22 août 2006

Partenariat entre IKEA Suisse et WWF

IKEA Suisse veut réduire sa consommation d'énergie de 15% au cours des 3 prochaines années et lutter contre la pollution atmosphérique. Elle a pris cet engagement en adhérant au WWF Climate Group. Une évaluation des résultats sera conduite chaque année.

L'organisation écologiste s'est félicitée de l'adhésion de cette cinquième entreprise à son initiative lancée l'an dernier. Après Coop, les Auberges de Jeunesse et deux sociétés alémaniques plus petites, la participation du groupe d'ameublement montre l'intérêt du projet, a expliqué la porte-parole du WWF, Pierrette Rey.

D'ici 2009, le WWF compte attirer une vingtaine d'entreprises soucieuses de renforcer leur lutte pour la protection du climat. Outre la réduction de la consommation de 15%, IKEA va augmenter de 60 à 75% sa part d'énergie renouvelable et respecter les normes Minergie dans ses nouvelles constructions ou ses rénovations d'immeubles.

Le groupe va inclure de plus en plus d'appareils ménagers moins gourmands en énergie dans son offre et promouvoir la vente de lampes économiques. Pour le transport de meubles, il va également augmenter sa flotte de camionnettes de location roulant au gaz.

A terme, IKEA ne veut proposer plus que ce type de véhicules, a indiqué Stephan Lötscher, responsable environnement du groupe. Si ce système est déjà en vigueur à Spreitenbach (AG), des homologations indispensables sont encore attendues ailleurs.

IKEA veut aussi inciter ses clients à utiliser les transports publics. Des rabais devraient être accordés pour les livraisons de meubles effectués par l'entreprise, a précisé M. Lötscher. "L'énergie et le climat sont inclus dans la stratégie du groupe", a-t-il ajouté pour expliquer ce partenariat avec le WWF.

21 août 2006

WEEE Man ou une vie de déchets électroniques...

WEEE Man est un projet artistique conçu par le designer Paul Bonomini à l'initiative de la Royal Society for the encouragement of Arts, Manufactures and Commerce (RSA) et de Canon Europe.

Le WEEE Man est un géant de sept mètres composés avec 3.3 tonnes de détritus, quantité moyenne de déchets électriques et électroniques qu'un britannique produira au cours de sa vie. Quantité certainement comparable dans la plupart des pays industrialisés.

Avec WEEE Man (pour Waste Electrical and Electronical Equipment) et son corps constitué d'objets allant de la machine à laver jusqu'à la souris,l'écran de télévision ou d'ordinateur, en passant par les téléphones portables et autre aspirateurs...,l'objectif est d'attirer l'attention et de changer les comportements en rendant visible ce que tout un chacun jette. Il s'agit d'éduquer le consommateur mais aussi les industriels en leur demandant de mieux penser le recyclage de leurs produits qui sont pour la plupart toxiques pour l'environnement.

Valeriane 2006: le rendez-vous international de l'écologie pratique

du 1er au 3 septembre 2006 à Namur, Belgique

Thème de cette 22 ème édition : " Energies, de l'excès à l'accès"

Il sera décliné, grâce à de nombreux exposants dans le secteur des énergies renouvelables et des nouveaux modes de chauffage écologique mais également grâce à un large cycle de conférences, ateliers et animations.

Au programme :

L’Auvergne, région à découvrir durant tout le week-end ! près de 10 exposants auvergnats ont accepté de faire le déplacement ! Artisans, producteurs, acteurs du tourisme écologique et rural... seront présents durant tout le week-end !

"Les fromages biologiques de Wallonie" seront également mis à l’honneur ! Saveurs et convivialité seront au rendez-vous grâce à la présence des producteurs wallons. Venez les rencontrer et déguster leurs excellents produits. Déjà bon appétit !

Isolation – chauffage solaire
Il en sera question en permanence lors des ateliers sur l’espace Eco-Construction Nature & Progrès. Au programme, réalisation d’un mur en ballots de paille et mise en œuvre d’enduits à la chaux.
Auto-construction de panneaux solaires et animations sur les lampes économiques.

Un cycle de conférences et ateliers vous sera proposé durant les 3 jours. Comme l’annonce le thème 2006, il sera surtout question des énergies renouvelables, de biocarburants, de changements climatiques, habitat écologique...Les thèmes habituels ne seront pas délaissés pour autant : alimentation et jardinage biologiques, Eco-construction, protection de l’environnement, santé et bien-être... seront également bien présents dans ce riche programme.

Entretiens de Millançay: colloque sur l'Eco-régionalité et la souveraineté alimentaire

C’est sur ce thème que se tiendront les prochains Entretiens de Millançay (Région Centre, 41) les 21 et 22 septembre 2006.

Pour alimenter le débat, Intelligence Verte organise un sondage en ligne sur le thème du colloque : «l’éco-régionalité et la souveraineté alimentaire», et publiera les résultats lors de celui-ci. Pour participer au sondage, suivre ce lien: http://www.intelligenceverte.org/sondage-ecoregionalite.asp

Les 15ièmes Entretiens de Millançay, seront l’occasion de débattre de ce sujet pour le moins polémique : la “colonisation économique”. Cette expression illustre la main mise croissante sur les terroirs agricoles des grandes entreprises anonymes. Les terroirs français produisent de moins en moins, et lorsqu’ils le font encore, ce sont de plus en plus souvent des produits destinés à l’exportation. Notre mode de vie nous a rendu dépendant des multinationales, et nous a plongé dans l’ère de la consommation anonyme de biens et services.

Les territoires agricoles qui, après avoir été arrachés aux gens du pays par les grands propriétaires agricoles sont désormais entre les mains de grands groupes financiers, qui ne nous permettent plus vraiment de savoir ce qui parait pourtant essentiel : qui réalise ? Comment ces aliments sont-ils fabriqués ? Quels ingrédients composent ces aliments et surtout d’où viennent-ils?

Les entreprises locales sont remplacées peu à peu par des grandes sociétés qui ont l’avantage de savoir se placer hors d’atteinte de nos lois. Alors quel type de société voulons-nous ? Certains Français, notamment lors du vote pour le référendum sur la Constitution Européenne, ont exprimés leur volonté de retrouver des valeurs économiques plus saines que celles que lui proposent l’Europe, et particulièrement en matière de politique agricole.

Suivre ce lien pour consulter le programme des Entretiens de Millançay et participer aux débats.

Cela fait 15 ans que les Entretiens de Millançay ont l’ambition de réunir des agricultures de nature et d’origine diverses. Leur objectif est de permettre aux participants de mener une réflexion et des échanges constructifs avec les autres composantes de la société civile sur les thèmes de la sécurité alimentaire, de la préservation des ressources et de la redynamisation des sociétés rurales.

Il paraît en effet indispensable de faire participer les citoyens et acteurs du monde rural à la compréhension et à la mise en œuvre de la Politique Agricole Commune. Cela permettrait d’harmoniser les différences, et éviter les confrontations brutales qui peuvent naître des malentendus sur les réformes en cours et sur les changements inévitables qui en résulteront.

L'Association Intelligence Verte a été fondée en 1999 par plus de 40 personalités de premier plan parmi lesquelles on compte Pierre Tchernia, Corinne Lepage, Michel Lis ou Philippe Desbrosses

Son objectif est de promouvoir une agriculture biologique et écologique qui rompt avec les façons de faire douteuses qui s’observent depuis la naissance de l’agriculture de masse. Son site Internet commente l'actualité avec un nouvel angle de vue et contient de multiples informations sur le bio, notamment des informations sur les stages de formation à l'agriculture biologique, au jardinage biologique, à la cuisine biologique ou à la vie bio. Il reçoit plus de 50000 visiteurs/mois.

La reconstitution de la couche d’ozone mettra plus de temps que prévu

Les premiers signes de convalescence confirment toutefois le bien-fondé du Protocole de Montréal sur les substances qui appauvrissent la couche d’ozone.

Le résumé d’un nouveau rapport d'évaluation scientifique rédigé par plus de 250 experts internationaux est publié aujourd’hui par l’Organisation météorologique mondiale et le Programme des Nations Unies pour l’environnement. Il en ressort, entre autres conclusions, que la couche d'ozone stratosphérique qui protège les organismes vivants des effets nocifs du rayonnement solaire retrouvera son intégrité cinq à 15 ans plus tard que prévu.

D'après les nouveaux éléments scientifiques sur lesquels repose cette évaluation, la couche d'ozone au-dessus des latitudes moyennes, c'est-à-dire entre les trentième et soixantième parallèles dans les deux hémisphères, devrait se reconstituer d'ici à 2049, soit cinq ans plus tard que ne le laissait entendre la précédente évaluation (2002).

Au-dessus de l'Antarctique, la reconstitution de la couche d'ozone ne devrait pas intervenir avant 2065, c'est-à-dire 15 ans plus tard que prévu. En raison des conditions particulières qui règnent dans le tourbillon polaire – zone dépressionnaire balayée par des vents extrêmement froids et violents – le «trou d'ozone» dans cette région devrait réapparaître périodiquement pendant encore une vingtaine d'années.

Aux latitudes moyennes, le retard annoncé s'explique essentiellement par la révision à la hausse des quantités de CFC-11 et CFC-12 que renferment les réfrigérateurs actuels, entre autres appareils, et dont une grande partie finira par rejoindre l'atmosphère, et des futurs niveaux de production du HFCF-22, produit de remplacement des CFC qui, bien que beaucoup moins nocif, attaque quand même la couche d'ozone. Au-dessus de l'Antarctique, le retard est dû essentiellement au fait que les masses d'air présentes dans cette région sont beaucoup plus anciennes. Autrement dit, les concentrations de substances nocives pour l'ozone mettront plus de temps à revenir aux niveaux d'avant 1980, facteur qui a été pris en considération dans la nouvelle évaluation.

