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8 janvier 2011

Les laines minérales au service de la performance énergétique


Construire sa maison ou la rénover est un projet qui ne s'improvise pas. Le choix des matériaux, qui participent de façon notable à la fois au coût, à la durabilité et à la qualité de la construction, est à ce titre déterminant.

Et ce d’autant plus qu’à compter du 1er janvier 2013 entrera en vigueur la nouvelle réglementation thermique dite RT 2012 qui s’imposera à toutes les nouvelles constructions en France. C’est naturellement que va donc s’imposer la construction de bâtiments basse consommation (BBC).


Dans cette perspective, pour qui souhaite concilier maison économique et écologique, la laine minérale peut s’avérer une bonne solution notamment en matière d’isolation thermique comme en isolation phonique.

Pour accompagner les ambitions du Grenelle de l'environnement et la mise en place de la RT 2012, les fabricants de laines minérales (regroupés au sein du FILMM, fabricants d’isolants en laines minérales manufacturées) ont mis à disposition du grand public un site pédagogique mais néanmoins facilement abordable où vous trouverez toutes les informations indispensables pour isoler votre habitation notamment au travers de la brochure « Qualité Environnementale des Bâtiments », en route vers les indicateurs de performance que je vous recommande de télécharger sur www.filmm.org.

Vous y apprendrez qu'en réduisant l'utilisation d'énergie pour le chauffage des bâtiments, les laines minérales contribuent à la réduction des gaz à effet de serre ou alors qu'elles sont un matériau naturel fait à partir de matières premières abondantes et des matières recyclées.

Le seul fait d’isoler la toiture et les murs en laines minérales une maison non isolée permet une réduction d'environ 50 % des émissions de CO2, soit  entre 8 et 13 tonnes de CO2 évitées par an.

La laine minérale possède toutes les caractéristiques pour être l’isolant idéal pour le bâtiment basse consommation dont vous rêvez avec ce petit plus qu'il a un rapport qualité/prix imbattable !

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30 décembre 2010

Petit manuel de la conception durable par Françoise-Hélène Jourda

La prise de conscience, récente, que les ressources de la planète sont limitées va engendrer une véritable révolution. Révolution technologique et culturelle, tout aussi - si ce n'est plus - importante que la révolution industrielle. Il ne s'agit pas seulement de réduire nos consommations énergétiques ou de trouver des énergies de substitution, mais aussi de conserver nos capitaux de ressources, ou ce qu'il en reste, pour laisser aux générations futures la possibilité de répondre à leurs besoins.

Il est aujourd'hui possible de construire des bâtiments avec un impact très faible sur la planète. Nous en avons les moyens. Il suffit avec ambition de les mettre en oeuvre grâce à des bâtiments conçus autrement, dont l'esthétique est encore à découvrir. Mais il faut aussi réparer nos villes, "soigner" nos lieux de vie, rétablir des équilibres. Beaucoup d'exemples sont déjà construits, d'expérimentation en cours, de solutions techniques disponibles. Il suffit de "faire" et d'enseigner le "comment faire". Ce manuel du développement durable, destiné aux étudiants et aux agences d'architecture a pour objet d'accompagner leur travail de projet par une série de questions qu'ils doivent se poser dès le choix du site, du programme et tout au long du processus de conception depuis les premières esquisses d'implantation jusqu'aux derniers choix de matériaux ou de détail de construction.

Chaque question est accompagnée d'une illustration et d'un texte explicatif leur permettant de comprendre en quoi cette question pertinente pour inscrire leur projet dans une démarche éco-responsable.

Françoise-Hélène Jourda, architecte engagée de longue date en faveur du développement durable dans la construction, a réalisé de nombreux bâtiments pilotes en ce domaine. Elle est également professeur à l'université technique de Vienne (Autriche) où elle dirige depuis dix ans le département d'architecture et développement durable.

Auteur : Françoise-Hélène Jourda
Editeur : Archibooks + Sautereau Editeur
Prix de vente : 13,90 euros
Disponible sur Amazon à 13,21 euros

20 novembre 2010

La brique monomur , avenir de la construction bioclimatique ?


