comprend une turbine d'une puissance allant jusqu'à 3 MW, installée sur une structure flottante ancrée au fond de la mer. La décision d'investissement sera probablement prise dans des 6 prochains mois.

BE Norvège numéro 79 (9/05/2008) - Ambassade de France en Norvège / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54569.htm

6 mai 2008

OGM: Greenpeace exhorte la Commission à refuser 3 nouvelles semences

Demain aura lieu un vote capital sur les OGM à la Commission européenne. L'industrie agrochimique veut en effet que l'UE autorise à la culture 3 nouvelles plantes génétiquement modifiées : deux maïs pesticides et une pomme de terre contenant un gène de résistance à un antibiotique. Si la commission accepte, ce serait la première fois depuis 1998 que de nouveaux OGM sont autorisés à la culture commerciale en Europe. Le vote s'annonce très serré. Greenpeace demande aux 27 commissaires d'interdire ces nouvelles cultures. Partout en Europe, les doutes sur l'innocuité des OGM se multiplient... La Commission doit enfin faire face à ses responsabilités sur ce sujet crucial : c'est tout le processus européen d'évaluation des OGM qui doit être remis à plat.

« La Commission ne peut pas éternellement se retrancher derrière l'avis souvent biaisé de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA), déclare Arnaud Apoteker, de Greenpeace France. Elle doit assumer ses responsabilités et entendre les préoccupations des scientifiques et des citoyens. »

Les dangers potentiels de ces maïs OGM, développés par les compagnies Syngenta et Pioneer/Dow n'ont pas été correctement évalués. Ils n'ont par exemple été testés que sur 90 jours, alors que les pesticides sont normalement testés sur 2 ans. Leurs effets à long terme sur les autres organismes et sur les sols ne sont pas non plus connus. Des études récentes sur le maïs Bt font notamment apparaître des risques potentiels sur les papillons et sur les écosystèmes aquatiques. Compte tenu de ces incertitudes, le principe de précaution doit être strictement appliqué.

Quant à la pomme de terre OGM « Amflora » de BASF, l'OMS et l'Institut Pasteur ont des divergences avec l'autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) sur ses impacts sur la santé et l'environnement.

Dès l'automne 2007, le Commissaire européen à l'environnement, Stavros Dimas, a annoncé son intention d'interdire ces nouvelles cultures. Par combien de commissaires sera-t-il suivi demain, alors que 5 pays de l'Union, dont la France, ont déjà décrété un moratoire sur le maïs MON 810 et que les opinions publiques sont très majoritairement opposées aux cultures en plein champ d'OGM ? Pourront-ils faire face au président Barroso et aux puissants lobbies OGM en action à Bruxelles ? La Commission va t-elle une fois de plus botter en touche et se ranger derrière le seul avis de l'autorité européenne de sécurité des aliments ?

Jusqu'à maintenant, sur chaque dossier d'autorisation d'un OGM, la Commission a toujours donné son aval en se rangeant au seul avis, systématiquement positif, de l'AESA, alors même qu'en Conseil des ministres, une majorité (non qualifiée) d'Etats membres est opposée aux autorisations... Cette pratique témoigne d'une grave défaillance des institutions. La Commission se défausse sur l'avis biaisé d'une seule agence. Selon le droit européen, l'avis de l'AESA ne devrait pas constituer le seul fondement des autorisations accordées par l'UE pour les OGM. L'analyse des OGM produisant des molécules insecticides ou capables de résister à des herbicides devrait comporter des avis de toxicologues, de spécialistes de la biodiversité, un examen du risque d'appauvrissement des sols, ou encore les possibilités de cohabitation avec d'autres cultures et à quels coûts. Pour ce faire, l'Agence européenne de l'environnement (EEA) doit être impliquée dans le processus et l'AESA réorganisée vers une moins grande perméabilité aux lobbies biotechnologiques.

Pour Greenpeace, la Commission doit assurer son rôle de gestionnaire des risques et prendre en compte les implications socio-économiques et l'incertitude scientifique. Aucune nouvelle autorisation ne peut raisonnablement avoir lieu avant ces réformes.

