30 novembre 2005

Un cadeau éthique pour Noel ?



bonnet en 100% coton, tricoté main

prix 25 €


pull rayé en 100% coton assorti au bonnet à clochettes, et aux moufles, tricoté main

prix 49€


Bosnian Handicrafts, association bosniaque, emploie plus de 500 femmes de toutes les « ethnies » (bosniaques, croates et serbes) qui travaillent à domicile.

L'existence de nombreuses femmes bosniaques a été profondément bouleversée par la dernière guerre civile. La disparition du mari et du foyer sont deux tragédies qui leur firent perdre assurance et espoir.

en vente sur:

Bosnian Handicrafs est profondément concernée par le bien être psychologique et la situation économique de ses tricoteuses. Ce travail permet à ces femmes de reconstruire leur vie.

La libéralisation du commerce des produits agricoles : une solution miracle contre la faim dans le monde ?

80 % des victimes de la faim sont des paysans, généralement des agriculteurs familiaux. Ils représentent près de la moitié de la population active mondiale et plus de 70 % dans certains pays d’Afrique. Le soutien à l’agriculture familiale est donc un élément central dans la lutte contre la faim.

En 1995, l’OMC a été créée pour libéraliser les échanges, notamment agricoles, afin de contribuer au développement. Les négociations en cours ont d’ailleurs été appelées « cycle de Doha pour le développement ».

Un an plus tard, la communauté internationale s’est engagée à réduire de moitié d’ici 2015 le nombre de personnes victimes de la faim dans le monde, lors du Sommet mondial de l’alimentation.

10 ans après la création de l’OMC, l’heure est au bilan. Loin de régresser, la faim a continué à augmenter. Selon la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, le nombre de personnes sous-alimentées a progressé de 18 millions entre 1995 et 2001, atteignant 852 millions d’individus. La libéralisation du commerce des produits agricoles n’a donc pas tenu ses promesses. Le sort des 2,8 milliards de personnes qui vivent de l’agriculture ne peut dépendre de la seule loi du marché.

voir la campagne Alimenterre 2005 sur le site du Comité Français pour la Solidarité Internationale

Les courants de l'Atlantique changent, inquiétude pour le climat européen

Le système de courants qui parcourt l'Atlantique et garantit au nord-ouest de l'Europe des températures douces, pourrait être en train de se gripper, comme l'avaient prédit certains climatologues préoccupés par le réchauffement de la planète provoqué par l'homme.

Une étude à paraître jeudi dans la revue scientifique britannique Nature avance que le courant tiède qui baigne les côtes européennes aurait enregistré en un demi-siècle une baisse de 30% de son débit.

Le système de courants de l'Atlantique est formé d'une partie "montante" chaude, le célèbre Gulf Stream, prolongé par la dérive nord-Atlantique, et de deux branches "descendantes" ramenant, par l'est et par l'ouest, ses eaux refroidies vers l'Equateur, où elles se réchauffent de nouveau.

L'auteur de l'étude, le Pr Harry Bryden du Centre national d'océanographie de l'Université de Southampton en parle comme d'un "tapis roulant", dont chaque composante est indispensable au bon fonctionnement de l'ensemble.

Ses conclusions - les premières à étayer la vieille hypothèse des climatologues d'un blocage des courants atlantiques - découlent des observations fournies par une série de capteurs positionnés au niveau du 25ème parallèle qui coupe le Gulf Stream et les deux courants "descendants".

Si sa partie "montante" semble rester stable, les chercheurs ont noté une évolution préoccupante des deux branches "descendantes" du système.

- dans la zone subtropicale, sous l'effet des vents, le courant effectue une gyre dans les couches intermédiaires de l'océan (le thermocline). Les volumes y transitant ont augmenté de 50% depuis 1957.

- aux confins de la calotte glaciaire, les eaux refroidies s'enfoncent dans les couches profondes de l'océan. Cette "eau profonde Nord Atlantique", qui forme le courant du Labrador descendant le long des côtes américaines, a vu son débit chuter à grande profondeur (entre 3.000 et 5.000 mètres) de 50%.

Les scientifiques en ont déduit que la dérive nord-Atlantique, qui arrive jusqu'en Europe, a enregistré un recul de son débit de 20 millions de tonnes d'eau/seconde en 1957 à 14 millions de tonnes d'eau/seconde en 2004.

"La chaleur qu'elle transporte apporte une contribution substantielle au climat modéré de l'Europe maritime et continentale et tout ralentissement de la circulation océanique aurait des implications profondes pour les changements climatiques", relève l'étude.

"Les études précédentes menées au cours des 50 dernières années montraient une circulation océanique et un transport de chaleur de part et d'autre du 25e parallèle relativement constant. C'est pour cela que nous avons été surpris que les chiffres de la circulation océanique en 2004 soient si différents des estimations précédentes", a relevé le Pr Bryden.

Le phénomène de circulation océanique est très dépendant du niveau de salinité, qui devrait baisser dans l'Atlantique nord avec l'intensification des précipitations, l'augmentation du débit des rivières et la fonte des calottes glaciaires entraînées par le réchauffement de la planète.

L'interruption de la circulation océanique dans l'Atlantique pourrait faire baisser de 4°C les températures moyennes en Europe.

"Ce ne sera pas une chose instantanée, comme dans le film +Le jour d'après+, mais de l'ordre d'une décennie", souligne Meric Srokosz, de l'institut britannique de recherche sur l'Environnement NERC. "Nous ne parlons pas d'un nouvel âge glaciaire, mais d'hivers plus extrêmes et plus froids".

"Ce qui complique les choses, c'est que vous avez un réchauffement climatique en cours. Si vous ralentissez la circulation océanique, vous provoquerez un refroidissement localisé, pas sur l'ensemble de la planète".

source: AFP

29 novembre 2005

bouteilles et films plastiques: STOP LE PLASTOK !!!!


Pourquoi cette campagne ?


Le recours au tout plastique nous rend dépendants d’une matière première non renouvelable, le pétrole. Alors qu’à peine 17% des plastiques utilisés sont recyclés, ces derniers produisent des pollutions multiples aussi bien en amont de leur fabrication qu’en aval de leur utilisation; pourtant des alternatives existent.

Les producteurs ont recours de plus en plus fréquemment à des emballages plastiques ou des produits plastiques jetables. Bouteilles d’eau, sacs de caisse, rasoirs jetables ou encore films emballant les journaux incarnent une société du gaspillage qui fait fi des conséquences environnementales, visuelles et sanitaires du plastique. D’une composition chimique souvent complexe, ces multiples plastiques ont des impacts importants lors de leur production (extraction pétrolière, transport, utilisation de substances chimiques parfois toxiques dans les process de production). À l’issue d’une utilisation éphémère, ces plastiques se répandent dans nos organismes et dans l’environnement via les décharges sauvages et mal contrôlées ou l’incinération. Laissé sur les plages et dans les sous-bois ou transporté par les vents, le plastique étouffe l’avifaune et la faune marine qui le confondent avec de la nourriture.

En tant que consommateurs, nous avons le devoir de contraindre les producteurs à ne plus recourir systématiquement à cette matière gaspillée inutilement. En tant que citoyens, nous avons le pouvoir de réclamer une maîtrise et un contrôle de la mise sur le marché du tout plastique et du plastique jetable et leur remplacement par des produits en matériaux réutilisables et renouvelables !

Les objectifs

Si les milliards d’objets et emballages en plastique diffusés chaque année en France sont en partie recyclables, ils sont très peu recyclés. Après plusieurs années de gestion maladroite des conséquences du tout plastique, nous nous devons de revenir à la genèse de cette pollution afin de privilégier la réduction à la source. Bouteilles et films en plastique recouvrant certains journaux, documents administratifs et publicités sont le symptôme par trop visible d’une société privilégiant le gaspillage à la prévention.

