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1 novembre 2011

"Comment je suis devenu plus humain… à la rencontre de ceux qui changent le monde" de Tristan Lecomte

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A 37 ans, Tristan Lecomte est l'une des figures du commerce équitable en France. Cet ancien de HEC, qui a fait ses armes chez L'Oréal, a fondé la société Alter Eco parce qu'il cherchait à donner un sens à son travail. Ce sens, il l'a trouvé dans cette entreprise atypique, grâce à laquelle, depuis presque quinze ans, il concilie exigences du business et volonté de changer le monde. Mais cette aventure n'a pas été un long fleuve tranquille ! Echecs, problèmes humains, doutes... Loin des success stories trop lisses pour être honnêtes, Tristan Lecomte raconte les orages que l'équipe d'Alter Eco a dû traverser pour poursuivre leur fabuleux destin. Surtout, il dépeint combien, dans l'épreuve, il a pu s'appuyer sur l'exemple des hommes et des femmes exceptionnels qu'il a eu la chance de croiser : les paysans du Sud. Combien la simplicité, la bienveillance et la sagesse de ces humains lumineux lui ont permis de devenir un peu, juste un peu, meilleur.

11 novembre 2010

Les laurats des prix Pinocchio 2010 sont enfin connus !

Les prix Pinocchio 2010 ont été remis la semaine dernière par l'ONG Les Amis de la Terre à l'issue d'un vote, ouvert du 13 octobre au 9 novembre, qui aura comptabilisé 7094 voix.

Organisés chaque année depuis 2008, les Prix Pinocchio du développement durable entendent dénoncer le bilan désastrueux de grandes multinationales en termes économiques, environnementaux et sociaux et surtout le décalage entre la parole institutionnelle et les actes sur le terrain.

Cette année, dans la catégorie '' droits humains'',  le groupe Somdiaa, filiale de l'entreprise d'agroalimentaire Vilgrain, se voit "récompensé" pour les impacts de ses activités de production et de transformation de canne à sucre, ''dont l'extension se fait aux dépens des communautés rurales qui voient leur sécurité alimentaire menacée''.

Dans la catégorie ''environnement", le groupe français minier Eramet est distingué pour son projet de développement de la mine de nickel de Weda Bay, en Indonésie. Or, ce projet extractif à grande échelle serait situé ''dans les fragiles écosystèmes forestiers de l'île d'Halmahera'', selon  Les Amis de la Terre.

Enfin, dans la catégorie ''greenwashing'', la palme revient au Crédit agricole. Lors de sa récente campagne de communication ''It's Time for Green Banking'',  la banque affirme avoir adopté un positionnement en faveur d'une croissance durable, alors ''qu'en août dernier, elle investissait dans la centrale à charbon de Medupi en Afrique du Sud, un projet polluant et décrié par la société civile internationale'', rappelle  l'ONG.

Au-delà du caractère symbolique de la manifestation, les Pinocchios de l'environnement sont un bon moyen de faire avancer le débat public sur la responsabilité sociale et environnementale des multinationales. Cela pourrait être d'autant plus bénéfique si les entreprises à l'instar du Crédit agricole qui a revendu des actions qu’il détenait dans l’entreprise Dongfeng, fournisseur des militaires birmans à la suite de sa nomination en 2009 dans la catégorie «droits humains», réagissaient en corrigeant le tir plutôt qu'en faisant la sourde oreille.

23 juin 2010

Vous reprendrez bien un peu de pesticides ? Ces fruits et légumes qui nous empoisonnent

de Philippe Bovet 
publié aux éditions Terre Vivante


L'auteur a parcouru l'Europe en train et interviewé des architectes, des responsables de projets et des habitants, pour nous faire découvrir 10 écoquartiers sélectionnés pour leur pertinence environnementale. Apparus dans les pays du Nord et de l'Est, les écoquartiers se propagent sur tout le continent à l'initiative de professionnels, d'élus, mais aussi de particuliers. De quoi s'agit-il ? De quartiers conçus pour préserver l'environnement, économes en énergie, bien desservis par les transports en commun et les pistes cyclables, construit en matériaux sains, récupérant l'eau de pluie, favorisant les liens sociaux... Pour chacun de ces écoquartiers, situés en Allemagne, Autriche, Danemark, France, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède et Suisse, l'auteur présente les spécificités, les points remarquables, un plan légendé, des photos, des adresses pour aller plus loin et bien sûr toutes les informations récoltées à travers son enquête. Cet ouvrage a été écrit en collaboration avec Nadia Jeanvoine, journaliste.