La France, qui va assumer la présidence de l'Union européenne pour six mois à partir du 1er juillet, préconise une remise à plat des procédures d'homologation des organismes génétiquement modifiés dans l'UE. Le sujet devrait être inscrit à l'ordre du jour de la réunion des ministres européens de l'Environnement prévue le 5 juin.

source

6 avril 2008

Biocarburants: l'Allemagne renonce à l'E10

Le ministre allemand de l'Environnement, Sigmar Gabriel, a annoncé vendredi que son pays abandonnait le recours massif aux biocarburants. La raison: environ 3,3 millions de véhicules sont incapables de rouler avec le mélange d'éthanol et d'essence classique. Le mélange, plus corrosif que le carburant classique, risquerait même d'user trop vite certaines pièces des moteurs et serait inadapté pour les véhicules de plus de quinze ans. Au demeurant, Sigmar Gabriel avait prévenu que le projet serait abandonné au-delà d'un million de véhicules inadaptés. Exit donc le E10, un agrocarburant que le gouvernement souhaitait imposer en 2009 et qui contenait 10% d'éthanol pour 90% d'essence classique.

Pour le gouvernement allemand c'est surtout un revers dans sa politique de lutte contre le réchauffement climatique. D'autant que Berlin avait et a toujours l'ambition de faire mieux que ses partenaires européens ! Cette décision pourrait marquer surtout un retournement dans la future stratégie de l'Union Européenne qui envisageait (et envisage toujours) pour 2020 la généralisation de l'E10. Ce revirement pourrait bientôt être effectué par l'Autriche où l'E10 ne sera obligatoire qu'à compter de 2010. Sans parler des doutes émis par la Slovénie et l'Italie.

2 avril 2008

L'Europe lance un fonds pour la lutte contre le changement climatique

La Commission européenne a annoncé la semaine dernière la création Fonds mondial pour la promotion de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables (Geeref) qui sera doté de 80 millions d'euros sur les quatre prochaines années. Cette initiative entre dans le cadre de la politique européenne visant à lutter contre le changement climatique.

"Les pays en développement doivent avoir accès à une énergie non polluante à un prix abordable: c'est un préalable au développement durable. Ce Fonds favorisera les investissements privés et deviendra une véritable source de développement durable, en particulier pour l'Afrique", ont expliqué dans un communiqué commun les commissaires au Développement, Louis Michel, et à l'Environnement, Stavros Dimas.

Le fonds de capital-risque doit permettre de mobiliser des financements privés pour de petis projets liés à l'efficacité énergétique et aux énergies renouvelables, a précisé la Commission.

Ce Fonds est la première initiative concrète dérivant de "l'initiative européenne en faveur d'une énergie propre et renouvelable, de l'efficacité énergétique et de la lutte contre le changement climatique dans le cadre du développement". Par ce Fonds, la Commission donne suite à ses engagements de lutter contre le changement climatique et de transférer les technologies propres vers les pays en développement.

28 mars 2008

Vers la fin du Mon810 en Roumanie

La Roumanie, le plus gros producteur européen de maïs OGM avec 3 millions d'hectares cultivés, a annoncé jeudi par la voix de son Ministre de l’Environnement, Attila Korodi (en photo), avoir demandé à ses agriculteurs de ne pas semer de maïs MON 810, considérant que celui-ci n'est pas sûr pour la santé humaine et l’environnement.

Les cultures commerciales de cet OGM sont donc désormais suspendues dans les trois plus grands pays producteurs de maïs en termes de surface de l’Union Européenne : France, Hongrie et Roumanie. Le maïs génétiquement modifié ne représente cependant que 0,01% de la production roumaine de maïs.

Un comité des biotechnologies doit être mis en place pour rendre un avis scientifique qui pourrait le conduire prochainement à une loi en interdisant la culture de la semence de la firme Monsanto.

27 mars 2008

La future loi allemande de promotion des énergies renouvelables se heurte à l'opposition des professionnels du secteur

La future politique fédérale de soutien aux énergies renouvelables (EnR) fait l'objet de vives critiques de la part des diverses associations allemandes du secteur. La nouvelle version de la loi de promotion des EnR (ou loi EEG), proposée par le gouvernement allemand, est en cours de discussion au parlement fédéral et doit entrer en vigueur en janvier 2009. Au dire des associations, le projet de loi, dans son état actuel, ne prend pas suffisamment en compte les augmentations de prix de diverses matières premières qui affectent la branche depuis plusieurs années. Cette évolution des prix avait débuté en 2004, peu de temps après la dernière révision de la loi EEG. D'après Dietmar Schütz, Président de l'association nationale pour les EnR (BEE), la réalisation de l'objectif EnR européen pour 2020 nécessite de donner une nouvelle impulsion au développement du secteur, ce à quoi ne parviendra pas la nouvelle loi EEG.

