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30 décembre 2010

Petit manuel de la conception durable par Françoise-Hélène Jourda

La prise de conscience, récente, que les ressources de la planète sont limitées va engendrer une véritable révolution. Révolution technologique et culturelle, tout aussi - si ce n'est plus - importante que la révolution industrielle. Il ne s'agit pas seulement de réduire nos consommations énergétiques ou de trouver des énergies de substitution, mais aussi de conserver nos capitaux de ressources, ou ce qu'il en reste, pour laisser aux générations futures la possibilité de répondre à leurs besoins.

Il est aujourd'hui possible de construire des bâtiments avec un impact très faible sur la planète. Nous en avons les moyens. Il suffit avec ambition de les mettre en oeuvre grâce à des bâtiments conçus autrement, dont l'esthétique est encore à découvrir. Mais il faut aussi réparer nos villes, "soigner" nos lieux de vie, rétablir des équilibres. Beaucoup d'exemples sont déjà construits, d'expérimentation en cours, de solutions techniques disponibles. Il suffit de "faire" et d'enseigner le "comment faire". Ce manuel du développement durable, destiné aux étudiants et aux agences d'architecture a pour objet d'accompagner leur travail de projet par une série de questions qu'ils doivent se poser dès le choix du site, du programme et tout au long du processus de conception depuis les premières esquisses d'implantation jusqu'aux derniers choix de matériaux ou de détail de construction.

Chaque question est accompagnée d'une illustration et d'un texte explicatif leur permettant de comprendre en quoi cette question pertinente pour inscrire leur projet dans une démarche éco-responsable.

Françoise-Hélène Jourda, architecte engagée de longue date en faveur du développement durable dans la construction, a réalisé de nombreux bâtiments pilotes en ce domaine. Elle est également professeur à l'université technique de Vienne (Autriche) où elle dirige depuis dix ans le département d'architecture et développement durable.

Auteur : Françoise-Hélène Jourda
Editeur : Archibooks + Sautereau Editeur
Prix de vente : 13,90 euros
Disponible sur Amazon à 13,21 euros

20 novembre 2010

La brique monomur , avenir de la construction bioclimatique ?


    Construire un logement écologique est encore aujourd'hui un choix mais dès demain cela deviendra une obligation avec la RT 2012 grâce à laquelle les habitations vont devoir devenir économes en énergie (consommation limitée à 50 kWh/m²/an) dès le 1er janvier 2013 avant de faire le grand saut en 2020 vers la maison à énergie positive.

    Pour parvenir à ce résultat, de nombreuses choix de matériaux (bois, thermopierre, béton cellulaire,... ) se posent à ceux qui souhaitent construire aussi écolo que possible. Dans cette optique, la Brique Monomur Terre Cuite présente plus d'un avantage.

    Reconnues pour leurs excellentes propriétés isolantes naturelles, qui les dispensent de la pose d’un isolant complémentaire, les briques Monomur en terre cuite offrent une excellente résistance thermique: en hiver, les murs absorbent la chaleur du chauffage et la rediffusent par rayonnement.
 En été, les parois régulent de manière naturelle la température et conservent la fraîcheur dans la maison. Que demander de mieux ?


    Pérennes dans le temps, leur composition entièrement naturelle (de l'argile) leur permet de préserver la qualité de l'environnement intérieur en n'étant pas une source potentielle de COV ou autre produit toxique et allergisant (d'ailleurs avoir 2 enfants sur 3 asthmatiques à la maison sans antécédent familial, ça fait se poser des questions !).


    Le problème de la Brique Monomur Terre Cuite aujourd'hui est qu'elle est encore trop méconnue du grand public même si elle rencontre un succès croissant dans la l'éco-construction: d'après les chiffres de 2009, 15% des maisons basse consommation (BBC) sont en briques Monomur Terre Cuite contre 8% pour l’ensemble des maisons individuelles.
    Aussi, pour pallier à ce manque de reconnaissances et pour répondre aux nouveaux impératifs de la construction, la Fédération française des tuiles et briques (FFTB) propose un site pédagogique très fourni et bien illustré qui vous confortera dans les qualités environnementales de la Brique Monomur en terre cuite dont je n'ai pas abordé tous les aspects et vous orientera le cas échéant vers un professionnel qualifié.


    Article sponsorisé

Partage propulsé par Wikio 

17 mai 2010

"Maisons écologiques, Cas pratiques" de Louise Ranck

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Partout en France des maisons économiques se construisent, se voulant plus proches de la nature et plus efficaces en termes d'énergies renouvelables. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, construire une maison écologique n'est pas chose simple !

Que vous soyez architecte ou particulier, vous serez toujours confronté aux problématiques budgétaires. Face à l'importance des coûts de la construction, vous serez amené à faire des choix : puits canadien ou panneaux solaires ? Monomur ou ossature bois ? Une chose est sûre, c'est que, pour répondre à la démarche de construction environnementale, vous devrez vous familiariser avec la conception bioclimatique et adopter des nouveaux moyens de constructions.