S'il est encore peu connu en France, le concept d'écoquartier est déjà bien ancré chez nos voisins européens. Dans ces lieux, l'urbanisme et l'architecture sont pensés pour réduire notre impact sur la planète et pour améliorer notre qualité de vie. Economies d'énergies, récupération des eaux de pluies, accessibilité en transport en commun, utilisation de matériaux sains... sont les maîtres mots. Découvrez des exemples à travers l'Europe. Ils vous donneront envie d'en prendre le chemin.

Au sommaire :
Allemagne - Fribourg : Au coeur d'une Baugruppe du quartier Vauban
Autriche - Wolfurt : Construire en commun, vivre individuellement
Danemark - Copenhague : Concertation pour la renaissance d'un quartier
France - Bazouges : Renouveau d'une commune
France - Paris : L'Ecozac, une mobilisation citoyenne réussie
Pays-Bas - Culemborg : Un écoquartier nature
Royaume-Uni - BedZED : La vitrine britannique
Royaume-Uni - Bishop's Castle : Un écoquartier de promoteur
Suède - Malmö : Ville nouvelle et modèle
Suisse - Zurich : Immeuble coopératif dans le quartier rouge

20 mars 2010

No Impact Man: après le blog, le livre

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 No Impact Man est l'expérience incroyable de Colin Beavan, un new-yorkais de 42 ans, qui a tenté un an durant de vivre en réduisant au maximum son empreinte environnementale. Suite au succès retentissant connu par le blog qu'il a tenu tout au long de son "odyssée", un livre, No impact man, est sorti en librairie en France le 11 mars dernier où il revient en détail sur son expérience.

Installé en plein cœur de Manhattan, au 9e étage d’un building,il doit successivement renoncer à l’ascenseur, à la climatisation, au réfrigérateur, aux transports motorisés.  Pas facile quand on est papa d'une petite fille d'un an et demi, quand sa femme est accro au shopping et quand il faut sortir le chien...

No Impact Man est non seulement une véritable aventure humaine et écolo mais plus encore une réflexion sur notre mode de vie moderne.

21 novembre 2009

Voyages aux sources de la mode éthique de Lionel Astruc

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Les "usines de la honte ", qui fabriquent nos vêtements, bijoux et autres articles de mode continuent à prospérer, bien qu'elles soient connues de tous. Pourtant, une autre mode voit le jour! Baskets branchées en latex naturel, tee-shirt en coton bio-équitable, portefeuille en plastique recyclé... Ces objets, inspirés de l'éco-design, incarnent une nouvelle utopie, écologique et solidaire: la mode éthique. Mais comment se traduisent les engagements affichés sur ces produits ? Sont-ils vraiment tenus? Pour la première fois, l'auteur remonte ces filières, en Inde, à Madagascar, au Cambodge, au Brésil, en Bolivie et en France. Depuis les banlieues de Bombay ou de Phnom Penh jusqu'au cour de la forêt amazonienne, cet ouvrage nous immerge dans la vie des producteurs et des couturiers. Ces récits et ces photos montrent à quel point nos choix de consommation peuvent améliorer l'existence de ces producteurs et ouvriers: une autre mode est possible!

Photographe et journaliste, Lionel Astruc est spécialisé dans les reportages au long cours ayant pour thèmes l'écologie et l'économie solidaire à travers le monde. Il remonte notamment des filières de produits précurseurs dans ce domaine (alimentation bio, tourisme responsable, mode éthique...), afin d'en montrer les atouts, mais aussi de dévoiler leurs limites. Ses travaux font l'objet de livres, d'articles et d'expositions à Berlin, New York ou Paris.

10 septembre 2009

Salon Planète Mode d’Emploi du 24 au 27 septembre 2009

Expliquer au grand public les enjeux de la planète et les actions à entreprendre pour mieux vivre ensemble. C'est l'objectif du « Salon Planète Mode d'Emploi » qui se déroule fin septembre à la Porte de Versailles.

Le développement durable devient une préoccupation et un enjeu primordial tant sur le plan individuel que collectif. Par delà les aspects économiques, il est un véritable changement de mode de vie et même de civilisation. Pour rendre compte des problématiques liées à l'avenir de notre planète (l'eau, le pétrole, le réchauffement de la terre, le recyclage des déchets...), un grand salon, intitulé Salon Planète Mode d'Emploi se tiendra du 24 au 27 septembre 2009 à Paris Porte de Versailles.

L'objectif de cette manifestation est d'expliquer au grand public les enjeux de la planète et les actions à entreprendre pour mieux vivre ensemble. Pendant quatre jours, des acteurs et des spécialistes (ONG, associations, collectivités, administrations...) se mobiliseront pour les accompagner et répondre à leurs questions.