"Entre 2003 et début 2007, les prix accrus du fer et du cuivre ont été responsables d'une hausse de 7% des coûts des projets éoliens. Dans le même temps, les tarifs EEG de rachat de l'électricité produite ont été abaissés de près de 10%", constate Wolfgang von Geldern, directeur d'une association d'exploitants de parcs éoliens (WVW). La dégression tarifaire est, a priori, une mesure positive : elle vise à encourager le secteur à innover pour compenser la perte de gain - générée par la baisse de rémunération - en améliorant le rendement des machines. Mais, selon les professionnels du secteur, l'innovation ne suffit plus à remplir ce rôle. Une étude commandée par le gouvernement fédéral signale d'ailleurs que la construction de nouveaux parcs éoliens sur le sol allemand pourrait s'avérer non rentable économiquement dès 2010.

Selon la WVW, il faudrait rehausser le tarif de rachat de départ prévu (valable les 5 premières années) à 9,5 ct/kWh (contre 7,95ct/kWh prévus par la version débattue) et suspendre la dégression annuelle pendant les prochaines années.

BE Allemagne numéro 378 (27/03/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53699.htm

24 mars 2008

Helsinki: projet de péage urbain

Helsinki, capitale de la Finlande, réfléchit à la mise en place d'un péage urbain à l'instar de Londres ou de Stockholm afin de fluidifier la circulation aux heures de pointe et d'améliorer la qualité de l'air, a-t-on appris jeudi auprès du ministère des Transports.

Le conseil municipal d’Helsinki a voté une résolution, soutenue par les représentants des Verts, du Parti du centre et des partis de gauche, allant dans ce sens le 29 janvier 2008 avec l'objectif de réduire les émissions de carbone, d´encourager l´utilisation des transports en commun et de limiter le trafic au centre-ville.

Officieusement, le péage pourrait être opérationnel dès 2011 et les recettes seraient destinées à améliorer l’offre de transports en commun avec notamment l'extension ouest du métro vers Espoo, deuxième ville du pays.

Une majorité de la population, selon les sondages, s'est déclarée favorable au péage.

30 janvier 2008

La grande distribution s'engage pour une consommation plus durable

La fédération du commerce et de la distribution (FCD) a signé ce mardi 29 janvier avec le gouvernement une convention, élaborée dans le cadre du Grenelle de l'environnement, dans laquelle elle s'engage à réduire les emballages, promouvoir les éco-labels, à augmenter la part des produits bio dans l'alimentaire, réduire la consommation énergétique (sur le modèle du Super U de Thouars), recourir aux modes de transports alternatifs (à l'exemple de Monoprix) . Cette convention prévoit aussi d'expérimenter un système qui permettra aux clients de savoir quelle quantité de CO2 a servi à produire ce qu'il achète (sur le modèle de l'éco-étiquette de Casino).

Les objectifs visés (mais non contraignants) sont notamment un doublement des produits «éco-label» d'ici à trois ans et une croissance d'au moins 15% par an de la part des produits issus de l'agriculture biologique dans les ventes alimentaires.

25 janvier 2008

L'Allemagne étiquette les aliments "sans OGM"

Le gouvernement allemand vient d’autoriser les étiquettes "sans OGM" (en plus de l’étiquetage obligatoire des aliments qui en contiennent) afin d’informer les consommateurs qui veulent acheter, par exemple, des produits laitiers (lait, fromages) et de la viande issus d’animaux qui ne sont pas nourris avec du maïs ou du soja OGM. L’étiquetage « Sans OGM » répondra aux mêmes critères que ceux en vigueur pour les produits biologiques.

Cette décision dont le but est la protection des consommateurs a été prise après concertation entre représentants des groupes parlementaires et du ministère a précisé le secrétaire d'Etat au ministère de l'Agriculture, Gert Lindemann.

2 janvier 2008

Produisez vous-même votre électricité et vendez le surplus au réseau national

Il est aujourd'hui possible de produire sa propre électricité. De plus, avec la prise de conscience du problème qu'est le réchauffement climatique par l'opinion publique, l'accent est mis sur l'origine renouvelable de l'énergie consommée. Ces solutions ne sont pas nouvelles mais ont besoin d'une impulsion politique pour pouvoir s'imposer à la société.

C'est le cas au Portugal avec un décret loi de novembre dernier qui donne la possibilité aux portugais de produire leur propre énergie électrique, dans la mesure où cette énergie est d'origine renouvelable, avec la possibilité de revendre l'excédant de production au réseau électrique national. C'est à l'occasion de la présentation de la première mini-éolienne conçue et construite entièrement au Portugal que le premier ministre portugais, José Sócrates, a souhaité faire passer un message fort. Il s'est porté acquéreur de la mini-éolienne Turban, fruit d'un an de recherche et développement dans les locaux de l'Institut National d'Ingénierie, Technologie et Innovation (INETI). Le Turban sera commercialisée au premier trimestre 2008 à un prix d'environ 2.000 euros. L'objectif du chef de fil du projet, Ana Estanqueiro, est de pouvoir exporter le Turban sur certains marchés européens et dans les Pays Africains de Langue Officielle Portugaise (PALOP).