«On ne peut que déplorer ce retard, mais la bonne nouvelle, c’est qu’après avoir atteint un maximum entre 1992 et 1994 dans la troposphère et dans le courant des années 90 dans la stratosphère, les concentrations d'agents destructeurs de l'ozone continuent de baisser», a déclaré M. Michel Jarraud, Secrétaire général de l'OMM. «En raison du changement climatique mondial, les conditions atmosphériques sont différentes de ce qu'elles étaient avant la formation du trou dans la couche d'ozone, ce qui peut avoir une incidence sur la reconstitution de celle-ci. Il est essentiel de renforcer les capacités d'observation et d’évaluation pour pouvoir faire la distinction entre les effets imputables au changement climatique et ceux qui résultent de l'évolution des concentrations de substances qui appauvrissent la couche d'ozone. Il sera ainsi plus facile de vérifier l'efficacité des mesures prises au titre de la Convention de Vienne (1985) ainsi que du Protocole de Montréal (1987) et de ses amendements.»

Il ressort du nouveau rapport, entre autres conclusions, que l'ozone stratosphérique a cessé de diminuer en dehors des régions polaires. D'après les résultats de modèles, la baisse constatée dans les années 90 est due au fait que les concentrations de gaz destructeurs d'ozone stratosphérique sont demeurées quasiment constantes durant cette période.

La destruction de l'ozone dans les régions polaires observée au printemps reste très marquée lorsque l'hiver a été caractérisé par des températures stratosphériques très basses. Cette situation perdurera très probablement au-dessus de l'Antarctique pendant au moins dix à vingt ans, les concentrations de gaz destructeurs d'ozone ne diminuant que lentement.

Les concentrations de substances nocives pour l’ozone, qui ont atteint leur maximum entre 1992 et 1994, commencent maintenant à diminuer dans la stratosphère. Le rapport fait aussi le point sur les agents destructeurs de l’ozone dont la durée de vie est très courte, sur la situation actuelle et les perspectives concernant le rayonnement ultraviolet incident et sur les relations de cause à effet entre le climat et la couche d’ozone.

Comme l'a indiqué M. Achim Steiner, Directeur exécutif du PNUE, «les premiers signes annonciateurs de la convalescence de l'atmosphère sont à mettre au crédit du Protocole de Montréal, mais la lenteur du processus doit nous mettre en garde: l'affaire n'est pas gagnée et il nous faut redoubler d'efforts pour éliminer les substances chimiques nocives».

Les valeurs de référence pour juger des progrès accomplis sont les concentrations stratosphériques de chlore, principal agent de raréfaction de l'ozone, d'avant 1980. La diminution de ces valeurs devrait coïncider en principe avec un accroissement des concentrations d'ozone et une moindre pénétration du rayonnement solaire ultraviolet. Des mesures récentes effectuées dans des régions exemptes de pollution révèlent effectivement une diminution du rayonnement ultraviolet incident, mais les changements climatiques, entre autres facteurs, font qu'il est difficile de tirer des conclusions définitives.

Un certain nombre de solutions qui permettraient d'accélérer la reconstitution de la couche d'ozone sont évaluées dans le rapport en question, qui met aussi l'accent sur les facteurs qui pourraient retarder le processus. Il en ressort que si l'on parvenait à supprimer dès la fin 2006 toutes les émissions provenant de la production et de la consommation des agents destructeurs de l'ozone que sont les CFC, les halons, les HCFC, le bromure de méthyle, le tétrachlorure de carbone et le trichloroéthane – hypothèse qui va au-delà des engagements pris au titre du Protocole – la couche d'ozone devrait être reconstituée dès 2034 aux latitudes moyennes, c'est-à-dire qu'on gagnerait 15 ans.

À l'opposé, si les gouvernements ne respectaient pas pleinement l'engagement qu'ils ont pris d'éliminer progressivement les substances visées par le Protocole de Montréal, le processus de reconstitution de la couche d'ozone s'en trouverait ralenti. Une telle situation résulterait aussi du maintien voire du renforcement du système de dérogations provisoires aux calendriers d'élimination des substances nocives pour l'ozone ou, dans le cas du bromure de méthyle, des exemptions pour traitement en quarantaine, pour traitement préalable à l'expédition ou pour utilisation essentielle.

À leur prochaine réunion annuelle, qui se tiendra à New Delhi du 30 octobre au 3 novembre prochains, les Parties au Protocole de Montréal examineront les conséquences, pour l'élaboration des politiques, de l'évaluation scientifique telle qu'elle est libellée dans sa version résumée. La version intégrale du rapport, rédigé et révisé par plus de 250 experts du monde entier, sera publiée début 2007.

Pour de plus amples informations, veuillez consulter les sites:
www.unep.org/ozone/
et
http://www.wmo.ch/web/arep/ozone/html

Un "éco-hotel" en 2008 sur Tetiaroa, l'atoll de Marlon Brando

Les bobos écolos au portefeuille bien garni auront bientôt une destination vacances conforme à leurs convictions environnementales. En effet, des promoteurs entendent construire un « éco-hôtel » sur l’atoll paradisiaque de l’acteur Marlon Brando (décédé en 2004). Cet hôtel, baptisé The Brando, devrait ouvrir ses portes en 2008. Construit à partir de matériaux entièrement naturels, il sera aussi autonome sur le plan énergétique.

Ce resort très huppé jouira d'un cadre totalement unique. Ancien lieu de villégiature des rois tahitiens, Tetiaroa est de nos jours virtuellement inhabité (son unique occupant est Teihotu, le fils de Marlon Brando) et est situé à environ 40 km (26 milles) au nord de Tahiti, dans les idylliques îles de la Société. Les eaux limpides du lagon sont encerclées de 13 motu, ou îles, qui sont des refuges paradisiaques d'une beauté époustouflante et d'une grande importance écologique. Marlon Brando s'était porté acquéreur de Tetiaroa en 1965 suite à un coup de foudre pendant le tournage des <> en Polynésie française.

Le projet pour ce resort reste fidèle à la philosophie de M. Brando qui partageait avec R. Bailey le même souci de protection de l'environnement.

Le projet est supervisé par Tahiti Beachcomber SA, dont le PDG Richard Bailey, propriétaire de plusieurs resorts de luxe en Polynésie française, était en contact avec l'acteur depuis plusieurs années et a continué de nouer des liens avec la famille de Marlon Brando afin de concrétiser leur vision commune pour un projet à forte connotation écologique.

Les resorts de M. Bailey emploient à plein temps un biologiste marin et un vétérinaire, le Dr Cécile Gaspar, qui a effectué des étendues détaillées à Tetiaroa afin de garantir qu'un tel projet ne se fera pas au détriment de la faune et de la flore de cet extraordinaire écosystème qui abrite un site de ponte pour les tortues marines ainsi qu'un sanctuaire ornithologique sur Motu Tahuna Iti qui est un refuge pour des milliers d'oiseaux locaux rares. Le service d'archéologie du musée de Tahiti a aussi effectué des recherches sur l'atoll en tant que lieu privilégié de l'aristocratie tahitienne.

Les artisans du rebut global: maison modèle

Bâtir une maison à même les plus vils rebuts. L’idée était folle. Et pourtant, Les Artisans du rebut global, une série présentée à l'automne 2004 (et en reprise cet automne) à Télé-Québec, a prouvé que c’est dans les folles idées que naissent les grandes réalisations...

Marc St-Onge bouscule tous les préjugés que l’on peut entretenir envers les producteurs télé. Lors du trajet en voiture en direction de la maison construite par les Artisans du rebut global, l’émission qu’il a conçue, il cause environnement et valorisation des déchets. Il parle des écolos qu’il a rencontrés, des cours à scrap et des usines de recyclage qu’il a visitées. «L’idée du show m’est venue à la suite d’une écoeurantite aiguë des émissions américaines de type Extreme Home Makeover», raconte-t-il. Des émissions où l’on démolit l’intérieur d’une maison pour tout refaire à neuf. Piqué au vif par ce gaspillage éhonté de matériaux, il a pondu le concept de sa série en cinq minutes.

Dans Les Artisans du rebut global, sorte de série-documentaire aux allures de télé-réalité, cinq volontaires devaient bâtir une maison en 13 semaines, en n’utilisant que de matériaux récupérés et à l’aide d’un budget de 15 000 $. L’objectif sous-jacent: mettre en pratique les beaux principes de réutilisation, de recyclage, d’écodesign et de consommation responsable. Le mont Arthabaska, à Victoriaville, a été choisi comme site.

Si la construction n’a pas été simple et que le projet a frôlé la catastrophe à plusieurs reprises, le producteur est toujours demeuré optimiste. «Je ne pouvais pas croire que ça ne fonctionnerait pas», confie Marc St-Onge. Effectivement, en octobre dernier, on lui a finalement planté le dernier clou à ce temple de la récup’. Devant une foule de quelques centaines de curieux qui avaient suivi à la télé toutes les étapes de sa construction. La dernière émission a été diffusée le 16 décembre. La chaîne française France 5 l’a aussi achetée pour la présenter à nos cousins dans un format de 5 heures. Bref, un succès sur toute la ligne pour Marc St-Onge. Et c’est toujours avec une fierté non dissimulée que le producteur l’a fait visiter, cette fameuse maison, au journaliste que je suis.

Idées récupérées
Le mandat de départ était de bâtir une maison pouvant abriter une famille de deux adultes et un enfant. Hormis cette contrainte, toutes les idées étaient permises. À condition d’être récupérées! L’extérieur de la maison ressemble à celle d’une résidence rustique. Bardeaux de bois, toit de tôle; le petit toit au dessus du porche est végétal. «On verra au printemps si les plantes auront survécu à l’hiver», lance Marc St-Onge en entrant dans la maison des artisans par cet avant-midi glacial...

C’est à l’intérieur que l’on trouve les plus belles trouvailles. Le plafond, l’intérieur du toit en pente, est couvert de feuilles de tôle. La rouille qui ronge le métal à certains endroits donne un effet visuel intéressant. Le bois est omniprésent. Des poutres retirées d’une vieille grange ont servi pour la charpente. De vieilles portes décapées ont été utilisées pour revêtir les murs. L’ambiance est celle d’un chalet rustique. «J’aurais pensé que les artisans auraient conçu une maison au look plus moderne, dit Marc St-Onge, Mais finalement, c’est un beau mariage entre le traditionnel et le contemporain.»

Ceux qui visitent la maison s’étonnent souvent devant le coin-cuisine, meublé à l’aide d’anciens équipements ayant servi dans les avions de ligne. Un petit chariot que bien des hôtesses de l’air ont dû balader entre les allées pour transporter rafraîchissements et sachets d’arachides a été travesti en comptoir mobile. De petits caissons qui ont, jadis, accueilli nombre de succulents repas aériens se sont transformés en armoires métalliques. Le coup d’oeil est réussi.