Le salon est organisé en quatre parties :

  • - Des stands d’exposants repartis en six « continents » : Continent Entreprises, Continent Etats, Administrations et Collectivités Locales, Continent Innovation, Continent Métiers et Formations, Continent Vie Quotidienne et Consommation, Continent Associations, ONG, Fondations.
  • - Six espaces thématiques organisés directement par nous comme un fil rouge du salon : Vivre et travailler ensemble, l’eau c’est la vie, le pétrole, et après ?, le réchauffement climatique, de l’or dans nos déchets, nourrir 9 milliards d’hommes.
  • - Quarante conférences et tables rondes
  • - Des projections de films en continu
Salon Planète Mode d'Emploi: Du 24 au 27 septembre 2009, de 10h à 18h Paris Porte de Versailles, Hall 5.2 et 5.3 Tarif d'entrée : 7 euros Inscription gratuite pour les groupes scolaires

9 juillet 2009

OGM: les tests d'évaluation ne sont pas fiables (et manquent de sincérité ?)

Une étude internationale publiée dans le International Journal of biological science remet en cause la fiabilité des tests de l’EFSA (l'autorité européenne de la sécurité alimentaire) et de la FDA, son homologue nord américain, dans l’évaluation des risques des OGM et des pesticides sur la santé.

Pour les experts français, italien, néo-zélandais, britannique et américain qui ont cosigné cet article, «les firmes d'OGM agricoles et les commissions d'évaluation négligent systématiquement les effets secondaires des OGM et des pesticides. Ceci est clairement illustré par l'EFSA et la US-FDA qui ont évalué les OGM tant controversés du maïs MON 863 ou MON 810 », analyse le Comité de recherche de d'information indépendantes sur le génie génétique (Criigen) suite à la lecture de ce rapport.

Cet article met en exergue « une importante sous-estimation des signes initiaux de maladies comme des cancers, maladies hormonales, immunitaires, nerveuses ou de la reproduction, entre autres ». La durée de ces études est généralement conduite sur une période dangereusement courte de trois mois et le nombre d’animaux testés est habituellement insuffisant pour en déterminer la sécurité. Par ailleurs, quand les résultats statistiques des tests révèlent des effets significatifs et démontrent des signes de toxicité, ils sont systématiquement ignorés ou négligés.

Alors qu'elles apportent la caution des pouvoirs publics aux techniques adoptées par les firmes afin de masquer des résultats statistiques significatifs, les autorités européennes ou autres devraient être en mesure de réaliser des études de long terme et de façon indépendante. Il est en outre inacceptable que l'accès aux résultats des tests des firmes OGM ne puisse se faire qu'en saisissant la justice.

21 décembre 2008

Suisse: EOS et l'Alliance Renault-Nissan s'engagent pour la voiture électrique

La compagnie suisse d’électricité Energie Ouest Suisse (EOS) et l’Alliance Renault-Nissan ont annoncé aujourd’hui qu’elles allaient collaborer pour élaborer des solutions visant à une mobilité zéro émission en Suisse à travers la promotion de véhicules électriques et l'analyse du déploiement d’un réseau pour la recharge des batteries.

Dans un protocole d’accord signé récemment, les deux parties s'engagent à étudier les possibilités d'implémenter un réseau de recharge de batteries à travers l’ensemble du pays. Ce document doit également définir les termes et les conditions pour la fourniture par l’Alliance de véhicules électriques à EOS qui les utilisera dans sa flotte d’entreprise.

EOS et l’Alliance veulent aussi créer et apporter leur soutien à des activités de formation pour la promotion et l’utilisation de véhicules électriques.

EOS est une importante entreprise d’électricité suisse qui produit 85% de son courant électrique à partir de l’énergie hydraulique. Pour l’Alliance, il s’agit de la première société en Suisse – pays dans lequel est implanté le quartier général des opérations de Nissan Europe - à conclure un partenariat pour un programme zéro émission.

« Pour EOS, l’introduction des véhicules électriques constitue une réponse au défi énergétique et climatique auquel la Suisse est appelée à faire face », dit Hans Schweickardt, CEO d’EOS. Après le chauffage (43%), en Suisse les transports représentent la deuxième source de production de CO2 (33% soit 16 millions de tonnes par année) de toutes les émissions de gaz à effet de serre. Remplacer seulement 15% des voitures qui circuleront en Suisse en 2020 par des véhicules électriques entraînerait une réduction des émissions de CO2 dans le secteur des transports de l’ordre de 1,1 million de tonnes par an, soit environ 7%.