    Construire un logement écologique est encore aujourd'hui un choix mais dès demain cela deviendra une obligation avec la RT 2012 grâce à laquelle les habitations vont devoir devenir économes en énergie (consommation limitée à 50 kWh/m²/an) dès le 1er janvier 2013 avant de faire le grand saut en 2020 vers la maison à énergie positive.

    Pour parvenir à ce résultat, de nombreuses choix de matériaux (bois, thermopierre, béton cellulaire,... ) se posent à ceux qui souhaitent construire aussi écolo que possible. Dans cette optique, la Brique Monomur Terre Cuite présente plus d'un avantage.

    Reconnues pour leurs excellentes propriétés isolantes naturelles, qui les dispensent de la pose d’un isolant complémentaire, les briques Monomur en terre cuite offrent une excellente résistance thermique: en hiver, les murs absorbent la chaleur du chauffage et la rediffusent par rayonnement.
 En été, les parois régulent de manière naturelle la température et conservent la fraîcheur dans la maison. Que demander de mieux ?


    Pérennes dans le temps, leur composition entièrement naturelle (de l'argile) leur permet de préserver la qualité de l'environnement intérieur en n'étant pas une source potentielle de COV ou autre produit toxique et allergisant (d'ailleurs avoir 2 enfants sur 3 asthmatiques à la maison sans antécédent familial, ça fait se poser des questions !).


    Le problème de la Brique Monomur Terre Cuite aujourd'hui est qu'elle est encore trop méconnue du grand public même si elle rencontre un succès croissant dans la l'éco-construction: d'après les chiffres de 2009, 15% des maisons basse consommation (BBC) sont en briques Monomur Terre Cuite contre 8% pour l’ensemble des maisons individuelles.
    Aussi, pour pallier à ce manque de reconnaissances et pour répondre aux nouveaux impératifs de la construction, la Fédération française des tuiles et briques (FFTB) propose un site pédagogique très fourni et bien illustré qui vous confortera dans les qualités environnementales de la Brique Monomur en terre cuite dont je n'ai pas abordé tous les aspects et vous orientera le cas échéant vers un professionnel qualifié.


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10 août 2009

"Peindre et décorer au naturel" de Nathalie Boisseau

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Imprimé en papier recyclé
Editions Alternatives collection Tout nouveau tout bio !
13,50 €


Nous sommes nombreux à consacrer beaucoup de temps, d'énergie et d'argent à rendre notre habitat le plus agréable possible. Or, les peintures, enduits, colles classiques ont aujourd'hui fait la preuve de leur nocivité non seulement sur l'environnement mais aussi sur notre santé.

Pour pallier ces inconvénients, Nathalie Boisseau vous propose ici des recettes simples entièrement élaborées à partir d'ingrédients d'origine naturelle dont les qualités techniques -couvrance, finition, durabilité - et esthétiques n'ont rien à envier à leurs homologues industriels.

Huile de lin, chaux, blanc de Meudon, pigments vous permettent de réaliser vos produits de décoration et d'aménager un intérieur beau et sain, pour un moindre coût.

14 juillet 2008

Le solaire bientôt bon marché grâce au MIT

Le MIT (Massachusetts Institute of Technology) a annoncé récemment avoir découvert un moyen de rendre l'énergie solaire bon marché.

Un film enduit de colorant organique appelé "concentrateur solaire", applicable sur les parois vitrées, permettrait d'absorber la lumière pour la concentrer et la transmettre vers des cellules solaires. Ce procédé laisse entrevoir un rendement des cellules solaires de deux à dix fois supérieur. Le coût de production d'électricité solaire se rapprocherait alors grandement de celui de l'électricité "classique".

Le "concentrateur solaire" pourrait connaître ses premiers débouchés commerciaux à l'horizon 2011.

La recherche du MIT sur les "concentrateurs solaires" est publiée aujourd'hui dans le célèbre magazine états-unien Science.

9 décembre 2007

Japon: un film plastique rapidement biodégradable

Le Osaka Municipal Technical Research Center a mis au point, conjointement avec des fabricants d'emballage, un film plastique transparent en acide polylactique (PLA) qui se dégrade rapidement lorsqu'il est enfoui sous terre. Ce plastique, chauffé préalablement au four micro-onde par exemple, se décompose en moins d'un an sous terre.