Dans la salle de bain, une baignoire sur patte trouvée dans une casse trône au fond de la petite pièce. La céramique qui le contourne a été faite à partir d’une poutre taillée en « tranches », lesquelles ont été disposées en damier. Grâce au bois, fini les frissons au sortir du bain, causés par un pied touchant la froide céramique!

Un escalier en colimaçon, acheté aussi dans une casse au coût de 450 $, mène à la mezzanine, la chambre des maîtres. Les barreaux de la balustrade sont faits d’anciennes pattes richement sculptées d’un piano à queue. La rampe, elle, est l’ancien système de glissement des portes d’une grange. Une balance industrielle à été placée là, pour symboliser l’équilibre au sein de l’équipe des artisans. Équilibre qui a été la clé de la réussite de ce projet.

Vraiment, il y a dans cette maison une concentration d’idées lumineuses qui sauront inspirer les plus écolos des bricoleurs. De cet assemblage cohérent d’objets pourtant hétéroclites, les artisans du rebut global ont réussi à créer une demeure au caractère riche et unique. Une maison qui enseigne, qui inspire. Une maison, surtout, à mille lieues des horreurs usinées qui comblent nos banlieues...

Source: hebdomadaire Voir du 6 janvier 2005.
à voir également: Les citadins du futur

20 août 2006

La première centrale sans CO2 au monde construite dans le Brandebourg

Dans le Land de Brandebourg, en Allemagne de l’est, on construit actuellement la première centrale énergétique au lignite sans émissions de dioxyde de carbone (CO2) polluant. Le groupe Vattenfall Europe monte cette petite usine pilote de 30 mégawatts pour un coût de 50 millions d’euros dans la zone industrielle « Schwarze Pumpe » en Lusace, à la frontière entre le Brandebourg et la Saxe. La Chancelière fédérale, Mme Angela Merkel (CDU), le Ministre-président Matthias Platzeck (SPD) et deux directeurs de Vattenfall ont donné le premier coup de pioche symbolique le 29 mai 2006 à Spremberg. L’installation devrait être opérationnelle en 2008.

Dans cette centrale, le dioxyde de carbone est extrait des fumées industrielles et liquéfié sous pression grâce à la nouvelle technologie Oxyfuel (combustion à oxygène) afin d’être stocké sous terre. Ce procédé a été conçu et testé par des scientifiques des universités de Cottbus et de Dresde. La poussière de lignite préalablement séchée est brûlée dans un chaudron, non pas à l’aide d’air (oxygène + azote), mais dans un mélange d’oxygène pur et de fumées industrielles provenant de l’usine elle-même. On produit ainsi du dioxyde de carbone pur.

D’après M. Klaus Rauscher, président du directoire de Vattenfall Europe AG (qui siège à Berlin), l’entreprise contribue, en construisant cette usine pilote, à une protection active du climat par l’innovation. «Nous sommes convaincus que la technologie Oxyfuel, que nous favorisons, est la plus apte à baisser les émissions de CO2 lors de la production d’électricité ». Les écologistes de l’ONG Greenpeace soutiennent par contre que cette technologie est trop gourmande en énergie et trop chère, et qu’elle diminue également le degré d’efficacité de la transformation de lignite en électricité dans les centrales.

Vattenfall prévoit déjà de construire une grande installation technique de démonstration, qui serait prête en 2015 et produirait 300 mégawatts d’électricité. Vers 2020, la technologie Oxyfuel devrait trouver sa première utilisation commerciale dans une centrale au lignite produisant 1000 mégawatts.

Allemagne: un nouvel indice pour les énergies renouvelables

La bourse allemande vient de créer un nouvel indice DAX des énergies renouvelables. Le DAXglobal Alternative Energy Index reflète l’évolution des cours des 15 plus grandes entreprises du monde dans le domaine du gaz naturel, de l’énergie éolienne et solaire, de l’éthanol et de la géothermie, d’après un communiqué de la bourse paru lundi 7 août à Francfort.

Cet indice contient deux entreprises allemandes : le groupe solaire de Bonn Solarworld et le fabricant d’installations éoliennes Repower Systems, de Hambourg. Chacun des domaines est représenté à parts égales et le poids accordé dépend de la capitalisation des entreprises sur le marché.

Au total, la bourse allemande (Deutsche Börse) calcule et publie plus de 2100 indices différents. L’entreprise est ainsi l’un des principaux prestataires dans ce domaine dans le monde.

17 août 2006

Le miscanthus, combustible biomasse prometteur

Nom : miscanthus giganteus. Origine : Asie. Particularité : culture énergétique idéale pour la production de chaleur et d’électricité. En France, cette plante vivace vient pour la première fois de passer du stade expérimental à la production commerciale. La société britannique Bical vient de réaliser sa première récolte, en association avec des agriculteurs bretons.
Biomasse combustible, litière pour animaux, panneaux de particule, éthanol, éco-construction… Les débouchés du miscanthus giganteus sont multiples. Cette plante, également appelée "herbe à éléphant", pourrait jouer un rôle majeur dans le développement de la biomasse énergétique. En France, la toute première récolte, destinée au marché industriel, a eu lieu en Bretagne, au printemps dernier. 500 tonnes de ce simili-bambou ont été coupées par une ensileuse, sur une surface de 40 hectares. Un rendement de 12, 5 t/ ha, qui peut atteindre plus de 20t/ha selon la maturité de la plante et les conditions climatiques.

La plantation a été réalisée en 2004 par Bical France, filiale de Biomass Industrial Crops Ltd (Bical), qui produit déjà 400 000 t/an au Royaume-Uni. Cette société, fondée par des agriculteurs britanniques en 1998, est le premier fournisseur européen de miscanthus (sur une petite dizaine d’entreprises). Elle a dégagé un chiffre d’affaires de 6 millions d’euros en 2005. Pour s’implanter en France, Bical s’est associée à des agriculteurs locaux, à Bannalec, dans le Finistère, puis à Voves, en Eure-et-Loir. "Nous fonctionnons selon un système coopératif. Tous les exploitants associés possèdent une part du capital de Bical France. Nous souhaitons leur permettre d’obtenir un revenu régulier et décent," explique Emmanuel de Maupeou, directeur général.

la suite de l'article sur le site de Novethic
en savoir plus sur le Miscanthus et la société Bical

La filière de collecte et de traitement des déchets d’équipements électriques et électroniques démarrera le 15 novembre 2006


La filière des déchets d'équipements électriques et électroniques (réfrigérateurs usagés, vieux laves linges, ordinateurs, téléviseurs etc.) démarrera le 15 novembre 2006, date d'entrée en vigueur des agréments de quatre éco-organismes publiés au journal officiel du 12 août 2006. Cette filière vise à favoriser la collecte sélective des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) en vue de les orienter vers de filières de traitement appropriées. Les producteurs de ces équipements sont désormais responsables de l'enlèvement et du traitement des DEEE collectés sélectivement. Ils se sont regroupés au sein d'éco-organismes pour assurer collectivement leurs obligations.

A compter du 15 novembre 2006, les consommateurs pourront systématiquement, lors de l'achat d'un équipement électrique et électronique neuf, remettre au distributeur un équipement usagé de même nature qui sera ensuite traité dans des conditions respectueuses de l'environnement. Par ailleurs, les collectivités locales volontaires mettent progressivement en place des collectes sélectives de ces équipements, par exemple, en aménageant les déchèteries.

Lors de l'achat d'équipements électriques et électroniques, les consommateurs seront informés des coûts correspondant à l'élimination des DEEE.

Trois des quatre organismes agréés (Ecologic, Eco-systèmes et ERP) prendront en charge l'ensemble des catégories de DEEE sauf les lampes (tubes fluorescents et lampes à décharge) qui seront prises en charge par Récylum. Les agréments ont été délivrés après une large consultation, notamment dans le cadre de la commission consultative des DEEE présidée par Monsieur Michel BOURGAIN, maire de l'Ile-Saint-Denis et vice-président de l'association des maires de France. Une attention particulière a ainsi été portée sur le réemploi des DEEE par les acteurs de l'économie sociale et solidaire ou les associations d'insertion.

Le traitement réalisé permettra d'extraire les substances dangereuses que certains de ces équipements contiennent et d'améliorer leur recyclage.

Pour remplir leurs obligations, il appartient aux producteurs qui ne se seraient pas encore décidés, d'adhérer dès à présent à l'un des éco-organismes qui viennent d'être agréés.. Par ailleurs, les producteurs doivent s'inscrire au registre national, tenu par l'ADEME, qui sera opérationnel dès le 1er septembre 2006, et qui permettra un suivi efficace du fonctionnement de la filière.

Grâce à la parution de ces arrêtés, le cadre juridique pour la mise en place de cette filière fixé par deux directives communautaires, transposées par l'article L.541-10-2 du code de l'environnement, le décret n°2005-829 du 20 juillet 2005 et cinq arrêtés d'application pris entre l'automne 2005 et le printemps 2006, est complet.

Le démarrage prochain de la filière permettra à chacun de se défaire dans des conditions respectueuses de l'environnement de ces équipements dont l'élimination pose souvent question.

Cyclopolitain réinvente le pousse-pousse à l'occidentale

Le cyclopolitain propose aux citadins un nouveau moyen de transport à la fois respectueux de l’environnement (silencieux, il n’émet aucune émission polluante), pratique et personnalisé. Il fonctionne en effet comme un taxi traditionnel doté d’un véritable compteur de type taxi mètre. Pour l’utiliser, il suffit de composer le numéro d’Allocyclo et un cyclo arrive dans les 10 mn pour vous emmener où vous le désirez. Si vous avez des courses à faire, le cyclo peut même vous attendre.

Le tarif: 1 € forfaitaire de prise en charge + 1 € / personne et /km.

« L’idée était de réinventer le pousse-pousse, d’en faire une adaptation occidentale. Nous avons ajouté un moteur électrique, nous l’avons couvert pour protéger le passager de la pluie et sa forme est ergonomique pour plus de confort. »

Le projet est né sur les bancs de l’EM Lyon, une école de commerce. Sarah Dufour et Gérald Lévy, veulent développer un nouveau mode de transport, écologique, économique et convivial. Ils se lancent dans le projet du Cyclo et remportent le concours organisé au sein de leur école.