Afin de supprimer le recours abusif à ces produits d’un usage éphémère, nous demandons :

Au Ministre de l’Écologie, une politique qui :
• privilégie la réduction à la source, puis la réutilisation et enfin le recyclage des produits et emballages plastiques;
• prévoie la réalisation d’analyses comparatives des cycles de vie entre différents matériaux pour une même utilisation;
• réévalue puis re-développe la consigne sur les bouteilles et favorise les circuits courts;
• interdise le recours aux films plastiques non biodégradables entourant les journaux, documents administratifs et publicités, et privilégie l’anneau en papier, l’étiquetage sur la tranche des documents ou l’envoi électronique;
• évalue précisément l’impact de la dissémination des plastiques sur notre santé et dans notre environnement en faisant peser la charge du financement sur les producteurs de plastique;
• considère juridiquement la présence des déchets plastiques dans l’environnement comme une «pollution» au même titre qu’une pollution chimique et pas seulement comme une «nuisance».

Au Ministre du Budget :
• d’être exemplaire en n’envoyant plus les feuilles d’impôt,
taxes d’habitation et autres taxes foncières sous films plastiques non biodégradables;
• d’inciter la Commission paritaire des publications et agences de presse à modifier son cahier des charges de façon à proscrire les films plastiques entourant les journaux diffusés par abonnement;
• de créer une taxe spécifique renchérissant les produits à forte densité kilométrique et de surtaxer les produits jetables.

Aux producteurs de bouteilles :
• de développer les systèmes de contenants réutilisables et consignés sans augmenter les flux de camions, en préférant les circuits courts;
• de ne plus mettre en vente des bouteilles plastiques d’une contenance inférieure au litre et demi.

en savoir plus sur le site d'Agir Pour l'Environnement

le chanvre dans la construction

Présentation du matériau
Le chanvre est une plante ligneuse très rustique, composée de trois parties : le chènevis (la graine), la fibre, la chènevotte (le bois de la tige). Pour le bâtiment, seules la fibre et la chènevotte sont utilisées. Le Chanvre peut être cultivé en bio ou pas.
L'Oniol (organisme d'état) contrôle les chanvriers et leur donne l'agrément les autorisant à transformer le chanvre. Dans le cas des productions issues de l'agriculture biologique, la traçabilité est fournie par les certificats de l'agriculteur.
La paille de chanvre est conditionnée soit en round baller soit en ballots rectangulaires pour répondre aux aléas du transport et au type d'outillage employé pour sa transformation.

Diversités d'utilisation
Le chanvre permet de faire des bétons pour la dalle d'une maison ou pour une chape allégée sur les planchers d'étages, des mortiers pour du bois cordés, des enduits isolants, du béton banché aussi bien pour le remplissage d'une ossature bois qu'une isolation en sous toiture, les panneaux de laines permettent par exemple d'isoler les ossatures, les cloisons et les rampants en sous toiture.

Alternative au bois
La demande de produits composites tels que les agglomérés ou les bois pressés est en pleine expansion. Le chanvre peut être une excellente substitution au bois. La Washington State University a demandé au Wood Composite Laboratory de tester le chanvre pour son utilisation dans les panneaux de moyenne densité. Les résultats ont démontré que le chanvre est deux fois plus résistant que le bois. Des recherches sont également en cours pour trouver des alternatives à l’utilisation des liants toxiques, comme les formaldéhydes, par des dérivés de l’huile de chanvre. La Pologne et d’autres pays de l’Est sont, pour le moment, les principaux fabricants de ces nouveaux matériaux.

Les chapes sont réalisées en matériaux humides ou secs. Par ces caractéristiques ce produit est particulièrement adapté aux exigences et aux spécificités des chapes sèches et des travaux de rénovation. Sa mise en œuvre est simple, permet de supprimer l’humidité et assure une totale stabilité à n’importe quel revêtement de sol pour un coût très raisonnable.

Fabrication - Approvisionnement
Les ballots de paille sont défaits mécaniquement et broyés. Il en sort un mélange de fibres (30%) et de chènevotte (70%) coupé grossièrement. Le tout est tamisé pour permettre de calibrer plus finement la chènevotte et les fibres. La laine en vrac restant dans le tamis pourra ensuite être employée dans l'état ou défibrée totalement.

On obtient ainsi plusieurs produits :
. chanvre broyé (fibres / chènevotte) : pour les mortiers et les bétons de gros œuvre.
. chanvre calibré fin : pour les enduits.
. chènevotte pure : pour les bétons, mortiers et enduits.
. la laine en vrac : pour l'isolation.

La laine peut être transformée en panneaux ou en rouleaux d'isolation par des entreprises spécialisées, en ajoutant 10 à 15% de polyester pour assembler les fibres entre elles. Dans ce cas l'utilisation est identique aux usages des laines minérales.

Conclusion
Le chanvre est un matériau très polyvalent. Il peut être employé seul ou avec d'autres matériaux (chaux, sable, terre …), il est totalement recyclable et réutilisable en fin de vie, il possède de grandes qualités d'isolation thermiques ou phoniques.
Toutefois attention au choix des chaux et aux problèmes liés à l'humidité, remontées capillaires, manque de drainage, etc...


à lire également le chanvre dans l'industrie automobile

Le livre du jour: la maison économe

Que nous apprend l'" étiquette énergie " des appareils électroménagers ? Quel lave-vaisselle choisir, comment l'utiliser au mieux ? Quels sont les avantages des électricités solaire ou éolienne ? Comment en profiter chez vous ? Au cœur des problématiques contemporaines de l'énergie, ces questions mettent en jeu le bien-être quotidien de tout un chacun. Optimiser les dépenses énergétiques dans une maison ou un appartement signifie en améliorer le confort... tout en préservant notre porte-monnaie ! Et cela revient aussi à agir, du même coup, en faveur d'un changement de mode de vie énergétique indispensable à la sauvegarde de la planète. Des ampoules basse tension à la géothermie, cet ouvrage dresse le bilan des solutions concrètes des actions possibles pour vivre mieux en dépensant moins d'énergie chez soi.

commander le livre:
La maison économe : Consommer moins d'énergie pour mieux vivre

28 novembre 2005

Union européenne: des mesures fortes pour garantir la sécurité du transport maritime

Après les accidents de l'ERIKA et du PRESTIGE, l'Union européenne avait immédiatement agi pour mettre en place un dispositif « défensif » visant à protéger l'Europe contre les risques d'accidents et de pollution. Aujourd'hui, la Commission entend, au travers du troisième paquet de sécurité maritime, proposer une politique plus offensive, visant à rétablir de façon durable les conditions d'une concurrence saine pour les opérateurs respectueux des règles internationales.

"La qualité du service maritime offert par les opérateurs constitue l'élément essentiel de la compétitivité du secteur, et dans ce contexte, la capacité à fournir un service sûr et respectueux de l'environnement est primordiale », a déclaré le Vice-président de la Commission européenne Jacques Barrot. « La qualité du transport maritime passe également par des contraintes plus fortes à l'encontre des mauvais joueurs qui faussent le jeu de la concurrence et par le maintien d'administrations maritimes et de sociétés de classification performantes. »

Le troisième paquet "sécurité maritime" comporte 7 propositions articulées autour de deux axes majeurs :

1. La prévention renforcée des accidents et des pollutions

Dans un contexte nouveau où l'élargissement de l'Europe à 25 Etats membres a fait de l'Union européenne une puissance maritime majeure, la première proposition de la Commission vise à renforcer les conditions d'octroi des pavillons européens. L'objectif de la Commission est d'exiger des Etats membres qu'ils contrôlent efficacement le respect des normes internationales pour les navires battant leur pavillon et disposent à cette fin d'une administration maritime qui applique rigoureusement les critères de qualité. Cette responsabilisation est le prélude au développement futur d'un pavillon européen.

Deux autres propositions ont pour objectif le renforcement des législations existantes sur les sociétés de classification et le contrôle par l'Etat du port. Il est par ailleurs procédé à la refonte de ces deux instruments afin de disposer d'un texte unique, plus clair et plus lisible.

* L'amélioration de la qualité du travail des sociétés de classification passe par la mise en place d'un système de contrôle qualité indépendant et par l'instauration de sanctions financières plus graduelles et proportionnées.
* En matière de contrôle par l'Etat du port, le régime actuel est durci à l'encontre des navires sous-normes, notamment par le renforcement du régime du bannissement. Enfin, la proposition introduit les principes d'une réforme en profondeur visant à remplacer le régime actuel (basé sur l'inspection par chaque Etat membre de 25% des navires faisant escale dans ses ports) par un objectif communautaire de 100% de navires inspectés, tenant compte de la nécessité d'alléger le fardeau des inspections sur les navires de qualité.

