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12 janvier 2011

Premier pétrole renouvelable et réducteur de CO2 : Bio Fuel Systems lance le déploiement industriel de sa technologie

A l’heure où l’empreinte écologique des sociétés modernes a largement dépassé les capacités de régénération de la planète, la percée technologique de Bio Fuel Systems (BFS) apparaît comme une solution de premier plan pour éliminer les rejets industriels de CO2 dans l’atmosphère, lutter contre le réchauffement climatique et limiter notre dépendance vis à vis des réserves de pétrole.

Après 5 années de recherche menées en coopération étroite avec les universités d’Alicante et de Valence, BFS a mis au point le premier « procédé de conversion énergétique accélérée » qui permet de transformer les rejets excessifs de CO2 en un pétrole de qualité. Ce système repose sur les effets conjugués de la photosynthèse, de l’énergie lumineuse et des propriétés organiques du phytoplancton, mobilisé comme puissant catalyseur, pour obtenir un carburant comparable au pétrole fossile et offrant les mêmes possibilités de produits dérivés (plastiques, polymères…). La culture intensive de phytoplancton s’opère dans des photobioréacteurs verticaux à partir de souches sélectionnées pour leur teneur en lipides et cela sans prélèvement sur la biodiversité.

16 février 2010

10 applications pour un iphone plus écolo

Ecoemballage tri selectif (gratuit)

Cette application mise au point par l'éco-organisme éponyme, vous permet de trouver rapidement une solution écologique, économique ou solidaire pour tous les objets dont vous souhaitez vous débarrasser. Recycler, donner ou revendre : autant de solutions pour réduire les déchets et préserver l’environnement. La géolocalisation permet en outre de localiser les déchèteries les plus proches.

Guide OGM (gratuit)
Aujourd'hui les emballages doivent mentionner quand un produit contient des ingrédients génétiquement modifiés, en revanche il n'y a pas d'étiquetage pour les produits comme les laitages ou la charcuterie provenant d'animaux nourris avec du maïs ou du soja transgénique. Ce sont ces derniers produits que Greenpeace répertorie dans son guide accessible désormais sur l'écran de son iphone...

Oueko (gratuit)
Disponible depuis septembre, cette application vous permet d'assouvir votre aspiration à devenir consom’acteur. Oueko est un annuaire qui permet de consommer bio et écolo dans tous les domaines : agriculture, santé, alimentation, énergie, transports etc...

Eco Gestes (gratuit)
Cette petite application informe sur les petits gestes quotidiens, applicables par tous, qui permettent d'économiser les ressources. Il n'y a pas de petite contribution pour aider à la sauvegarde de la planète. Ces petits gestes sont un bon début si vous ne savez pas par où commencer ! Abondo, l'agence suissequi l'a réalisée la mettra à jour régulièrement.

Pollution (gratuit)
Connectée aux principales bases de données sur la pollution (air, eau, sol et onde), l'appli vous indique les sources de pollution et leur quantité de rejet autour de chez vous. Après avoir été géolocalisé, elle fait apparaître les sources de pollution autour de vous. Vous avez accès à une carte vous indiquant les sources de pollution de type eau / air / sol et onde. Pour chaque source, vous pouvez afficher les détails.

Comuto (gratuit)
Comuto est une application qui s'adresse à tous ceux qui souhaitent trouver, organiser ou proposer du covoiturage. Elle reprend les annonces des utilisateurs du site covoiturage.fr afin de proposer le plus grand choix possible de trajets . L'application dispose d'un service de géolocalisation ainsi que d'un système d'alertes lorsqu'une annonce répond à vos critères.

Commute greener (payant: 2,99 €)
Commute greener, développé par le constructeur automobile suédois Volvo, permet de calculer l'empreinte carbone liée aux déplacements. L'application permet de calculer le gain en CO² en fonction du mode de transport emprunté (voiture, covoiturage, bus, le train, le vélo ou le bateau). L'objectif est donc de comparer les performances des différents moyens de transport avant chaque trajet pour choisir le plus "propre".

