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30 décembre 2010

Petit manuel de la conception durable par Françoise-Hélène Jourda

La prise de conscience, récente, que les ressources de la planète sont limitées va engendrer une véritable révolution. Révolution technologique et culturelle, tout aussi - si ce n'est plus - importante que la révolution industrielle. Il ne s'agit pas seulement de réduire nos consommations énergétiques ou de trouver des énergies de substitution, mais aussi de conserver nos capitaux de ressources, ou ce qu'il en reste, pour laisser aux générations futures la possibilité de répondre à leurs besoins.

Il est aujourd'hui possible de construire des bâtiments avec un impact très faible sur la planète. Nous en avons les moyens. Il suffit avec ambition de les mettre en oeuvre grâce à des bâtiments conçus autrement, dont l'esthétique est encore à découvrir. Mais il faut aussi réparer nos villes, "soigner" nos lieux de vie, rétablir des équilibres. Beaucoup d'exemples sont déjà construits, d'expérimentation en cours, de solutions techniques disponibles. Il suffit de "faire" et d'enseigner le "comment faire". Ce manuel du développement durable, destiné aux étudiants et aux agences d'architecture a pour objet d'accompagner leur travail de projet par une série de questions qu'ils doivent se poser dès le choix du site, du programme et tout au long du processus de conception depuis les premières esquisses d'implantation jusqu'aux derniers choix de matériaux ou de détail de construction.

Chaque question est accompagnée d'une illustration et d'un texte explicatif leur permettant de comprendre en quoi cette question pertinente pour inscrire leur projet dans une démarche éco-responsable.

Françoise-Hélène Jourda, architecte engagée de longue date en faveur du développement durable dans la construction, a réalisé de nombreux bâtiments pilotes en ce domaine. Elle est également professeur à l'université technique de Vienne (Autriche) où elle dirige depuis dix ans le département d'architecture et développement durable.

Auteur : Françoise-Hélène Jourda
Editeur : Archibooks + Sautereau Editeur
Prix de vente : 13,90 euros
Disponible sur Amazon à 13,21 euros

15 mai 2010

concours photo sur le thème de la mobilité durable en ville du 1er mai au 31 août 2010

L'espace Mobilités Electriques et l'Espace Info Energie organisent un concours photo intitulé "Bouger; Partager" sur les mobilités durables en ville, du 1er mai au 31 août 2010.

La mobilité est un enjeu crucial d’un point de vue écologique. En France, le secteur des transports est fortement responsable de l’accroissement de la consommation d’énergie, des émissions de polluants et de gaz à effet de serre.

Les objectifs du concours sont de :
- de promouvoir les modes de déplacements propres
- de changer le regard des franciliens sur la mobilité
- d’inviter à un meilleur respect entre les utilisateurs de l’espace public.

L’Espace Info Energie (EIE), porté par l’association Partenaires Pour la Ville à Saint Denis (PPV93), est chargé de dispenser des informations et de sensibiliser sur les questions relatives à l'efficacité énergétique et au développement des énergies renouvelables. Ces structures, en liaison avec l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), apportent un conseil de proximité aussi bien aux particuliers qu’à des entreprises ou à des collectivités. Elles forment un réseau spécialisé présent sur l’ensemble du territoire français.

L’Espace Mobilités Electriques (EME) est un lieu d'information et de conseil sur les véhicules électriques et plus particulièrement sur les deux-roues : vélos à assistance électrique (VAE) et scooters électriques. L'association a été créée en 1997 par EDF et la Ville de Paris. L’EME compte deux membres associés : l’AVERE France et l’ADEME, et 24 adhérents : fabricants de VAE et de scooters électriques, importateurs et revendeurs

Le concours permettra aux participants de s’interroger et de s’exprimer, par la photo, sur un thème qui s’inscrit dans une actualité forte, surtout en Ile de France. Cet événement se prolongera par une exposition des 15 meilleures photos sélectionnées par le jury. Cette exposition se tiendra au sein de l’Espace Mobilités Electriques dans le 9éme arrondissement. Elle constituera par la suite un support pour toute action de sensibilisation du public sur le thème de la mobilité.

Le concours a donc pour but de sensibiliser le grand public visitant l’exposition et d’engager une réflexion sur le sujet.

Liens utiles:
www.espacemobelec.fr
http://eieparis17.blogspot.com

7 décembre 2009

EDF Energies Nouvelles met en service un parc de 38 MW en Ecosse


EDF Energies Nouvelles vient d'annoncer le 3 décembre dernier la mise en service du parc éolien de Longpark en Ecosse, d’une capacité installée de 38 MW. Cette réalisation constitue le plus grand parc éolien mis en service à ce jour par le Groupe au Royaume-Uni.