Enfin, la Commission propose de modifier la directive sur le suivi du trafic. Parmi les objectifs recherchés figure l'amélioration du cadre juridique concernant les lieux de refuge pour les navires en détresse. L'obligation de désigner une autorité indépendante et l'identification préalable de tous les lieux de refuge potentiels amélioreront l'efficacité et la rapidité de la prise de décision lors d'accidents maritimes. Par ailleurs, la Commission propose de généraliser l'équipement des navires de pêche avec des systèmes d'identification et de localisation automatique (AIS) en vue de réduire les risques d'abordage et de collision.

2. Le traitement de la suite des accidents

La qualité des normes de sécurité maritime dépend de la capacité à analyser les causes des accidents et à en tirer les leçons. Une nouvelle proposition de directive vise à établir un cadre européen harmonisé pour la conduite des enquêtes après accidents et à renforcer l'indépendance des organismes d'enquête.

Enfin, les deux dernières propositions du paquet ont pour objectif d'améliorer la qualité du cadre global de responsabilité et de réparation des dommages en cas d'accidents. Il s'agit d'incorporer en droit européen les dispositions de la Convention d'Athènes (2002) afin de généraliser le régime protecteur - institué par cette Convention - à tous les passagers de navires dans l'Union, y compris dans le trafic maritime intra européen et la navigation intérieure. Il s'agit également de responsabiliser davantage les propriétaires de navires, et de leur imposer de souscrire une police d'assurance ou autre garantie financière pour dommages aux tiers, couvrant également les frais de rapatriement de gens de mer en cas d'abandon.
Des informations plus détaillées sur le contenu du troisième paquet « sécurité maritime » figurent en annexe. Les textes du troisième paquet sont disponibles sur le site de la Direction générale de l'Energie et des Transports à l'adresse suivante :

http://europa.eu.int/comm/transport/maritime/safety/2005_package_3_fr.htm

Ouverture de la conférence de Montréal sur le changement climatique

180 pays se réunissent lundi à Montréal pour une nouvelle conférence ministérielle de l’Onu sur le changement climatique, où le renforcement, après 2012, des efforts de la communauté internationale pour combattre le phénomène devrait susciter un affrontement euro-américain.

"L’après-2012" sera discuté pour la première fois officiellement dans le cadre des Nations unies et sera le point le plus chaud des deux semaines de travaux.

L’expression désigne les suites éventuelles à donner au protocole de Kyoto, qui impose à échéance 2012 des réductions de CO2 et d’autres gaz à effet de serre aux pays industriels.

Selon des diplomates ayant assisté à des réunions préparatoires, les Etats-Unis, qui ont rejeté Kyoto en 2001, ont jugé "prématurée" toute discussion sur l’"après-2012" à Montréal.

L’Union européenne, championne de Kyoto, juge indispensable un nouvel accord international à l’horizon 2020 qui engagerait aussi les Etats-Unis et, sous une forme moins contraignante à définir, les gros émetteurs du Sud comme la Chine, l’Inde et le Brésil.

Elle cite les dernières études scientifiques sur l’accélération du réchauffement planétaire. Elle pointe aussi les multiples catastrophes naturelles de 2005 comme les cyclones Katrina et Rita, même si leur lien avec l’effet de serre n’est pas avéré.

Un mandat pour lancer la négociation d’un nouvel accord étant assuré d’un veto américain, l’UE vise seulement le lancement d’un "processus de réflexions" sur le sujet.

Elle est appuyée par le Canada, qui présidera la conférence et, dans une moindre mesure, le Japon et la Russie.

La conférence de l’Onu sera la première depuis l’entrée en vigueur, le 16 février, du protocole de Kyoto. Elle sera la première réunion de suivi du protocole et la 11è conférence de suivi de la Convention climat, l’accord-cadre de l’Onu sur l’effet de serre (1994) dont Kyoto (1997) a durci les dispositions.

Les Etats-Unis seront observateurs aux sessions consacrées au protocole. Ils participeront de plein droit aux travaux de la Convention, qu’ils ont ratifiée.

"L’après-2012" sera abordé dans les deux formations. Un article du protocole oblige en effet les parties à l’accord à étudier dès 2005 son éventuelle prolongation.

La discussion la plus importante aura lieu dans le cadre de la Convention, la présidence canadienne souhaitant impliquer pleinement les Américains. Elle devrait être arbitrée par les poids lourds du Sud, Chine et Inde notamment.

Les pays émergents considèrent traditionnellement tout engagement de maîtrise de leurs rejets polluants comme une entrave à leur développement.

Alors que l’Inde continue de défendre cette thèse bec et ongle, la Chine est jugée plus ouverte aux positions européennes.

La conférence de Montréal devrait attirer 8.000 à 10.000 participants, dont une centaine de ministres de l’Environnement pour ses trois derniers jours, selon l’Onu qui l’a qualifiée d’"historique".

Elle pourrait déboucher sur une déclaration ministérielle contenant un libellé plus ou moins byzantin sur l’"Après-2012".

Son résultat le plus lisible pourrait être une promesse des pays industriels de renforcer les moyens de l’Onu pour gérer le Mécanisme de développement propre (MDP, CDM en anglais).

Cette disposition du protocole permet aux pays du Nord de faire des investissements "propres" au Sud et d’avoir ainsi moins de réductions d’émissions à faire sur leur territoire national.

Un traitement accéléré des projets d’investissements MDP est souhaité par tous, Etats-Unis compris.

Source : AFP

Les OGM interdits pour cinq ans en Suisse

Les Suisses ont approuvé, dimanche 27 novembre, à une large majorité la proposition d'un moratoire de cinq ans sur la culture et l'élevage de plantes et animaux transgéniques, selon les résultats officiels du référendum national.

D'après le décompte des votes, 55,7% des votants au niveau national ont approuvé le moratoire, 44,3 % se sont prononcés contre, un vote qui a également été plébiscité par l'ensemble des cantons suisses, a rapporté l'agence de presse suisse ATS en citant des chiffres officiels.

Cette initiative émanait des écologistes, de groupes de gauche et d'associations d'agriculteurs et de consommateurs, qui estimaient insuffisante que la loi de 2004 interdisant l'utilisation d'animaux génétiquement modifiés dans l'agriculture, et subordonnant la culture de plantes génétiquement modifiées à une série de tests.

Le moratoire proposé dans le texte du référendum devait entrer en vigueur s'il était approuvé non seulement par une majorité des électeurs au niveau national mais aussi dans une majorité des 23 cantons du pays.

Concrètement, au terme de ce vote, l'agriculteur suisse ne pourra ni cultiver des plantes génétiquement modifiées, ni élever des animaux transgéniques pendant cinq ans.

"NOUS N'EN VOULONS PAS DANS NOS CHAMPS"

"La population ne veut pas d'OMG dans ses assiettes, donc nous n'en voulons pas dans nos champs", a déclaré à la TSR Luc Barthassat, député du parti chrétien-démocrate et vigneron de profession.

"Nous demandons un peu de temps afin que les études en cours puissent être complétées pour avoir des résultats plus fiables concernant les conséquences" des OGM sur "l'environnement", a expliqué M. Barthassat.

Le gouvernement suisse a fait valoir que le texte soumis à référendum, rejeté par le parlement, aurait peu d'effets pratiques sur l'agriculture du pays, la recherche ou les importations étant déjà soumises à de sévères limitations.

La loi actuellement en vigueur interdit l'utilisation d'OGM pour les animaux de ferme et prévoit un long processus de tests avant l'autorisation de l'emploi de plantes génétiquement modifiées.

Pour l'instant, aucune demande d'utilisation d'OGM n'a été déposée en Suisse.

De leur côté, des industriels se sont prononcés contre un moratoire, estimant qu'il aurait des conséquences négatives pour les entreprises suisses de biotechnologies. Des scientifiques ont argué que le secteur des recherches sur les OGM se développerait hors du pays.