Selon le président de l'APREN (Association des Producteurs d'Energies Renouvelables), l'investissement réalisé par les particuliers sera amorti sur une période de huit et dix ans. Les consommateurs seront les nouveaux producteurs de demain. Pour faire face à ces nouveaux services, EDP (Electricité du Portugal) va investir 70 millions d'euros dans un projet de gestion intelligente du réseau : InovGrid. Ce projet constituera la pierre angulaire pour affronter les grands changements en cours dans le secteur électrique au Portugal. InovGrid prévoit notamment d'installer 200.000 "Energy Box", boîte à énergie, dont les fonctionnalités permettront la télégestion du réseau électrique et la gestion de sa propre production.

BE Portugal numéro 28 (21/12/2007) - Ambassade de France au Portugal / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52379.htm

5 décembre 2007

l'Australie rejoint les signataires du Protocole de Kyoto

L'ouverture de la conférence de Bali sur le réchauffement climatique a été l'occasion saisi par l'Australie pour annoncer la ratification par son pays du protocole de Kyoto isolant un peu plus l'Amérique de Georges W Bush.

Cette décision qui était attendue depuis la défaite électorale infligée par Kevin Rudd au Premier ministre australien sortant dont on préfèrera oublier le nom, farouche opposant à Kyoto. Seuls les Etats-Unis, au sein des pays développés, n'ont pas ratifié ce protocole visant à réduire les émissions de CO2.

Le Premier Ministre australien doit se rendre la semaine prochaine, à l'occasion de son premier déplacement à l'étranger, à Bali où se tient jusqu'au 14 décembre une conférence mondiale sur les changements climatiques qui doit permettre de tracer une feuille de route de négociations pour prolonger le protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique.

26 octobre 2007

principales mesures issues du Grenelle environnement

OGM:
Moratoire sur les cultures commerciales d'OGM dans l'attente d'une expertise indépendante.
Transposition par la loi (printemps 2008) de la directive européenne.
Poursuite de la recherche sur les OGM selon des modalités à définir.

Agriculture:
Réduction de moitié de l'usage des pesticides "si possible dans les dix ans qui viennent" selon un plan qui sera défini par le Ministre de l'Agriculture.
Repas bio "au moins une fois par semaine" dans toutes les cantines publiques.
Multiplication par trois d’ici à 2012 et par 10 d’ici à 2020 des cultures bio (soit 20 % des surfaces cultivées au final).

Fiscalité:
Instauration d'une "écoredevance" kilométrique sur les poids lourds étrangers qui traversent la France.
Taxe écologique annuelle sur les voitures neuves les plus polluantes.
Création d'une TVA à taux réduit sur les produits respectant le climat et la biodiversité.
Demande à l'Union Européenne d'une taxation des produits importés venant de pays ne respectant pas le protocole de Kyoto.
Etude dans le cadre de la révision générale des prélèvements obligatoires d'une "taxe carbone" en échange d'un allègement de la taxation du travail.

Energie:

Poursuite de l'énergie nucléaire sans création de site nouveau.
Programme national pour les énergies renouvelables afin de dépasser l'objectif européen de 20% de la consommation d'énergie en 2020.
Généralisation de l'étiquette énergie (réservée jusqu'ici à l'électroménager).
Affichage en grande surface du «prix écologique» (intègrant le coût environnemental d'un produit à l'image de l'éco-étiquette de Casino) en plus du coût réel.
Interdiction des lampes à incandescence en 2010 au profit de lampes à basse consommation et LED.

Transports:
Création d'une éco-pastille, système de bonus-malus pour encourager l'achat de voitures propres.
Construction de 2 000 km de lignes TGV d'ici à 2020.
Extension de 329km à 1.500km du réseau de tramways hors Ile-de-France.
Plan d'investissement dans les liaisons fluviales pour retirer des routes un million de camions en 2020.
Taxation des vols intérieurs s’il existe une alternative en TGV.
Possibilité pour les villes de créer des péages urbains, de faire des couloirs dédiés au covoiturage, ou d’expérimenter ces processus.