Home-Goodplanet (gratuit)
L'application, en plus de diffuser des extraits du film, est un outil de sensibilisation aux enjeux écologiques qui contribue approfondir les connaissances et incite à adopter un comportement plus respectueux de la planète.
Le calculateur d'émissions carbone estampillé "Action Carbone"ne se contente pas de chiffrer vos émissions de gaz à effet de serre mais vous donne également des conseils pour les réduire et vous incite à opter pour la compensation carbone.

Chronomove (gratuit)
Cette application, comme la précédente, permet de choisir pour un trajet parmi plusieurs modes : voiture, covoiturage, transports en commun, vélo et à pied. Pour chaque type de transport, vous obtenez le temps de parcours, le coût et la quantité de CO² que vous allez émettre. Chronomove utilise des données publiques ainsi que les informations envoyées directement par ses utilisateurs en situation de mobilité pour fournir des informations, en temps réel, sur l'état des différents trafics. Petite restriction (de taille quand même): l'appli ne fonctionne que pour Paris !

"De Saison"(version complète :0,79 € / version lite: gratuite)
"De saison" est une sorte de guide d'achat vous permettant de choisir des fruits et légumes de saison pour le mois en cours. Seuls sont recensés les fruits et légumes cultivés en plein air ou dans des serres non chauffées en europe occidentale (France-Suisse-Belgique-Luxembourg). Les données sont basées sur le calendrier bio Suisse. A la différence de la version Lite (gratuite), la version complète (payante) est sans publicité et donne accès aux autres mois de l'année autre que le mois en cours.

source: Environnemental

21 novembre 2009

Jura: premier hangar photovoltaïque en tôle solaire de France

Le premier hangar agricole de France équipé de tôles spécialement conçues pour produire de l'énergie solaire grâce à une membrane photovoltaïque  a été inauguré jeudi à Vaudrey dans le Jura.

Le bâtiment, est constitué d'une structure métallique et d'un toit composé de tôles spécialement profilées pour permettre d'y poser une membrane souple et fine de silicium amorphe, ont indiqué les fabricants. "L'innovation est d'avoir conçu, avec l'entreprise Ravoyard SA de Vaudrey (spécialiste européen des constructions métalliques), le profilage de la tôle pour y coller des panneaux", a déclaré Roland Barthez, PDG de Photon Technologies, filiale d'EDF ENR (Energies nouvelles réparties) 

Financé par EDF ENR, ce hangar est destiné au stockage de matériel agricole. En échange de son financement, EDF ENR exploite la centrale, encaisse les revenus générés et assure la maintenance pendant 20 ans (durée du bail). "A la fin du bail, l'agriculteur devient propriétaire du hangar" et des retombées financières de la centrale photovoltaïque qui a une durée de vie de 25 à 40 ans, a précisé EDF ENR.

La puissance du hangar de Vaudrey (700 m2), qui permet d'économiser 16,2 tonnes de CO2 par an, est d'environ 38 kilowatts-crête (kWc, puissance fournie sous un ensoleillement-standard), pour une recette annuelle estimée à 22.600 euros.

Cette nouvelle technique n'est pas adaptée aux particuliers qui possèdent une surface de toiture limitée et pour qui les panneaux solaires habituels à base de silicium cristallin sont plus rentables, a précisé M. Barthez.

EDF ENR, qui souhaite garder le coût de l'investissement confidentiel, estime néanmoins la revente d'un tel hangar entre 250.000 et 350.000 euros.

15 mai 2009

472 000 panneaux solaires pour une centrale solaire en Provence


Ce sont pas moins de 472 000 panneaux solaires qui vont être installés sur la commune de la Barben près de Marseille d'ici 2011 a annoncé la société Voltalia.

