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14 mars 2011

Notre poison quotidien ou comment l'industrie chimique empoisonne notre assiette

Après  “Le monde selon Monsanto” ou "Argentine, le soja de la faim", Marie-Monique ROBIN récidive avec un nouveau livre documentaire “Notre poison quotidien” qui sera diffusé ce 15 mars sur Arte à 20H 40. Ce même jour sera également celui de la sortie du livre et du DVD éponymes.

Marie-Monique Robin explique sa démarche : "Alors que je travaillais sur le passé et le présent peu glorieux de Monsanto et que je découvrais comment depuis sa création au début du XXème siècle la firme n’a cessé de cacher la haute toxicité de ses produits, je me suis posé trois questions :
  • Est-ce que le comportement de Monsanto constitue une exception dans l’histoire industrielle ?
  • Comment sont réglementés les 100 000 molécules chimiques qui ont envahi notre environnement depuis la fin de la seconde guere mondiale ?  
  • Y-a-t il un lien entre l’exposition à ces produits chimiques et "l’épidémie de maladies chroniques évitables" que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a constatée surtout dans les pays dits "développés" ( les termes que j’ai mis entre guillemets sont ceux utilisés par l’OMS) ?
Consciente que le champ d’investigation était très vaste, j’ai décidé de ne m’intéresser qu’aux seuls produits chimiques qui entrent en contact avec notre chaîne alimentaire du champ du paysan (pesticides) à l’assiette du consommateur (additifs et plastiques alimentaires).

23 juin 2010

Vous reprendrez bien un peu de pesticides ? Ces fruits et légumes qui nous empoisonnent

de Philippe Bovet 
publié aux éditions Terre Vivante


L'auteur a parcouru l'Europe en train et interviewé des architectes, des responsables de projets et des habitants, pour nous faire découvrir 10 écoquartiers sélectionnés pour leur pertinence environnementale. Apparus dans les pays du Nord et de l'Est, les écoquartiers se propagent sur tout le continent à l'initiative de professionnels, d'élus, mais aussi de particuliers. De quoi s'agit-il ? De quartiers conçus pour préserver l'environnement, économes en énergie, bien desservis par les transports en commun et les pistes cyclables, construit en matériaux sains, récupérant l'eau de pluie, favorisant les liens sociaux... Pour chacun de ces écoquartiers, situés en Allemagne, Autriche, Danemark, France, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède et Suisse, l'auteur présente les spécificités, les points remarquables, un plan légendé, des photos, des adresses pour aller plus loin et bien sûr toutes les informations récoltées à travers son enquête. Cet ouvrage a été écrit en collaboration avec Nadia Jeanvoine, journaliste.

S'il est encore peu connu en France, le concept d'écoquartier est déjà bien ancré chez nos voisins européens. Dans ces lieux, l'urbanisme et l'architecture sont pensés pour réduire notre impact sur la planète et pour améliorer notre qualité de vie. Economies d'énergies, récupération des eaux de pluies, accessibilité en transport en commun, utilisation de matériaux sains... sont les maîtres mots. Découvrez des exemples à travers l'Europe. Ils vous donneront envie d'en prendre le chemin.

Au sommaire :
Allemagne - Fribourg : Au coeur d'une Baugruppe du quartier Vauban
Autriche - Wolfurt : Construire en commun, vivre individuellement
Danemark - Copenhague : Concertation pour la renaissance d'un quartier
France - Bazouges : Renouveau d'une commune
France - Paris : L'Ecozac, une mobilisation citoyenne réussie
Pays-Bas - Culemborg : Un écoquartier nature
Royaume-Uni - BedZED : La vitrine britannique
Royaume-Uni - Bishop's Castle : Un écoquartier de promoteur
Suède - Malmö : Ville nouvelle et modèle
Suisse - Zurich : Immeuble coopératif dans le quartier rouge

9 juillet 2009

OGM: les tests d'évaluation ne sont pas fiables (et manquent de sincérité ?)

Une étude internationale publiée dans le International Journal of biological science remet en cause la fiabilité des tests de l’EFSA (l'autorité européenne de la sécurité alimentaire) et de la FDA, son homologue nord américain, dans l’évaluation des risques des OGM et des pesticides sur la santé.

Pour les experts français, italien, néo-zélandais, britannique et américain qui ont cosigné cet article, «les firmes d'OGM agricoles et les commissions d'évaluation négligent systématiquement les effets secondaires des OGM et des pesticides. Ceci est clairement illustré par l'EFSA et la US-FDA qui ont évalué les OGM tant controversés du maïs MON 863 ou MON 810 », analyse le Comité de recherche de d'information indépendantes sur le génie génétique (Criigen) suite à la lecture de ce rapport.