Situé près de Galashiels dans le sud de l’Ecosse, ce nouveau parc compte dix-neuf éoliennes d’une puissance unitaire de 2 MW, fournies par le fabricant allemand REpower.

Le projet de Longpark a été développé et réalisé par EDF Energy Renewables. Cette co-entreprise,
détenue à parts égales par EDF Energies Nouvelles et EDF Energy, a été créée en 2008 pour servir les
ambitions communes des deux sociétés sur le marché des énergies renouvelables au Royaume-Uni.

Cette nouvelle mise en service renforce la présence d’EDF Energies Nouvelles au Royaume-Uni, portant ses capacités installées dans le pays à 177,2 MW bruts (138,2 MW nets).

22 octobre 2009

Casino se lance dans l’énergie photovoltaïque avec sa filiale GreenYellow

Le Groupe Casino par le biais de sa filiale GreenYellow va financer et exploiter des centrales photovoltaïques sur les toitures et les parkings de ses centres commerciaux dont beaucoup sont situés dans des régions à fort ensoleillement.

Concepteur et promoteur de centrales solaires, GreenYellow a défini un programme de développement, qui consiste, dans un premier temps, à équiper les sites du Groupe Casino situés au sud d’une ligne Bordeaux-Grenoble, en Corse et à La Réunion, dont le potentiel représente plus de 250 mégawatts et, dans un second temps, à mettre cette compétence au service de tiers pour l’équipement des toitures et parkings des bâtiments commerciaux et industriels en centrales solaires.

Pour ce faire, GreenYellow a noué des partenariats solides avec des spécialistes industriels reconnus : notamment SMAC (filiale du Groupe Bouygues) pour l’étanchéité ; Schneider Electric pour le matériel électrique et Sunpower pour les panneaux solaires surperformants. Par ailleurs, dans le cadre de la mise en œuvre des projets réunionnais, GreenYellow a choisi de s’appuyer sur plusieurs entreprises locales pour la construction des centrales et notamment : SETB, Ineo, ainsi que des entreprises de génie civil : GTOI, Léon Grosse, SBTPC.

GreenYellow a également conçu une ombrière photovoltaïque spécifique pour équiper les parcs de stationnement. L’ombrière est un produit industriel sophistiqué, dont la charpente métallique et les fondations permettent de résister aux intempéries extrêmes, pour La Réunion notamment.
L’ombrière apporte aux clients des sites concernés un confort supplémentaire et une protection contre le soleil et la pluie. Pour développer ce produit, GreenYellow a fait appel à GagnePark, une PME spécialisée du Puy de Dôme.

Un premier test in situ, portant sur 4 ombrières, 150 panneaux photovoltaïques, 20 places de parking couvertes a été mené en avril 2009 sur un site de Vindémia à la Réunion (Jumbo Le Port).

Depuis le mois de septembre 2009, GreenYellow a engagé la phase de déploiement avec la construction de 8 centrales, totalisant une puissance installée de 17,5 mégawatts : à la Réunion (magasins de Vindémia : Jumbo Le Port, Jumbo Saint André, Jumbo Saint Benoît, Jumbo Savannah, Jumbo Sainte Marie et Score Saint Pierre), à Mayotte (Jumbo Mamoudzou) et en France métropolitaine (Géant Casino Istres). Leur mise en service est prévue au premier semestre 2010, l’objectif étant de déployer 70 mégawatts d’ici 2012.

31 août 2009

Des logements sociaux à energie positive à Paris dès 2011

La Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP) va pour la première fois construire au 7, rue Guénot dans le 11ème arrondissement un bâtiment à énergie positive destiné au logement social.

Le projet a fait l'objet d'un concours auquel 237 équipes ont pris part et dont l’objectif était de démontrer la faisabilité technique et économique d’un tel édifice dans le tissu urbain parisien. Au final, le jury a retenu l’agence Baudouin Bergeron.

C’est un immeuble de cinq étages et 17 logements qui devrait voir le jour en 2011 et qui répondra aux exigences du Plan Climat adopté par la Ville de Paris avec une consommation prévue de 39.2 kWh ep/ m2/an. Tous les grands logements seront traversants et agrémentés de terrasses, tandis que les cuisines et les salles d’eau bénéficieront toutes d’un éclairage naturel. La rue étant calme, les chambres donnent sur la façade Est, ensoleillée le matin. De son côté, la façade Ouest, éclairée l’après-midi, accueille les séjours et studios mono-orientés, ainsi que leur prolongements extérieurs en terrasse.