Louise Ranck analyse plusieurs maisons réalisées aux quatre coins de la France par différents architectes et autoconstructeurs : des budgets et des techniques commentés pour vous diriger à votre tour vers les choix les plus appropriés... Un livre de recettes architecturales pour une maison économe !

31 août 2009

Des logements sociaux à energie positive à Paris dès 2011

La Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP) va pour la première fois construire au 7, rue Guénot dans le 11ème arrondissement un bâtiment à énergie positive destiné au logement social.

Le projet a fait l'objet d'un concours auquel 237 équipes ont pris part et dont l’objectif était de démontrer la faisabilité technique et économique d’un tel édifice dans le tissu urbain parisien. Au final, le jury a retenu l’agence Baudouin Bergeron.

C’est un immeuble de cinq étages et 17 logements qui devrait voir le jour en 2011 et qui répondra aux exigences du Plan Climat adopté par la Ville de Paris avec une consommation prévue de 39.2 kWh ep/ m2/an. Tous les grands logements seront traversants et agrémentés de terrasses, tandis que les cuisines et les salles d’eau bénéficieront toutes d’un éclairage naturel. La rue étant calme, les chambres donnent sur la façade Est, ensoleillée le matin. De son côté, la façade Ouest, éclairée l’après-midi, accueille les séjours et studios mono-orientés, ainsi que leur prolongements extérieurs en terrasse.

L’intégralité de la toiture est source d’énergie. Elle apporte de la lumière à l’aplomb de la circulation verticale, et contribue à la production d'eau chaude en partie centrale grâce à ses panneaux solaires, et de l’électricité en partie courante grâce à ses panneaux photovoltaïques. Un ensemble nécessaire et suffisant pour compenser les besoins en énergie primaire du bâtiment.

18 juillet 2009

Royaume-Uni : Lancement de quatre « éco-villes »

La promesse de Gordon Brown faite en 2007 alors qu'il briguait la succession de Tony Blair est en passe d'être tenue. Les sites des quatre premières éco-villes , sur dix prévues pour 2020, ont été dévoilés jeudi par le gouvernement britannique.

Les sites retenus sont: Whitehill-Bordon dans le Hampshire, St-Austell en Cornouailles, Rackheath dans le Norfolk et North-West Bicester dans le Oxfordshire. "Les premières éco-villes vont devenir une réalité pour jusqu'à 30.000 personnes dans cinq ans", a indiqué John Healy, secrétaire d'Etat au logement, précisant qu'une deuxième phase de sélection serait lancée pour désigner les six sites supplémentaires.

Ces villes, expliquent John Healy, Secrétaire d'Etat au logement, « ne seront pas des lotissements isolés dans la campagne ». Elles seront construites avec de strictes normes de développement durable (production d'énergie avec des sources renouvelables, transports publics à moins de dix minutes de marche, espaces verts recouvrant jusqu'à 40% du site). Les bâtiments publics -écoles, commerces, restaurants, etc.- seront neutres en matière d'émission de C02, précise le ministère.

John Healy en a également confirmé que tous les logements construits à partir de 2016 en Grande-Bretagne devront être neutres en carbone.

3 juillet 2009

Des maisons écologiques : De la conception à la décoration

Auteur : Claire Leloy
Editions Aubanel
Prix : 35 €


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A une époque où la prise de conscience environnementale est de plus en plus forte, l'habitat devient le cadre idéal pour mettre en pratique ses convictions écologiques. A travers une écriture limpide, cet ouvrage témoigne du caractère à la fois accessible, esthétique et inventif de l'architecture écologique.

Il aborde les points essentiels pour créer un habitat intelligent, qui intègre produits naturels et techniques à la pointe du progrès. Conception, implantation, décoration, choix des matériaux, revêtements des sols, luminosité... tous les aspects de l'architecture écologique sont développés dans ce beau livre très richement illustré par de nombreuses photographies et des croquis.

Ce guide pratique propose une multitude de conseils judicieux à l'intention de tous ceux qui souhaitent rénover ou construire sel principes écologiques... L'architecture écologique n'est plus un domaine réservé mais devient aujourd'hui un pari pour chacun.

29 janvier 2009

Une gare RER solaire et HQE pour Achères

La travaux en cours de la gare d’Achères est l'occasion pour la SNCF, en collaboration avec la Région Ile-de-France, de réaliser un projet pilote de rénovation de haute qualité environnementale (label HQE).

L'investissement de 3,2 millions d'euros, financé par la Région (57%), la SNCF (40%) et RFF (3%) permettra de mettre en oeuvre des procédés innovants:
- détecteurs de mouvements et sondes photosensibles pour réduire la consommation électrique;
- toit végétalisé filtrant naturellement les eaux de pluie et limiteraen limitant les rejets dans les stations d’épuration;
- recours à des matériaux recyclés et respectueux de l’environnement;
- pompe à chaleur air-eau avec double flux réversible pour le chauffage et la climatisation;
- récupération des eaux de pluie pour l'arrosage des plantations et pour les chasses d’eau des toilettes;
- un conduit de lumière ("solar spot") captant la lumière extérieure pour la réfléchir dans le tunnel.