Le PLA est un polymère qui peut être dégradé par l'oxygène produit par les microorganismes présents dans le sol. C'est pourquoi il est dit biodégradable. Bien qu'utilisé de plus en plus dans les barquettes alimentaires ou les coques de téléphones portables, il faut attendre 2 à 3 années avant qu'un simple sac plastique soit totalement transformé.

Afin de favoriser la biodégradation du plastique, les chercheurs ont intercalé entre deux couches de PLA une substance chimique qui permet d'accélérer la décomposition du PLA. Lorsque le film plastique est chauffé, cette substance chimique diffuse à la surface du matériau et accélère la dégradation du PLA par l'oxygène.

Actuellement, comme de temps de décomposition du PLA est trop long, les plastiques biodégradables sont généralement incinérés. Le temps de dégradation ayant été diminué, l'enfouissement devient envisageable, pouvant entraîner de ce fait une baisse des coût de traitement des déchets ainsi qu'une diminution des émissions de CO2.

BE Japon numéro 465 (7/12/2007) - Ambassade de France au Japon / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52214.htm

27 septembre 2007

Canada: des plastiques plus verts

Difficile d'imaginer le blé, la pomme de terre ou d'autres féculents apparaître sur la table sous forme d'assiettes, d'ustensiles ou de gobelets jetables. Tel est pourtant le sujet de recherche sur les bioplastiques étudié au Centre National de Recherches Canada (CNRC). Une équipe de l'Institut des Matériaux Industriels (IMI-CNRC), pilotée par Michel Huneault, a réalisé une véritable percée dans la création des polymères de l'amidon à partir de certains aliments.

Les plastiques pétrochimiques ont une grande durabilité, mais prennent une éternité à se décomposer. "Les matériaux faits des polymères de l'amidon, eux, se dégradent rapidement, explique M. Huneault. Néanmoins, si besoin est, on peut les faire durer beaucoup plus longtemps. Leur fabrication demande aussi moins d'énergie et libère moins de gaz que celle des plastiques issus du pétrole."

Depuis 2005, M. Huneault et son groupe de Boucherville, au Québec, travaillent en étroite collaboration avec le Réseau canadien d'innovation dans la biomasse et l'Ecole Polytechnique de Montréal pour produire du bioplastique avec l'amidon du pois, du riz et du blé. "Nous espérons trouver un succédané aux polymères synthétiques du pétrole employés dans les produits jetables comme l'emballage, déclare M. Huneault. L'amidon est un matériau très prometteur car c'est un polymère naturel, mais il faut le modifier pour qu'il résiste à l'eau et devienne thermoplastique, c'est-à-dire qu'on puisse le fondre et le mouler."

Avec le concours de leur équipe technique, Michel Huneault, Nathalie Chapleau et Hongbo Li ont pu combiner de l'amidon thermoplastique à différents polymères. En résulte des alliages polymériques qui pourraient servir à fabriquer toute une série d'articles d'usage courant en plastique jetable.

"Quelques mélanges sont totalement biodégradables et offrent un éventail complet de propriétés, selon la proportion d'amidon et de plastifiant", reprend M. Huneault. Les mélanges PLA/TPS résiste très bien à l'étirement, ce qui pave la voie à la fabrication de pellicules plastiques et de contenants thermoformés servant à l'emballage. On peut aussi mouler ces mélanges par injection afin d'obtenir des pièces complexes, donc s'en servir comme plastique injectable. Enfin, on peut faire mousser les mélanges avec du dioxyde de carbone, ce qui donne des mousses d'emballage à plus faible densité.

BE Canada numéro 322 (25/09/2007) - Ambassade de France au Canada / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51135.htm

28 juin 2007

Be ecolo par Agnès B.

Agnès B. innove en abandonnant les sacs plastiques conventionnels pour ses sacs biodégradables Be Écolo.

Très concernée par l'avenir de la planète, la créatrice Agnès B. a eu l'idée de dessiner un sac totalement biodégradable en amidon de pomme de terre. Principal avantage, il protège la nature et évite ainsi une pollution envahissante puisque sa dégradation est plus rapide et surtout sans conséquence pour l'environnement.