L'avenir des maisons à basse consommation d'énergie

Les "maisons passives" à la française, à basse consommation d' énergie et gestion exigeante de l'eau et de l'air, ont l'avenir devant elles mais doivent s'inspirer de ce qui existe dans les pays voisins, selon des experts réunis au 2è Salon Bâtir écologique qui se tient à Paris jusqu'à dimanche.

"Quand on veut parler de maisons aux performances exceptionnelles en matière d'économie d'énergie, on cite les maisons passives qui sont nées dans le nord de l'Europe", a indiqué Serge Sidoroff, ingénieur civil et conseiller environnemental pour les bâtiments publics et collectifs, lors d'un débat.

La Suisse, l'Allemagne et l'Autriche ont développé depuis des années des labels de performances thermiques des matériaux et des bâtiments, qui ne sont connus en France que des spécialistes concernés par les questions environnementales.

En Allemagne, il se construit chaque année 6.000 bâtiments dits passifs, alors qu'en France on en est encore à l'expérimentation, regrettent les experts.

"Avec la flambée du prix du pétrole, la motivation devient beaucoup plus forte pour trouver des solutions alternatives", estime Samuel Courgey, technicien et consultant en optimisation énergétique des bâtiments, qui constate un intérêt grandissant des particuliers.

Les bâtiments d'habitation et les immeubles de bureaux représentent 44% de la consommation d'chaudière à granulés de bois.

Mais la gestion de l'air devient également très importante dans un habitat où l'air n'entre plus, d'autant que l'habitude d'ouvrir ses fenêtres a été perdue, souligne Andrée Buchmann, présidente de l'Observatoire de la qualité de l'air.

Une enquête est en cours dans toute la France pour mesurer la qualité de l'air dans les intérieurs et les résultats seront connus début 2006. "On peut déjà dire qu'il y a un problème de ventilation dans tous les bâtiments, modernes et anciens, en aération mécanique ou traditionnelle", indique Mme Buchmann, "avec des implications sanitaires graves".

Autre domaine d'importance: la gestion de l'eau. Tirer la chasse d'eau représente 30% de la consommation en eau d'un foyer, d'où l'idée (venant encore une fois d'Europe du nord) d'installer des toilettes sèches au domicile. C'est une réalité pour quelques milliers de foyers français, qui en plus font du compost.

source: AFP

26 novembre 2005

Le chauffage à granulé de bois à le vent en poupe

Les chauffages à granulés de bois sont de plus en plus souvent exposés dans les foires ou les expositions spécialisées sous forme de fourneaux ou de chaudières. Ils offrent un confort élevé et permettent de remplacer avantageusement le mazout, le gaz ou l’électricité.

La seule différence avec un chauffage au mazout, au gaz ou électrique réside dans un entretien légèrement plus important de la chaudière: l’utilisateur doit de temps à autre la décendrer et nettoyer son échangeur de chaleur. Par contre, le combustible est indigène et neutre en CO2.
Les granulés de bois sont fabriqués avec du bois naturel, sans additif. La compression du bois permet de le lier, sous forme de granulés. Ceux-ci ont un diamètre de 5 à 10 mm et une longueur maximum de 30 mm. Leur humidité se situe en dessous de 10 pour-cent. Le poids spécifique «en vrac» de ces granulés est plus ou moins de 650 kg/m3, alors que leur densité est de 1,2 kg/dm3. Le pouvoir calorifique d'un kilogramme de granulés de bois va de 4,9 à 5,2 kWh. Ainsi, un m3 contient approximativement 3200 kWh d'énergie et une tonne env. 5MWh. Comme comparaison énergétique, on peut dire que 2 kg de granulés de bois correspondent à environ 1 litre de mazout.

Fabrication et potentiel
Actuellement, les granulés de bois sont essentiellement fabriqués avec de la sciure. Cette dernière est un sous-produit disponible en grande quantité. Selon l'ASIB (Association des scieries et de l'industrie du bois), 275000 m3 de sciure et de copeaux sont annuellement produits en suisse, ce qui correspond à 180000 tonnes. Avec une consommation annuelle de 5 m3 pour une maison familiale, il serait possible de chauffer 50000 maisons avec ces sous-produits.
La fabrication des granulés avec de la sciure est relativement aisée. Le bois brut est affiné et séché, puis pressé dans des matrices plates ou cylindriques. La lignine libérée lors du processus de compression sert de liant pour les granulés de bois. La fabrication se fait en trois étapes: la préparation (affiner, sécher et éventuellement humidifier), le pressage et pour finir, le refroidissement.

Techniques de combustion
Pour brûler des granulés de bois, le système est fondamentalement toujours le même. Le combustible est amené par une vis sans fin ou par gravité vers le foyer, en fonction des besoins. Un dispositif de protection contre le retour des flammes est installé sur le tuyau, juste avant l'arrivée des granulés de bois dans le foyer. Les granulés brûlent dans une coupelle, dont la construction est variable. La plupart des coupelles contiennent des dispositifs de décendrage et de purification des fumées. Les systèmes les plus simples gardent les cendres dans la coupelle/foyer, qui doit être nettoyée de temps à autre par l'utilisateur (par ex. avec un aspirateur).

Amenée du combustible et stockage
Il existe deux systèmes d'amenée du combustible. L'un consiste en un transport mécanique des granulés par une vis sans fin, qui peut être rigide ou flexible, alors que l'autre transporte les granulés de bois par aspiration. Le système par aspiration est relativement bruyant, mais permet de transporter les granulés sur une longue distance (jusqu'à 20 m), avec plusieurs changements de direction. Avec ce système, il est très important que les granulés n'entrent pas en contact avec de l'humidité (également de l'air!), sans quoi, ceux-ci risquent de se coller et boucher le tuyau d'aspiration. Ils sont amenés cycliquement dans un réservoir tampon, situé juste avant le brûleur. Avec le système à vis sans fin, les granulés de bois sont continuellement transportés directement du silo vers le brûleur, en fonction du besoin.
Les granulés de bois sont entreposés le plus couramment dans des silos en dur, à côté de la chaufferie. Ces derniers doivent être conçus selon les directives de la police du feu. Il est important qu'ils soient le plus étanche possible aux poussières, afin que les fines particules mises en mouvement lors de leur remplissage sortent uniquement par les purgeurs prévus à cet effet. La méthode de remplissage qui s'est avérée la meilleure pour récupérer les poussières consiste à raccorder les purgeurs à air du silo directement au conteneur du camion. Malheureusement, seul très peu des camions de livraison sont équipés avec le système ad hoc permettant cette récupération. Un autre système qui fonctionne également très bien consiste en un extracteur d'air, comportant un filtre qui permet de récupérer ces poussières. C'est toutefois nettement plus compliqué à mettre en œuvre. Lors du dimensionnement du silo, il faut garantir un angle supérieur à 45° de la rampe sur laquelle les granulés de bois glissent pour son remplissage.
Une alternative bon marché consiste en un réservoir fait de tissu non étanche, un «big-bag», suspendu dans un support. Ce réservoir peut contenir jusqu'à 3 tonnes de granulés, qui sera rempli directement par le camion de livraison.

Lieux d'utilisation
Grâce à leur homogénéité, la combustion des granulés de bois est simple. Le transport facile et automatique vers le foyer permet de doser très précisément la quantité de combustible nécessaire pour réguler la puissance du chauffage. Les granulés sont quasi exempts de poussières et inodores. Leur transbordement se fait efficacement avec des souffleries. Grâce à leur grande fluidité, les granulés de bois ne forment que très improbablement de bouchon. Lors du stockage des granulés dans des silos massifs, éviter absolument qu'ils n'entrent en contact avec de l'eau. Leur très grande dilatation lors d'absorption d'humidité développe une force suffisante pour faire «éclater» le silo.
Les chauffages à granulés se prêtent aussi bien aux constructions neuves qu'aux rénovations. La place requise dans une cave pour la chaudière à granulés de bois avec son silo, correspond à la place nécessaire pour une chaudière à mazout avec sa citerne.