L’intégralité de la toiture est source d’énergie. Elle apporte de la lumière à l’aplomb de la circulation verticale, et contribue à la production d'eau chaude en partie centrale grâce à ses panneaux solaires, et de l’électricité en partie courante grâce à ses panneaux photovoltaïques. Un ensemble nécessaire et suffisant pour compenser les besoins en énergie primaire du bâtiment.

24 juillet 2009

Accord entre EDF EN et First Solar pour une usine de panneaux solaires

EDF Energies Nouvelles (EDF EN) et First Solar Inc. annoncent un projet commun de construction de la plus grande usine française de fabrication de panneaux solaires. Cette usine, dont la capacité initiale devrait s’élever à plus de 100 MWc, par an, concevra des panneaux solaires selon la technologie photovoltaïque à couche mince de First Solar. Ce nouveau projet s’inscrit dans le cadre des ambitions récemment annoncées par le gouvernement français en matière d’énergies renouvelables, visant à faire de la France un pays leader dans les technologies sans carbone à l’instar de l’énergie solaire. À plein régime, soit à partir du second semestre 2011, le site emploiera plus de 300 personnes.

D’après le contrat conclu entre les deux partenaires, First Solar construira et exploitera une usine en France. Cette usine devrait représenter un investissement de plus de 90 millions d’euros. La capacité annuelle initiale du site devrait être supérieure à 100MWc ce qui en fera le plus grand site de fabrication de panneaux solaires en France. EDF Energies Nouvelles financera la moitié des dépenses d’investissement et des coûts de démarrage de l’usine et bénéficiera, pour son propre approvisionnement, de la totalité de la production du site pendant les dix premières années. First Solar et EDF Energies Nouvelles devraient annoncer le choix du site dans les prochains mois.

21 juillet 2009

Chine: début de la construction de centrales éoliennes de 10 millions de kW

La construction de la première centrale éolienne chinoise de 10 millions de kW commencera mi-juillet dans la ville de Jiuquan, province du Gansu. La capacité de cette future station passera de 5,16 millions de kW fin 2010, à 12,71 millions fin 2015 pour enfin atteindre les 20 millions de kW fin 2020, d'après la commission municipale du développement et de la réforme de Jiuquan.

"La capacité installée atteindra les 40 millions de kW. Le coût total du projet devrait dépasser les 120 milliards de yuans (environ 13 milliards d'euros). Ce projet fera date dans la stratégie du développement de l'Ouest de la Chine, après le chemin de fer Qinghai-Tibet et plusieurs projets de transport de gaz naturel, pétrole et électricité" a déclaré la commission.

En soutien à la construction de la centrale, les autorités locales lanceront d'autres projets de soufflerie, de pales de turbines ainsi que divers équipements. Le gouvernement de la province du Gansu vise à construire à l'aide de ses abondantes ressources l'équivalent éolien du barrage des Trois Gorges. En 2020, la capacité de la centrale devrait dépasser celle du barrage, plus grande centrale hydroélectrique au monde avec 18,2 millions de kW.

A ce jour, on compte six fermes éoliennes en fonctionnement à Jiuquan, avec une capacité totale installée de 660.000 kW. D'ici la fin de l'année, celle-ci devrait atteindre un million de kW.

BE Chine numéro 73 (20/07/2009) - Ambassade de France en Chine / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/60043.htm

17 juillet 2009

Un nouveau procédé de fabrication à faible coût de cellules solaires

Actuellement, l'industrie solaire repose principalement sur la production de panneaux solaires à base de silicium, dont le coût de fabrication reste relativement élevé en raison du prix du matériau et de la technologie utilisés. Afin de rendre le solaire plus compétitif sur le marché des énergies renouvelables, une équipe de chercheurs de UCLA s'est penchée sur la fabrication de panneaux solaires à base de CIGS (Cuivre, indium, gallium et sélénium). Selon leurs résultats, les cellules solaires obtenues présenteraient un fort potentiel de rendement énergétique avec des coûts de fabrication moindres. Une utilisation commerciale de ces nouveaux matériaux n'est cependant pas encore envisageable.