La centrale solaire d’une puissance de 104 MW occupera une surface de 340 hectares. La production annuelle attendue est estimée à 147 millions de kilowatts/heure d’énergies renouvelablesqui permettront d'alimenter 140,000 habitants en électricité dans les 17 communes de l’Aggiopole Provence. Ce sont 600,000 tonnes d'émissions de gaz à effet de serre qui seront ainsi évitées chaque année.

Voltalia est une start up productrice d'électricité à base d'énergies renouvelables en France, en Guyane, au Brésil et en Grèce. La société conçoit, développe et exploite des centrales électriques avec une approche multi énergies (hydraulique, éolien, biomasse ou solaire).

27 avril 2009

Venise: de l'électricité à partir d'algues

Un système de production d'énergie à partir de la photosynthèse de microalgues sélectionnées et cultivées est sur le point d'être installé dans le port de Venise. Sans rejeter de dioxyde de carbone, le système serait capable de fournir 40 MW d'énergie électrique. L'usine aurait besoin d'environ 10-12 hectares, servant pour partie à la culture des microorganismes et pour l'autre partie à la transformation proprement dite de la biomasse en énergie.

Les algues seront cultivées dans des incubateurs cylindriques transparents, éclairés par le rayons du soleil, permettant aux microorganismes de réaliser la photosynthèse et d'avoir une croissance exponentielle. La biomasse centrifugée et desséchée alimente ensuite un "générateur" où sont créés des courants gazeux à très haute température grâce à une technologie utilisant le plasma. La rupture moléculaire qui suit les transforme en carburant alimentant la turbine productrice d'énergie.

Le brevet de la technologie est détenu par la société américaine Solena. 21 mois sont prévus pour mener à bien le projet de construction, avec un coût de 200 millions d'euros.

10 décembre 2008

Fiat Phylla: un concept urbain multi-écologique et recyclable

Développée en collaboration avec l'école Polytechnique de Turin et un pool d'entreprises piémontaises, Fiat vient récemment de présenter un prototype de petite citadine "zéro émission". Son petit nom est Phylla et au vu des premières informations, ses 2 mètres 99 semblent concentrer toutes les qualités que l'on attend des futures petites urbaines: respectueuse de l'environnement, recyclable, performante et réalisable. La Phylla devrait d'ailleurs équiper le personnel au sol de l'aéroport de Turin dès 2010...en attendant mieux ?



Plus concrétement, la Phylla est une quatre places au design asymétrique original. Ses concepteurs annoncent une accélération de 0 à 50 km/h en 6 secondes et une vitesse de pointe de 130 km/h. Le moteur électrique fonctionne en utilisant plusieurs sources d'énergies propres: électricité, hydrogène et panneaux solaires. Son autonomie est de 145 à 220 km pour une recharge de 4 à 5 heures sur secteur auxquels s'ajoutent les 18 km obtenus grâce aux seuls panneaux solaires du toit (enfin, là faut voir la météo...).

Silencieuse et n'emettant aucun gaz à effet de serre, voilà en tous cas une voiture comme on aimerait en voir rouler très vite ! La Phylla plus qu'un concept ?

8 octobre 2008

Des ONG se mobilisent pour une loi plus ambitieuse sur les rejets de CO2 des automobiles

Pour ne pas laisser les constructeurs automobiles amadouer l'Europe avec leur communication "verte" et pour tenter d'influer sur le cours des débats qui vont déterminer les niveaux d’émission de CO2 réglementaires, une nouvelle pétition, « Objectif Terre », est en ligne sur www.mondial-automobile.org, le nouveau site de campagne des 6 ONG : Agir Pour l’Environnement, Les Amis de la terre, Greenpeace, la FNAUT, Réseau Action Climat et WWF.



L'objectif est de recueillir 5000 signatures pour les adresser directement au Président en exercice de l’Union européenne, à savoir Nicolas Sarkozy, dont le projet fait la part belle aux positions des constructeurs automobiles...

Pour la pétition, c'est par ici !