La nouvelle gare RER permettra d'économiser 64% d’énergie par rapport à la gare actuelle, 59% de la consommation d'eau et de réduire de 76 % les émissions de gaz à effet de serre.

A visiter:
présentation détaillée de la future gare HQE d'Achères-Ville

18 avril 2008

Saint Denis se lance dans l'éco-quartier populaire à Cristino-Garcia

Récupération des eaux de pluie, poêle de masse en pierre de lave qui chauffe toute la maison, murs en bois recyclables, toiture végétalisée : quatre maisons écologiques viennent de sortir de terre, dans le quartier de la Petite Espagne à Cristino-Garcia, rue Maria Leonor Rubiano.

Ces maisons mitoyennes de cinq pièces et 100 m 2 chacune avec un jardin, sont aussi des logements sociaux, permettant ainsi à des familles modestes dionysiennes de bénéficier d’un logement à la fois écologique et social. C'est l'aboutissement d'un projet qui remonte à 2003 avec le lancement par la municipalité, en association avec la SEM Plaine Commune Développement et les habitants du quartier, d'une étude pour envisager la construction de logements sociaux et écologiques sur des parcelles de terrain lui appartenant.



Les logements sont en accession à la propriété, avec un système juridique original « à l’anglaise » distinguant la propriété des murs, et du terrain. Le terrain reste la propriété de la commune. Dans un premier temps, les accédants paieront la construction (150 000 euros) et ensuite ils auront l’opportunité d’acheter le terrain. Deux autres maisons seront livrées en juin pour être mises en location sous le régime d’un bail emphytéotique de 65 ans avec la ville qui demeure propriétaire du terrain.

Fabriquées par le groupe SPL, spécialiste dans le logement social de qualité en matériaux écologiques, ces maisons concentrent aussi des systèmes d'économie d'énergie. Le chauffage s'inspire d'une technique finlandaise selon laquelle l'alimentation d'un poêle durant deux heures suffit à chauffer l'ensemble des pièces pendant 24 heures. La récupération des eaux de pluie pour alimenter les toilettes et l’arrosage du jardin, devrait permettre d’économiser 40 % de la facture d’eau. La toiture végétalisée, outre son pouvoir de rétention en eau, constitue une isolation naturelle et offre un environnement vert aux riverains.

Deux entreprises solidaires impliquées dans l’insertion professionnelle, la Scop « Scierie et Palettes du Littoral » ainsi que l’APIJ-BAT, ont été sollicitées pour une part de la construction.

« Nous avons osé prendre des risques pour que l’écologie populaire soit une réalité, et non plus seulement un concept. Nous avons fait en sorte que ces maisons coûtent le moins cher possible à l’usage tout en étant très performantes écologiquement », a analysé le maire Didier Paillard lors de l’inauguration.

La tenue d’un séminaire à la fin de l’année est d’ailleurs à l’étude pour transférer et partager le savoir-faire de Saint-Denis avec d’autres collectivités et les professionnels du logement.

Le maire a affirmé sa volonté de profiter de la rénovation urbaine menée par l’ANRU dans le quartier Cristino-Garcia pour le transformer en « éco-quartier pilote pour Saint-Denis ».
Douze autres maisons écologiques sont d’ores et déjà programmées et devraient surgir de terre dans les mois à venir.

source

6 mars 2008

Salon Ecobat 2008 du 14 au 16 mars à Paris

Depuis 5 ans , écobat est devenu le salon national de référence de la construction écologique et durable. Il propose aux visiteurs des solutions concrètes pour construire ou rénover en favorisant les économies d’énergie, les énergies renouvelables et les matériaux écologiques.

Ecobat propose une offre complète présentée par 150 exposants:
- Performance énergétique des bâtiments : constructions basse énergie, bioclimatisme, maisons passives
- Energies renouvelables : solaire thermique et photovoltaïque, chauffage bois, éolien, géothermie, gestion et traitement de l’air (ventilation naturelle, VMC double flux), récupération des eaux de pluie...
- Matériaux, aménagements extérieurs : maisons bois et menuiserie, systèmes constructifs, isolation, finitions et décorations intérieurs, traitement de l’eau, aménagements extérieurs et espaces verts, valorisation et exploitation des déchets...

Ecobat propose également:
- un colloque réservé aux professionnels pour anticiper les évolutions du bâtiment de demain.
- des conférences sur les grands thèmes d’actualité : réduire les dépenses énergétiques, améliorer l’isolation, le traitement des fluides (air, eau) dans la maison.
- des espaces pour s’informer sur les services et nouveaux produits
- des ateliers pour mettre en avant les nouveautés, produit et techniques.
- des démonstrations de techniques et de mise en oeuvre de matériaux.

Le Salon Écobat se déroulera cette année à Paris Expo, Porte de Versailles les 14, 15 et 16 mars
Horaires : 9h30-19h
Prix d’entrée 8 €, tarif réduit 5 € et gratuit pour les enfants moins de 12 ans.