L’idée n’a pas convaincu dès le départ. Les deux jeunes entrepreneurs ont dû se battre pour s’imposer : « le concept était novateur, les gens n’y croyaient pas forcément ». Déterminés, ils se sont accrochés et ont fini par séduire. D’abord, à Lyon, puis à Nice. . Aujourd’hui, après trois ans d’activité, leur petite entreprise ne connaît pas la crise, bien au contraire : « Nous avons été rentables dès le départ ! », confie la jeune entrepreneuse.

A 27 ans, Sarah et Gérald, se trouvent à la tête d’un parc de 17 Cyclos. L’entreprise devrait s’installer à Grenoble en septembre, dix huit autres villes sont à l’étude. Voilà une alternative écolo aux modes de transports habituels. Les taxis et les bus n’ont qu’à bien se tenir !

visiter le site de Cyclopolitain

16 août 2006

La revalorisation des déchets d'Ottawa

La compagnie Plasco Energy Group et le conseil municipal de la ville d'Ottawa se sont entendus pour mettre en route un procédé de revalorisation des déchets par traitement plasma, qui aidera à réduire les émissions de gaz à effet de serre et l'utilisation des sites d'enfouissement, tout en générant de l'énergie pour la consommation publique. L'entreprise, qui a reçu l'approbation du ministère de l'Environnement de l'Ontario, devrait débuter sous peu la construction d'une usine pilote sur un terrain adjacent à une décharge contrôlée. L'usine de 26 millions CAD devrait entrer en production à la fin de 2006 ou au début de 2007.
En vertu d'une entente intervenue avec la Ville d'Ottawa, Plasco brûlera, à très haute température, 85 tonnes de déchets par jour, durant deux ans. Il s'agit d'un projet pilote. Ce procédé transforme les déchets solides en trois produits : de la chaleur propre sous forme de vapeur, un gaz synthétique et des solides inertes réutilisables, appelés plasma, ressemblant au verre. Les solides inertes peuvent être utilisés comme un matériau pour les routes ou la construction, en l'intégrant au béton ou à l'asphalte, tandis que la vapeur et les gaz synthétiques servent à produire de l'électricité pour la consommation publique. Cette technologie a été développée à Ottawa et est utilisée en Espagne depuis plusieurs années.


source

en savoir plus sur la gazéification au plasma (en anglais)

ECOS: rencontre internationale d'Eco-création du 21 au 27 août 2006 à Rezé

La première rencontre se déroulera du 21 au 27 août 2006 dans le parc de la Maison Radieuse construite par Le Corbusier à Rezé.

Par le choix de ce lieu, cette rencontre s’inscrit symboliquement dans une continuité critique par rapport aux questionnements et propositions des avant-gardes modernistes dont Le Corbusier fait figure de symbole.

Cette rencontre prendrait la forme d’un laboratoire de plein air, invitant les « techno-nomades » de l’ère numérique à camper et intervenir dans le parc sur la durée de la semaine.

ECOS s’envisage comme un espace auto-géré, l’espace de mise en pratique d’une vision écologique. ECOS se charge de mettre en place les structures d’accueil tant sanitaires (liens avec familles d’accueil de la Maison Radieuse) que techniques. Toutes propositions de mise en place des conditions d’accueil (énergie, modules sanitaires, nourriture/cuisine...) seront les bienvenues...

Programme de la semaine:

- séances d’expérimentation techniques et artistiques thématiques, invitant les acteurs présents à partager leur savoir. Deux ou trois ateliers thématiques seront menés en parallèle au cours des matinées (atelier construction de ressources énergétiques autonomes, atelier récupération...etc).
Ces ateliers seront menés en collaboration avec des clubs ou associations de la Maison Radieuse comme la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) ou le club jardinage... Ces ateliers seront ouverts au public sur inscription.

- sessions de présentation de projets : en début d’après-midi, les acteurs réunis pourroent présenter leurs projets en cours ou passés relatifs aux thématiques abordées (sous la forme d’une installation, d’un exposé etc...).

- interventions/installations dans le parc : des moments d’installation dans le parc où les participants pourront explorer et investir les lieux. Les habitants de Rezé et de Nantes seront invités à visiter le parc et les installations ou performances.

- séances de séminaire théorique : présentation de réflexions ou d’analyses en relation avec ces nouvelles pratiques de création et les questionnements relatifs à l’écologie. Les séances de séminaire seront ouvertes à tout public.

RESULTATS DE LA RECHERCHE: Les rencontres ECOS s’inscrivant dans la dynamique de constitution d’un réseau d’acteurs européens, les résultats des recherches dans le cadre des rencontres pourraient être présentées dans différents lieux culturels européens sous la forme d’expositions, d’ateliers, de conférences ou work in progress. Les résultats de la recherche seraient aussi réunis sous la forme d’une publication (papier/CDrom/site web).

Biowillie s'étend au Tenessee

BioWillie, la marque de biodiesel de Willie Nelson, est désormais disponible dans le Tennessee. La première station a été inaugurée entre Knoxville and Nashville.

Le biodiesel, vient de trouver un frontman de poids en la personne de Willie Nelson, légende de la musique country, qui prête sa notoriété à la nouvelle marque Biowillie, qui distribue du biodiesel B20 (mélange à 20%) à base de soja made in Midwest.

Willie Nelson est un farouche personnage qui représente une autre version de l'Amérique rurale que la caricature redneck que les Européens ont trop souvent à l'esprit. Malgré un ancrage solide dans la tradition country, Nelson est aussi et surtout un esprit libre, organisateur du Farm Aid qui vient en aide aux fermiers indépendants et opposant résolu au Texan de la Maison Blanche.

Environnementaliste convaincu, il a adopté le biodiesel pour ses déplacements (voiture personnelle, bus de tournée), et a donc activement participé à la création de Biowillie, qui veut convertir les poids lourds et les gros pickups aux bienfaits du carburant d'origine végétale. Le réseau de distribution se monte petit à petit, promu avec enthousiasme par le chanteur.

A quand un biodiesel Johnny Halliday ?

15 août 2006

Singapour investit dans les piles à combustibles britanniques

Rolls-Royce a signé un accord de 55 millions de livres (74 millions d'euros) avec un consortium singapourien, Enertek Singapore, pour le développement d'une centrale électrique à piles à combustible d'une puissance d'1 MW, pour les hôpitaux, les universités et les complexes industriels. Cette centrale doit être commercialement viable et en fonctionnement pour 2008.
L'efficacité des piles à combustible pour la production d'électricité est environ deux fois supérieure à celle des turbines à gaz ou des moteurs à piston. Le type de pile à combustible utilisé ici est la Solid Oxide Fuel Cell (SOFC). Celles-ci étant à haute température (700-1 000 °C), Rolls-Royce utilise ses compétences en terme de technologies de haute température et de haute pression. De son côté le consortium singapourien va apporter son expertise dans le domaine des céramiques et de la production. Ce système utilise comme composant de base des tubes céramiques plats en sur lesquels 30 piles à combustible sont déposé grâce à plusieurs cycles de sérigraphie suivis d'opérations de séchage et de frittage. Ces tubes de 30 W sont assemblés par la suite dans un groupement de 15 kW. Ces groupements sont ensuite rangés en étages de 80 kW. Trois de ces étages sont placés dans une cuve pressurisée pour permettre le fonctionnement des piles à combustible. Quatre cuves pressurisées constituent le système stationnaire d'1 MW.

Pour accélérer ces recherches, Rolls-Royce a ouvert une nouvelle ligne de production de 1 000 composants céramiques par semaine. Outre son rôle technique, Enertek Singapore, va aussi servir de base marketing pour l'Asie du Sud-Est.

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Jay-Z et MTV s’allient à l’ONU pour sensibiliser la jeunesse à la crise de l’eau

Jay-Z s'associe avec MTV et les Nation Unies pour attirer l'attention des jeunes sur les différentes parties du globe touchées par le manque d'eau potable.

Le rappeur a notamment rencontré Koffi Annan, le secrétaire général des Nations Unies, et Christina Norman, la présidente de MTV, lors d'une conférence au siège des Nations Unies à New York.

Dans le cadre de sa tournée internationale, Jay-Z se rendra dans différentes régions du monde, touchées par cette crise de l'eau. Des rencontres et des expériences qui seront documentées dans un spécial Diary of Jay-Z: Water for Life, et qui sera diffusé le 24 novembre.

On y verra Jay-Z apprendre à travers ses rencontres avec une partie du million de personnes qui n'a pas accès à l'eau potable. On suivra aussi le rappeur lors de ses visites dans des villages où sont mis en places des moyens pour apporter de l'eau saine à ces communautés dévastées.

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14 août 2006

Gaz à effet de serre: accord de coopération entre la Californie et la Grande Bretagne

Faute de pouvoir intéresser le gouvernement américain à une réduction des gaz à effet de serre, la Grande-Bretagne a signé une entente avec la... Californie.

Étrange entente de collaboration internationale: d’ordinaire, un pays souverain signe une entente avec un autre pays souverain. L’entente n’en est donc pas officiellement une, mais elle en avait toutes les apparences, au terme d’une rencontre sur les changements climatiques qui réunissait récemment, à Long Beach, Californie, le premier ministre britannique Tony Blair, le gouverneur californien Arnold Schwarzenegger et des chefs d’entreprises.

La "déclaration d’intention" stipule que les deux gouvernements partageront leurs expertises respectives et feront de concert la promotion de technologies moins polluantes. "La Californie et le Royaume-Uni, lit-on, reconnaissent le lien entre les changements climatiques, la sécurité énergétique, la santé humaine et une croissance économique solide."

13 août 2006

Le sac biodégradable a la patate !

A l’heure du « tout bio », voici que même les sacs d’emballage se mettent au vert ! L’idée ? Remplacer le plastique par de la fécule de pommes de terre ou de l’amidon de maïs. Résultat : des sacs 100% biodégradables.