L'équipe de recherche du professeur Yang, au département d'Ingénierie et de Sciences Appliquées de UCLA est à l'origine du développement de ce nouveau procédé de fabrication. Financées en partie par la NSF (National Science Foundation), ces recherches ont fait l'objet d'une publication dans la revue "Thin Solid Films" du 7 juillet. Le procédé de fabrication, débuté il y a 16 mois, aura mis 4 mois pour atteindre une efficacité énergétique de 1% et avoisine actuellement les 9%. Si les panneaux fabriqués à base de silicium présentent un rendement de l'ordre de 20%, les travaux de UCLA mettent en évidence une augmentation de l'efficacité énergétique de 1% tous les deux mois et laissent présager de rapides avancées dans ce domaine.

Les principaux avantages de ce procédé résident néanmoins dans l'utilisation de processus de fabrication et de matériaux peu coûteux comparés aux méthodes traditionnelles. L'utilisation de matériaux CIGS n'est pas une nouveauté dans le secteur du solaire, cependant, la fabrication de cellules était jusqu'à présent obtenue par le procédé classique de "co-évaporation" (présentant deux étapes : l'aspiration et l'évaporation). La fabrication à grande échelle de films CIGS pouvait alors s'avérer longue et coûteuse en raison de la difficulté à obtenir des couches absorbantes uniformes. Or, la méthode mise au point par l'équipe du professeur Yang consiste à dissoudre les composés - cuivre, indium, gallium, sélénium - dans un solvant (atrazine). Ceux-ci sont ensuite répartis sur les surfaces et chauffés. Ce procédé présente des coûts de production bien moins importants mais nécessite de contrôler précisément la préparation de la couche absorbante à base de CIGS.

Si cette découverte requiert de plus amples recherches, elle pourrait néanmoins faire chuter le prix de revient du PV, le rendant compétitif avec les prix du marché, largement influencés par les énergies fossiles. UCLA a ainsi pour objectif de continuer ses travaux de recherche en collaboration avec le monde industriel, dans le but d'améliorer la technologie et d'atteindre un rendement énergétique de l'ordre de 15 à 20% d'ici 3 à 4 ans.

BE Etats-Unis numéro 173 (10/07/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59917.htm

24 mai 2009

Allemagne: record de 15 000 heures de fonctionnement pour une pile à combustible

Le 15 mai 2009, des scientifiques du Centre de recherche de Jülich (FZJ) ont élargi le champ d'application de la technologie énergétique très prometteuse des piles à combustible en atteignant une durée d'exploitation de 15.000 heures.

Les piles à combustible à haute température avec électrolyte solide (SOFCs) [1] sont des candidates excellentes pour une future mise en place dans les bâtiments, les centrales thermiques et les véhicules. Elles transforment l'énergie chimique de façon directe et efficace en énergie électrique - et épargnent ainsi les ressources naturelles tout en évitant les émissions polluantes. Soutenues par des budgets de projets de l'Union Européenne, les piles de génération 3 ont été construites au FZJ. Par la technique dite plane, développée à Jülich, les cellules uniques sont superposées dans ces empilements, pour atteindre une haute tension.

Des scientifiques de l'Institut de recherche énergétique (IEF [2]) et du Service central de technologie (ZAT [3]) ont désormais fait fonctionner avec succès deux piles de ce type pendant plus de 15.000 heures. "Elles ont produit en moyenne une puissance de 0,4 W/cm2, environ le double de ce qui est observé actuellement dans les systèmes commerciaux", selon le Dr. Robert Steinberger-Wilckens, directeur du projet "piles à combustibles" au FZJ. Une durée de vie de 5.000 à 10.000 heures suffit déjà à la mise en place dans les véhicules, mais pour un approvisionnement électrique stationnaire, des temps d'activité supérieurs à 40.000 heures sont nécessaires. "Nous poursuivons l'objectif de réaliser de tels temps de fonctionnement, et nous venons d'effectuer une bonne avancée dans ce sens, se réjouit le Dr. Steinberger-Wilckens.

"De plus, nous avons utilisé les piles à longue durée de vie à une température de seulement 700 °C, ainsi les cellules vieillissent plus lentement", selon Steinberger. Le vieillissement ou la dégradation d'une pile à combustible a des effets de déperdition progressive sur la performance - comme pour des batteries. De façon remarquable avec les piles de Jülich, la dégradation des cellules était de seulement 10% au bout de la durée d'exploitation maximale atteinte auparavant sur d'autres piles à combustibles. Communément, on décrète la fin de vie d'une pile lorsque la perte de performance atteint 20%. Ainsi les piles continuent à être utilisées sans altération et elles ont théoriquement un potentiel de 30.000 heures - un temps d'activité considéré jusqu'à présent comme inaccessible pour des piles de cette nature. Ainsi elles seraient qualifiées pour environ quatre ans d'activité non interrompue. Pour une utilisation discontinue, comme par exemple dans le chauffage de bâtiments, la durée de vie pourrait s'élever de 5 à 10 ans.