1 novembre 2007

Projet "Green Office": Bouygues se lance dans l'énergie positive

Bouygues Immobilier a donné recemment le coup d'envoi du projet "Green Office", un immeuble de 23 300 mètres carrés à énergie positive à Meudon. L'ambition de ce projet est de réaliser un bâtiment pouvant produire plus d’énergie qu’il n’en consomme pour son fonctionnement.

S’appuyant exclusivement sur des énergies renouvelables, cet immeuble produira 64 Kwh/m²/an pour une consommation de 61 Kwh/m²/an, tous usages confondus. Green Office permet de diminuer de 60 % la consommation énergétique par rapport à celle d’un immeuble standard RT2005 et de 30 % par rapport aux immeubles les plus performants existant sur le marché aujourd’hui.

La production d’énergie de l’immeuble sera assurée par plus de 5 000 m2 de panneaux photovoltaïques placés : sur les façades (en allège, en brise soleil et sur la toiture) et en « abri de parking » sur les places de stationnement extérieures.

Par ailleurs, l’immeuble sera doté d’une chaudière à cogénération biomasse (bois ou huile) qui permettra de produire simultanément de la chaleur et de l’électricité. La production de chaleur couvrira l’intégralité des besoins de chauffage du bâtiment et l’électricité produite permettra de couvrir une partie des besoins en électricité de l’immeuble, ceci en complément de la production photovoltaïque.

Le dispositif architectural et énergétique qui sera mis en œuvre permettra de couvrir la consommation du chauffage, de l’éclairage, des ascenseurs et des parkings. L’immeuble sera en outre doté des équipements technologiques de dernière génération ce qui lui permettra également de couvrir la consommation énergétique liée à la bureautique.

La compensation totale de la consommation énergétique du bâtiment par la production d’énergies renouvelables assurera la neutralité carbone de l’immeuble. Par ailleurs une attention sera portée à la limitation des rejets en carbone lors de la phase de construction.

Un système d’exploitation et de pilotage de l’immeuble sera également mis en place pour veiller à l’équilibre énergétique et maîtriser les conditions de confort thermique de l’immeuble tout au long de l’année.

26 octobre 2007

principales mesures issues du Grenelle environnement

OGM:
Moratoire sur les cultures commerciales d'OGM dans l'attente d'une expertise indépendante.
Transposition par la loi (printemps 2008) de la directive européenne.
Poursuite de la recherche sur les OGM selon des modalités à définir.

Agriculture:
Réduction de moitié de l'usage des pesticides "si possible dans les dix ans qui viennent" selon un plan qui sera défini par le Ministre de l'Agriculture.
Repas bio "au moins une fois par semaine" dans toutes les cantines publiques.
Multiplication par trois d’ici à 2012 et par 10 d’ici à 2020 des cultures bio (soit 20 % des surfaces cultivées au final).

Fiscalité:
Instauration d'une "écoredevance" kilométrique sur les poids lourds étrangers qui traversent la France.
Taxe écologique annuelle sur les voitures neuves les plus polluantes.
Création d'une TVA à taux réduit sur les produits respectant le climat et la biodiversité.
Demande à l'Union Européenne d'une taxation des produits importés venant de pays ne respectant pas le protocole de Kyoto.
Etude dans le cadre de la révision générale des prélèvements obligatoires d'une "taxe carbone" en échange d'un allègement de la taxation du travail.

Energie:

Poursuite de l'énergie nucléaire sans création de site nouveau.
Programme national pour les énergies renouvelables afin de dépasser l'objectif européen de 20% de la consommation d'énergie en 2020.
Généralisation de l'étiquette énergie (réservée jusqu'ici à l'électroménager).
Affichage en grande surface du «prix écologique» (intègrant le coût environnemental d'un produit à l'image de l'éco-étiquette de Casino) en plus du coût réel.
Interdiction des lampes à incandescence en 2010 au profit de lampes à basse consommation et LED.

Transports:
Création d'une éco-pastille, système de bonus-malus pour encourager l'achat de voitures propres.
Construction de 2 000 km de lignes TGV d'ici à 2020.
Extension de 329km à 1.500km du réseau de tramways hors Ile-de-France.
Plan d'investissement dans les liaisons fluviales pour retirer des routes un million de camions en 2020.
Taxation des vols intérieurs s’il existe une alternative en TGV.
Possibilité pour les villes de créer des péages urbains, de faire des couloirs dédiés au covoiturage, ou d’expérimenter ces processus.

Logement:
Tous les logements neufs devront être aux normes basse consommation d'ici à 2020 (consommation inférieure à 80 KWh par mètre carré en 2010 et à 50 KWh en 2012).
Interdiction dès 2010 des ampoules à incandescence et des fenêtres à simple vitrage.
Rénovation thermique favorisée via des crédits d'impôts et des prêts

28 juin 2007

Une tour "verte" en 2008 à Dijon

Une tour à énergie positive (qui en produit plus qu'elle n'en consomme) devrait sortir de terre d'ici la fin 2008 à Dijon. Ce projet se veut particulièrement performant dans ce genre encore pionnier en France et sera l'immeuble de sa catégorie le plus performant de l'hexagone selon ses concepteurs.