« Aujourd’hui, tout le monde est intéressé par notre démarche, mais de là à mettre la main au porte-monnaie, il y a un grand pas à franchir ». Daniel Pouilloux, gérant de la société Bagherra, s’est spécialisé dans la fabrication de sacs végétaux biodégradables à base d’amidon de maïs. Bien que fournisseur des magasins Casino, Intermarché ou encore Fnac, il déplore un coût de fabrication trop élevé : « trois à quatre fois plus cher que pour les sacs en plastique ». René-Pierre Renault, directeur de Plastiques et Tissages de Luneray (PTL), est à la fois dans le plastique et dans le végétal. Lui a opté pour la fécule de patate et se heurte aussi au problème du prix, même s’il est plus confiant. « Le prix du plastique est condamné à la hausse comme celui du pétrole dont il est issu, confit-il à l’AFP, tandis que le sac en fécule baissera en faveur de l’augmentation des volumes ». Et il en va de même pour les sacs en amidon de maïs…

Car parallèlement, les avantages sont innombrables. René-Pierre Renault ne tarit pas d’éloges sur ces sacs « bios ». « Ils sont économes en énergie car ils ne doivent être chauffés qu’à 140 degrés au lieu de 180, détaille-il. Ils nécessitent moins de matière première car ils sont de 15 à 20 % plus denses, ils sont plus résistants et offrent un nouveau débouché aux agriculteurs et ils se dégradent en cinq ou six mois contre 400 ans pour le sac en plastique».

Mais sur le marché du sac végétal, comme partout ailleurs, il existe des normes que beaucoup oublient, au détriment de l’environnement. Daniel Pouilloux vide son sac : « Il y a d’abord les sacs recyclables qui sont de très mauvaise qualité. Ensuite, les fragmentables qui, grâce à des additifs à base de mercure et de pesticides qui accélèrent le processus de dégradation, disparaissent visuellement mais s’avèrent extrêmement nocifs pour l’environnement. Et enfin, le sac biodégradable qui se dégrade entièrement au bout de quelques semaines ». En bref, un véritable sac de nœuds ! Quoi qu’il en soit, d’ici à 2010, la question ne posera plus puisqu’à cette date, une loi rendra le sac végétal obligatoire.

En attendant, chez PTL, on est prêt à basculer du jour au lendemain vers le bio si la demande est là...

12 août 2006

Droits de l’Homme : Oxfam inflige une carte rouge à Adidas

Le géant du sport Adidas devrait défendre les droits humains. Et tenir sa promesse d’appuyer la réintégration des leaders syndicaux, licenciés de l’usine qui fabrique les chaussures portées par Zinedine Zidane, Alessandro del Pierro ou David Beckham pendant la Coupe du Monde.

“Adidas est le sponsor officiel de deux brillantes équipes de la Coupe du Monde : l’Allemagne, pays organisateur et demi-finaliste ; et la France, finaliste de l’épreuve. Mais hors du terrain, la multinationale mérite un carton rouge pour le non-respect des droits de ses ouvriers”, note Kelly Dent, d’Oxfam International.

Licenciements illégaux

En octobre 2005, 33 leaders syndicaux ont été licenciés de l’entreprise indonésienne Panarub, où sont produites les chaussures Adidas “Predator” et “F50.6 Tunit”. Le “crime” des syndicalistes : avoir mené une grève d’un jour afin d’obtenir une augmentation de salaire liée à l’inflation.

Fin mai 2006, ce licenciement a été jugé illégal par la Commission indonésienne des droits de l’Homme, qui a dénoncé à cette occasion la violation des droits des ouvriers de l’usine. Dans une lettre adressée à Oxfam et datée du 15 juin, Adidas déclare se rallier au jugement de la Commission, et annonce qu’il insistera auprès de son fournisseur pour que les syndicalistes soient réintégrés.

Mais la semaine passée, Adidas est revenu sur sa déclaration. Et souhaite aujourd’hui savoir si l’avis de la Commission est légalement contraignant. La multinationale renvoie les travailleurs à la Cour Suprême indonésienne, s’ils veulent plaider leur cause.

“Nous luttons pour ce que nous pensons être juste. Nous refusons de perdre espoir. Avec l’aide d’Oxfam, nous menons campagne pour récupérer notre emploi” déclare Muhammad Ali, un syndicaliste licencié.

Un code de conduite de façade?

“Le code de conduite d’Adidas est censé assurer le respect des droits humains par ses fournisseurs”, explique Kelly Dent. “Mais au lieu d’appliquer son propre code, Adidas laisse les syndicalistes se battre devant la Cour Suprême pendant des mois, voire des années. Si le code de conduite d’Adidas a le moindre sens, alors la compagnie devrait immédiatement exiger de son fournisseur qu’il réintègre les leaders syndicaux”.

En attendant, on craint que l’usine de Panarub ne licencie encore davantage de travailleurs : sous prétexte de non respect des exigences en matière de livraison et de qualité, Adidas a revu ses commandes à la baisse pour cette usine. Oxfam International déplore que les pratiques d’achat des grandes compagnies de sport n’incitent pas les entreprises à respecter les standards les plus basiques en matière de droits humains.

En mai 2006, Oxfam International a publié un rapport, “Offside! Labour Rights and Sportswear Production in Asia”. Ce rapport démontre que la plupart des ouvriers (principalement des ouvrières d’ailleurs) travaillant pour les grandes marques de sport ont été virés ou menacés de violences lorsqu’ils ont voulu mettre en place des organisations syndicales, nécessaires à l’obtention de meilleurs salaires.

à lire également:
sur le site d'Oxfam, Les marques de vêtements de sport hors jeu !
sur le site d'Adidas, "le code de bonne conduite" (en anglais)

pétition en ligne: http://www.vetementspropres.be/index.php?p=lettre&id=8

... quelques adresses à privilégier pour acheter bio et equitable:
Modetic (vêtements)Veja (chaussures)
Blackspot (chaussures, 8 mois aux pieds déjà et ça n'a pas bougé !!!!)
Seyes (vêtements)
Ekyog (vêtements)
Ethnica (vêtements)
feuerwear (sacs)
Freitag (sacs)
Modetic (vêtements)
Tudo Bom (vêtements)
Ideo (vêtements)

11 août 2006

Eden Project: un incroyable parc environnemental

L'Eden Project est un complexe d'environnement conçu par Tim Smit et dessiné par l'architecte Nicholas Grimshaw, à 8 kilomètres de St Austell en Cornouailles, Angleterre. Le projet a pour but de construire et de maintenir une complexe répandue de l'environnement. Ouvert en mars 2001, après deux années de construction, il est parmi les attractions les plus populaires du Royaume-Uni.

Le projet est construit dans une ancienne carrière de kaolin, et est composé de deux dômes transparents, chacun abritant un biome soit un climat tropical soit un climat tempéré. Dans le biome tropical, on trouve des bananiers, des caféiers, des arbres à caoutchouc, de bambou et ainsi de suite. Dans le biome tempéré, on trouve des plantes des climats tempéré et désertique.

L'une des plus importantes activités de l'Eden Project - souvent considérée comme naturelle - est la politique de recyclage. L'Eden Project est tout entier consacré à la prise de conscience de l'environnement, c'est l'épine dorsale du projet, sa raison de vivre.

Avec la restauration de la biodiversité (l'Eden Project est le seul endroit où les arbres de la canopée des forêts tropicales peuvent atteindre leur taille normale), un des projets principaux s'appelle le Waste Neutral. C'est un état où une organisation achète dans des quantités égales ou plus élevées des produits recyclés que ce qu'elle envoie elle-même à recycler. De ce fait cela réduit ou du moins, n'augmente pas les déchets.

La politique de l'Eden Project s'étend bien plus loin que les problématiques de recyclage. Elle unit des personnes de tous les secteurs, elle permet de partager une terre commune où le futur de notre monde peut se mettre en place dans un esprit de partage.

Mais la politique de l'Eden Project chdrche à aller encore plus loin. L'idée forte est le développement durable, par la réutilisation (le recyclage), le tourisme, les moyens de transport, etc. En bref, l'Eden Project a comme objectif de changer la manière dont nous pensons, au sujet de notre environnement et de notre futur. En dehors des gouvernements, il cherche à atteindre des organisations, des sociétés et des individus, en leur proposant
un changement de perspectives en ce qui concerne la manière dont ils travaillent ensemble et pourront travailler pour le futur.

sources:
wikipedia
culture-routes

Le site officiel:
Eden Project (en anglais)

Villa soleil, une maison environnementale accessible à tous

Gaz de France et Villa Soleil, en partenariat étroit avec des industriels du secteur et le soutien de l’Agence de Défense de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), réalisent une première maison environnementale accessible à tous dont l’originalité tient dans une approche architecturale simple, facilement reproductible, accessible au plus grand nombre et adaptable au projet et au budget de chacun.

Le défi ? Bâtir une maison bioclimatique et environnementale performante, facilement reproductible pour être adaptable à tous types de projets individualisés, explique Laurent Beaugiraud, PDG de Villa Soleil (26), soucieux que cette démarche exemplaire puisse être proposée aux quelque 200 000 acquéreurs d'une maison neuve chaque année !

A cette conception bioclimatique peut s’ajouter un large choix de solutions techniques à faible impact sur l’environnement qui viennent enrichir l’approche environnementale de la maison. Ces solutions peuvent être intégrées, selon les souhaits du futur propriétaire, dès la conception de la maison :

- une isolation renforcée (plancher et plafond), rupteurs de ponts thermiques, vitrages très performants pour limiter la déperdition d’énergie
- installation de 4 m 2 de capteurs solaires en toiture du garage et d'un chauffe-eau solaire individuel permet de satisfaire gratuitement 70 % des besoins en eau chaude sanitaire
- puits canadien/ puits provençal couplé à une VMC double flux avec récupérateur d’énergie pour une ventilation efficace.
- chaudière à condensation et radiateurs chaleur douce ou sol chauffant pour un chauffage économe mais toujours très confortable.
- citerne de récupération des eaux de pluie, WC double alimentation, mitigeurs à double cran d’arrêt pour limiter la consommation en eau potable, etc.