Le contexte du succès de Jülich est le suivant : des cellules performantes avec des couches fonctionnelles minces reliées de façon précise permettent une diminution de la température d'utilisation. Par ailleurs, les cellules spéciales acier-SOFC CroFer (ThyssenKrupp [4]) développées par Jülich et l'acier ITM choisi dans le cadre du projet européen Real-SOFC [5] (Plansee [6]) empêchent, avec les couches de protection correspondantes, la libération de produits de corrosion et rallongent ainsi la durée de vie.

Le projet Real-SOFC a été mené avec le soutien de l'UE entre 2004 et 2008. 26 institutions partenaires ont participé au succès du projet, entre autres des entreprises comme Topsoe Fuel Cells, Wärtsilä, RollsRoyce, H.C.Starck, HTCeramix et Hexis, ainsi que des institutions de recherche comme le CEA, ECN (Pays-Bas), VTT (Finlande), DTU Risø (Danemark), Imperial College (Royaume-Uni) und EMPA (Suisse).

[1] SOFCs : Solid Oxide Fuel Cells
[2] IEF : Instituts für Energieforschung
[3] ZAT : Zentralabteilung Technologie
[4] Informations supplémentaires sur le groupe Thyssenkrupp (en anglais) : http://www.thyssenkrupp.com/
[5] Projet européen Real-SOFC (en anglais) : http://www.real-sofc.org/
[6] Informations supplémentaires sur le groupe Plansee (en anglais) : http://www.plansee.com/

source: BE Allemagne numéro 437 (20/05/2009) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59184.htm

15 mai 2009

472 000 panneaux solaires pour une centrale solaire en Provence


Ce sont pas moins de 472 000 panneaux solaires qui vont être installés sur la commune de la Barben près de Marseille d'ici 2011 a annoncé la société Voltalia.

La centrale solaire d’une puissance de 104 MW occupera une surface de 340 hectares. La production annuelle attendue est estimée à 147 millions de kilowatts/heure d’énergies renouvelablesqui permettront d'alimenter 140,000 habitants en électricité dans les 17 communes de l’Aggiopole Provence. Ce sont 600,000 tonnes d'émissions de gaz à effet de serre qui seront ainsi évitées chaque année.

Voltalia est une start up productrice d'électricité à base d'énergies renouvelables en France, en Guyane, au Brésil et en Grèce. La société conçoit, développe et exploite des centrales électriques avec une approche multi énergies (hydraulique, éolien, biomasse ou solaire).

1 mai 2009

Centrale hybride de Prenzlau: l'hydrogène avenir de l'énergie éolienne ?

La société Enertrag a annoncé le 21 avril dernier le lancement de la construction de la centrale thermique hybride de Prenzlau (Est de l'Alemagne) présentée comme la première au monde à produire de l'électricité et de l'hydrogène à partir du vent et de biogaz. Ce sera aussi la première centrale à produire de l'électricité sans aucune émission de CO2. La pose de la première pierre s'est faite en présence de la chancelière Angela Merkel.

Ce sont trois éoliennes d'une puissance de 2MW qui produiront l'électricité. Si la production est supérieure aux besoins, un électrolyseur transformera le surplus en hydrogène et le stockera sous cette forme. À l'inverse, si la demande est supérieure à la production, l'hydrogène en réserve pourra être mélangé à du biogaz, également produit sur place. Il sera ainsi retransformé en électricité et en chaleur. Le système doit permettre à la centrale de Prenzlau de s'affranchir de l'intermittence du vent.

Les 21 millions d'euros investis par Enertrag, compagnie énergétique concentrée sur la production d'électricité et de chaleur provenant entièrement d'énergies renouvelables, permettront d'alimenter plusieurs centaines de foyers. La centrale produira de la chaleur utilisable dans un réseau de chauffage, de l'électricité et de l'hydrogène garantis 100% énergies renouvelables.