Les 32 mètres de la tour Elithis, un bâtiment de 10 étages et près de 5.000 m2 dessiné par l'architecte Jean-Marie Charpentier, abriteront le siège social de la société Elithis, société d'ingénierie climatique et électrique, à la fois maître d'ouvrage et maître d'oeuvre d'un projet qu'elle entend "exemplaire en matière de qualité environnementale", a indiqué son directeur général Thierry Bièvre lors d'une conférence de presse.

Le bâtiment de verre, bois et aluminium laqué, combine toute une série de systèmes destinés à produire et économiser l'énergie.

La production d'électricité sera assurée en majeure partie par des cellules photovoltaïques sur la toiture plane de l'édifice (74 000 KW/ an attendus). Une chaudière bois à granulés aura en charge de chauffer la bâtiment.

La consommation énergétique sera abaissée à 30 KW/heure par m2 (cinq fois moins que la norme) par divers procédés:
- éclairage efficace: optimisation de la lumière naturelle, ampoules Led et fluo-compactes…,
- système de refroidissement par un circuit d'air ou d'eau ("free-cooling"),
- bouclier thermique en aluminium en façade
- double vitrage argon à isolation thermique renforcée, etc ...

Les performances énergétiques de la tour, ses émissions de CO2 en particulier, seront affichées en permanence sur une borne que pourront consulter les habitants du quartier et les usagers de la tour. Ces derniers, pour garantir à leur bâtiment les meilleures performances possibles, devront s’engager à respecter au quotidien les recommandations d’une charte environnementale.

10 mai 2007

Canada: une maison qui consomme 90% moins d'énergie et 50% moins d'eau

Le 17 avril dernier, le premier ministre Lorne Calvert a procédé au dévoilement d'une maison éconergétique qui consomme 90% moins d'énergie et 50% moins d'eau que la maison moyenne actuelle, en Saskatchewan. Ainsi, à l'occasion du Jour de la Terre, le 22 avril, une famille canadienne a emménagé dans cette maison éconergétique.

"Le Saskatchewan Research Council (SRC) a utilisé Smart Science SolutionsMC pour concevoir et équiper une maison qui nous assurera un avenir durable, a affirmé le premier ministre Calvert. Comme les changements climatiques constituent un sujet de préoccupation grandissant, cette maison utilise une technologie qui peut réduire considérablement les effets sur l'environnement, diminuer les coûts pour les propriétaires et procurer un foyer douillet et confortable à une famille".

La maison est munie d'isolants à haut rendement, de panneaux solaires intégrés aux fenêtres donnant sur le sud et d'un système de cueillette et d'entreposage d'eau pluviale. Pour assurer le refroidissement de l'habitation pendant l'été, les installations techniques sont constituées par des conduits de plastique posés dans 22 piliers de béton pour extraire la fraîcheur du sol.

source

Tous les détails, spécificités, plans,... de cette maison peuvent être consultés ICI

17 avril 2007

Construction bois et énergies renouvelables au menu du salon européen du bois du 19 au 22 avril 2007

Soutenu par tous les acteurs de la filière nationale et régionale, le Salon Européen du Bois est la seule manifestation de cette envergure exclusivement consacrée à la culture bois : construction, énergie et art du bois. L’édition 2007 rassemble à Grenoble l’offre la plus large en terme de constructeurs, architectes, prestataires et fournisseurs, en provenance de toute la France mais également d’Allemagne, Autriche, Belgique, Finlande, Italie, Slovaquie, Suède, Suisse, Pologne, Roumanie, USA et Canada. Les spécialistes présentent en grandeur nature leurs constructions : maisons à ossature bois, bois massif, madrier, constructions traditionnelles, contemporaines, bioclimatiques, habitations de loisirs ou abris de jardins. Ils proposent conseils, informations, et solutions concrètes à tous ceux qui se destinent à construire ou aménager une maison en bois, quelque soit le lieu ou la configuration de l’habitat. Le salon permet de trouver informations, prestataires et matériaux pour les projets de rénovation, de réhabilitation, d’extension de bâtiments ou d’aménagements intérieurs et extérieurs.

Energie bois et énergies renouvelables : les réponses à la problèmatique environnementale

La dimension énergétique devient aujourd’hui un enjeu majeur dans la construction et la rénovation. Afin de répondre à toutes les questions qui se posent dans ce domaine, le pôle énergie bois et énergies renouvelables est particulièrement développé dans le cadre de l’édition 2007 du salon. Comment limiter les besoins en énergie ? Quelle énergie choisir ? Comment monter un projet énergie renouvelable ? Quelle sont les démarches à suivre ? Quelles sont les aides existantes ? De nombreux professionnels des différentes filières énergies renouvelables (chauffage automatique au bois, solaire thermique, solaire photovoltaïque) présentent conseils, solutions et produits afin de faire les bons choix face à la variété des solutions énergétiques.