Logement:
Tous les logements neufs devront être aux normes basse consommation d'ici à 2020 (consommation inférieure à 80 KWh par mètre carré en 2010 et à 50 KWh en 2012).
Interdiction dès 2010 des ampoules à incandescence et des fenêtres à simple vitrage.
Rénovation thermique favorisée via des crédits d'impôts et des prêts

13 octobre 2007

La pomme de terre transgénique de BASF divise l'UE

Les experts des Etats membres de l'UE n'ont pu se mettre d'accord mercredi sur l'autorisation d'une pomme de terre transgénique, dont les résidus seraient destinés à l'alimentation animale, a annoncé la Commission européenne.

Aucune majorité qualifiée n'a pu se dégager parmi les 27 pour approuver ou rejeter cette demande soumise par le géant allemand BASF.

Douze pays ont voté contre (Autriche, Malte, Luxembourg, Lituanie, Italie, Grèce, Chypre, Pologne, Hongrie, Danemark, Roumanie, Slovénie), cinq se sont abstenus (Portugal, France, Irlande, Belgique, Allemagne) et dix ont voté pour (Finlande, Espagne, Bulgarie, Estonie, Royaume-Uni, Pays-Bas, Slovaquie, Lettonie, Suède et République tchèque).

Selon la procédure, la Commission va renvoyer le dossier au niveau des ministres qui auront trois mois pour se prononcer. Si aucune majorité ne se dégage à nouveau, alors la Commission prendra une décision finale en s'appuyant sur l'avis de l'Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) qui était favorable à cette autorisation.

Fin 2005, l'EFSA avait conclu qu'il "est improbable" que cette pomme de terre "ait un effet néfaste sur la santé humaine et animale ou sur l'environnement dans le cadre des utilisations proposées". Mais cet avis est critiqué par les organisations écologistes qui soulignent qu'elle a un gène résistant à certains antibiotiques.

La pomme de terre a été modifiée pour en extraire davantage d'amidon à des fins industrielles (production de papier, de colles, de textiles, etc). Mais BASF voudrait aussi pouvoir utiliser la pulpe restante après la production de l'amidon et la peau des pommes de terre comme nourriture pour les animaux.

BASF a déposé une demande séparée pour la culture de cette plante. En juillet, les ministres de l'Environnement avaient échoué là aussi à dégager une majorité et la Commission doit prendre une décision "dans les semaines qui viennent". En cas de feu vert, ce serait le premier aliment génétiquement modifié autorisé à la culture depuis la fin du moratoire en 2004, après l'adoption d'une nouvelle législation sur l'étiquetage et la traçabilité.

source: AFP

11 octobre 2007

L'Europe veut booster les voitures à hydrogène

La Commission européenne a adopté aujourd'hui deux propositions pour avancer dans le développement et la commercialisation de véhicules à hydrogène propres et sûrs.

La première concerne la mise sur pied de l'initiative technologique conjointe (ITC) pour les piles à combustible et l'hydrogène, un programme intégré d'activités de recherche, de développement technologique et de démonstration. Ce partenariat public-privé, ayant pour moteur l'industrie européenne, sera mis en œuvre au cours des six prochaines années, grâce à une contribution financière de l'UE de 470 millions d'euros, complétée par un apport d'un montant identique de la part du secteur privé. L'ITC devrait accélérer le développement des technologies de l'hydrogène jusqu'au stade de leur décollage commercial prévu entre 2010 et 2020.

Ensuite, quelques voitures à hydrogène étant dès à présent disponibles pour une mise sur le marché, la Commission propose de simplifier leur commercialisation, de telle sorte qu'elles puissent être vues plus souvent sur les routes d'Europe.

Les deux propositions seront maintenant examinées par le Parlement européen et le Conseil des ministres.

Günter Verheugen, vice-président de la Commission en charge des entreprises et de l'industrie, a déclaré: "L'introduction de véhicules à hydrogène est susceptible de rendre l'air plus propre en Europe et de réduire la dépendance de cette dernière vis-à-vis des carburants fossiles. La fixation de normes communes favorisera l'introduction de ces véhicules et assurera un niveau de sécurité élevé aux citoyens. Elle donnera également un coup de fouet à la compétitivité des constructeurs européens."

Janez Potočnik, commissaire responsable de la science et de la recherche, a expliqué: "L'Europe est confrontée à des défis majeurs pour garantir son approvisionnement énergétique, tout en luttant contre le changement climatique, en préservant l'environnement et en conservant une économie compétitive. Des technologies telles que les piles à combustible et l'hydrogène peuvent nous aider à marquer des points sur tous les tableaux. L'initiative technologique conjointe pour les piles à combustible et l'hydrogène constituera un pas important en direction du programme de recherche, de développement et de déploiement dont l'Europe a besoin pour mettre ces technologies sur le marché. Les fonds de l'UE, complétés par un apport d'un montant identique de la part du secteur industriel, mettront à disposition un milliard d'euros, dont on aura grandement besoin pour donner le coup d'envoi d'un réel changement."