Le règne des fourneaux individuels
Les chauffages à granulés de bois, du genre des calorifères à mazout, règnent en maître sur le marché. Ils permettent une régulation de la puissance de chauffage avec de faibles émissions polluantes. Le remplissage manuel régulier du petit silo incorporé se fait à l'aide de sacs de 15 à 20 kilos de granulés. La régulation de la puissance de chauffage dépend du fourneau. Cela va de la régulation «ON/OFF» à la régulation intelligente qui optimise les processus de combustion.

Bons résultats
Les premières expériences en Suisse avec les petites installations dans les maisons familiales donnent de bons résultats. Presque tous les produits vendus en suisse répondent aux attentes des acheteurs et sont fiables. L'entretien est souvent sous-estimé, car la réclame qui est faite autour de cette technique de chauffage annonce qu'elle est aussi confortable que le gaz ou le mazout. Un contrôle journalier est recommandé. De plus, un nettoyage hebdomadaire de l'échangeur de chaleur et du brûleur est indispensable afin de garantir de bons rendements et un fonctionnement irréprochable. Le collecteur de cendres ne doit pas être vidé trop souvent.

Croissance significative attendue
Au cas où l'utilisation des granulés de bois comme combustible de chauffage atteint la même croissance qu'en Autriche, nous pouvons nous attendre à un boum important de cette nouvelle technologie. Cela suppose toutefois une promotion ciblée des énergies renouvelables et une production intensive des granulés de bois, comme cela se fait dans les différent «Länder» d'Autriche. On prévoit, en Suisse, une forte croissance de la vente des installations à granulés de bois de petite puissance, car elles s'apparentent fortement à des chauffages à gaz ou mazout. La condition indispensable à cette croissance est un bon réseau de vente de granulés, de qualité constante et dont le prix est «coté en bourse», à l'exemple de celui du mazout.

Combustible de remplacement pour les chaudières à mazout
Un marché important est attendu dans les constructions neuves de maisons familiales et maisons jumelées. Les arguments en faveur d'un combustible renouvelable et les faibles surcoûts (env. 15%) par rapport à un chauffage traditionnel permettront à cette nouvelle technique de percer sur le marché. L'entretient légèrement plus important est contrebalancé par un combustible qui est indigène et dont l'approvisionnement est sûr. Le grand marché du futur pourrait être le remplacement des brûleurs sur des chaudières à mazout existantes.

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rapport du Sénat: apprendre à vivre sans pétrole

Un rapport sénatorial revient sur la nécessité d'une politique énergétique, estimant insoutenable la poursuite de la hausse de la demande.

RÉGLER les problèmes liés à la hausse du prix du pétrole doit devenir «une priorité nationale». Telle est la principale conclusion du rapport des sénateurs Joseph Kergueris (UC-UDF, Morbihan) et Claude Saunier (PS, Côtes-d'Armor), La Hausse des prix du pétrole : une fatalité ou le retour du politique ?, présenté hier matin.

L'an dernier, notre facture pétrolière globale a augmenté de 26,9% pour atteindre 23,14 milliards d'euros. Elle représente aujourd'hui 1,75% du PIB, «un niveau jamais atteint depuis 1986», rappellent les auteurs du rapport. Et à horizon de vingt ans, les prix du pétrole ne devraient pas redescendre en dessous de 40 dollars, avec des pics atteignant même 100 dollars, préviennent-ils. Selon les simulations du laboratoire Erasme de l'École centrale de Paris, un baril à 60 euros jusqu'en 2030 amputerait l'activité française de 0,05% par an. La diminution de la croissance potentielle tend à «aggraver le déficit public et conduit à un niveau d'emploi inférieur de 1%» par rapport au scénario sans hausse de prix du pétrole.

Puisque les interrogations sont grandes sur la capacité de l'offre à satisfaire la demande mondiale – quantité de réserves prouvées, date du pic de production, évolution des transactions des pays producteurs – «il faut jouer sur la demande», ont expliqué les deux sénateurs.
«Une politique volontaire»

Cette dernière atteindrait entre 115 et 138 millions de barils par jour en 2030. «Insoutenable !», préviennent les sénateurs. D'abord économiquement, puis écologiquement. La croissance actuelle de la demande énergétique devrait conduire à une augmentation des émissions de CO2 de 62% par rapport à celles de 2002.

Le rapport, qui s'inquiète notamment de la «faiblesse des moyens financiers» attribués à la récente loi d'orientation sur l'énergie, engage donc les pouvoirs publics à mettre en oeuvre «une politique volontaire» de diminution de la consommation. Il propose, entre autres, de relancer les économies d'énergie dans tous les secteurs (industrie, bâtiments, transports), de poursuivre le programme électronucléaire, de financer les infrastructures nécessaires, de lancer de grands programmes de recherche (véhicules du futur, transport «intelligent», énergies renouvelables...) ou encore de sensibiliser l'opinion publique afin de modifier les comportements.

accéder au rapport du Sénat

Le Brésil va produire du Biodiesel à partir de graisse de boeuf

Selon l’agence Reuters, la principale usine au monde de production de biodiesel dérivé de graisse de bovin devrait démarrer à partir de juin 2006 à Lins, dans l’Etat de Sao Paulo, selon une information de l’entreprise qui va fournir les équipements, Dedini S/A Industrias de Base.

L’usine, d’un investissement de 18 millions de dollars, sera construite pour le compte du groupe Bertin – un des principaux éleveurs du Brésil, et devrait produire 100.000 tonnes de biodiesel par an à partir d’à peu près la même quantité de graisse. Selon le vice-président des opérations de Dini, Jose Luiz Oliveiro, le coût de la matière première revient 30% moins cher que le soja. Le Brésil possède le plus grand nombre de bovins au monde avec près de 190 millions de têtes.

L’usine permettra de produire 14% du biodiesel nécessaire pour remplir les objectifs du gouvernement brésilien qui oblige, à partir de 2006, à mélanger 2% de biodiesel au diesel régulier.

Fribourg championne d'Europe des "écovilles"

Dans une Union européenne où plus de 80 % de la population est citadine, adopter des modes de vie plus écologiques devient capital pour minimiser les conséquences négatives sur l'environnement. Ainsi le concept d'"écoville" prend-il de l'ampleur. A quoi reconnaît-on une écoville ? Elle comporte un réseau de transports publics étendu et très fréquenté, et multiplie les initiatives en faveur du recyclage et de l'utilisation de sources d'énergie renouvelables.

Pendant plusieurs décennies, Fribourg a été le fief des Verts allemands. Ils y ont obtenu presque 25 % des voix lors des élections municipales de 2002, et Dieter Salomon en est devenu le maire vert. Dès le début des années 1970, la ville s'est attachée à mettre en place des mesures, souvent très novatrices, afin d'encourager le respect de l'environnement. Entre 1970 et 1973, des pistes cyclables ont été créées, le réseau du tramway a été amélioré et tout le centre-ville a été transformé en zone piétonne. A la suite de ces mesures, une carte de transport, la Carte régionale pour l'environnement, a été lancée en 1991. Moyennant le paiement d'un forfait, elle offre un accès illimité aux transports publics de la ville et des environs. Enfin, un système de "parking et bus" ou "vélo et bus" a été mis en place.

Car à Fribourg, le vélo est au cœur du système de transports. Au cours des trente dernières années, le réseau de pistes cyclables de la ville est passé de 29 km à plus de 500 km. Les habitants de Fribourg eux-mêmes se plaisent à souligner que, pour deux habitants, on dénombre trois bicyclettes : un chiffre impressionnant, voire déconcertant ! Mais pour que le réseau fonctionne bien, des connexions efficaces entre les différents modes de transport sont essentielles. Près de la gare ferroviaire centrale, les cyclistes trouvent un certain nombre de services adaptés à leurs besoins, comme un parking à vélos de 1 000 places. Parmi les prochaines mesures, un investissement de 400 millions d'euros est envisagé pour la création du Breisgau-S-Bahn, un train de banlieue rapide qui reliera Fribourg aux villes et villages des environs.