Construction passive et habitat durable : un enjeu de société

Le salon met cette année l’accent sur le concept de maison passive – principe de construction à très faible consommation d’énergie - Des critères précis sont associés à cette démarche et notamment l’exigence essentielle de diminuer la consommation d'énergie primaire sous la barre des 50 kWh/m²/an dont seulement 15 kWh/m²/an pour le chauffage. Pour mémoire, la consommation moyenne des résidences construites dans les années 70 était de l’ordre de 300 kWh/m²/an (dont plus de la moitié en chauffage) et la moyenne actuelle française est de 180 kWh/m²/an. Aujourd'hui, en France, construire « passif » n’est plus une démarche futuriste. Les clés de la construction passive sont bien identifiées : une bonne orientation, une isolation optimisée et continue (les fuites et déperditions thermiques sont à proscrire), la récupération de chaleur, la sobriété énergétique et l'utilisation des énergies renouvelables.

Un vaste espace collectif composé de « L'espace construction passive et bois régional » et « L'espace bois Isère », soutenu par le Conseil général de l'Isère, accueille au coeur du salon les visiteurs autour des réalisations les plus innovantes : exposition accompagnée de maquettes, conseils de professionnels, documentations, animations et actions pédagogiques... Pour assurer la démonstration, des architectes, des techniciens énergie et des professionnels sont présents en permanence sur « L'espace construction passive ». Ils présentent une sélection de panneaux détaillant une douzaine des constructions passives (historique du projet, localisation en Rhône Alpes mais également en Suisse et en Autriche, choix et contraintes budgétaires, déroulement du chantier, performance énergétique, photos, plans, etc.). Des écorchés grandeur réelle accompagnent ces maquettes réalisées par de futurs professionnels et qui offrent une vision "à coeur ouvert" des systèmes constructifs mis en oeuvre afin d'optimiser les performances. Un point info architecture sur les constructions passives et une documentation abondante permettent en complément de répondre aux questions de chacun.

Du 19 au 22 avril à Alpeexpo de Grenoble

31 mars 2007

"Toits et murs végétaux" de Nigel Dunnett et Noël Kingsbury


Les toits d'herbage ont caractérisé l'architecture populaire de nombreuses régions du globe pendant des siècles. Avec le réchauffement de notre planète et les phénomènes extrêmes qui l'accompagnent et afin de privilégier une meilleure qualité de vie et de l'environnement de la population, les toits et les murs végétaux se sont multipliés ces dernières années. De fait, l'intégration de plantes vivantes dans l'environnement construit comporte de nombreux avantages : apport de verdure en des lieux où la plantation d'arbres et d'arbustes conventionnels est inenvisageable, réduction de la température intérieure des bâtiments en cas de fortes chaleurs, isolation renforcée pendant les périodes froides, meilleur drainage des eaux de pluie et réduction du ruissellement, diminution des nuisances sonores, lutte contre la pollution, développement de la biodiversité et longévité accrue des toitures. Or l'évolution récente des techniques, la baisse des coûts d'installation et les faibles besoins en entretien permettent désormais d'envisager un fort développement de la végétalisation.

En France notamment où, bien que le mouvement soit plus lent que dans de nombreux pays, il semble que les graves inondations des dernières années et les ravages causés par la canicule de 2003 aient conduit à une prise de conscience de la nécessité d'accélérer la mise en place de ces " climatiseurs naturels ". D'où l'importance de cet ouvrage qui fait le point des recherches les plus récentes, présente un grand nombre de réalisations et dresse la liste des plantes les mieux adaptées. Il sera ainsi le vade-mecum des professionnels de l'architecture, de la construction, de l'horticulture, du paysagisme, de l'urbanisme et des agents territoriaux de l'environnement, mais il permettra aussi à tous ceux qui sont intéressés par le bio-habitat et envisagent de végétaliser leur toiture ou leurs façades de discuter en connaissance de cause avec les spécialistes ou, pour les passionnés du " faites le vous-même ", de réaliser leur propre projet. Tous, à chaque niveau, pourront ainsi contribuer à améliorer notre cadre de vie en aidant la nature à regagner du terrain.

23 mars 2007

Earthships: un modèle de maison bioclimatiques

Les earthships sont des habitations qui reposent sur un concept d'autoconstruction et dont le but est de fabriquer un logement respectant la nature à moindre coût, en se basant sur la récupération de matériaux (pneus, canettes,...).

L'origine de ce type de projet remonte à la période hippie et la volonté de retour à la terre, durant les années 1970. L'initiateur des earthships est un états-unien, Michael Reynolds. La première communauté créée sur ce principe l'a été au Nouveau-Mexique sur un terrain de 640 hectares.

Les contructeurs reprennent aussi des techniques utilisées depuis longtemps comme les murs en torchis ou autres. La vie de tous les jours au sein de ces earthships se fait elle aussi en adéquation avec la nature et le but ultime est l'autosuffisance. Les eaux de pluie sont récupérées, l'énergie est générée à l'aide de panneaux solaires, on utilise souvent le principe de toilette sèche ...