En cohérence avec la qualité environnementale de la maison et les exigences de ses occupants, le garage est équipé d'un robinet de remplissage pour un véhicule roulant au gaz naturel (GNV). Ce fluide présente de nombreux avantages : ce n'est pas un dérivé du pétrole ; les ressources sont abondantes ; et pour ouvrir une station-service chez soi, il suffit de se brancher au réseau et de compresser le tout à 200 bars ! En outre, le gaz naturel qui ne s'enflamme qu'à 650 °C, supprime le risque d'explosion spontanée. Plus léger que l'air, il s'échappe sans former de couches inflammables en cas de fuite. Enfin, le GNV pollue peu, même s'il s'agit encore d'un carburant fossile !

Une maison saine et écologique

La démarche va jusqu'aux conseils dans la sélection de matériaux écologiques pertinents comme la brique monomur (terre cuite) ou certains isolants naturels (chanvre, plumes de canard ou ouate de cellulose).

Grâce à sa conception, la maison atteint un niveau de protection contre la surchauffe d'été équivalent à une sensation de rafraîchissement de 4 à 5°C par rapport à une maison conventionnelle. Soit une cotation bioclimatique 3*** pour le confort été/hiver correspondant à 170 points en référentiel Gaz de France. De plus, avec 70 % des besoins en eau chaude sanitaire couverts par l'énergie solaire et un montant de 300 €/an de gaz naturel pour le chauffage et le complément en eau chaude, la facture des futurs occupants est estimée à moins de 1 €/jour ! Sans compter des crédits d'impôts jusqu'à 40 %, dont les ménages français peuvent bénéficier en rendant leur habitation principale économe en énergie et en utilisant des énergies renouvelables.

Partenaires institutionnels et industriels : ADEME, Association Maisons de Qualité, Gaz de France, UCI-FFB (Union des constructeurs immobiliers-Fédération Française du Bâtiment),
ACOVA, ALDES, BANACRIL, CHAFFOTEAUX & MAURY, DELTA DORE, ISOVER, KP1, RAMON SOLER, SAINT GOBAIN GLASS, avec le Cabinet d'études thermiques BASTIDE ET BONDOUX (69)

En savoir plus

10 août 2006

Pétrole: bientôt 250 dollars le baril ?

Olivier Appert, président de l'Institut français du pétrole (IFP), a prédit, mardi 8 août sur France Inter, une hausse sans limite du pétrole en cas de blocage des discussions avec l'Iran.
En cas de blocage, "il n'y a plus de limite à court terme sur le prix du pétrole qui pourrait atteindre 250 dollars par baril", a assuré Olivier Appert, rappelant que "deux tiers des réserves se trouvent au Moyen-Orient".
"Cela ne sera que de très courte durée car cela déclenchera une crise majeure, une crise économique mondiale", a-t-il tempéré.
Le président de l'IFP a jugé que ce nouvel événement négatif sur le secteur était "un nuage noir supplémentaire" sur le marché pétrolier.
"C'est la fin du pétrole bon marché et imaginons qu'il y ait à la fin du mois, de nouveau des ouragans du style Rita ou Katrina, alors là, il y a toutes les chances qu'on dépasse le seuil fatidique des 80 dollars par baril", a-t-il encore estimé.

250 dollars le baril selon l'étude de SP

L'agence de notation financière internationale Standard and Poor's (SP) avait tablé, lundi, sur une hausse du prix du baril à 250 dollars, si une escalade du conflit au Proche-Orient conduisait l'Iran à bloquer le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les tankers dans le Golfe.
Dans son étude, SP imagine que le conflit entre Israël et le Hezbollah s'étende à l'Iran, après des raids aériens éventuels, menés par Israël ou les Etats-Unis sur des sites nucléaires ou d'autres installations iraniennes.
Le détroit d'Ormuz serait alors bloqué pendant six mois, selon ce scénario, et cela empêcherait les tankers de venir chercher l'or noir de gros producteurs comme l'Arabie saoudite, le Koweït et les Emirats arabes unis. Conséquence ? Une réduction de 20% de l'offre mondiale et une envolée des prix du pétrole.

Puiser dans les réserves occidentales n'empêcherait la hausse

Les puissances occidentales puiseraient abondamment dans leurs réserves stratégiques de pétrole, mais cela n'empêcherait pas les prix du brut de grimper à 250 dollars le baril, car le monde se retrouverait dépourvu de toute production supplémentaire, a jugé l'agence.
Comme entre 1980 et 1982, les Etats-Unis seraient les plus touchés par cette envolée des prix et l'économie mondiale tomberait en récession.
"C'est loin d'être le pire des scénarios et, au contraire, ce pourrait être le meilleur des cas", a estimé SP, qui juge toutefois ce scénario "peu probable".
Quelque 16 millions de barils de brut quittent chaque jour la région du Golfe via le détroit, soit près de 20% de la production mondiale, et plus d'un tiers des exportations.

source

à lire: Pétrole apocalypse d' Yves Cochet

Le biodiesel sera produit à Limay dès 2008

Ce projet s’inscrit dans le programme mis en place par le gouvernement pour promouvoir les énergies renouvelables. Financée par Sarp Industries, la future usine fabriquera 60 000 tonnes de biodiesel par an.

Le gouvernement a donné un coup d’accélérateur au développement des biocarburants en annonçant la construction de seize nouvelles usines de production lors du dernier salon de l’Agriculture. Objectif : atteindre 5,75 % d’incorporation dans les carburants à l’horizon 2008. Un niveau qui devra atteindre 7 % en 2010. Parmi les projets retenus par l’État, celui de Sarp Industries, prévu sur la zone portuaire de Limay-Porcheville. Ce projet industriel innovant porte sur la création d’un site de fabrication de biodiesel axé sur la valorisation de déchets - des huiles alimentaires usagées - avec compléments d’huile pure d’origine végétale. Une situation stratégique La future usine de biocarburant sera implantée à proximité du centre de traitement et de valorisation de déchets dangereux de Sarp Industries. Une situation géographique qui a de nombreux atouts. « Cette situation permettra le recours au transport fluvial pour l’alimentation de l’unité et l’acheminement du produit fini. Elle permet aussi la mutualisation des échanges énergétiques. L’énergie produite par Sarp sera utilisée pour faire fonctionner le process de l’usine de biocarburants », explique Clément Leveaux, le directeur de la communication de Sarp Industries/Véolia Propreté. L’unité de Limay produira 60 000 tonnes de biodiesel par an. Les huiles utilisées pour la fabrication du biocarburant proviendront des chaînes de restauration rapide et de la restauration collective, sur toute la partie située au nord de la Loire.

lire la suite

9 août 2006

Lancement de la campagne de sensibilisation du public à une utilisation économe de l’eau

Le ministère de l’Ecologie et du Développement durable et les Agences de l’eau lancent une campagne de sensibilisation du public à une utilisation économe de l’eau. Elle est diffusée à la radio et à la télévision du 22 juillet au 30 août 2006. Elle montre la nécessité de gérer l’eau comme un bien rare et rappelle que nos gestes individuels en faveur de l’environnement, même modestes, permettent de véritables économies.

Ainsi, on peut facilement économiser chaque jour en France 3 milliards de litres d’eau, soit quatre fois la consommation journalière de Paris en eau.

à télécharger: la brochure (format PDF) pour en savoir plus sur les bons comportements à adopter afin d'économiser la ressource en eau

voir la vidéo de la campagne lancée par le ministère de l'Ecologie:

One Planet Many People: Atlas of Our Changing Environment

One Planet, Many People s'adresse aux législateurs en politiques environnementales, aux organisations non gouvernementales, au secteur privé, aux universitaires, aux enseignants et au grand public. L'atlas à travers des commentaires supportés par des graphiques, des photos et des images satellites, explique comment l'être humain a modifié et continue de modifier l'environnement de notre planète.

Objectifs
Le principal objectif de cet atlas est de fournir des illustrations visuelles et irréfutables des changements environnementaux induits par les processus naturels et les activités humaines.

Les objectifs spécifiques de One planet, Many people sont :
- de générer une prise de conscience des effets de certaines activités humaines sur l'environnement ;
- de fournir des mesures scientifiques de la surexploitation de l'environnement et de ses conséquences.

Pour atteindre ces objectifs, l'atlas contient :
- une collection spectaculaire de paires d'images satellite "avant - après", traitant de thèmes variés pour 80 sites autour du monde ;
- une trentaine d'études de cas appuyées par des récits, figures et photographies de terrain ;
- une compilation de cartes environnementales récemment publiées.

Cet atlas permet une meilleure compréhension des impacts environnementaux et aide à catalyser les besoins de changement des politiques et des activités humaines vers des pratiques plus soutenables.

à voir: site web de l'atlas
acheter One Planet, Many People sur Amazon

7 août 2006

Un responsable paysan verbalisé pour avoir roulé à l'huile végétale pure

Le porte-parole de la Confédération paysanne de Seine-Maritime, Olivier Lainé, qui effectuait des livraisons à bord d'une camionnette roulant à l'huile végétale pure (HVP), a été verbalisé et retenu durant près de six heures par les douanes mercredi près de Rouen, a-t-il indiqué à l'AFP.

A l'exception des véhicules agricoles, l'usage d'huile végétale pure dans les véhicules à moteur, prôné par les écologistes, est interdit en France malgré une réglementation européenne favorable à ce carburant.

M. Lainé a précisé à l'AFP qu'il avait été arrêté à Martainville (25 km à l'est de Rouen) lors d'un contrôle de routine et qu'il avait lui-même indiqué aux douaniers qu'il roulait à l'HVP.

Il a ensuite été invité à suivre les douaniers jusqu'aux bureaux des douanes de Grand-Couronne près de Rouen, d'où il a pu repartir à bord de sa camionnette près de six heures plus tard, après établissement d'un procès verbal.

Depuis mars dernier, il fait ses livraisons à bord d'une camionnette dont le moteur a été transformé pour pouvoir fonctionner à l'HVP, produite dans une installation qu'il partage avec d'autres agriculteurs de la région, a-t-il précisé.

Dans un communiqué, la Confédération paysanne a dénoncé "la duplicité de l'Etat qui prône dans ses discours une volonté de progresser vers une plus grande autonomie énergétique des exploitations agricoles et de lutter contre l'effet de serre". "Dans la pratique les filières courtes sont entravées, comme l'a montré la décision de justice interdisant l'usage d'huiles végétales pures comme carburant pour des camions communaux dans le Lot-et-Garonne", a souligné le syndicat.