« Nous sommes enchantés d’établir un partenariat avec une entreprise spécialisée dans les énergies propres comme EOS ; nous allons travailler ensemble pour créer l’infrastructure et les conditions nécessaires au succès des véhicules zéro émission en Suisse », a déclaré Carlos Tavares, executive vice president, Nissan Motor Co., Ltd.

L’Alliance Renault-Nissan a lancé des initiatives zéro émission avec Israël, le Danemark, le Portugal, la Principauté de Monaco et la compagnie française Electricité de France EDF. Aux Etats-Unis, l’Alliance a aussi conclu des accords avec les Etats fédéraux du Tennessee, de l’Oregon ainsi que du Comté de Sonoma en Californie du Nord. Au Japon l’Alliance a établi un partenariat avec la préfecture de Kanagawa et la municipalité de Yokohama.

17 décembre 2008

Les principales mesures du "paquet climat-énergie"

Le « paquet climat-énergie » adopté vendredi dernier par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Européenne sera soumis à l’approbation du Parlement européen sera soumis cette semaine au parlement européen à Strasbourg. Les objectifs de ce plan se déclinent comme suit:


Objectifs globaux:
Les pays européens se sont engagés sur un triple objectif pour 2020: réduire de 20% leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport à leurs niveaux de 1990, porter la part des énergies renouvelables à 20% de la consommation et réaliser 20% d'économies d'énergie. C'est "le 20-20-20". Tous les calculs ont été réalisés sur la base des niveaux d'émissions enregistrés en 2005.

Objectifs par secteurs:

Industrie: responsable de près de la moitié des émissions de CO2 de l'UE, elle doit réduire ses émissions de 21%. Pour y parvenir, Bruxelles prévoit qu'elle devra payer pour ses émissions polluantes en achetant des permis de polluer aux enchères à partir de 2013. L'argent récolté devrait servir à financer des investissements "verts". Pour les plus riches, une petite partie devra alimenter un fonds de solidarité pour aider les plus pauvres à s'adapter.

Agriculture, bâtiments, transports: Un objectif de réduction globale de 10% de leurs émissions en 2020 leur est assigné. Les efforts réclamés à chacun des états membres dans ces secteurs seront individualisés. Ils seront calculés en fonction du PIB national et variront selon la richesse des pays.

Automobile: les constructeurs doivent parvenir pour leurs nouveaux modèles à ne pas dépasser une limite de rejets fixée à 95 g de CO2 par kilomètre en 2020.

Aviation: les compagnies aériennes devront aussi réduire leurs émissions à 97% de leur niveau de 2005 et payer pour 15% de leurs émissions.

Energies renouvelables: L'éolien, le solaire, l'hydraulique, les biocarburants et autres sources potentielles d'énergies seront encouragées. L'objectif européen de 20% se décline en objectifs nationaux, calculés en fonction du PIB. Les Etats ont la possibilité de financer des investissements dans les renouvelables dans d'autres pays de l'UE ou dans des pays tiers, et de voir cet effort comptabilisé pour leur objectif.

Economies d'énergie: La facture énergétique de l'UE doit être réduite de 50 milliards d'euros par an d'ici à 2020 et la dépendance vis-à-vis des producteurs de gaz et de pétrole limitée. L'isolation des bâtiments, les nouveaux carburants (rejetant 35 % de CO2 en moins que leur équivalent en pétrole en 2013, et 50 % en moins à partir de 2017), les technologies réduisant la consommation doivent permettre d'y parvenir. Le secteur de l'habitat représente à lui seul 25% de la consommation d'énergie de l'UE.

Les pays qui ne respecteront pas leur objectif national seront poursuivis par la Commission européenne devant la Cour européenne de Justice qui pourra, à l’issue d’une longue procédure, ordonner le paiement d’amendes.

25 novembre 2008

UPM: un Plan solaire pour la Méditerranée ambitieux ?

Une conférence organisée par la France et l'Egypte en coopération avec l'Allemagne et l'Espagne s'est tenue le 22 novembre à Paris afin d'examiner le financement du Plan solaire méditerranéen et sa mise en oeuvre. Le Plan Solaire Méditerranéen s'inscrit dans le cadre des grandes initiatives prises par l’Union pour la Méditerranée (‎dépollution de la Méditerranée, Autoroutes maritimes et terrestres, protection civile, création d’une ‎université euro-méditerranéenne, initiative méditerranéenne pour la création d’entreprises)‎.

Parmi la soixantaine de projets retenus figure la construction de centrales solaires thermodynamiques dans le désert du Sahara, destinées à alimenter l'Afrique du Nord, ainsi que l'Europe. Baptisé « Desertec, clean power from desert » , le projet, estimé à 2 milliards d'euros, doit relier par un câble de 3000 km la ville allemande d'Aachen à la ville algérienne d'Adrar.