Michael Reynolds a dirigé le design et la construction de centaines d’earthships. En 2000, le concept devient un batiment reproductible de haute perfomance, et est développé en Angleterre et en Europe via Earthship Biotecture Europe.

20 mars 2007

Un crédit d'impôt à compter de 2007 pour la récupération de l'eau de pluie

Le coût des équipements de récupération et de traitement des eaux pluviales ouvre droit au crédit d'impôt prévu par l'article 200 quater du CGI au titre de l'habitation principale. Il s'agit des équipements installés entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2009 dans un logement achevé ou intégrés à un logement acquis neuf ou à un logement acquis en état futur d'achèvement pendant cette période.

Le crédit d'impôt est égal à 25% des dépenses retenues dans la limite du plafond pluriannuel qui s'applique à l'ensemble des dépenses éligibles pour l'habitation principale, soit 8 000 euros (personne seule) ou 16 000 euros (couple marié), majoré de 400 euros par personne à charge.

(Loi sur l'eau et les milieux aquatiques du 30/12/2006)

3 mars 2007

Les communautés écologiques fleurissent au Royaume-Uni

Les projets de construction de communautés écologiques, ayant pour leitmotiv zéro carbone, zéro déchets, fleurissent au Royaume-Uni avec des engagements de plus en plus poussés en termes de préservation de l'environnement et des bâtiments de plus en plus vastes.








La réussite du projet précédent pousse en effet les concepteurs à aller toujours plus loin: la communauté New England Quarter à Brighton, qui a reçu son permis de construire fin février, abritera 172 appartements - dont 54 à caractère social -, des entreprises, des espaces commerciaux et des espaces verts.

Le tout construit selon les dix principes Habiter sur une seule planète (One planet living, OPL), initiative conjointe du fonds mondial pour la nature WWF et de l'organisation de protection de l'environnement BioRegional.

Pour bénéficier du label OPL, une communauté doit respecter les principes suivant: pas d'émission de gaz à effet de serre ni de production de déchets; transports, matériaux de construction, aliments et eau doivent être durables (renouvelables, recyclés ou recyclables, production locale); zones pour la faune sauvage; équipements culturels, de santé et bien-être; commerce équitable.

La communauté BedZED (Beddington zero energy development), construite dans le Surrey et qui a accueilli ses premiers habitants en mars 2002, a ouvert la voie, avec un petit projet de 82 appartements, et sert aujourd'hui de référence pour des versions améliorées.

Mais dans quelques mois, elle va perdre sa place de numéro un au Royaume-Uni. Avec Brighton d'abord, dont la construction va débuter cet été pour environ un an mais qui, très rapidement, va être détrôné par Middlehaven dont les travaux doivent commencer en octobre et s'achever en 2012.

Middlehaven est un projet de réhabilitation des quais situés au coeur de la ville de Middlesbrough d'un montant de 200 millions de livres. Construit dans une architecture ultra-moderne, il prévoit 750 foyers ainsi que des bureaux, des restaurants et même un ponton pour bateaux de plaisance.

Déjà les concepteurs ont concocté un projet encore plus ambitieux baptisé Z-Squared, bénéficiant également du label OPL, avec 2000 foyers.

Niché à l'embouchure de la Tamise dans la zone en pleine réhabilitation de Thames Gateway -120 000 nouvelles habitations prévues -, ce projet devrait coûter 663 millions de livres sterling. À peine 8 % de plus que la même construction sans spécificités vertes.

«Nous sommes en train de chercher l'endroit idéal pour construire Z-Squared», a déclaré à l'AFP Pooran Desai, directeur technique de BioRegional, qui vient de remporter le contrat pour la construction de Gallion's Park avec environ 200 logements.

La construction éthique a de beaux jours devant elle: le gouvernement britannique souhaite que d'ici 2016 toutes les nouvelles maisons soient construites aux normes zéro carbone.

Un Code pour les maisons à énergie renouvelable, publié en décembre, vise à réduire de 7 millions de tonnes par an les émissions de gaz à effet de serre des habitations.

L'Association des constructeurs soucieux de l'environnement (AECB) a émis des recommandations en matière de conception et de construction qui pourraient réduire jusqu'à 90 % l'émission de CO2 des habitations par rapport à la moyenne actuelle. Selon elle, l'habitation consomme trois fois plus d'énergie que les véhicules privés et contribue à 50 % des émissions du Royaume-Uni (hors secteur aérien).

source: AFP


6 décembre 2006

Manuel de construction écologique de Clark Snell

Vous voulez construire vous-même votre maison écologique ou vous souhaitez assurer sérieusement le suivi du chantier ? Cet ouvrage, rédigé par deux spécialistes de l'éco-habitat, étayé par des centaines de schémas et de photos sera votre précieux guide. Les auteurs nous entraînent dans l'aventure de la construction d'un petit bâtiment. Pas à pas ils nous expliquent les techniques particulières de ses quatre murs : mur en bois cordé, mur en paille, mur en torchis, mur à ossature bois, ainsi que l'installation du toit végétalisé. Le récit vécu de cette construction est à la fois un formidable outil technique, précis et rigoureux, et une réflexion sur les nombreux choix écologiques désormais à notre disposition. Vous y trouverez l'essentiel de ce que vous devez savoir pour fabriquer des briques de terre, connaître les proportions d'un torchis, monter un mur en paille, poser une isolation en cellulose, appliquer un enduit terre/chaux... Sans parti pris et avec le souci de nous faire profiter pleinement de leur expérience, les auteurs nous confient leurs erreurs et leurs trouvailles. Choisir le meilleur emplacement, décider des bons matériaux, tirer parti du climat, concilier écologie, économie et réalisme telles sont les grandes lignes de ce manuel indispensable à tout écoconstructeur.