BE Italie numéro 73 (21/04/2009) - Ambassade de France en Italie / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58760.htm

27 avril 2009

Venise: de l'électricité à partir d'algues

Un système de production d'énergie à partir de la photosynthèse de microalgues sélectionnées et cultivées est sur le point d'être installé dans le port de Venise. Sans rejeter de dioxyde de carbone, le système serait capable de fournir 40 MW d'énergie électrique. L'usine aurait besoin d'environ 10-12 hectares, servant pour partie à la culture des microorganismes et pour l'autre partie à la transformation proprement dite de la biomasse en énergie.

Les algues seront cultivées dans des incubateurs cylindriques transparents, éclairés par le rayons du soleil, permettant aux microorganismes de réaliser la photosynthèse et d'avoir une croissance exponentielle. La biomasse centrifugée et desséchée alimente ensuite un "générateur" où sont créés des courants gazeux à très haute température grâce à une technologie utilisant le plasma. La rupture moléculaire qui suit les transforme en carburant alimentant la turbine productrice d'énergie.

Le brevet de la technologie est détenu par la société américaine Solena. 21 mois sont prévus pour mener à bien le projet de construction, avec un coût de 200 millions d'euros.

21 avril 2009

L'Oyster : de l' "hydroélectricité marine" à fort potentiel

Un nouvel accord d'une durée de 5 ans vient d'être passé entre le Wave Power Research Group de l'Université Queen's de Belfast et la société Aquamarine Power afin de tester et déployer une nouvelle génération de centrales hydroélectriques convertissant l'énergie cinétique des vagues et des courants marin en électricité.

Le premier prototype de ce type de centrale hydroélectrique appelé Oyster, sera testé en mer au cours de l'été 2009 sur l'un des sites de l'EMEC (European Marine Energy Centre : Centre européen de l'énergie marine) situé au large de l'archipel des Orcades dans le nord de l'Ecosse.

L'Oyster qui sera ancré entre 10 et 12 mètres de profondeur se compose d'un flotteur et d'une pompe à double piston. Lorsqu'une vague vient frapper et déplacer le flotteur, celui-ci active la pompe qui vient propulser de l'eau sous pression contenue dans un tube relié à la côte. L'eau sous haute pression parcourt le tube et arrive à la côte où se trouvent des turbines hydro-électriques chargées de convertir cette énergie de pression en électricité.

Selon l'emplacement et la configuration du système, chaque dispositif peut générer une puissance comprise entre 300 et 600 kW. Chaque station hydroélectrique pourrait être reliée à environ 10 Oysters ce qui alimenterait plus de 3.000 foyers (7.000 personnes) en électricité.

Sa relative simplicité (mécanisme et forme) et sa faible propension aux pannes, sont autant d'éléments qui rendront le coût de fabrication de l'Oyster compétitif.

BE Royaume-Uni numéro 94 (14/04/2009) - Ambassade de France au Royaume-Uni / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58616.htm

1 mars 2009

Allemagne: un parc éolien offshore de 1000 MW pour 2015

Le fabricant d'éoliennes REpower Systems et RWE viennent de signer un contrat de fourniture de 250 éoliennes pour contruire un gigantesque parc éolien offshore de 150 Km2. Innogy Nordsee doit voir le jour au large de l'île Juist au nord de l'Allemagne et doit atteindre 960 MW de puissance.

A titre de comparaison, la puissance nominale de ce parc se rapprochera de celle d'un réacteur nucléaire à la différence qu'un réacteur nucléaire fonctionne 90 % du temps à plein régime contre 35 % pour une une éolienne en mer.

D'après un communiqué de RWE, le contrat s'élève à environ 2 milliards d'euros, soit "l'un des plus importants de l'histoire de l'énergie éolienne". Les 30 premières éoliennes doivent être délivrées en 2011 puis progressivement entre 2012 et 2015. La plupart seront destinées au parc éolien de Innogy Nordsee 1 qui verra le jour à 40 kilomètres des côtes.

Environ 150 à 180 éoliennes, d'une puissance nominale de 5 et 6 MW, seront implantées à une profondeur comprise entre 26 et 34 mètres. "Avec une puissance installée de près de 1 000 MW, le parc éolien sera statistiquement capable de répondre aux besoins de 780 000 foyers" précise Matthias Schubert, directeur technique de REpower Systems.

Equipées d'un rotor de 126 mètres de diamètre, ces éoliennes font partie des systèmes les plus puissants au monde, ajoute le communiqué. Elles sont équipées de 3 pales d'une longueur de 61,5 mètres.