Les véhicules à hydrogène ne sont actuellement pas inclus dans le système de réception UE par type de véhicule, ce qui entraîne des procédures de réception complexes et coûteuses et empêche les véhicules d'être commercialisés sur une base uniforme dans l'ensemble de l'UE. La proposition de ce jour intégrera ces véhicules dans le système de réception par type. Par ailleurs, l'hydrogène présente des caractéristiques différentes de celles des carburants classiques. La proposition garantira que tous les véhicules à hydrogène mis sur le marché au sein de l'UE seront au moins aussi sûrs que les véhicules classiques.

L'hydrogène est un vecteur énergétique propre. Utilisé comme carburant, soit dans des moteurs à combustion, soit dans des systèmes de piles à combustible, il ne produit aucune émission de carbone (monoxyde de carbone, dioxyde de carbone, hydrocarbures non brûlés ou particules). L'utilisation de l'hydrogène contribuera donc à améliorer la qualité de l'air dans les villes. Les véhicules à moteur fonctionnant à l'hydrogène ne produisent pas non plus de gaz à effet de serre, mais il faut cependant veiller à ce que la production de l'hydrogène lui-même n'entraîne pas de hausse des émissions de CO2. Ce résultat peut être atteint en produisant l'hydrogène à partir de sources d'énergie non fossile ou par séquestration du CO2.
Pour de plus amples informations, voir Memo/07/404, Memo/07/405 et http://ec.europa.eu/enterprise/automotive/directives/proposals.htm.

La deuxième proposition vise à créer un partenariat de recherche public-privé sous la forme d'une initiative technologique conjointe en faveur du développement de l'hydrogène et des piles à combustible. Cette initiative se verra accorder 470 millions d'euros au titre du 7e programme-cadre de l'UE et ce montant sera complété par une contribution identique des partenaires industriels.

Les piles à combustible sont de très efficaces dispositifs de conversion d'énergie. Elles peuvent trouver des applications dans toute une série de produits, tels que les téléphones mobiles et les ordinateurs portables, les voitures, les bus, les bateaux et les avions, ainsi que les installations fixes de production de chaleur et d'électricité dans les secteurs domestique et industriel. Divers obstacles techniques ou non doivent toutefois encore être levés, avant que ces technologies ne puissent devenir largement disponibles dans le commerce. À cet égard, il convient de citer, par exemple, le coût et la longévité des piles à combustible, la production durable d'hydrogène, de même que la distribution et le stockage sûrs et efficaces de l'hydrogène, pour les applications mobiles notamment.

Les deux propositions adoptées en ce jour par la Commission européenne pour les piles à combustible et les technologies de l'hydrogène offriront des solutions à long terme pour des systèmes d'énergie et de transport durables. Celles-ci auront des effets bénéfiques sur la société, en atténuant les conséquences néfastes du changement climatique et des polluants toxiques, ainsi qu'en réduisant la dépendance vis-à-vis des réserves de pétrole et de gaz en déclin.

Pour de plus amples informations sur les ITC, voir MEMO/07/191.

13 septembre 2007

La Halle Pajol: un projet de rénovation urbaine durable

Le chantier de la Halle Pajol se veut le symbole de la politique parisienne de développement durable: c'est là que doit être installée la plus grande centrale photovoltaïque urbaine de France.

3.300 m2 de panneaux solaires photovoltaïques prendront place sur les toits de la grande halle aux poutrelles métalliques, datant de 1926 et en cours de réhabilitation. Elle abritait jadis le service des messageries.




















Ces panneaux doivent produire 380 MWh/an, soit la consommation d'électricité annuelle des équipements de la halle. Selon la mairie, il s'agit du "projet solaire situé en centre-ville le plus ambitieux" en France.

L'investissement, d'un coût de 2,5 millions d'euros, doit être fait par un opérateur privé qui louera le toit de la halle et revendra l'électricité.

Le chantier de la ZAC Pajol s'inscrit plus globalement dans une démarche respectueuse de l’environnement :
- récupération des eaux pluviales pour l’arrosage,
- pose de panneaux solaires pour produire de l’énergie et pour chauffer l'eau destinée aux sanitaires,
- installation de toitures végétalisées sur les bâtiments neufs pour retenir l’eau de pluie et limiter les rejets en égouts,
- conception d’immeubles utilisant au mieux l'éclairage naturel pour limiter le recours à l’électricité.