Le sac est stylisé avec de longues anses noires et estampillé de l’emblématique B.. La démarche sera poursuivie dans les mois à venir avec des emballages en papier cadeau recyclé.

1 juin 2007

Bioénergies : le PHA, un bioplastique biodégradable, s'attaque à ses concurrents dérivés du pétrole

Le bioplastique n'en est à l'heure actuelle qu'à un stade précoce de commercialisation, cependant la recherche mondiale s'attelle à rendre les méthodes de production et les matières premières plus abordables.

En 2006, 50.000 tonnes de bioplastique ont été transformées, en Europe, en sacs et gobelets alors que des centaines de millions de tonnes de plastique traditionnel ont été produites et transformées. Toutefois, une chose est sûre, lorsque les réserves de pétrole seront épuisées, la place sera toute faite pour ces nouveaux plastiques, biodégradables en seulement quelques jours. Ce sont du moins les propos confiants d'Urs Hänggi, responsable de l'entreprise munichoise Biomer, qui place tous ses espoirs dans le PHA. Le Polyhydroxyalcanoate, PHA de son petit nom, est selon lui un axe d'investissement à privilégier puisque ce bioplastique ressemble étrangement à ses cousins dérivés du pétrole : le Polyéthylène (PE) et le Polypropylène (PP). Ainsi, le PHA pourrait entrer dans la composition des pots de yaourt, de fleurs ou des armatures de véhicules, sans avoir à modifier les anciennes lignes de productions utilisées pour le PE ou le PP.

A la différence du Polylactide (PLA), bioplastique déjà communément utilisé, le PHA n'est pas altéré par la chaleur. Biomer l'utilise donc déjà pour fabriquer divers objets-tests comme des emballages de feux d'artifices, dont les restes éparpillés dans les champs peuvent être consommés sans risque par les ruminants y ayant élu domicile !

Le PHA est synthétisé de manière naturelle par certaines bactéries du sol : elles stockent de l'énergie sous forme de PHA pour parer aux périodes difficiles. Afin de stimuler cette production de bioplastique chez les microorganismes, les scientifiques les soumettent à un stress (milieu pauvre en azote et phosphore) qui les conduit à transformer en moyenne 3 kilogrammes de sucre en 1 kilogramme de plastique. Les bacilles sont engraissés de "sucreries" dans de gros fermenteurs et rétribuent l'entreprise avec moins de 100 tonnes de plastique par an. La technique n'est toutefois pas encore exploitable à l'échelle industrielle car la production nécessite une attention constante et de gros investissements, notamment à cause des conditions de purification du bioplastique. Ainsi un kilogramme de PHA coûte entre 11 et 19 euros alors que le prix du PE et du PP avoisinent les 1 à 2 euros sur le marché. Urs Hänggi se plaint en outre d'une augmentation récente du prix des matières premières qui se répercute sur le prix du bioplastique. En effet, la demande croissante en matériaux riches en sucres, pour la fabrication du bioéthanol, fait fortement augmenter leur cours et les conséquences pour l'entreprise risquent d'inclure une délocalisation.

Il existe cependant d'autres alternatives économiques au sucre, comme les résidus de l'industrie agroalimentaire. La recherche de matières premières alternatives est ainsi une voie empruntée par Christoph Kutschera, à l'Université de Graz, en Autriche. Dans son laboratoire ronronnent 9 fermenteurs dans lesquels différentes souches bactériennes sont nourries à partir de multiples substrats tels que le petit lait, les farines animales ou les déchets d'abattoir. Il est cependant à noter que le rendement en PHA est moindre lorsque les bactéries sont nourries avec du petit lait plutôt qu'avec du sucre pur.