Cet article met en exergue « une importante sous-estimation des signes initiaux de maladies comme des cancers, maladies hormonales, immunitaires, nerveuses ou de la reproduction, entre autres ». La durée de ces études est généralement conduite sur une période dangereusement courte de trois mois et le nombre d’animaux testés est habituellement insuffisant pour en déterminer la sécurité. Par ailleurs, quand les résultats statistiques des tests révèlent des effets significatifs et démontrent des signes de toxicité, ils sont systématiquement ignorés ou négligés.

Alors qu'elles apportent la caution des pouvoirs publics aux techniques adoptées par les firmes afin de masquer des résultats statistiques significatifs, les autorités européennes ou autres devraient être en mesure de réaliser des études de long terme et de façon indépendante. Il est en outre inacceptable que l'accès aux résultats des tests des firmes OGM ne puisse se faire qu'en saisissant la justice.

19 avril 2009

Mon jardin biologique : des produits plus sains sans engrais ni pesticides

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Les français sont de plus en plus soucieux de la qualité de leur alimentation. Aujourd´hui, plus d´un français sur deux déclare consommer des produits Bio. Mais seulement 2 % des agriculteurs français se sont reconvertis à la ”culture bio” (sans pesticides ni engrais chimiques), ce qui limite ces produits sains aux plus fortunés.

Que faire en attendant que l´offre soit à la hauteur de la demande et que les prix des produits bio baissent ? Cultiver soi-même ses fruits et légumes sans les gorger de produits chimiques.

Grâce aux conseils simples et pratiques de Pierrick Le Jardinier, expert en la matière, vous connaîtrez tous les trucs et astuces pour entrer en bio : analyse du sol, observation de la flore indicatrice, semis, plantation, choix des végétaux, traitements doux, arrosage économique, récolte, etc. Un guide indispensable à mettre rapidement en pratique pour conserver votre plus précieux capital : la santé.

Ingénieur-phytiâtre et journaliste horticole depuis 1977, Pierrick Le Jardinier est spécialiste de jardinage naturel et d´alimentation à base de plantes saines. Avant que ce ne soit à la mode, il s´est toujours intéressé à l´écologie, ainsi qu´aux bienfaits de l´alimentation biologique et des médecines douces sur le corps et le mental.

11 mai 2008

Moins de résidus de pesticides relevés dans les fruits et légumes en 2006

La DGCCRF réalise chaque années plusieurs plans de surveillance et de contrôle pour vérifier le respect de la réglementation relative aux résidus de pesticides dans les produits d'origine végétale.

Le programme 2006 a conduit à l'analyse de 4 749 échantillons de fruits et légumes frais ou transformés, de céréales et de produits végétaux bio mis sur le marché français, dont 3 468 dans le cadre du plan de surveillance. La répartition des échantillons selon leur origine est la suivante : 70 % sont d'origine française, 16,1 % ont pour origine l'Union européenne et 13,9% sont importés de pays tiers. Les analyses permettent de rechercher et de doser 279 matières actives. Les molécules les plus souvent retrouvées sont des insecticides et des fongicides.

Le plan de surveillance a porté sur 3 925 échantillons

S'agissant des résultats du plan de surveillance des fruits et légumes (3468 échantillons incluant 49 échantillons de thés, d’infusions, d’épices et de plantes à sucre), 55,6 % des échantillons ne contiennent pas de résidus. Des teneurs inférieures à la limite maximale de résidus (LMR) ont été détectées pour 38,4 % des échantillons. 94 % des fruits et légumes analysés respectent donc la réglementation. Les LMR ont été dépassées dans 6 % des cas (3% en ne considérant que les dépassements des LMR communautaires).

Parmi les légumes, 65,2 % ne contiennent pas de résidus et en moyenne 6,3 % sont non conformes. Les dépassements concernent essentiellement les poivrons et piments, les lentilles et les aubergines. A l'inverse, les salades, les pommes de terre, les endives, les carottes et les tomates ont un taux de dépassement de la LMR inférieur à la moyenne (en ne considérant que les légumes pour lesquels le nombre d'échantillons analysés est représentatif).

Quant aux fruits, 35,9 % ne contiennent pas de résidus et en moyenne 5,5 % sont non conformes. Les dépassements concernent essentiellement les fraises, les mandarines, les poires. A l'inverse, les oranges, les avocats et les pommes ont un taux de dépassement de la LMR inférieur à la moyenne (en ne considérant que les fruits pour lesquels le nombre d'échantillons analysés est représentatif).