9 septembre 2008

Le péage urbain aux portes de l'hexagone

Dans le cadre du projet de Loi Grenelle de l'environnement actuellement en discussion, le gouvernement envisagerait, selon le quotidien Les Echos, d'autoriser les villes qui le souhaitent d'expérimenter le système de péage urbain.

Selon c e même quotidien , le projet français ne semble toutefois pas aussi avancé. "Les problèmes juridiques ne sont pas encore tous réglés" et il reste encore "à déterminer quelle police sera appliquée pour les portions de voirie soumises à péage". La répartition des produits du péage, mais aussi des contraventions en cas d'infraction, est, elle aussi, encore en discussion.

De plus, l'idée de péage urbain n'emballe pas vraiment les grandes villes. Presque toutes les municipalités écartent pour l'instant la mise en oeuvre d'un tel projet, jugé facteur d'exclusion. Reste Lyon où l'idée d'un péage urbain fait son chemin au travers du Plan de protection de l'atmosphère de l'agglomération lyonnaise ...

30 août 2008

Poussons et pétitionnons pour des voitures plus économes !

A quelques jours de la bataille législative qui va se jouer au Parlement européen, les Amis de la Terre et Réseau Action Climat lancent une campagne de sensibilisation de l’opinion au travers du site http://www.pourdesvoituresmoinspolluantes.org. Les eurodéputés vont en effet examiner début septembre un projet de loi visant à réduire les émissions de CO2 des véhicules vendus en Europe.



Que dit ce projet de loi ?

Qu’à partir de 2012, les véhicules vendus en Europe devraient émettre en moyenne moins de 130 grammes de CO2 par km parcouru, contre 160 g de CO2/km aujourd’hui.
Que des amendes seraient mises en place pour les constructeurs ne respectant pas ces limites : 20 euros par véhicule et par gramme de CO2 au-dessus de la limite en 2012 ; puis 35 € en 2013 ; 60 € en 2014 ; et 95 € en 2015 et au-delà.

Que demandent Les Amis de la Terre et le Réseau Action Climat ?

Leur demande est que soit fixée une limite légale à 120 g CO2/km en 2012 ainsi que des objectifs de long terme (80 g CO2/km en 2020 et 65 en 2025), et un système d’amendes fixé à 150 € par gramme et par véhicule au-dessus de la loi... soit le seuil qui serait réellement dissuasif, selon la Commission Européenne, elle-même.

Cette proposition, si elle était adoptée, équivaudrait à une réduction de CO2 deux fois plus importante que celle réalisable dans le dispositif envisagé par l’Europe.

Cliquer ici "pour agir" (pétition par mail ou par courrier)
Cliquer ici pour en savoir plus

19 juillet 2008

La californie adopte de nouvelles normes de construction plus "vertes"

L'Etat de Californie (ouest des Etats-Unis) a adopté jeudi de nouvelles normes de construction destinées à améliorer l'efficacité énergétique et faire baisser la consommation d'eau dans tous les nouveaux projets de construction.

Qualifiées de premières normes de constructions "vertes" à l'échelle d'un Etat, la Commission californienne des normes de construction a indiqué que ces nouvelles règles contribueraient à réduire les émissions de carbone de chaque nouvelle construction. Elles visent également à encourager les constructeurs à réduire les besoins énergétiques des constructions de 15% par rapport aux standards actuels et les inciter à utiliser des matériaux recyclables.

"L'Etat de Californie est une nouvelle fois à la tête du combat contre le changement climatique et la protection de l'environnement", a déclaré le gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger dans un communiqué.

2 mai 2008

Une compagnie de taxis verts à Washington

S'inspirant de la compagnie de taxi londonienne, greentomatocars, créée en mars 2006, Envirocab, une société installée dans la région de Washington et lancée en début d'année, a décidé de s'équiper uniquement de véhicules hybrides (Toyota Prius ou Ford Escape). Envirocab dispose d'une vingtaine de taxis blancs frappés de caractères verts, dans le comté d'Arlington (Virginie, est) dans la banlieue de la capitale fédérale.