Fin juin, le tribunal administratif de Bordeaux saisi par la préfecture du Lot-et-Garonne a annulé deux délibérations de la Communauté de communes de Villeneuve-sur-Lot (CCV) autorisant l'usage de HVP comme carburant pour faire rouler une dizaine de camions-poubelles.

La préfecture du Lot-et-Garonne a invoqué le fait que "la réglementation nationale interdit l'usage des huiles végétales pures à la carburation en dehors du monde agricole".

Le tribunal a estimé que les directives européennes sur lesquelles se basait la CCV pour justifier l'emploi de ce biocarburant "n'ont pas un caractère suffisamment précis pour être normatives et (...) laissent aux Etats membres un large pouvoir d'appréciation (...)".

La Confédération paysanne a réaffirmé jeudi son "opposition à la stratégie gouvernementale basée exclusivement sur les biocarburants industriels".

Elle estime que ces biocarburants "ne sont pas économiquement rentables et profitent exclusivement à des lobbies agricoles et pétroliers sans considération pour le développement de l'économie locale".

source: La Croix

à lire égaelement:
Biocarburant: expérience souhaitée sur les huiles végétales en Lot-et-Garonne
Villeneuve-sur-Lot poursuivi pour utilisation de ce biocarburant
HVP: Villeneuve Sur Lot persiste et signe !
De l’huile végétale pure pour faire rouler les camions poubelles à Villeneuve-Sur-Lot

6 août 2006

L’Éthanol, une solution d’avenir ou un leurre

Un carburant renouvelable qui réduit notre dépendance énergétique et diminue l’effet de serre ? une bonne idée en apparence. A moins qu’il ne coûte plus cher que l’essence et ne contienne moins d’énergie qu’il n’en faut pour le produire...

De plus en plus de constructeur offrent des véhicules à carburant «flexible » pouvant fonctionner à l’essence et à l’éthanol, avec un mélange allant jusqu’à 85%. Si ce carburant est moins nocif pour l’environnement à sa sortie de l’échappement, sa production demande une grande quantité d’énergie qui annule ses bienfaits. Alors pourquoi les constructeurs offre une approche à l’éthanol. Issu de l'agriculture (maïs, bois), il réduit l'effet de serre ainsi que notre dépendance énergétique. Cerise sur le gâteau, les moteurs actuels le tolèrent très bien, moyennant quelques modifications.

L’exemple du Brésil et de la Suède

Le Brésil est le plus grand producteur mondial de canne à sucre et produit du Bioéthanol, un alcool très proche de la vodka issu de la transformation de céréales, de betteraves ou de cannes à sucre. Les Brésiliens l'ont adopté en masse voilà une trentaine d'années. La Suède, qui en avait fait son carburant de substitution pendant la pénurie des années quarante, redécouvre aujourd'hui ses vertus écologiques.

Il aura suffi que le gouvernement suédois s'engage fin 2004 à supprimer les taxes sur le bioéthanol pour que Saab se décide à investir dans ce carburant alternatif. Lancée au printemps 2005, la 9-5 BioPower fonctionne sur un mélange à 85 % d'éthanol (appelé E85) et représente déjà 80 % des ventes de ce modèle dans le pays. Par ailleurs, 22.000 Ford Focus ou C-Max Bioflex roulent déjà au bioéthanol. Elles représentent déjà près de 10 % des voitures neuves vendues en Suède.

Zéro taxe sur le E85 : les Suédois disent oui !

Sans rien changer à leurs habitudes de conduite, ces citoyens vertueux ont la satisfaction de rouler plus propre tout en réalisant de substantielles économies. Près de 4.000 euros par an à en croire les gens de chez Saab si on cumule les économies à la pompe (E85 quasiment exempté de taxes), la taxe de vente ajoutée à taux réduit pour les véhicules propres (-20 à -30 %) et le stationnement gratuit dans la majorité des grandes villes du pays. De quoi donner à réfléchir pour d’autres pays industrialisés

De fait, s'il bénéficiait des mêmes incitations fiscales, le bioéthanol pourrait connaître un engouement similaire au canada.

Energivore et encore cher à produire

Si le litre de E85 s'affiche en Suède à 87 centimes contre 1,25 euro pour le SP 95, c'est bien grâce à son régime fiscal particulier. "Sans ce coup de pouce, reconnaît Nicholas Källsäter, responsable de réseau chez le distributeur de carburants Statoil, le bioéthanol coûterait plus cher à la pompe que le super. S'il était soumis aux mêmes taxes que les autres carburants, le E85 n'aurait jamais percé comme il l'a fait en Suède."

La raison de ce coût élevé ? Un processus de distillation qui n'exploite que le maïs ou la céréale, et laisse de côté la tige. A ce jour, les chiffres les plus optimistes font état de rendements de 370 litres d'éthanol à la tonne de maïs, de 340 litres à la tonne de blé et de 100 litres à la tonne de betterave. A l'étude depuis plus de dix ans, un nouveau processus de biomasse utilisant l'intégralité de la plante promet des gains de productivité énormes. Impératif si l'on ne veut pas, à terme, empiéter sur les surfaces cultivables consacrées à l'alimentation.

Reste la question épineuse du bilan énergétique global du bioéthanol : combien d'énergie faut-il dépenser pour produire un litre de ce biocarburant qui permet d'aller moins loin qu'avec de l'essence (- 25 % environ avec le E85 ) ? Là encore, les conclusions divergent.

Bilan énergétique : il n'y a pas de miracle

Si l'on en croit les travaux menés par PriceWaterhouseCoopers à la demande de l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'éngergie) de la DIREM (Direction des Ressouces Energétiques et Minérales), "la filière bioéthanol restitue actuellement deux fois plus d'énergie qu'elle ne consomme d'énergie non renouvelable. Comparativement, l'essence restitue moins d'énergie qu'elle n'en consomme."

L'EPA américaine (Environmental Protection Agency) se veut un peu moins optimiste. Selon son rapport, "pour 1,3 unité d'énergie de bioéthanol produite, il faudrait brûler 1 unité d'énergie fossile non-renouvelable" dans les moteurs des tracteurs et dans les usines de distillation. Selon d'autres études américaines citées par les magazines Business Week et Car and Driver, ce bilan deviendrait même carrément négatif en cas de mauvais rendement à l'hectare.

Les écologistes ont cependant la parade absolue. Selon eux la substitution d'une tonne de bioéthanol à une tonne d'essence réduirait de 75 % les émissions de gaz à effet de serre. D'une part parce que sa combustion est naturellement plus propre, mais aussi parce que "le CO2 dégagé est le même que celui que la plante avait puisé précédemment dans l'atmosphère pour sa croissance."

Ainsi, le bioéthanol ne participerait pas à l'augmentation de l'effet de serre. Tout au plus à l'entretien de ce cycle naturel.

L'éthanol n'est pas LA solution. Il est UNE des solutions

Dans cette bataille de chiffres, une certitude émerge : pas plus que les autres biocarburants, le bioéthanol ne pourra remplacer le super sans plomb et le Diesel. L'avenir des transports passera par la cohabitation entre une multitude de carburants.

source

4 août 2006

L'hytane : alternative à moyen terme

L'IFP (Institut français du pétrole) estime que l'hydrogène, le carburant le plus propre, ne s'imposera pas avant plusieurs dizaines d'années, car ce gaz, qui n'existe pas à l'état naturel, nécessite des centaines de milliards d'euros d'investissement pour sa production, son transport, son stockage et, surtout, pour la conception de moteurs capables de l'absorber. En attendant, une solution énergétique transitoire existe : il s'agit de l'hytane, mélange d'hydrogène (20 %) dilué dans du gaz naturel (80 %), qui permettrait d'ores et déjà d'utiliser les canalisations existantes du réseau de distribution du gaz naturel et des limiter les évolutions techniques des moteurs.

Des difficultés existent néanmoins, liées principalement aux moyens de distribution de ce carburant. Plusieurs expériences ont déjà eu lieu au Canada et aux Etats-Unis et deux nouvelles opérations pilotes vont débuter à Toulouse et à Dunkerque, cet été, avec la mise en service de trois autobus fonctionnant à l'hytane. une soltuion d'avenir pour limiter les rejets de gaz à effet de serre et succéder à l'ère du "tout pétrole".

Un nouveau photocatalyseur pour la production d'hydrogène

Un groupe de recherche de la Tokyo University of Science a développé un photocatalyseur amélioré. Celui-ci produit 180% d'hydrogène de plus que les catalyseurs utilisés jusqu'à présent, quand il est exposé à des rayons ultraviolets en présence d'eau. En effet, 56% de la lumière qu'il absorbe est utilisée pour produire de l'hydrogène, alors que le rendement des autres catalyseurs est généralement de 20%.

Ce nouveau photocatalyseur est formé en plaçant des grains subnanométriques d'oxyde de nickel à la surface de nanoparticules d'oxyde de tantale et de sodium (NaTaO3) contenant du lanthane. Quand ce catalyseur est placé dans de l'eau et exposé à des rayons ultraviolets, les grains d'oxyde de nickel collectent des électrons qui se combinent alors aux ions H3O+ de l'eau pour former de l'hydrogène élémentaire.

Ces recherches ont été faites dans le cadre d'un projet visant à produire de l'hydrogène à partir d'eau pour les applications spatiales.

Source : Cette information est un extrait du BE Japon numéro 412 du 20/07/2006 rédigé par l'Ambassade de France au Japon

Allemagne: première station de GNV à partir de biogaz

Le biogaz, gaz naturel provenant de la décomposition des matières organiques, passe du statut de gaz expérimental à gaz commercial, de l'autre côté du Rhin.