Dans le domaine du PHA, l'Allemagne ne fait pas cavalier seul puisque l'Amérique du Sud et les Etats-Unis annoncent leur entrée sur le marché. Il va donc falloir s'atteler à trouver la carotte qui fait avancer les bactéries allemandes plus vite que ses concurrentes !

source

17 avril 2007

Construction bois et énergies renouvelables au menu du salon européen du bois du 19 au 22 avril 2007

Soutenu par tous les acteurs de la filière nationale et régionale, le Salon Européen du Bois est la seule manifestation de cette envergure exclusivement consacrée à la culture bois : construction, énergie et art du bois. L’édition 2007 rassemble à Grenoble l’offre la plus large en terme de constructeurs, architectes, prestataires et fournisseurs, en provenance de toute la France mais également d’Allemagne, Autriche, Belgique, Finlande, Italie, Slovaquie, Suède, Suisse, Pologne, Roumanie, USA et Canada. Les spécialistes présentent en grandeur nature leurs constructions : maisons à ossature bois, bois massif, madrier, constructions traditionnelles, contemporaines, bioclimatiques, habitations de loisirs ou abris de jardins. Ils proposent conseils, informations, et solutions concrètes à tous ceux qui se destinent à construire ou aménager une maison en bois, quelque soit le lieu ou la configuration de l’habitat. Le salon permet de trouver informations, prestataires et matériaux pour les projets de rénovation, de réhabilitation, d’extension de bâtiments ou d’aménagements intérieurs et extérieurs.

Energie bois et énergies renouvelables : les réponses à la problèmatique environnementale

La dimension énergétique devient aujourd’hui un enjeu majeur dans la construction et la rénovation. Afin de répondre à toutes les questions qui se posent dans ce domaine, le pôle énergie bois et énergies renouvelables est particulièrement développé dans le cadre de l’édition 2007 du salon. Comment limiter les besoins en énergie ? Quelle énergie choisir ? Comment monter un projet énergie renouvelable ? Quelle sont les démarches à suivre ? Quelles sont les aides existantes ? De nombreux professionnels des différentes filières énergies renouvelables (chauffage automatique au bois, solaire thermique, solaire photovoltaïque) présentent conseils, solutions et produits afin de faire les bons choix face à la variété des solutions énergétiques.

Construction passive et habitat durable : un enjeu de société

Le salon met cette année l’accent sur le concept de maison passive – principe de construction à très faible consommation d’énergie - Des critères précis sont associés à cette démarche et notamment l’exigence essentielle de diminuer la consommation d'énergie primaire sous la barre des 50 kWh/m²/an dont seulement 15 kWh/m²/an pour le chauffage. Pour mémoire, la consommation moyenne des résidences construites dans les années 70 était de l’ordre de 300 kWh/m²/an (dont plus de la moitié en chauffage) et la moyenne actuelle française est de 180 kWh/m²/an. Aujourd'hui, en France, construire « passif » n’est plus une démarche futuriste. Les clés de la construction passive sont bien identifiées : une bonne orientation, une isolation optimisée et continue (les fuites et déperditions thermiques sont à proscrire), la récupération de chaleur, la sobriété énergétique et l'utilisation des énergies renouvelables.

Un vaste espace collectif composé de « L'espace construction passive et bois régional » et « L'espace bois Isère », soutenu par le Conseil général de l'Isère, accueille au coeur du salon les visiteurs autour des réalisations les plus innovantes : exposition accompagnée de maquettes, conseils de professionnels, documentations, animations et actions pédagogiques... Pour assurer la démonstration, des architectes, des techniciens énergie et des professionnels sont présents en permanence sur « L'espace construction passive ». Ils présentent une sélection de panneaux détaillant une douzaine des constructions passives (historique du projet, localisation en Rhône Alpes mais également en Suisse et en Autriche, choix et contraintes budgétaires, déroulement du chantier, performance énergétique, photos, plans, etc.). Des écorchés grandeur réelle accompagnent ces maquettes réalisées par de futurs professionnels et qui offrent une vision "à coeur ouvert" des systèmes constructifs mis en oeuvre afin d'optimiser les performances. Un point info architecture sur les constructions passives et une documentation abondante permettent en complément de répondre aux questions de chacun.