Surnommée la "ville solaire" de l'Allemagne, Fribourg a également investi énormément dans le domaine des énergies renouvelables. La ville compte d'importants centres de recherche sur l'énergie solaire. Près de 5 % de l'électricité de Fribourg provient de sources renouvelables. La ville est d'ailleurs en bonne voie pour atteindre l'objectif de 10 % en 2010, grâce à des subventions accordées pour l'installation de panneaux solaires sur les toits des maisons, des écoles et des entreprises.

Côté économies, le tri des déchets et les moyens de recyclage sont développés à grande échelle. Les quartiers récemment construits dans les banlieues de Fribourg ont été conçus dans un souci constant de protection de l'environnement. Dans les quartiers de Vauban et de Rieselfeld, 6 500 logements à économie d'énergie utilisent l'énergie solaire et sont reliés aux différents moyens de transports en commun de la ville.

Mais ces mesures n'offrent pas que des bénéfices environnementaux, elles améliorent aussi la qualité de vie. Selon le témoignage d'un habitant, "vivre dans une écoville telle que Fribourg vous pousse à aller de l'avant et à envisager l'avenir de façon positive". Les facteurs de cette réussite : des transports publics efficaces, un environnement plus propre et un sentiment d'effort communautaire né des ambitions et des actions menées par la ville. Comme le souligne un étudiant de l'université de Fribourg, "le sentiment d'appartenance à notre ville est plus fort lorsqu'on s'efforce d'améliorer notre environnement".

Fribourg n'est toutefois pas un cas unique. Même si peu de villes font des efforts comparables en matière de protection de l'environnement, quelques-unes rejoignent les rangs des villes écologiques, au vu des progrès réalisés dans certains domaines. La ville d'Erlangen, en Bavière, a ainsi mis en place peu après Fribourg une politique favorable au vélo, qui a permis d'augmenter de 75 % l'usage de ce mode de transport. Par ailleurs, la municipalité peut se féliciter d'une faible consommation d'eau et d'une amélioration dans le domaine de l'énergie solaire. Les trois lauréats du prix 2003 des Villes durables européennes (Ferrare, Heidelberg et Oslo) ont également fait d'importants progrès. Si le système de recyclage de Ferrare est impressionnant, Heidelberg se distingue par la mise en place de mesures d'économie d'énergie (à l'initiative des pouvoirs publics et de l'université, dont les émissions de dioxyde de carbone ont diminué respectivement de 35 % et 13 %). Quant à Oslo, son système de transports publics est une réussite, tout comme son programme de réduction de la production de déchets. Il faut également mentionner Stockholm, autre métropole scandinave réputée verte, mondialement reconnue comme la capitale la plus sensible au respect de l'environnement.

Ces villes nous apportent la preuve qu'il est possible de faire des progrès notoires dans la protection de l'environnement, à condition que les mesures mises en place séduisent les usagers.

Si les pouvoirs publics parviennent à faire naître une volonté d'effort communautaire, ils peuvent vaincre les réticences initiales. Dans tous les cas, un effort financier de leur part est indispensable. Toutes les écovilles citées se situent dans les régions les plus riches d'Europe, et les mesures présentées sont souvent coûteuses. C'est aux gouvernements d'assurer les investissements permettant de transformer plus de zones urbaines en villes écologiques à l'image de Fribourg.

Texte écrit par Jeremy Cliffe, Café Babel

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Le produit équitable du jour: la veste zippée "Fernanda" de Tudo Bom

Le projet TUDO BOM ? consiste à fabriquer au Brésil, et à importer et distribuer en France des vêtements issus du commerce équitable.

A Rio, c’est l’ONG Onda Solidária qui se charge de l’organisation de la production, de l’accompagnement des couturières et de l’exportation. Elle travaille avec le groupe de couturières de Cascatinha pour la confection et avec une micro-entreprise de Petrópolis pour la sérigraphie.

En France, l’importation et la distribution sont assurées par l’entreprise Fair Planet, créée spécifiquement pour développer des activités de commerce équitable.

Les étapes
Cultivateurs de coton >> Filage >> Tissage
Confection (couturières) >> sérigraphie (micro-entreprise) >> Exportation (ONG Onda Solidaria)>> Importation (Fair Planet)
Distribution (boutiques) >> Consommateurs
En orange, partie équitable de la filière.
En bleu, partie classique de la filière. L’objectif est d’utiliser du coton bio et équitable. Deux pistes sont à l’étude, une au Brésil et une au Pérou.
En vert, la distribution.


La veste zippée "Fernanda"
Tudo Bom ? » (ça va ? en portugais), c'est la première phrase que l'on apprend en arrivant au Brésil. On la répète ensuite à chaque instant. Elle traduit la curiosité, l'envie d'aller vers les autres et la joie de vivre brésilienne. La veste zippée Fernanda pour femme existe en trois couleurs : rouge imprimé blanc, blanc imprimé vert et noir imprimé blanc. Elle est en coton stretch, simple zip, et cousue bord franc, ultra tendance !

visiter le site de Tudo Bom
Points de vente

La maison écologique, durable et économe, se démocratise

Les Français en auraient-ils fini avec le syndrome des Trois Petits Cochons, qui les a longtemps poussés à bâtir des maisons en dur, comme un refuge coupé du monde extérieur ? Certains sont en tout cas prêts à faire construire leur "home sweet home" en bois, voire en chanvre et même en paille, à le concevoir plus en phase avec l'environnement extérieur. "Une centaine de maisons en bottes de paille agricole ont été construites cette année", se félicite Jean-Pierre Oliva, consultant en architecture écologique, un domaine naguère confidentiel, qu'il a vu éclore ces cinq dernières années, puis "exploser" avec la hausse du pétrole.

Ces maisons en paille ne sont pas des lubies nouvelles. L'habitat écologique est à la mode, comme le prouve l'ouverture d'un Salon qui lui est consacré, pour la deuxième année consécutive, du 25 au 27 novembre, à la Cité des sciences et de l'industrie, à Paris. Les premières ont été construites aux Etats-Unis en 1875, lorsque les botteleuses mécaniques sont apparues. En France, la plus ancienne a été construite à Montargis en 1921. "Elle est toujours en parfait état", assure Jean-Pierre Oliva, qui décline les avantages de ce matériau naturel, piégé dans des structures de bois, sous un crépi de chaux et de sable : isolant deux fois mieux que les briques alvéolaires, pour un coût sept à huit fois plus faible, il stocke du CO2 tout en redynamisant une filière agricole bio. Seul inconvénient, en ville, à l'entendre, l'épaisseur des murs, contrainte par la dimension des bottes de paille.

Il y a encore quelques années, évoquer ces solutions techniques aurait fait sourire. "Nous étions des Martiens", résume Jean-Pierre Oliva. Aujourd'hui, les (rares) artisans qui les mettent en oeuvre "ont des années de commandes". L'autre changement majeur, c'est que celles-ci n'émanent plus seulement d'amateurs de bio, "autoconstructeurs", ou de bobos à la recherche de maisons d'architecte. Mais elles viennent aussi d'acteurs publics soucieux d'économies d'énergie et de protection de l'environnement — comme la municipalité de Montholier (Jura), qui a fait construire deux résidences locatives en paille au tarif HLM.

La France est en retard par rapport à ses voisins, Allemagne et Suisse notamment, où l'habitat est deux à quatre fois moins énergivore. "On assiste depuis la fin des années 1990 à la rencontre entre deux mondes, celui des autoconstructeurs, adeptes des techniques traditionnelles, et celui des bioclimaticiens, qui ne se soucient pas forcément d'utiliser des matériaux écologiques", analyse Yvan Saint Jours, rédacteur en chef du la revue La Maison écologique. Lancé en 2001 à 3 500 exemplaires, ce magazine tire aujourd'hui à 50 000.

Encore faut-il s'entendre sur la définition de cet habitat écologique. Est-ce un bâtiment qui consomme peu d'énergie, voire en produit et est capable de recycler l'eau de pluie ? Qui fait appel à des matériaux renouvelables, naturels, à faible impact sur l'environnement ? Ou bien d'une maison saine, sans volatils ou fibres nocifs ? A moins qu'on ne parle d'une maison traditionnelle à laquelle on ajoute une chaudière ou un poêle à bois.