13 février 2009

Light Blossom, le lampadaire intelligent et écolo selon Philips

Présenté à l'occasion du Philips Simplicity Event de Moscou en fin d'année dernière, le "Light Blossom" est un système d'éclairage LED intelligent destiné à l'éclairage urbain. Capable de diffuser de la lumière quand il détecte des gens marchant à proximité, il peut également réduire la luminosité lorsque ces mêmes gens s'en éloignent pour économiser de l’énergie et limiter la pollution lumineuse.

Autre innovation de taille, il peut être totalement autonome en énergie sans être connecté (en option) au réseau électrique.

En effet, le lampadaire,en forme de fleur, intègre dans ses "pétales" des panneaux solaires sur une face et des LED sur l’autre. Plus fort encore, les pétales peuvent se transformer en éolienne si les conditions météorologiques s'avèrent plus propices que l’énergie solaire.

Selon Philips, les lumières LED utilisent la moitié de l'énergie requise par un feu de circulation standard, et l’ensemble du parc de lampadaires est pilotable et paramétrable à distance via un logiciel centralisé. Et si en plus l'énergie est d'origine renouvelable !

30 janvier 2009

6ème édition du Salon Écobat, Paris Porte de Versailles, 20‐22 mars 2009

Le salon national de référence dans le domaine de la construction écologique, des énergies renouvelables et de la construction basse énergie

* 150 exposants français et étrangers (liste des exposants)
* 3 nouveaux pôles : Formation, Basse énergie et Innovation
* 20 000 visiteurs attendus en 2009 (professionnels et grand public ciblés)
* Un colloque professionnel élaboré avec Effinergie : Performance énergétique dans les bâtiments neufs et existants : échéance 2012 (programme du colloque)
* Un cycle de conférence sur deux grands thèmes d'actualité : Réduire ses dépenses énergétiques - Habitat et Santé (programme des conférences)
* Salon réservé aux professionnels le vendredi 20 mars jusqu'à 16h, ouvert au grand public les 21 et 22 mars

Site Internet : http://www.salon-ecobat.com

5 décembre 2008

VIVACE : les courants, une nouvelle source d'énergie renouvelable

Une nouvelle technologie, baptisée VIVACE permettrait de générer de l'énergie renouvelable à partir des rivières et des faibles courants océanographiques. Cette nouvelle technique a pour but de reproduire le comportement du poisson, en utilisant les turbulences générées par un obstacle.

VIVACE ("Vortex Induced Vibrations for Aquatic Clean Energy"), dont le prototype expérimental consiste en un tuyau disposé horizontalement dans le lit d'une rivière et fixé au sol au moyen de deux trépieds verticaux, a pour objectifs de tirer profit des turbulences naturellement créé le long des berges ou en aval de ponts. Tout mouvement du tuyau induit par la rencontre d'un obstacle produit de l' énergie mécanique qui peut être convertie en électricité. Si le rendement de cette conversion a été estimé à 22 pour cent, il semblerait cependant que les chercheurs n'aient pas poussé l'expérience jusqu'à la production d'électricité.

VIVACE est ainsi le premier système technique permettant de générer de l'énergie à partir de courants dont la vitesse avoisine 3,2 km/h. Alors que la plupart des courants marins ont des vitesses inférieures à 4,8 km/h, les turbines actuellement utilisées pour la production d'énergie hydraulique nécessitent une vitesse supérieure à 8 km/h.

Si les précédentes recherches en hydraulique menées à l'université du Michigan avaient pour but d'empêcher la formation de tourbillons, les ingénieurs du département d'architecture navale et d'ingénierie marine ("Naval Architecture and Marine Engineering") s'orientent maintenant sur la compréhension et l'amplification de tels phénomènes hydrauliques. Michael Bernitsas, à l'origine de la création de VIVACE prétend ainsi avoir trouvé une énergie hydraulique renouvelable dont l'impact sur l'environnement serait minime étant donné que le système ne génère pas de mouvements rapides.

Une utilisation industrielle de cette technologie est par ailleurs envisagée sur la rivière de Detroit. Ce projet pilote, appelé à se dérouler dans les 18 mois prochains, consistera à mettre en place de nombreux cylindres repartis à intervalle régulier sur le fond de la rivière. Selon les travaux des chercheurs, l'espacement des différents prototypes devra être équivalent à quatre fois leur diamètre pour maximiser la formation de turbulences. L'université du Michigan a estimé le prix de cette technologie à 5,5 cents de dollars par kilowatt heure, alors que le prix de revient de l'énergie éolienne est d'environ 6,9 cents par Kwh.

BE Etats-Unis numéro 145 (5/12/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/56896.htm

25 novembre 2008

UPM: un Plan solaire pour la Méditerranée ambitieux ?