L'idée consiste à tirer profit des immenses espaces désertiques de la planète en y installant des centrales thermosolaires pour alimenter en électricité le reste du monde. Sachant que 90% de la population mondiale vit à moins de 2 700km d’un désert chaud et que le transfert d'électricité sur de grandes distances avec très peu de perte est possible par la mise en place d'un réseau HVDC.

Une réunion ministérielle est prévue pour mars 2009 à Monaco pour valider les projets retenus et faire le point sur leur mode de financement avant le lancement d'une phase pilote (2009-2010) puis le déploiement à plus grande échelle (2011-2020). Un premier objectif serait de lancer trois centrales électriques de 20 MW en 2009.

7 novembre 2008

Conference Board: le Canada, cancre de la politique environnementale

La performance environnementale du Canada est l’une des pires. Elle lui vaut une 15e place parmi les 17 pays les plus avancés du monde. C’est ce qu’indique le plus récent bilan comparatif des performances du Canada rendu public aujourd’hui par Le Conference Board du Canada.

La note globale de « C » qu’a obtenue le Canada pour l’environnement est influencée par les piètres résultats (des « D ») dans les domaines de la production de déchets, de l’utilisation des eaux et des émissions de gaz à effet de serre, malgré des résultats bien supérieurs à la moyenne dans d’autres aspects de notre performance environnementale.

« Nous sommes en tête pour la gestion des forêts. La qualité de notre air est bonne dans l’ensemble et nous faisons preuve d’une plus grande efficacité dans l’utilisation de l’énergie, rappelle Len Coad, directeur, Politique de l’énergie , de l’environnement et du transport. Par contre, nous générons beaucoup trop de déchets, nous continuons de consommer l’eau comme si notre source était intarissable et notre dossier passé au chapitre des émissions de gaz à effet de serre (GES) est désastreux. »

Les émissions canadiennes de GES par habitant ont augmenté de presque un tiers entre 1990 et 2006, ce qui en fait les émissions les plus élevées du monde. Des initiatives ont été proposées ou sont déjà en cours — comme des taxes sur le carbone, l’imposition de plafonds des émissions et la création d’un marché des droits d’émissions — pourraient mener à un meilleur rendement à l’avenir.

Le Canada produit plus de déchets par habitant que n’importe quel autre pays de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE). Dans cette catégorie, les chefs de file sont le Japon, la Belgique et la Finlande. Ils ne produisent que 50 à 60 p. 100 des déchets solides produits par les Canadiens.

À l’exception des Américains, les Canadiens sont aussi les plus gros consommateurs d’eau du monde et de loin. Et si la qualité de l’eau au Canada est bonne, la note globale de « B » que nous obtenons à cet égard cache des problèmes le long de la frontière canado-américaine.

Notre taille et notre structure industrielle n’aident certainement pas, mais le Canada ne prend pas non plus les mesures nécessaires pour s’engager sur la voie de la durabilité environnementale. Au chapitre de l’environnement, il se trouve presque à la queue du peloton, aux côtés des États-Unis et de l’Australie — deux pays de l’OCDE qui, comme le Canada, ont les plus grosses masses continentales et dont les économies sont les plus dépendantes des ressources naturelles.

Les pays nordiques — la Suède, la Finlande et la Norvège — et la Suisse ont obtenu des notes de « A ». Ils figurent effectivement parmi les meilleurs dans presque toutes les catégories. Ils ont de bons résultats pour la qualité de l’air, la qualité de l’eau et les émissions de GES, et n’accusent un rendement plus faible que pour certaines mesures liées à la biodiversité et à l’intensité énergétique.

21 octobre 2008

OGM, semences de destruction: l’arme de la faim

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Ce livre montre comment une puissante élite américaine est en passe de contrôler les bases même de la survie de l'humanité : le pain quotidien." Contrôlez l'alimentation, et vous contrôlerez les peuples " déclarait Kissinger au milieu des années soixante-dix. C'est ce qui est en train d'être accompli.

Au-delà des controverses scientifiques sur les bienfaits ou les dangers des OGM, William Engdahl retrace la saga du projet malthusien défendu par de puissants intérêts privés qui, dès les années trente, visaient au contrôle des populations, et qui se trouvent à l'origine de la diffusion et de la prolifération des OGM. A coups de pressions politiques, de fraudes et de mensonges, ces intérêts sont maintenant à une ou deux décennies d'atteindre une complète hégémonie sur les capacités nourricières de la planète.