Du 19 au 22 avril à Alpeexpo de Grenoble

31 mars 2007

"Toits et murs végétaux" de Nigel Dunnett et Noël Kingsbury


Les toits d'herbage ont caractérisé l'architecture populaire de nombreuses régions du globe pendant des siècles. Avec le réchauffement de notre planète et les phénomènes extrêmes qui l'accompagnent et afin de privilégier une meilleure qualité de vie et de l'environnement de la population, les toits et les murs végétaux se sont multipliés ces dernières années. De fait, l'intégration de plantes vivantes dans l'environnement construit comporte de nombreux avantages : apport de verdure en des lieux où la plantation d'arbres et d'arbustes conventionnels est inenvisageable, réduction de la température intérieure des bâtiments en cas de fortes chaleurs, isolation renforcée pendant les périodes froides, meilleur drainage des eaux de pluie et réduction du ruissellement, diminution des nuisances sonores, lutte contre la pollution, développement de la biodiversité et longévité accrue des toitures. Or l'évolution récente des techniques, la baisse des coûts d'installation et les faibles besoins en entretien permettent désormais d'envisager un fort développement de la végétalisation.

En France notamment où, bien que le mouvement soit plus lent que dans de nombreux pays, il semble que les graves inondations des dernières années et les ravages causés par la canicule de 2003 aient conduit à une prise de conscience de la nécessité d'accélérer la mise en place de ces " climatiseurs naturels ". D'où l'importance de cet ouvrage qui fait le point des recherches les plus récentes, présente un grand nombre de réalisations et dresse la liste des plantes les mieux adaptées. Il sera ainsi le vade-mecum des professionnels de l'architecture, de la construction, de l'horticulture, du paysagisme, de l'urbanisme et des agents territoriaux de l'environnement, mais il permettra aussi à tous ceux qui sont intéressés par le bio-habitat et envisagent de végétaliser leur toiture ou leurs façades de discuter en connaissance de cause avec les spécialistes ou, pour les passionnés du " faites le vous-même ", de réaliser leur propre projet. Tous, à chaque niveau, pourront ainsi contribuer à améliorer notre cadre de vie en aidant la nature à regagner du terrain.

16 mars 2007

"La conception bioclimatique: des maisons confortables et économes" de Jean-Pierre Oliva et Samuel Courgey

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La conception bioclimatique est un guide indispensable avant d’entamer tout projet de construction ou de rénovation. En effet, la fin inéluctible de l’énergie bon marché, comme le réchauffement climatique dû à nos émissions de gaz à effet de serre nous engagent à relever le défi de l’architecture bioclimatique. Cet ouvrage fait le point sur les stratégies bioclimatiques actuelles pour obtenir des bâtiments à très faible consommation énergétique, en construction neuve comme en rénovation de l’ancien. Comment tirer parti du lieu, du climat et de l’énergie solaire grâce aux serres, murs capteurs, puits canadiens, comment ventiler naturellement en récupérant la chaleur en hiver et la fraîcheur en été ; comment concevoir des parois isolées avec des matériaux écologiques, sains et confortables en toutes saisons. Précis, richement documenté et écrit dans un langage accessible, cet ouvrage s’adresse aux particuliers mais aussi aux professionnels qui ont besoin de repères pour s’orienter dans ce domaine.
  • Qu’est-ce que le bien être thermique ?
  • Les bases de l’architecture bioclimatique
  • Des parois performantes
  • Techniques bioclimatiques spécifiques
  • La ventilation
  • Stratégies pour des bâtiments économes et confortables

7 janvier 2007

Le procédé Wood Protect de Lapeyre: protéger les bois de manière écologique

Après six années de recherche, les chercheurs de l’unité INRA-INPT-ENSIACET de Toulouse et les équipes R&D de l’entreprise Lapeyre ont mis au point un traitement révolutionnaire pour le bois de construction. Le procédé Wood Protect®, breveté par Lapeyre et l’INPT, protège le bois à cœur contre les agressions extérieures tout en lui conférant une stabilité et une durée de vie inégalées. Ce traitement innovant repose sur un procédé chimique utilisant des réactifs naturels et non toxiques. Il s’inscrit donc parfaitement dans le nouvel axe prioritaire de la recherche, la « chimie verte », qui consiste à créer des produits chimiques plus respectueux de l’environnement, notamment à partir des ressources agricoles.