Pour réduire encore les émissions de carbone de ses taxis hybrides, EnviroCab rachète également des crédits-carbone et affirme être ainsi la première compagnie de taxis non-polluante de la planète.

"Le prix de la course est le même pour nos clients. Nous prenons sur nos bénéfices pour acheter des crédits d'énergie renouvelable et nous sommes fiers de fournir un service de taxi écologique", a indiqué à l'AFP Hans Hesse, 35 ans, fondateur de la compagnie.

"Nos clients adorent ça. Nos chauffeurs nous disent que dans une file d'attente de taxis devant un hôtel, les clients vont directement vers nos voitures sans respecter la file", assure M. Hess.

19 avril 2008

Canada: bientôt du biohydrogène à partir de déchets organiques

La majeure partie de l'hydrogène vient actuellement du gaz naturel et le reste, surtout du pétrole lourd, du naphta et du charbon. Des techniques qui consomment énormément d'énergie et produisent des gaz à effet de serre.

« Produire de l'hydrogène à partir de matières organiques est meilleur pour l'environnement et exige considérablement moins d'énergie », explique Serge Guiot, chef du groupe de bioingénierie environnementale à l'Institut de recherche en biotechnologie du CNRC. « Divers obstacles devront toutefois être surmontés avant qu'on puisse le faire à grande échelle. »

L'équipe de Serge Guiot cherche la combinaison idéale de microorganismes et de conditions de culture pour capter l'hydrogène de la matière organique. La fermentation libérant peu d'hydrogène, l'équipe a songé à développer et à optimiser des piles à combustible microbiennes assistées d'un léger courant électrique. L'approche, baptisée « électrolyse biocatalysée », accroît la production d'hydrogène après fermentation. L'équipe examine aussi un système de fermentation à haute température qui augmentera la concentration en hydrogène du gaz synthétique obtenu par gazéification, advenant le cas où cette technique thermochimique permettrait une meilleure conversion des déchets solides, de la paille, des résidus du bois ou du charbon.

« Nous aimerions créer des biosystèmes qu'on regrouperait en processus à étapes multiples afin d'extraire tout l'hydrogène ou presque de la matière première », déclare Serge Guiot.

16 avril 2008

Voyageurs Du Monde impose la compensation de CO2

Un an après avoir proposé à ses clients de compenser volontairement leurs émissions de gaz à effet de serre, Voyageurs du Monde en tire les conséquences et décide d'intégrer la compensation de CO2 au coût du voyage.

Jean-François Rial, PDG de l'entreprise, explique que malgré l'intérêt suscité par le projet au début, les bonnes intentions ne se sont traduites que par 1% de paiements effectifs au final: un échec total donc.

VDM ne souhaitant pas renoncer à ses engagements passe donc à une mesure plus contraignante en imposant la compensation de l'équivalent d'un quart de tonne de CO2 pour les itinéraires aériens et terrestres "court courrier" et d'une demi tonne de CO2 au delà. Pour le client, cela se traduira par un surcoût allant de 5 à 10 euros.

"Nous appliquons et anticipons ainsi, de manière volontaire, les objectifs proposés par le plan climat de l'Union Européenne (20% de réduction des émissions de GES d'ici à 2020)" précise la société.

Les 400 000 euros récoltés par cette "taxe CO2" seront affectés à un projet de reforestation à Madagascar ou au Cambodge, qui reste encore à déterminer et devrait être effectif en 2009.