" Semences de destruction " mène le lecteur au cœur du pouvoir américain, dans les laboratoires où sont expérimentées les semences génétiquement modifiées et brevetées, derrière les portes soigneusement verrouillées des conseils d'administration de Monsanto et d'autres multinationales qui contrôlent le monde à l'égal des compagnies pétrolières. La crise alimentaire qui ravage le tiers-monde sera-t-elle pour ces géants aux ambitions sans limite l'occasion d'imposer partout les semences OGM brevetées? Si ce livre se lit comme un roman noir, c'est qu'il en est un.

8 octobre 2008

Des ONG se mobilisent pour une loi plus ambitieuse sur les rejets de CO2 des automobiles

Pour ne pas laisser les constructeurs automobiles amadouer l'Europe avec leur communication "verte" et pour tenter d'influer sur le cours des débats qui vont déterminer les niveaux d’émission de CO2 réglementaires, une nouvelle pétition, « Objectif Terre », est en ligne sur www.mondial-automobile.org, le nouveau site de campagne des 6 ONG : Agir Pour l’Environnement, Les Amis de la terre, Greenpeace, la FNAUT, Réseau Action Climat et WWF.



L'objectif est de recueillir 5000 signatures pour les adresser directement au Président en exercice de l’Union européenne, à savoir Nicolas Sarkozy, dont le projet fait la part belle aux positions des constructeurs automobiles...

Pour la pétition, c'est par ici !

22 septembre 2008

2030, le krach écologique

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Geneviève Ferone, qui énonce cette prédiction, connaît son sujet : aujourd'hui directrice du développement durable chez Veolia Environnement, elle avait fondé en 1997 la première agence française de notation environnementale....

Le front climatique, le front énergétique, le front de la croissance et le front démographique vont se télescoper exactement à la même date. Le changement climatique est une dérive sans retour. Qui en est le premier responsable ? Notre consommation d'énergies fossiles, dont le pétrole, qui provoque l'émission de gaz à effet de serre.

Geneviève Ferone pose dans cet essai clair et tranché une série de questions économiquement incorrectes. Comment nous orienter au plus vite vers des énergies propres et renouvelables ? Aurons-nous le temps de les financer et les développer à une échelle industrielle pour couvrir les besoins en énergie de 7 milliards de personnes en 2030 ? Faut-il généraliser la taxe carbone? Comment faire basculer des géants économiques tels que l'Inde et la Chine, dont les intérêts sont divergents des nôtres, vers une nouvelle gouvernance ? Faut-il attendre une quelconque aide de la décroissance ? La foi dans le progrès technologique nous sauvera-t-elle ?

24 avril 2008

Allemagne: les piles à combustible portables sur la voie de la certification

L'Institut Fraunhofer de recherche sur les systèmes énergétiques solaires (ISE) et l'Association allemande de l'électrotechnique, l'électronique, et les technologies de l'information (VDE) ont signé un "mémorandum d'accord" (MoU) pour une coopération dans le domaine de la certification de systèmes de piles à combustible (PAC) pour applications portables et mobiles.

"Notre souhait, c'est d'assurer la qualité des systèmes de micropiles à combustible selon des critères internationaux, avant leur mise sur le marché", explique Dr. Christopher Hebling, Chef de département à l'ISE. L'idée que la mise en place de normes unifiées à l'échelle internationale s'averrait avantageuse aussi bien pour les fabricants que pour les clients, s'impose de plus en plus.

Depuis 10 ans, l'ISE mène des travaux de recherche et développement sur les systèmes de PAC à membranes dans un domaine de puissance allant du mW à plusieurs centaines de Watts. Les PAC présentent des qualités indiscutables : ce sont des convertisseurs d'énergie efficaces, respectueux de l'environnement, peu bruyants et nécessitant peu d'entretien. Elles pourraient bientôt s'imposer sur le marché en pleine croissance des appareils électroniques comme sources d'alimentation pour les ordinateurs et téléphone portables, les réseaux de capteurs ou encore pour la gestion logistique des marchandises. Les PAC présentent également des avantages intéressants pour d'autres applications mobiles de petite taille comme les vélos électriques ou les véhicules pour handicapés. Elles constituent aussi une option technologique pour les systèmes stationnaires de production ininterrompue d'énergie : ces appareils silencieux et sans émission de polluants pourraient remplacer des générateurs bruyants.

Le potentiel des PAC est énorme : elles pourraient remplacer une partie des 90 millions d'accumulateurs et un milliard de batteries vendus chaque année en Allemagne.