Depuis 1998, les chercheurs du laboratoire de Chimie agro-industrielle de l’UMR INPT-INRA de Toulouse travaillent sur les traitements appliqués au bois d’œuvre dans son utilisation à l’extérieur. Si le bois est toujours un matériau de prédilection pour la maison, il reste particulièrement vulnérable face aux agressions du climat et aux détériorations des agents biologiques. Après six années de recherche, l’INRA et les équipes R&D de Lapeyre ont créé un traitement chimique protégeant le bois à coeur grâce à un produit naturel, sans danger pour l’environnement. Il permet de protéger les bois de la maison exposés à l’extérieur et sans contact avec le sol, comme les volets.

L’hydrophobation du bois

Composé selon les espèces de 40 à 50% de cellulose, 25 à 30% d’hémicellulose et 20% de lignine, le matériau bois est particulièrement sensible à l’humidité, aux champignons lignivores et aux insectes xylophages.

Les chercheurs ont développé un traitement à base d’anhydride mixte, un produit obtenu par réaction chimique entre des dérivés d’huiles de colza ou de tournesol (acides gras) et l’anhydride acétique. Ce produit agit par « greffage chimique» puisque l’anhydride mixte se fixe sur les fibres de cellulose. Le bois est ainsi protégé de l’humidité et des agressions extérieures et ne nécessite plus d’entretien.

L’imprégnation du bois par l’anhydride mixte se déroule en deux étapes : d’abord au sein d’un autoclave, où le vide et la pression permettent sa pénétration au cœur du bois, puis dans un bac où le bois est trempé dans un bain d’anhydride chauffé à 140°C pour favoriser le greffage du produit sur le bois.

Si la réaction d’hydrophobation du bois par estérification lipidique est connue depuis longtemps, l’agent utilisé jusqu’à présent était hautement toxique. Le défi pour les chercheurs était donc de réaliser le même type de réaction chimique en utilisant des produits naturels non polluants, issus de l’agriculture. L’anhydride mixte obtenu est donc un composé chimique « vert » dont la réaction sur le bois ne dégage aucun autre sous-produit toxique et s’avère entièrement recyclable.

Les propriétés spécifiques du traitement Wood Protect

Le traitement Wood Protect est prévu pour les volets en bois de sapin auxquels il confère une protection semblable aux bois exotiques les plus résistants. Le bois traité présente une hydrophobicité importante. Ce traitement 100% naturel n’a aucune incidence néfaste sur la faune ou la flore et s’avère sans danger pour la manipulation par l’homme. Il confère au bois une protection dans le temps d’au moins dix ans.

En terme d’utilisation industrielle, le bois traité ne subit aucune variation dimensionnelle et conserve ses propriétés mécaniques intactes. L’usinage du bois hydrophobé n’est pas non plus modifié. De plus, le traitement est totalement inodore, incolore et peut s’appliquer à toutes les essences de bois. La protection donnée par ce traitement nécessite cependant l’utilisation de produits de finition spécifiques. Ainsi, une nouvelle gamme de colles, patines, lasures a du être créée pour accompagner la commercialisation de ce bois traité.

Un exemple de « chimie verte »

Cette innovation pour le traitement naturel du bois intervient alors qu’un nouveau règlement européen REACH (enRegistrement, Évaluation, Autorisation des substances Chimiques), qui entre en application en 2008, va bientôt interdire les substances chimiques les plus toxiques. Ce règlement vise à mieux contrôler l’utilisation des produits chimiques en industrie et chez l’utilisateur final, ainsi qu’à réduire les risques environnementaux associés.

Plus largement, ces travaux reflètent la volonté d’accentuer les recherches dans le domaine de la « chimie verte ». Il s’agit de répondre aux questions de raréfaction du carbone fossile en profitant des biotechnologies vertes et blanches dans le domaine des productions agricoles, en substituant la chimie du carbone fossile (pétrochimie) par celle du carbone renouvelable (chimie des agroressources). L’objectif étant de développer des procédés chimiques sobres et propres utilisant des matières naturelles pour réduire, voire éliminer à termes, les substances chimiques dangereuses pour la santé et l’environnement .

source: INRA

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