6 avril 2008

Biocarburants: l'Allemagne renonce à l'E10

Le ministre allemand de l'Environnement, Sigmar Gabriel, a annoncé vendredi que son pays abandonnait le recours massif aux biocarburants. La raison: environ 3,3 millions de véhicules sont incapables de rouler avec le mélange d'éthanol et d'essence classique. Le mélange, plus corrosif que le carburant classique, risquerait même d'user trop vite certaines pièces des moteurs et serait inadapté pour les véhicules de plus de quinze ans. Au demeurant, Sigmar Gabriel avait prévenu que le projet serait abandonné au-delà d'un million de véhicules inadaptés. Exit donc le E10, un agrocarburant que le gouvernement souhaitait imposer en 2009 et qui contenait 10% d'éthanol pour 90% d'essence classique.

Pour le gouvernement allemand c'est surtout un revers dans sa politique de lutte contre le réchauffement climatique. D'autant que Berlin avait et a toujours l'ambition de faire mieux que ses partenaires européens ! Cette décision pourrait marquer surtout un retournement dans la future stratégie de l'Union Européenne qui envisageait (et envisage toujours) pour 2020 la généralisation de l'E10. Ce revirement pourrait bientôt être effectué par l'Autriche où l'E10 ne sera obligatoire qu'à compter de 2010. Sans parler des doutes émis par la Slovénie et l'Italie.

24 mars 2008

Helsinki: projet de péage urbain

Helsinki, capitale de la Finlande, réfléchit à la mise en place d'un péage urbain à l'instar de Londres ou de Stockholm afin de fluidifier la circulation aux heures de pointe et d'améliorer la qualité de l'air, a-t-on appris jeudi auprès du ministère des Transports.

Le conseil municipal d’Helsinki a voté une résolution, soutenue par les représentants des Verts, du Parti du centre et des partis de gauche, allant dans ce sens le 29 janvier 2008 avec l'objectif de réduire les émissions de carbone, d´encourager l´utilisation des transports en commun et de limiter le trafic au centre-ville.

Officieusement, le péage pourrait être opérationnel dès 2011 et les recettes seraient destinées à améliorer l’offre de transports en commun avec notamment l'extension ouest du métro vers Espoo, deuxième ville du pays.

Une majorité de la population, selon les sondages, s'est déclarée favorable au péage.

19 mars 2008

Galp Energia veut mettre des microalgues dans votre moteur

Le groupe pétrolier portugais Galp Energia va s'associer avec l'Institut national d'ingénierie, de technologie et d'information (Ineti)et avec la société Alga Fuel pour se lancer l'année prochaine dans la production d'un biocarburant à partir de microalgues.

"En 2009, nous voulons que notre projet pilote soit opérationnel. Nous voulons produire un biocombustible à partir de microalgues", a déclaré M. Ferreira de Oliveira, le président du groupe, lors d'une conférence de presse.

Pour ce projet pilote l'investissement se montera de 1 à 2 millions d'euros. D'ici 2009 le projet passera par plusieurs étapes. Dans un premier temps, AlgaFuel se chargera de sélectionner les microalgues. Le projet pilote sera alors mis en place. l'INETI récoltera les microalgues et produira de la biomasse. Galp Energia interviendra alors pour produire le biocarburant en "recyclant" le CO2 séquestré de sa raffinerie de Sines (Sud du Portugal).

Le passage du stade de pilote à la phase de commercialisation dépendra des résultats de la première étape qui sera suivie de plusieurs tests en laboratoire.

15 mars 2008

Delhaize, le groupe de distribution belge, se met au vert

Delhaize Belgique est passé entièrement aux énergies renouvelables pour ses magasins, ses entrepôts et ses services centraux en Belgique. Début 2008, les magasins en Allemagne et en France (Tom & Co) ont à leur tour opté pour les énergies renouvelables. Bilan pour le climat: une économie de plus de 114 000 tonnes de CO2 chaque année !

Cette décision fait de Delhaize le premier client européen d'AlpEnergie, la filiale électricité verte d'Electrabel. L'électricité provient de 19 centrales hydroélectriques de la Compagnie Nationale du Rhône, dans les Alpes françaises. Un certificat du bureau indépendant TÜV garantit au groupe qu'il s'agit effectivement d'énergie renouvelable.