BE Allemagne numéro 382 (23/04/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54286.htm

19 avril 2008

Réparer la planète : la révolution de l'économie positive

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Depuis l’an 2000, Anne Gouyon, Maximilien Rouer et la société BeCitizen, qu’ils ont monté ensemble, repèrent dans le monde entier, les innovations technologiques et économiques, les initiatives locales ou nationales qui manifestent que l’avenir qui nous menace n’est pas inéluctable.Ils ont travaillé avec des dizaines de chefs d’entreprises, des responsables de régions qui créent des emplois produisant de l’énergie renouvelable, en dépolluant les sols et les eaux, en stockant du carbone, en reverdissant les déserts.

Ces réussites permettent de dessiner les contours de l’Economie Positive. Une économie sobre, efficace, qui s’appuie sur des technologies économes en matière et en énergie. Une économie circulaire, qui réutilise et recycle, où les déchets de l’un deviennent des matières premières de l’autre.

En 360 pages illustrées de dizaines d’exemples d’entreprises du monde entier, ce livre présente les grands enjeux d’aujourd’hui : par quelles techniques retrouver un climat stable, renouveler les sources d’énergie, les ressources naturelles. A travers des encadrés souvent provocants, il présente l’état des connaissances scientifiques et surtout des solutions pratiques, car elles existent. Il ne tient qu’à nous de les mettre en œuvre.

6 avril 2008

Biocarburants: l'Allemagne renonce à l'E10

Le ministre allemand de l'Environnement, Sigmar Gabriel, a annoncé vendredi que son pays abandonnait le recours massif aux biocarburants. La raison: environ 3,3 millions de véhicules sont incapables de rouler avec le mélange d'éthanol et d'essence classique. Le mélange, plus corrosif que le carburant classique, risquerait même d'user trop vite certaines pièces des moteurs et serait inadapté pour les véhicules de plus de quinze ans. Au demeurant, Sigmar Gabriel avait prévenu que le projet serait abandonné au-delà d'un million de véhicules inadaptés. Exit donc le E10, un agrocarburant que le gouvernement souhaitait imposer en 2009 et qui contenait 10% d'éthanol pour 90% d'essence classique.

Pour le gouvernement allemand c'est surtout un revers dans sa politique de lutte contre le réchauffement climatique. D'autant que Berlin avait et a toujours l'ambition de faire mieux que ses partenaires européens ! Cette décision pourrait marquer surtout un retournement dans la future stratégie de l'Union Européenne qui envisageait (et envisage toujours) pour 2020 la généralisation de l'E10. Ce revirement pourrait bientôt être effectué par l'Autriche où l'E10 ne sera obligatoire qu'à compter de 2010. Sans parler des doutes émis par la Slovénie et l'Italie.

3 mars 2008

Une bonne année pour les énergies renouvelables ? Opportunités et prédictions pour l'année 2008

Face au réchauffement climatique et à des problématiques environnementales de plus en plus fortes, la demande pour la recherche de solutions "vertes" s'accroît. Pour les capitaux risqueurs, le secteur des énergies vertes est un secteur à fort potentiel et en pleine expansion. L'année 2008 devrait donc offrir de belles opportunités dans le secteur des énergies renouvelables. Divers rapports émettent des prédictions et précisent quelles seront les tendances fortes de l'année 2008.

Aux Etats-Unis, selon le DoE, (Département of Energy), l'utilisation et le développement de nouvelles technologies pourrait réduire de 50% le coût généré par la consommation d'énergie. La création de nouveaux bâtiments "intelligents" capables d'auto-contrôler l'éclairage et de réguler la consommation d'énergie devrait continuer à progresser. La construction de ce type d'infrastructure est complexe car elle implique un grand nombre d'acteurs et concerne différentes technologies. Des solutions telles que les LEDs (diodes électroluminescentes), plus intelligentes, plus efficaces et moins polluantes vont continuer à se développer.

Le marché du Carbone est lui aussi en pleine expansion. Les contraintes d'un développement durable pour la planète encouragent le développement d'échanges financiers liés aux émissions de gaz à effet de serre. Ce marché permet aux pays ayant épargné des unités d'émissions - des émissions permises mais non "utilisées"- de vendre cet excès aux pays ayant dépassé leurs objectifs d'émissions. Par ce système, les compagnies achètent leur droit de polluer. De tels échanges sont appelés à avoir des impacts, à plus ou moins long terme, sur les choix d'aménagement du territoire, sur les modes de production et de consommation des Etats, des entreprises, des collectivités, des particuliers : localisation des ressources énergétiques, modes de transport, etc.

