7 août 2007

Réchauffement climatique: Al Gore accuse les géants de l'énergie

L'ancien vice-président américain Al Gore a affirmé mardi que certains des plus grands groupes énergétiques mondiaux, dont ExxonMobil, financent des études destinées à remettre en question le concept de réchauffement climatique dans le cadre d'une campagne mondiale de désinformation.

"Il s'agit d'une campagne organisée, financée à hauteur de dix millions de dollars (7,2 millions d'euros) par an par certains des plus grands émetteurs de gaz carbonique afin de donner l'impression qu'il existe un désaccord au sein de la communauté scientifique" sur le réchauffement, a lancé M. Gore lors d'un forum à Singapour. "En réalité, le désaccord est minime."

"Certaines compagnies de tabac ont dépensé des millions de dollars pour faire croire à des divergences parmi les scientifiques. Certains groupes industriels et le numéro un mondial du pétrole ExxonMobil en ont fait autant ces dernières années", a-t-il poursuivi, assurant que le réchauffement global donne lieu à "l'un des plus forts consensus de l'histoire de la science".

Après la publication en février du rapport du Groupe dexperts intergouvernemental sur lévolution du climat (GIEC), selon lequel "l'essentiel de l'accroissement observé sur la température moyenne mondiale depuis le milieu du XXe siècle est très vraisemblablement dû à l'augmentation observée" des gaz à effet de serre rejetés par les activités humaines, "les détracteurs ont offert une prime de 10.000 dollars pour chaque article publié qui contesterait ce consensus", a encore précisé l'ex-vice-président de Bill Clinton.

Al Gore estime qu'avec la prise de conscience croissante du besoin urgent d'une action en matière climatique, la lutte contre le réchauffement va s'accélérer et les industriels devront reconnaître que que la réduction des émissions de dioxyde de carbone est également de leur intérêt à long-terme.

Si Washington doit donner l'exemple, ce qui est encore loin d'être le cas, les pays en développement ont eux aussi leur rôle à jouer, a plaidé M. Gore.

"Des pays comme la Chine, qui deviendra l'an prochain le premier émetteur au monde, ne peuvent être exclus parce qu'ils sont techniquement un pays en développement", a expliqué le nouveau chantre de l'écologie et du développement durable, dont le film "Une vérité qui dérange" véhicule le message alarmiste. "Quand on regarde le total du CO2 rejeté chaque année, la Chine dépassera bientôt les Etats-Unis", a-t-il averti.
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