Delhaize s'investit également dans l’énergie renouvelable qu’elle génère elle-même à l'instar de la rénovation du supermarché Delhaize Gent Ster ou seront installés des panneaux solaires photovoltaïques qui produiront en moyenne 4000 kW/h par an.

On notera que le distributeur belge est engagé en outre depuis plusieurs années dans le domaine du développement durable en proposant des produits du commerce équitable à ses clients. L’entreprise participe activement à des actions de sensibilisation au commerce équitable menées par des associations actives dans ce domaine.

13 mars 2008

Veolia va caturer et stocker le CO2 à Claye Souilly (77)

Veolia Environnement a choisi son site de Claye Souilly en Seine-et-Marne pour étudier la mise en place d'un projet de capture et de stockage géologique de CO2.

Avec 200.000 tonnes de CO2 traitées annuellement, le site sera à ce jour le plus important en France. Ce projet "ouvre la voie à l'une des solutions permettant de contribuer aux objectifs mondiaux de réduction de gaz à effet de serre", fait valoir Veolia.

Le dioxyde de carbone est émis par la combustion du biogaz (méthane) extrait des déchets stockés par Veolia à Claye-Souilly, la plus grande décharge du groupe en France. Il sera "injecté, sous contrôle, dans un aquifère salin, situé à plus de 1.500 mètres de profondeur pendant plusieurs années".

Le projet, d’un coût non communiqué, se fera en partenariat avec Geogreen, société commune entre l’Institut français du pétrole (40 %), le groupe d’ingénierie Géostock (40 %) et le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM, 20 %).

3 mars 2008

Une bonne année pour les énergies renouvelables ? Opportunités et prédictions pour l'année 2008

Face au réchauffement climatique et à des problématiques environnementales de plus en plus fortes, la demande pour la recherche de solutions "vertes" s'accroît. Pour les capitaux risqueurs, le secteur des énergies vertes est un secteur à fort potentiel et en pleine expansion. L'année 2008 devrait donc offrir de belles opportunités dans le secteur des énergies renouvelables. Divers rapports émettent des prédictions et précisent quelles seront les tendances fortes de l'année 2008.

Aux Etats-Unis, selon le DoE, (Département of Energy), l'utilisation et le développement de nouvelles technologies pourrait réduire de 50% le coût généré par la consommation d'énergie. La création de nouveaux bâtiments "intelligents" capables d'auto-contrôler l'éclairage et de réguler la consommation d'énergie devrait continuer à progresser. La construction de ce type d'infrastructure est complexe car elle implique un grand nombre d'acteurs et concerne différentes technologies. Des solutions telles que les LEDs (diodes électroluminescentes), plus intelligentes, plus efficaces et moins polluantes vont continuer à se développer.

Le marché du Carbone est lui aussi en pleine expansion. Les contraintes d'un développement durable pour la planète encouragent le développement d'échanges financiers liés aux émissions de gaz à effet de serre. Ce marché permet aux pays ayant épargné des unités d'émissions - des émissions permises mais non "utilisées"- de vendre cet excès aux pays ayant dépassé leurs objectifs d'émissions. Par ce système, les compagnies achètent leur droit de polluer. De tels échanges sont appelés à avoir des impacts, à plus ou moins long terme, sur les choix d'aménagement du territoire, sur les modes de production et de consommation des Etats, des entreprises, des collectivités, des particuliers : localisation des ressources énergétiques, modes de transport, etc.