Déjà, au cours du chantier, cette démarche s'est traduite, par le transport par rail et le recyclage de 900 tonnes de ferraille. Parallèlement, certains résidus (béton, briques ou tuiles) ont été concassés sur place, puis utilisés pour construire une rampe faisant l'économie du passage d’environ 1000 camions.

5 septembre 2007

Taïwan: les courants marins comme source d'énergie

Un projet pour l'utilisation de la force motrice du courant marin Kuroshio qui longe et remonte la côte est de Taiwan est actuellement à l'étude. Ce courant, aussi appelé Kuroshivo, est le second plus grand courant chaud au monde après le Gulf Stream.

Le groupe d'expert dirigé par Chen Fa-Lin, directeur du laboratoire de recherches énergétiques et environnementales (EEL), sous la tutelle de l'institut de recherche technologique et industrielle (ITRI) estime que la transformation de la force de ce courant en énergie pourrait produire jusqu'à 1.68 million de MWh par an, soit 17 fois la demande annuelle en électricité de Taiwan. Ces travaux seront prochainement présentés au Conseil de la Planification et du Développement Economique (CEPD).

L'université nationale de Taiwan a déterminé une zone idéale de 6.000 kilomètres carrés pour la réalisation de ce projet entre la côte est du district de Taitung et l'île Verte dans l'océan Pacifique. Taiwan développerait des turbines marines d'une capacité de 1.000 MW fonctionnant sur le modèle de celles qui ont été installées en mer au large des côtes australiennes, canadiennes, anglaises ou norvégiennes.

BE Taiwan numéro 6 (5/09/2007) - Institut Français de Taipei (Taiwan) / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/50801.htm

18 août 2007

Biocarburants ou eau: il faut choisir

Les biocarburants, largement préconisés pour remplacer les énergies fossiles et réduire les émissions de CO2, sont loin d'être la panacée selon des experts soulignant que leur production est très gourmande en eau, une ressource déjà limitée.
Ils redoutent également que la fabrication à grande échelle de ces carburants "verts", faits à partir de produits agricoles, se fasse au détriment de la production des aliments de base.

"Lorsque les gouvernements et les entreprises discutent de la solution des biocarburants, je pense que la question de l'eau n'est pas suffisamment prise en compte", a indiqué à l'AFP Johan Kuylenstierna, directeur de la Semaine mondiale de l'eau.

Ce congrès annuel est actuellement réuni pour sa 17e édition à Stockholm, en présence de quelque 2.500 experts du secteur de l'eau, venus du monde entier.

A l'avenir, "la production de nourriture va devoir augmenter, la consommation d'eau dans le secteur agricole va énormément augmenter et la production de biocarburants va augmenter. Du point de vue de l'eau, l'équation ne tient pas la route", a averti M. Kuylenstierna.

"D'où viendra l'eau servant à cultiver des aliments pour nourrir une population mondiale croissante si elle est détournée par la production de céréales servant aux biocarburants", s'est interrogé de son côté David Trouba, porte-parole l'Institut international de l'eau à Stockholm (SIWI).

Selon le SIWI, en 2050, la quantité d'eau nécessaire à la fabrication de biocarburants sera équivalente a celle requise par le secteur agricole pour nourrir l'ensemble de la population de la planète.

"Les biocarburants ne sont pas +la+ solution mais +une+ solution", a estimé M. Kuylenstierna.

Pour Sunita Narain, directrice du Centre pour la science et l'environnement, en Inde, les biocombustibles sont "une idée qui est bonne en théorie, mauvaise dans la pratique".

Selon cette experte influente, la priorité est d'aborder et de régler la question de la consommation de carburant.

Car il est "extrêmement idiot" d'imaginer qu'il sera possible à l'avenir de consommer autant de biocarburant que nous consommons actuellement de combustible fossile, a-t-elle estimé.

"Si nous voulons consacrer de l'eau (à la production de biocarburants), nous devons réduire la consommation des biocarburants. Par exemple, les destiner aux bus et non aux voitures", a-t-elle expliqué.

Au delà de la question de la limite de la disponibilité de l'eau, les experts craignent que la production à grande échelle des carburants "verts" entraîne une forte hausse du prix des denrées alimentaires de base.

"La production de biocarburants pourrait devenir un important concurrent de la production de nourriture. Les prix mondiaux des aliments pourraient augmenter", explique M. Kuylenstierna.

Un avis partagé par Mme Narain qui dénonce la pression haussière sur les prix des aliments et cite en exemple "la guerre de la tortilla": l'augmentation aux Etats-Unis de la production d'éthanol à partir du maïs a provoqué début 2007 une hausse du prix du maïs sur le marché international et une hausse de celui de la "tortilla", galette de maïs largement consommée par les Mexicains.