Le biogaz est déjà commercialisé à la pompe dans de nombreuses stations dans les pays scandinaves. Mais en France ou en Allemagne, c'était encore un carburant expérimental, auquel on s'essayait dans des projets pilote, comme celui en cours de développement dans l'agglomération de Lille, pour alimenter des autobus. Mais les allemands passent la vitesse supérieure, avec l'ouverture de leur première station de biogaz. Située à Jameln (Lüchow-Dannenberg), cette station ne vend pas du gaz fabriqué à partir de déchets, mais à partir de « plantes fraiches ». Des agriculteurs de la région amènent leurs récoltes à la Raiffeisen Warengenossenschaft, l'usine de transformation, qui convertit ces plantes en gaz naturel par le processus bien connu de la fermentation anaérobie. Le gaz obtenu doit ensuite être amélioré, pour diminuer sa teneur en soufre et accroître sa proportion de méthane, et c'est le travail de HAASE Energietechnik AG, pour aboutir à un produit final contenant environ 96 % de méthane, avec un taux de soufre de 5 ppm, ce qui répond parfaitement aux spécifications des constructeurs pour les voitures au gaz naturel.

On attend maintenant une analyse détaillée sur le rendement global de tout le cycle de production, mais selon les calculs préliminaires, ce carburant automobile serait très avantageux, meilleur (en terme d'énergie consommée lors de la production/énergie distribuée à la pompe) que celui du biodiesel fabriqué à partir de colza.

source

à lire également: http://www.haase-energietechnik.de/en/Products_and_Services/Waste_Treatment/BiogasUpgrader/ et sur Wikinews http://de.wikinews.org/wiki/Erste_Biogas-Tankstelle_Deutschlands_er%C3%B6ffnet

L'environnement et ses métiers

L'Université de Liège organise une université d'été centrée sur l'environnement et ses métiers, du 28 août au 1er septembre, sur le campus d'Arlon. Elle s'adresse plus particulièrement aux étudiants de deuxième année de baccalauréat et à tous ceux intéressés par une formation en environnement. L'université d'été propose des conférences, des ateliers thématiques, des visites de terrain, des moments d'échanges et de rencontres avec les différents milieux professionnels et employeurs concernés.

en savoir plus sur le site de l'Université de Liège

l’énergie verte, une chance

Le prix de l’énergie augmente. Une calamité? Pourquoi ne pas plutôt y voir une chance pour nos industries: celle de fournir les solutions qui permettront de s’affranchir des pratiques polluantes.

L’énergie est une composante fondamentale de l’économie et de l’industrie. Que se soit pour la production des commodités, des produits semi-finis, finis ou de haute technologie, l’énergie est utilisée dans des proportions diverses par rapport à la valeur ajoutée. Elle se retrouve aussi indirectement dans les processus industriels tant au niveau des outils de production que des ateliers et bureaux, des transports de produits et de travailleurs.

En Belgique, 77% de l’énergie primaire provient des combustibles fossiles (pétrole, gaz, charbon), 21% du nucléaire et 2% des énergies renouvelables.
Les énergies fossiles et fissiles proviennent de stocks. Par définition, ceux-ci ne sont pas inépuisables.
De plus, la production et l’exploitation des énergies engendrent des pollutions diverses. Les énergies fossiles produisent du C02, des acides, des suies, surtout le charbon. L’énergie nucléaire produit du plutonium et des déchets radioactifs dont l’activité dure jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’années. Or le développement durable consiste à satisfaire nos besoins sans empêcher les générations futures de satisfaire les leurs. Nous avons donc la responsabilité de résoudre nos problèmes en léguant des solutions, et non pas de trouver des solutions qui laisseront des problèmes.

Quelle est l’échéance de ces énergies ?

Les gisements de pétrole exploitables connus ou estimés sont de 130 Gtep dont les 2/3 au moyen orient. Depuis une vingtaine d’années, le rythme des découvertes de nouveaux gisements est inférieur à l’augmentation de la consommation. De même pour les réserves de gaz naturel, de plus en plus demandé. Le prix du gaz devrait donc augmenter comme celui du pétrole. Les réserves de charbon sont nettement plus importantes. Si le charbon devait subvenir seul à nos besoins comme ce fût le cas jusqu’au XIXe siècle, nous en aurions pour 60 ans au rythme de consommation actuelle. Son prix est plus stable que celui du gaz et du pétrole.
Enfin les réserves d’uranium extractibles à moins de 130 $/kg, soit plus de 3 fois le prix actuel, sont de 58 Gtep pour une consommation annuelle de 0,7 Gtep par 440 centrales dans le Monde. Si le nucléaire devait remplacer les énergies fossiles comme on le croyait dans les années soixante-dix, les réserves seraient consommées en 6 ans... La surgénération qui consiste à utiliser le plutonium dans des centrales plutôt que dans des bombes, a été abandonnée par la France en 1997 après 30 années de recherches et d’expérimentations infructueuses. L’utilisation du plutonium (5%) mélangé à de l’uranium (95%) dans les centrales classiques sous la forme de MOX coûte 145 M€ supplémentaires par tonne de plutonium. Il s’agit plutôt d’un processus d’élimination de ce déchet cependant fort controversé. La fusion nucléaire contrôlée ne devrait pas permettre de fournir de l’énergie avant, dans le meilleur des cas, 2050. Beaucoup d’inconnues sur ce processus demeurent et rien ne garantit que les obstacles technologiques puissent être tous levés.

Mais alors que faire ?

Il n’est donc pas prudent de miser toute notre politique énergétique sur des hypothétiques découvertes de technologies ou de gisements. Il est beaucoup plus sage de compter sur des ressources inépuisables et des technologies avérées. A l’ombre d’un charbon puis d’un pétrole bon marché, les énergies renouvelables ne se sont guère développées au XXeme siècle sauf dans certains cas comme l’hydroélectricité en montagne, la biomasse au Brésil, l’éolien au Danemark, la géothermie en Islande...

Le solaire et la biomasse

L’inconvénient des flux d’énergie du soleil (solaire direct, vents, hydraulique, biomasse...) est leur forte dispersion et leur variabilité. Par contre, ces flux sont relativement prévisibles, constants et largement disponibles. Les flux d’énergie primaire sont des milliers de fois supérieurs à notre consommation actuelle. Le problème est de capter, concentrer et stocker ces flux énergétiques utilisés en cocktail afin de couvrir tous nos besoins. D’après le professeur Martin de l’UCL, le potentiel mondial du vent, de la houle et des courants est de 400 TW, plus de 30 fois la consommation d’énergie, loin derrière les 82.000 TW de rayonnement que notre planète reçoit chaque année, 6.000 fois notre consommation d’énergie. Les technologies pour capter et concentrer ces flux existent depuis longtemps : le bois de chauffe, les moulins à vent, les moulins à eau... Aujourd’hui, le développement des technologies des matériaux, de l’électronique, de l’aérodynamique, de la chimie... permettent de multiplier le rendement de ces techniques rudimentaires. Même un pays au climat ingrat comme la Belgique reçoit chaque année, sur 60m², l’énergie primaire consommée par habitant.

Le stockage de l’énergie

Aujourd’hui, les bons vieux accumulateurs au plomb offrent un rendement jusqu’à 75% et des taux de recyclage satisfaisant (90%) mais des procédés développés par Umicore, par exemple, permettront d’utiliser d’autres accumulateurs recyclables, plus légers, problème clé du stockage de l’électricité. De même, les développements sur la pile à combustible permettent d’obtenir des rendements électriques de 60% qui ignorent le principe de Carnot. La pile à combustible existe depuis la nuit des temps puisqu’elle permet à toute la faune animale de produire sa force motrice avec des « carburants » plutôt variés...

Last but not least : les économies d’énergies

Le plus grand gisement d’énergie se trouve dans l’efficience énergétique. Par exemple, en Belgique, 80% de l’énergie du secteur résidentiel et tertiaire est utilisée pour le chauffage des bâtiments. Aujourd’hui, les techniques du bâtiment associées aux technologies d’isolation, de captation active, de régulation permettent de diminuer par 4 la facture énergétique soit une économie de plus de 3 milliards d’euros chaque année. De même, pour la consommation d’électricité, les améliorations des appareils électroménagers de classe A, les lampes économiques, la réduction des consommations de veille, la domotique... permettraient de réaliser facilement des économies annuelles de 10 TWh à 20 TWh soit 25% de la production d’électricité.
Les 10 Mtep de pétrole consacrés au transport pourraient être drastiquement diminués en focalisant l’industrie sur les moteurs à haut rendement, les véhicules hybrides et électriques, les piles à combustibles, en diminuant le poids des véhicules et leur puissance mal dimensionnée pour des autoroutes limitées à 120 km/h... mais aussi par un recours plus rationnel à l’automobile. L’amélioration des techniques de téléphonie et de vidéophonie participent également à la restriction des transports physiques. Les techniques de stockage d’énergie dans des batteries, de l’hydrogène ou du méthanol permettront la substitution du pétrole dans les transports. Ici aussi, il faut passer du laboratoire à l’usine.
Enfin, la cogénération, c’est-à-dire l’utilisation de la chaleur des centrales thermiques aujourd’hui jetée à l’eau ou dans l’atmosphère est un potentiel de plus de 10 Mtep, de quoi chauffer gratuitement nos bâtiments grâce à des réseaux de chaleur comme au Danemark, en Autriche, en France...

Energies renouvelables : un boom économique

Le développement durable n’est donc pas un fatras de règles contre-productives qui handicapent davantage nos entreprises face à celles des pays qui pratiquent un dumping social ou environnemental. C’est une panoplie vaste d’opportunités de développement de processus et produits nouveaux qui rendent obsolètes les vieilles technologies peu respectueuses de l’environnement. Par exemple, en développant les technologies éoliennes, il y a 20 ans, les Danois, malgré leurs salaires élevés, contrôlent aujourd’hui un marché prometteur de 8 milliards d’euros relativement peu délocalisable. Les entreprises du World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) dont Toyota, Dupont de Nemours, STmicroelectronics... ont commencé à réfléchir au développement durable après la conférence de Rio (1992). Aujourd’hui, la mise en pratique de ces idées leur a fait gagner des milliards de dollars et a renforcé leurs avantages compétitifs face à leurs concurrents.
Le renchérissement naturel du prix de l’énergie n’est donc pas une calamité mais une opportunité pour nos industries de fournir les solutions qui vont permettre à l’humanité de s’affranchir définitivement des pratiques temporaires et polluantes afin de pouvoir s’engager sur la voie du développement durable. Cette nécessaire course au rééquipement, tant chez l’industriel que chez le particulier, sera le moteur d’une formidable activité économique créatrice d’emplois ne visant plus au productivisme mais à conquérir au plus vite notre indépendance énergétique.

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