Chacun y va de son credo, dans un marché où les labels, peu contraignants, sont souvent conçus comme un argument marketing. "La maison en bois est perçue comme la référence, note Yvan Saint Jours. Mais elle peut être parfaitement anti-écologique si le bois est importé de Sibérie et a subi des traitements chimiques."

Pour avoir une idée précise du caractère écologique d'un produit, il faut en fait connaître tout son cycle de vie, depuis sa production jusqu'à son éventuel recyclage. Des fiches techniques commencent à être proposées par les industriels, selon une démarche purement déclarative. "Des programmes de vérification de ces données sont prévus", indique cependant François Maupetit, du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). Responsable de la qualité sanitaire des produits, il souligne que l'évaluation dans ce domaine est encore plus embryonnaire. Sur des milliers de références, seuls quatre briques en terre cuite et un revêtement de sol synthétique ont fait l'objet d'un avis technique du comité environnement santé.

Peu importe, les bâtiments étiquetés haute qualité environnementale (HQE) fleurissent, même s'ils ne remplissent pas tous les critères prévus par ce label. "Il s'agit surtout d'une démarche pédagogique pour encourager une approche qui ne doit pas être réservée à une élite", note Jean-Christophe Visier, chef du département développement durable au CSTB.

De fait, on sort peu à peu de l'esprit "prototype". La Coop de construction, à Rennes, fait figure de pionnière. En 2000, son programme Salvatierra réduisait par quatre la consommation d'énergie. Mais il avait été fortement subventionné. La villa Belle-Ile, à Mordelles, concerne des accédants modestes (60 % bénéficient du prêt à taux zéro). Les quarante logements devraient bénéficier de charges de chauffage en diminution de 20 % (— 40 % pour l'eau chaude) et consommer 25 % d'eau en moins. Monomur en terre cuite, solaire thermique, récupération des eaux de pluie, peintures sans solvant, etc., permettent ces performances pour un surcoût modeste. "Nous avons fait un petit effort commercial, convient Didier Croc, de la Coop. C'est de la qualité environnementale raisonnée, qui ne vise pas à satisfaire les militants : le chanvre est trois fois plus cher que la laine de roche. Là, on cale..."

Pour l'architecte du projet, Bernard Mainguy, un bâtiment "zéro énergie", comme ceux qu'on peut rencontrer à Fribourg, en Allemagne, n'était pas l'objectif. "Ce sont souvent des maisons Thermos, où on se sent confiné", assure-t-il. Mais l'habitat autonome, capable de tirer profit du soleil, du vent et de la pluie, de traiter ses propres déchets, lui semble une piste prometteuse. "On ne compte pas plus d'une vingtaine de maisons autonomes, mais on pourrait élargir cette approche à des groupements d'habitats", juge-t-il.

La signature, le 17 novembre, par l'Office public d'aménagement et de construction (OPAC) de Paris d'une charte du développement durable est un signe de l'intérêt naissant des grands donneurs d'ordre. L'OPAC se fixe d'ici cinq ans des objectifs concrets : développer les énergies alternatives (10 000 m2 de panneaux solaires thermiques, deux éoliennes, pile à combustible), réduire de 5 % les émissions de CO2 et la consommation d'eau, diminuer de 30 % la consommation énergétique des constructions neuves.

Même le gouvernement s'y met : en plus des crédits d'impôts pour l'équipement en énergies renouvelables, il a décidé d'augmenter le tarif de rachat de l'électricité photovoltaïque produite par les particuliers — de 15 à 22,5 centimes d'euros du kWh. Et, à compter du 1er septembre 2006, toutes les habitations neuves devront être dotées d'un conduit à fumées "permettant le raccordement d'un foyer à bois ou à biomasse". La France s'est, il est vrai, engagée à diviser par quatre ses émissions de CO2 d'ici à 2050. Le bâtiment (habitat + tertiaire) produit 19 % des gaz à effet de serre émis par le pays. La maison écolo a donc de beaux jours devant elle.

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25 novembre 2005

BedZED, le prototype du village énergie zéro: c'est possible

Qu'est ce que BedZED?

BedZED, le quartier "zero energy development" de Beddington, est un modèle intégration de l'espace résidentiel avec l' espace de travail alliant respect de l'environnement et autonomie énergétique.

Unique est un mot galvaudé, mais qui qualifie bien BedZED. Elle n'utilise pas plus d'énergie (renouvelable) qu'elle n'en produit sur place, et n'ajoute aucun surplus de dioxyde de carbone dans l'atmosphère.

Pourquoi 'Énergie Zéro '?
BedZED n'emploie que des sources d'énergies renouvelables produites sur place. C'est la première "communauté neutre en carbone" à grande échelle - c.-à-d. la première à ne pas accroître la quantité de CO2 dans l'atmosphère. BedZED démontre que l'habitat peut être respectueux de l'environnement.

Facile, accessible et attrayant
BedZED aspire à être un symbole, prouver que satisfaire la demande de logement peut se faire sans détruire la nature. Elle prouve qu'un style de vie respectueux de l'environnement peut être facile, accessible et attrayant.

A l'origine de ce projet novateur, l'architecteBill Dunster, a sorti de terre ce"village" avec le soutien de l'ONG anglaise Bioregionalet le financement de la fondation Peabody, la plus importante association caritative consacrée à l'habitat.


Les quelques 100 logements acceuillent pres de 300 habitants de diverses origines sociales, propriétaires ou locataires, pas forcéments écolos convaincus.

BedZED a été construite à partir des matériaux naturels, renouvelables ou recyclables disponibles dans la région. L'habitat concilie au mieux isolation thermique, triple vitrage et panneaux solaires photovoltaiques. Les lieux de vie sont orientés plein sud tandis que bureaux et locaux commerciaux sont orientés nord.


La proximité habitation travail a permis de réduire au maximum les déplacements et les rejets. Les eaux de pluie sont récupérées, les eaux sales retraitées biologiquement sur place. L'électricité et l'eau chaude sanitaire sont fournies par une centrale alimentée par des résidis forestiers....bref, un modèle à méditer et surtout à reproduire !



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24 novembre 2005

Pour se chauffer moins cher, gaz et bois sont les meilleures solutions

Après le renchérissement des produits pétroliers, le gaz naturel est pour se chauffer toujours moins cher que le fioul et l'électricité, mais le bois devient compétitif, notamment grâce aux crédits d'impôts accordés pour l'installation des équipements adéquats.

Selon les chiffres du ministère de l'Economie d'octobre, le prix en kilowatt/heure (kWh) toutes taxes comprises du chauffage au bois coûtait 1,75 centime d'euros, celui au gaz 4,39 c, le fioul domestique 6,82 c, le propane 10,3 c. Le chauffage à l'électricité valait environ 11 c.

Le propane est du gaz de pétrole liquifié (GPL) distribué en bouteille ou en citerne, tandis que le gaz naturel est distribué en réseau.

Ces statistiques, qui montrent que le bois est, à la base, l'énergie la moins chère, doivent être nuancées en fonction de multiples paramètres: le taux de rendement des appareils de chauffage, l'isolation de l'habitat, ou encore le type d'habitat (logement collectif, maison individuelle).

Ainsi, selon Gaz de France, qui fournit du chauffage à 7 millions de particuliers, pour une maison de 120 à 150 m2, la facture de gaz représente aujourd'hui "légèrement plus de la moitié" d'une facture de propane ou d'électricité et 70% d'une facture de fioul.

Même si le prix du gaz sur les marchés internationaux a flambé cette année, les ménages bénéficient cet hiver de ristournes qui devraient atténuer la hausse des tarifs de 3,8% à 12% en moyenne, selon GDF.

L'entreprise propose également aux familles des financements bonifiés pour remplacer leur chaudière standard par une chaudière à condensation ou à basse température, permettant ainsi de réduire la consommation d'énergie.

Les chaudières à condensation, qui bénéficient d'un crédit d'impôt de 25%, condensent la vapeur d'eau des gaz de combustion et font économiser de 15% à 25% par rapport aux chaudières standard. Les chaudières à basse température, dont le taux du crédit d'impôt est fixé à 15%, permettent de réaliser des gains de consommation de l'ordre de 12% à 15%.