L'éthanol est un biocarburant qui a été érigé au rang de priorité nationale aux Etats-Unis où il compte désormais pour 5% du volume total d'essence distribué.

Remplir un réservoir de 95 litres d'éthanol pur nécessite environ 200 kilos de maïs, c'est à dire assez de calories pour nourrir une personne pendant un an, relève le SIWI dans un dossier de presse.

source: AFP

L'Allemagne adopte le projet de loi visant la transposition de la directive sur l'éco-conception des appareils consommateurs d'énergie

Le projet de loi présenté le 8 août 2007 par le Ministère fédéral de l'économie et de la technologie permet de transposer la directive européenne sur l'éco-conception en Allemagne. Avec cette nouvelle loi, les normes énergétiques et écologiques européennes pour de nombreux appareils électriques (réfrigérateurs, machines à laver, lave-vaisselles, téléviseurs, PC, imprimantes,...) deviennent ainsi obligatoires en Allemagne. Les exigences concernant le cycle de vie total des produits (des matières premières jusqu'au traitement des déchets) doivent encore être fixées dans le détail.

Selon le Ministre fédéral de l'économie et de la technologie, Michael Glos : "La loi apporte une contribution importante pour l'amélioration de l'efficacité énergétique des produits. Elle contribue à atteindre les objectifs de l'UE en ce qui concerne la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la sécurité de l'approvisionnement énergétique. La transposition de la directive sur l'éco-conception signifie moins une contrainte qu'une chance pour l'économie allemande. Les entreprises qui augmenteront leur efficacité écologique parviendront à améliorer leurs parts de marché ainsi qu'à pénétrer de nouveaux marchés."

Le Gouvernement fédéral soutiendra les entreprises (et en particulier les PME) dans la mise en oeuvre de cette nouvelle loi, en leur offrant conseils et informations, par l'intermédiaire de l'Office fédéral de recherche et de contrôle des matériaux (BAM).

Le Ministre fédéral, Michael Glos, a affirmé qu'il s'engagerait intensément au niveau européen afin de minimiser les surcoûts engendrés par ces nouvelles "écoexigences".

BE Allemagne numéro 348 (17/08/2007) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/50691.htm

7 août 2007

Réchauffement climatique: Al Gore accuse les géants de l'énergie

L'ancien vice-président américain Al Gore a affirmé mardi que certains des plus grands groupes énergétiques mondiaux, dont ExxonMobil, financent des études destinées à remettre en question le concept de réchauffement climatique dans le cadre d'une campagne mondiale de désinformation.

"Il s'agit d'une campagne organisée, financée à hauteur de dix millions de dollars (7,2 millions d'euros) par an par certains des plus grands émetteurs de gaz carbonique afin de donner l'impression qu'il existe un désaccord au sein de la communauté scientifique" sur le réchauffement, a lancé M. Gore lors d'un forum à Singapour. "En réalité, le désaccord est minime."

"Certaines compagnies de tabac ont dépensé des millions de dollars pour faire croire à des divergences parmi les scientifiques. Certains groupes industriels et le numéro un mondial du pétrole ExxonMobil en ont fait autant ces dernières années", a-t-il poursuivi, assurant que le réchauffement global donne lieu à "l'un des plus forts consensus de l'histoire de la science".

Après la publication en février du rapport du Groupe dexperts intergouvernemental sur lévolution du climat (GIEC), selon lequel "l'essentiel de l'accroissement observé sur la température moyenne mondiale depuis le milieu du XXe siècle est très vraisemblablement dû à l'augmentation observée" des gaz à effet de serre rejetés par les activités humaines, "les détracteurs ont offert une prime de 10.000 dollars pour chaque article publié qui contesterait ce consensus", a encore précisé l'ex-vice-président de Bill Clinton.

Al Gore estime qu'avec la prise de conscience croissante du besoin urgent d'une action en matière climatique, la lutte contre le réchauffement va s'accélérer et les industriels devront reconnaître que que la réduction des émissions de dioxyde de carbone est également de leur intérêt à long-terme.

Si Washington doit donner l'exemple, ce qui est encore loin d'être le cas, les pays en développement ont eux aussi leur rôle à jouer, a plaidé M. Gore.

"Des pays comme la Chine, qui deviendra l'an prochain le premier émetteur au monde, ne peuvent être exclus parce qu'ils sont techniquement un pays en développement", a expliqué le nouveau chantre de l'écologie et du développement durable, dont le film "Une vérité qui dérange" véhicule le message alarmiste. "Quand on regarde le total du CO2 rejeté chaque année, la Chine dépassera bientôt les Etats-Unis", a-t-il averti.
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