Les biocarburants devraient attirer l'attention d'un plus grand nombre d'investisseurs. Face à un marché de plus en plus concurrentiel, à la croissance du prix du maïs et du sucre d'où l'éthanol est produit, le développement de nouveaux biocarburants est nécessaire. Aux Etats-Unis, la demande croissante pour les biocarburants pose le problème de la durabilité de leur production. Actuellement les Etats-Unis utilisent 529 millions de litres de gazole par an et on estime que le maïs ne pourrait fournir que 56 millions de litres. Des initiatives se mettent en place pour développer des biocarburants durables. Le DoE a estimé qu'1,3 million de gallons de déchets non issus du grain, pourraient être utilisés pour produire de l'Ethanol [1]. Pour sa fabrication d'autres matières que le grain sont exploitables telles que le papier, le bois, les déchets. Le gouvernement devrait aider à la recherche d'autres matières premières, l'optimisation des procédés, le développement et le transfert de technologies ainsi que la promotion des investissements.

D'autres opportunités se dessinent autour de différentes problématiques industrielles, énergétiques et économiques. Parmi ces problématiques, le transport et la distribution de l'électricité aux Etats-Unis. Il s'agit en effet, d'un secteur sous-financé, le DoE estime que 9% de la production électrique se perd en distribution entre le moment où l'électricité est produite et son utilisation par le consommateur. Ce problème non résolu laisse place à d'importantes opportunités dans la recherche de solutions.

En 2008, il devient de plus en plus évident que le marché des énergies renouvelables sera l'un des marchés les plus prédominant. Pour les capitaux risqueurs, il s'agit d'investissements lourds et prévus sur du long terme. Cependant, des facteurs tels que l'émergence de nouvelles technologies compétitives, la mise en place et l'orientation de nouvelles mesures gouvernementales (taxes, aides financières) et la façon dont le gouvernement souhaitera réguler la consommation d'énergie pourront confirmer ou remettre en cause les prédictions sur les énergies renouvelables les plus prometteuses.

BE Etats-Unis numéro 113 (29/02/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53325.htm

27 février 2008

Al Masdar, la folie verte d'Abou Dhabi

Le cabinet d’architectes britannique Foster and Partners dessine pour le gouvernement d'Abou Dhabi la première ville au monde 100% écologique (après Dongtan ?). Véritable laboratoire des énergies renouvelables, Al Masdar (la source) devrait coûter 22 milliards de dollars à l'émirat. "C’est probablement le projet le plus idéaliste au monde actuellement, et c’est le plus pertinent qui ait été présenté dans toutes les conférences, allant de Kyoto à Davos " indique d'ailleurs, en toute modestie, Norman Foster.

Le chantier de ce projet, une fois de plus hors normes, devrait débuter ce mois-ci. La cité verte s'étalera sur 6 kilomètres carrés dans le désert et pourra accueillir jusqu’à 50.000 habitants et 1.500 entreprises en 2016.

L'objectif de cette ville sortie des sables du désert est clair: être autosuffisante dans sa consommation d'énergie et neutre sur le plan des émissions de gaz carbonique. Pour y parvenir, ses concepteurs prévoient de générer toute l'électricité nécessaire à l'aide d'une centrale photovoltaïque de 100 Megawatts ainsi qu'un parc d'éoliennes. Une usine de désalinisation, fonctionnant aussi grâce au soleil, apportera l'eau nécessaire à la consommation et les espaces verts seront arrosés par les eaux usées. Une centrale à hydrogène ainsi que des agrocarburants issus de cultures utilisant les eaux usées permettront de remplacer les carburants fossiles.

La ville sera compacte, carrée et protégée des vents chauds du désert par un mur d’enceinte. Les ruelles seront étroites, ombragées, et un réseau de cours d’eau permettra de les rafraîchir.
Des constructions basses et équipées en panneaux solaires sur les toits utiliseront au maximum la climatisation naturelle.

Côté déplacement, des trams automatisés, avec arrêt tous les 200 mètres, permettront aux habitants d'abandonner leur voiture.

Au final, l'objectif de ce grand projet urbanistique est d'attirer chercheurs, étudiants et hommes d’affaires, pour développer différents projets innovants. Al Masdar est conçue pour accueillir des centres de recherche, des instituts de recherche et des centres de formation en énergies renouvelables.

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