Une conférence organisée par la France et l'Egypte en coopération avec l'Allemagne et l'Espagne s'est tenue le 22 novembre à Paris afin d'examiner le financement du Plan solaire méditerranéen et sa mise en oeuvre. Le Plan Solaire Méditerranéen s'inscrit dans le cadre des grandes initiatives prises par l’Union pour la Méditerranée (‎dépollution de la Méditerranée, Autoroutes maritimes et terrestres, protection civile, création d’une ‎université euro-méditerranéenne, initiative méditerranéenne pour la création d’entreprises)‎.

Parmi la soixantaine de projets retenus figure la construction de centrales solaires thermodynamiques dans le désert du Sahara, destinées à alimenter l'Afrique du Nord, ainsi que l'Europe. Baptisé « Desertec, clean power from desert » , le projet, estimé à 2 milliards d'euros, doit relier par un câble de 3000 km la ville allemande d'Aachen à la ville algérienne d'Adrar.

L'idée consiste à tirer profit des immenses espaces désertiques de la planète en y installant des centrales thermosolaires pour alimenter en électricité le reste du monde. Sachant que 90% de la population mondiale vit à moins de 2 700km d’un désert chaud et que le transfert d'électricité sur de grandes distances avec très peu de perte est possible par la mise en place d'un réseau HVDC.

Une réunion ministérielle est prévue pour mars 2009 à Monaco pour valider les projets retenus et faire le point sur leur mode de financement avant le lancement d'une phase pilote (2009-2010) puis le déploiement à plus grande échelle (2011-2020). Un premier objectif serait de lancer trois centrales électriques de 20 MW en 2009.

7 novembre 2008

Le port de Marseille veut des centrales photovoltaïques

Le Port de Marseille a annoncé le lancement prochain d’un appel à projets pour l’implantation de centrales photovoltaïques sur le domaine portuaire.

Plus de 135 000 m² de toitures de bâtiments implantés sur les bassins de Marseille et les berges de la digue du canal du Rhône dans les bassins de Fos ont été identifiés comme des supports potentiels de panneaux solaires.

La surface de toitures recensée à Marseille constituerait un quasi record national si le projet était réalisé dans sa totalité.

Le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) estime qu’il est possible de construire quatre centrales de production d’électricité à partir de l’énergie solaire, trois sur le site de Marseille et une le long du canal à Fos. Leur capacité de production totale s’établirait entre 8 et 18 MW maximum et devrait faire l’objet d’investissement par les opérateurs de 20 à 60 millions d’euros suivant les options technologiques et les sites retenus.

Après avoir encouragé la production d’électricité par mode éolien (29 éoliennes sont implantées sur la zone industrialo-portuaire de Fos), le GPMM cherche donc à promouvoir cette autre énergie alternative qu’est le solaire et ainsi à s’inscrire concrètement dans une démarche de développement durable et d’écologie industrielle.

22 octobre 2008

EDF choisit les hydroliennes d'OpenHydro

EDF a annoncé vendredi avoir retenu la société irlandaise OpenHydro pour construire des hydroliennes sur le site de Paimpol-Bréhat (Côtes d'Armor) dans le cadre d'un projet pilote destiné à produire de l'électricité à partir des courants de marées.

"La coopération avec OpenHydro porte sur l'installation de 4 à 10 hydroliennes, d'une capacité totale de 2 à 4 mégawatts, qui devraient être raccordées progressivement au réseau de distribution d'électricité à partir de 2011", indique le groupe français. EDF précise que la zone de Paimpol-Bréhat, qui bénéficie de courants dont les niveaux d'intensité sont parmi les plus élevés de France, pourrait accueillir à l'avenir d'autres essais de technologies pilotés par le groupe. Le projet pilote de ferme hydrolienne mis en place à Paimpol-Bréhat permettra de tester la technologie en conditions réelles et d’évaluer précisément son impact sur le milieu marin dans le cadre de différentes études.

L'installation permettra à terme d'alimenter l’équivalent de 2.500 à 5.000 foyers bretons pour un investissement compris entre 23 et 27 millions d’euros. Le choix de l'électricien français n'a pas sohaiter donner sa chance au projet porté par la société quimpéroise HydroHélix dont un prototype de turbine, la Sabella, est actuellement en test à Bénodet (Finistère) dans l’estuaire de l’Odet.

Le groupe français a pour ambition de contribuer au développement des énergies maritimes et d'une filière industrielle à l'horizon 2020, notamment aux côtés de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer).

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