Les contrôles de la production biologique (de fruits et légumes) ont porté sur 282 échantillons, avec un taux de non conformité de 1,42 % (0% en ne considérant que les dépassements des LMR communautaires).

Enfin, aucune non conformité n’a été décelée sur les 49 échantillons de thés, d’infusions, d’épices et de plantes à sucre.

Les céréales et les produits céréaliers présentent 0,4 % de non conformités sur 255 échantillons.

Concernant les produits transformés, sur 202 échantillons prélevés 1,48 % sont non conformes.
Le plan de contrôle a été principalement orienté sur les carottes, les endives, les fruits rouges, les poireaux, les salades et les tomates. Il a porté également sur les non-conformités résultant des alertes communautaires ; à ce titre, 824 échantillons ont été prélevés : 10,4 % des échantillons ont dépassé les LMR.

1 mars 2008

Le monde selon Monsanto: de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien

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Fruit d’une enquête exceptionnelle de trois ans sur trois continents, ce livre reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planète.

Avec 17 500 salariés, un chiffre d’affaires de 7,5 milliards de dollars en 2006 et une implantation dans quarante-six pays, Monsanto représente le leader mondial des OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle. Production de PCB (polychlorobiphényles, vendus en France sous le nom de pyralène), de polystyrène, d’herbicides dévastateurs (comme l’agent orange pendant la guerre du Viêtnam) ou d’hormones de croissance bovine et laitière (interdites en Europe): depuis sa création, en 1901, la firme a accumulé les procès en raison de la toxicité de ses produits. Pourtant, aujourd’hui, Monsanto se présente comme une entreprise des « sciences de la vie », récemment convertie aux vertus du développement durable. Grâce à la commercialisation de semences transgéniques, conçues notamment pour résister aux épandages de Roundup, l’herbicide le plus vendu au monde, elle prétend vouloir faire reculer les limites des écosystèmes pour le bien de l’humanité.

Qu’en est-il exactement ? Quels sont les objectifs de cette entreprise, qui, après avoir longtemps négligé les impacts écologiques et humains de ses activités, s’intéresse tout à coup au problème de la faim dans le monde au point de se donner des allures d’organisation humanitaire ?

Marie-Monique Robin Née en 1960, lauréate du Prix Albert-Londres (1995). Journaliste et réalisatrice, elle a réalisé de nombreux documentaires – couronnés par une dizaine de prix internationaux – et reportages tournés en Amérique latine, Afrique, Europe et Asie. Elle est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Escadrons de la mort, l’école française (La Découverte, Paris, 2004) et L’école du soupçon. Les dérives de la lutte contre la pédophilie (La Découverte, Paris, 2006).

27 février 2007

Pesticides, révélations sur un scandale français


Le 1er mars paraît chez Fayard un livre-événement sur les pesticides : « Pesticides, révélations sur un scandale français. »

Les pesticides sont partout, et leurs molécules s’attaquent directement à la vie des humains et de tous les êtres vivants. Jusqu’au début de 2007, les responsables de ce désastre sans précédent pouvaient dormir tranquillement. Nul ne les connaissait.

Grâce à un livre, qui paraîtra chez Fayard le 1er mars, ce ne sera plus le cas.

Leurs deux auteurs, Fabrice Nicolino et François Veillerette, sont connus et reconnus. Le premier, journaliste, a travaillé notamment pour Politis, Géo, Télérama et Le Canard enchaîné. Il collabore aujourd’hui au magazine Terre sauvage. Le second est président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF) et administrateur du réseau international Pesticide Action Network Europe (PAN Europe).

Depuis 1945, l’industrie des pesticides a pris le pouvoir en France, sans que personne s’en doute. Cet ouvrage donne des noms, livre des dates, fouille les archives. Oui, on a truqué des congrès prétendument scientifiques. Oui, les industriels ont infiltré, et continuent de le faire, les commissions officielles chargées du contrôle des pesticides. Oui, l’« agriculture raisonnée », que les pouvoirs publics français présentent comme la solution de l’avenir, est une farce, une incroyable manipulation. En lisant ce récit passionnant, vous découvrirez le rôle scandaleux de la haute administration de notre pays dans la mort de milliards d’abeilles. Vous découvrirez comment on dissimule l’existence de milliers de malades. Vous découvrirez une vérité que personne ne pouvait soupçonner.

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