Les biocarburants devraient attirer l'attention d'un plus grand nombre d'investisseurs. Face à un marché de plus en plus concurrentiel, à la croissance du prix du maïs et du sucre d'où l'éthanol est produit, le développement de nouveaux biocarburants est nécessaire. Aux Etats-Unis, la demande croissante pour les biocarburants pose le problème de la durabilité de leur production. Actuellement les Etats-Unis utilisent 529 millions de litres de gazole par an et on estime que le maïs ne pourrait fournir que 56 millions de litres. Des initiatives se mettent en place pour développer des biocarburants durables. Le DoE a estimé qu'1,3 million de gallons de déchets non issus du grain, pourraient être utilisés pour produire de l'Ethanol [1]. Pour sa fabrication d'autres matières que le grain sont exploitables telles que le papier, le bois, les déchets. Le gouvernement devrait aider à la recherche d'autres matières premières, l'optimisation des procédés, le développement et le transfert de technologies ainsi que la promotion des investissements.

D'autres opportunités se dessinent autour de différentes problématiques industrielles, énergétiques et économiques. Parmi ces problématiques, le transport et la distribution de l'électricité aux Etats-Unis. Il s'agit en effet, d'un secteur sous-financé, le DoE estime que 9% de la production électrique se perd en distribution entre le moment où l'électricité est produite et son utilisation par le consommateur. Ce problème non résolu laisse place à d'importantes opportunités dans la recherche de solutions.

En 2008, il devient de plus en plus évident que le marché des énergies renouvelables sera l'un des marchés les plus prédominant. Pour les capitaux risqueurs, il s'agit d'investissements lourds et prévus sur du long terme. Cependant, des facteurs tels que l'émergence de nouvelles technologies compétitives, la mise en place et l'orientation de nouvelles mesures gouvernementales (taxes, aides financières) et la façon dont le gouvernement souhaitera réguler la consommation d'énergie pourront confirmer ou remettre en cause les prédictions sur les énergies renouvelables les plus prometteuses.

BE Etats-Unis numéro 113 (29/02/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53325.htm

14 février 2008

Une vérité qui dérange - Le Réchauffement du climat expliqué aux enfants


Le réchauffement du climat est un problème essentiel; c'est un fait qui semble acquis ( sauf Allègre...mais c'est Allègre...).

Al Gore, prix Nobel de la paix 2007, s'adresse, par cet ouvrage, directement aux plus jeunes lecteurs en illustrant son propos de photographies spectaculaires et de schémas et tableaux explicatifs. Il prolonge ainsi par la force des mots la puissance des images de son film qui a largement contribué à une prise de conscience planétaire.

Ce livre sensibilise aux enjeux du réchauffement tout en gardant à l'esprit que non il n'est pas trop tard...

2 janvier 2008

Produisez vous-même votre électricité et vendez le surplus au réseau national

Il est aujourd'hui possible de produire sa propre électricité. De plus, avec la prise de conscience du problème qu'est le réchauffement climatique par l'opinion publique, l'accent est mis sur l'origine renouvelable de l'énergie consommée. Ces solutions ne sont pas nouvelles mais ont besoin d'une impulsion politique pour pouvoir s'imposer à la société.

C'est le cas au Portugal avec un décret loi de novembre dernier qui donne la possibilité aux portugais de produire leur propre énergie électrique, dans la mesure où cette énergie est d'origine renouvelable, avec la possibilité de revendre l'excédant de production au réseau électrique national. C'est à l'occasion de la présentation de la première mini-éolienne conçue et construite entièrement au Portugal que le premier ministre portugais, José Sócrates, a souhaité faire passer un message fort. Il s'est porté acquéreur de la mini-éolienne Turban, fruit d'un an de recherche et développement dans les locaux de l'Institut National d'Ingénierie, Technologie et Innovation (INETI). Le Turban sera commercialisée au premier trimestre 2008 à un prix d'environ 2.000 euros. L'objectif du chef de fil du projet, Ana Estanqueiro, est de pouvoir exporter le Turban sur certains marchés européens et dans les Pays Africains de Langue Officielle Portugaise (PALOP).

Selon le président de l'APREN (Association des Producteurs d'Energies Renouvelables), l'investissement réalisé par les particuliers sera amorti sur une période de huit et dix ans. Les consommateurs seront les nouveaux producteurs de demain. Pour faire face à ces nouveaux services, EDP (Electricité du Portugal) va investir 70 millions d'euros dans un projet de gestion intelligente du réseau : InovGrid. Ce projet constituera la pierre angulaire pour affronter les grands changements en cours dans le secteur électrique au Portugal. InovGrid prévoit notamment d'installer 200.000 "Energy Box", boîte à énergie, dont les fonctionnalités permettront la télégestion du réseau électrique et la gestion de sa propre production.

BE Portugal numéro 28 (21/12/2007) - Ambassade de France au Portugal / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52379.htm

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