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21 novembre 2006

Un écovillage hollandais en Bretagne

Irana et Jan Van Ewijk, les promoteurs de l'éco-village de Cornan, ont emménagé, en août, dans une maison située à l'entrée du site de douze hectares, à Plouray, dans le Morbihan. Irana et Jan Van Ewijk ont fait de Plouray, commune du Centre-Bretagne, leur havre de paix. Ils ont embarqué des concitoyens dans l'aventure.

Au bout d'un long chemin de terre ombragé de chênes multicentenaires, surgissent de jolies maisons éclairées de grandes verrières exposées au sud. Sur leurs toits : de la végétation et des panneaux solaires. Bienvenue sur les 12 hectares verdoyants de l'éco-village de Cornan, né de l'imagination d'un couple de Hollandais. Confortablement installés dans leur vaste séjour chauffé au poêle à bois, Irana et Jan Van Ewijk, 69 ans et 68 ans, livrent la philosophie de « leur » village de quinze maisons, dont trois sont déjà sorties de terre et six sont en cours de construction : « Nous voulions, à notre petit niveau, améliorer la terre et faire autre chose de notre retraite que jouer au golf ou aux cartes ! sourit, dans un français teinté d'une pointe d'accent, l'ancien promoteur immobilier. L'idée est de se respecter soi-même, de respecter les autres, la nature et la terre. »

Après avoir visité trois terrains en Centre-Bretagne, le couple est tombé sous le charme du site de Cornan, petit lieu-dit niché au coeur de la campagne de Plouray, commune de 1 100 âmes dans le Morbihan intérieur. Ici, les maisons bioclimatiques sont toutes construites avec des matériaux sans danger pour la santé de l'homme. « Les biobriques utilisées ne libèrent pas de polluants dans la maison, tout comme les peintures - écologiques - et les revêtements de sol choisis, explique l'architecte vannetais Menguy (1). Tout a été fait pour limiter les consommations d'énergie. La toiture végétalisée permet de réguler les volumes captés par la maison et ralentir l'évacuation des précipitations de manière trop violente. » Les voitures sont stationnées à l'entrée du village. À l'intérieur, on se déplace à pied ou à bicyclette.

Des retraités séduits

Le projet des Van Ewijk a d'ores et déjà conquis huit couples de retraités ou de futurs retraités, tous Hollandais. Un hasard ? Pas vraiment. Accéder à la propriété à Cornan a un prix que peu de gens du coin peuvent s'offrir. « Les maisons avec une chambre coûtent 220 000 euros, celles avec trois chambres 285 000 euros », avoue Jan Van Ewijk qui insiste : « C'est plus simple que tout le monde parle la même langue. C'est plus pratique pour la vie de tous les jours. »

Car ici, le potager et la coupe du bois se partagent, tout comme l'accès à la maison « Frieda » (paix en hollandais). Cette ancienne bâtisse de pierre, située à l'entrée du village, abrite un coin télé, une bibliothèque, une petite cuisine : « Cette maison commune est un lieu de rencontres et d'échanges », explique Irana qui réfute pour autant toute idée de « village communautaire ».

Le maire de Plouray, lui, se félicite de cet apport de population : « J'ai appuyé le dossier dès le départ, explique-t-il. Avoir quinze maisons de haut standing, c'est une bonne chose. »

Ce n'est pas Maria et Pex Van Well, 69 ans et 66 ans, qui diront le contraire. Depuis le mois d'août, ils profitent « de l'air pur, du silence, de la nature », à des centaines de kilomètres de leurs enfants et petits-enfants restés aux Pays-Bas. Un choix qu'ils ne regrettent pas : « Ici, c'est formidable », lâche Pex.

Niek et Ank Brederode, occupés à jardiner à l'entrée du village, partagent son avis. En décembre, le couple quittera le gîte dans lequel il a trouvé refuge à quelques kilomètres de Plouray pour emménager à Cornan : « Je suis tombée d'amour pour la Bretagne il y a trente-cinq ans, raconte Ank. Quand j'ai lu un article sur ce projet, j'ai dit bingo ! », sourit-elle. « Pour nous, c'était plus simple et sécurisant d'acheter avec des Hollandais. En même temps, nous voulons nous intégrer dans la commune et les environs. Le lundi soir, nous prenons des cours de français à Rostrenen. »

source: Ouest France

visiter le site de l'écovillage de Cornan (en néerlandais)

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