Les ménages, inquiets par l'envolée des prix de toutes les matières premières, se tournent cependant de plus en plus vers le chauffage au bois, souligne Damien Mathon, responsable du secteur Bois énergie au syndicat des énergies renouvelables (SER).

Sur un parc de maisons individuelles de 15 millions, 6 millions d'entre elles sont équipées d'une installation au bois (cheminée, foyer fermé type insert, chaudière ou poêle au bois), selon le SER.

Le crédit d'impôt de 40% pour l'achat d'une chaudière à bois rend aujourd'hui compétitif ce mode de chauffage, longtemps pénalisé par le coût de l'installation.

Pour une maison d'environ 100 m2, la solution la plus économique, juge le syndicat, consiste à acheter une chaudière à bois manuelle pour 3.000 euros, la contrainte majeure étant la manutention des bûches.

Autre solution: s'équiper d'une chaudière à alimentation automatique, d'un coût de 10.000 euros, qui amène automatiquement dans le foyer de la sciure de bois compactée sous forme de granulés.

Le SER prône également le couplage poêle à bois - radiateurs électriques, le poêle revenant à un peu moins de 2.000 euros tandis que le prix d'un radiateur s'élève en moyenne à 400 euros. Dans ce cas, le chauffage électrique sert en appoint dans les périodes de froid modéré.

Quant au tout électrique, "la facture d'un ménage lors d'un hiver rigoureux explosera dans ce cas-là", estime Damien Mathon.

Concernant le fioul domestique, seule énergie de chauffage soumise à la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) et à la TVA, il a pris de plein fouet l'envolée des prix du pétrole en augmentant de plus de 30%.

Et pourtant: sur 20 ans, pour 100 kWh, le montant des économies réalisées par rapport au propane a été de 8.400 euros, et par rapport à l'électricité de 19.300 euros, fait valoir l'organisme Chaleur Fioul.

source: AFP

23 novembre 2005

Maison concept de NCC, énergétiquement autonome baptisée, "Community"


Comment cette maison conceptuelle peut améliorer la vie? :

Selon le Worldwide Fund for Nature, la consommation totale d'énergie du charbon, de pétrole et de gaz a progressé de 700 % entre 1961 et 2001. Et aucun autre secteur n'affecte notre environnement autant que le chauffage et le refroidissement des bâtiments.

En Suède, la consommation électrique des bâtiments et des locaux commerciaux capte 40 % de toute la consommation énergétique. Cette énergie provient principalement du pétrole, de l'énergie hydroélectrique, du charbon et de l'énergie nucléaire, lesquels sont à divers degrés dangereux pour la nature et notre environnement.

Le NCC a depuis longtemps pris en compte la question. Le manque d'optimisation du rendement énergétique du secteur du bâtiment s'est fait de plus en plus ressentir avecle problème de l'effet de serre.

Jusqu'à aujourd'hui aucune entreprise n'avait essayé de concevoir une solution complète: un bâtiment autosuffisant en termes d'énergie - totalement "débranché".

Grâce aux technologies et innovations les plus récentes, une équipe de projet de NCC a développé un bâtiment conceptuel - NCC concept house - autonome tant pour l'électricité que le chauffage et refroidissement.

En présentant ce bâtiment conceptuel, le NCC veut semer la graine d'un mode de construction et d'un style de vie respectueux de l'environnement.

pour plus détails sur le " concept house": http://www.index2005.dk/Members/sosibhuku/communityObject

22 novembre 2005

Le produit équitable du jour: les boîtes Kawai du Népal


Provenance : Népal
Fabricant : WEANCOP
Un choix large de motifs !
Existe en version cube (côté : 5,2 cm) ou cylindre (diamètre : 6 cm, hauteur : 5.2 cm)
D'adorables petites boites en papier peintes et vernies à la main... Utilisables sur le bureau pour les trombones, les agrafes, les timbres, ou pour les petits secrets...
Prix: 3.50 € disponible à la vente sur Voice-tm


WEAN Multipurpose Cooperative (WEANCOP) est une coopérative fondée en 1991 par un groupe de femmes, qui a pour mission d'impliquer les femmes dans l'économie népalaise en les aidant à monter leur structure et à trouver des débouchés à l'export.artisan(e)s.

Son objectif est de promouvoir l'entreprenariat féminin en fournissant une aide au développement, mais aussi à la commercialisation, à l'amélioration de la productivité, et à l'amélioration de la qualité. Aujourd'hui, WEANCOP regroupe 160 artisan(e)s.

qu'est ce que la biomasse ?

La biomasse est la fraction biodégradable des produits provenant de l'agriculture (substances végétales et animales), de la sylviculture et des industries connexes, ainsi que la fraction biodégradable des déchets industriels et municipaux. Par exemple : bois, paille, cultures énergétiques, déchets de l'agriculture, des industries agroalimentaires, les plantes et les déchets animaux. Dans tous ces produits issus des activités agricoles, forestières ou industrielles, de l'énergie solaire de grande valeur est stockée sous forme d'hydrates de carbone. Ces derniers peuvent être utilisés sources d'énergie par combustion, gazéification, fermentation alcoolique ou production de biogaz.

Développement des biocarburants : des avancées concrètes au travers de 15 engagements concrets

Dominique Bussereau, ministre de l'Agriculture et de la Pêche et François Loos, ministre délégué à l'Industrie, ont réuni lundi 21 novembre 2005 à Bercy les acteurs du monde agricole et du secteur pétrolier, les constructeurs et équipementiers automobiles et les professionnels du machinisme agricole afin de faire progresser le développement des biocarburants en France.

Enjeu fondamental de la diversification du bouquet énergétique, les biocarburants contribuent à la lutte contre l'effet de serre, à la réduction de notre dépendance énergétique, à la création d'emplois grâce au potentiel agricole de la France.

Cette table ronde avait pour but de favoriser les partenariats entre les différents acteurs et les pouvoirs publics afin d'atteindre les objectifs ambitieux d'incorporation de biocarburants dans les carburants fossiles fixés par le Gouvernement à 5,75% à l'horizon 2008, 7% à l'horizon 2010 et 10% à l'horizon 2015, plaçant la France au premier plan au sein de l'Union Européenne.

Elle a permis d'aboutir à des avancées importantes, 15 engagements concrets ont ainsi étépris par les participants :
1. Evolution des normes sur le gazole et l'essence, demande de révision au niveau européen
2. Contrôles sur la qualité des carburants
3. Le développement de l'incorporation directe d'éthanol dans l'essence
4. Une opération d'incorporation directe sur 300 000 tonnes d'essence à Rouen
5. Mise en place d'un marché de bases essences à éthanoler
6. Publication des niveaux de prix de ces bases
7. Des partenariats commerciaux pluriannuels à développer sur l'essence (ETBE)
8. Publication des niveaux de prix de l'éthanol carburant
9. Question préliminaire à la Commission européenne sur le PCI de l'ETBE
10. Soutien au développement de nouveaux biocarburants
11. Les appels d'offre pour 2008 ouverts à ces nouveaux produits
12. Soutien au flex-fuel dès 2006 à titre expérimental
13. Développement de la filière biodiesel conforté
14.Usage des huiles végétales pures limité au carburant agricole
15. Maintien d'une défiscalisation incitative, et d'une TGAP dissuasive qui ne doit pas peser sur le consommateur

A/ Une révision pour des normes compatibles avec les objectifs

1.Evolution des normes sur le gazole et l'essence, demande de révision au niveau européen

L'atteinte de l'objectif d'incorporation de 5,75% en contenu énergétique de biocarburants à l'horizon 2008 n'est pas compatible avec les normes européennes actuelles sur la composition des carburants. En effet l'incorporation de biocarburants dans les carburants fossiles est limitée par ces normes à 5% en volume. En conséquence une modification des spécifications européennes s'impose afin de mettre en cohérence cette législation avec les objectifs communautaires et gouvernementaux en matière de biocarburants.
Aussi, le Ministre chargé de l'Industrie a décidé :
- de demander une révision des normes au niveau européen,
- d'adopter en parallèle une pré-normalisation au niveau national à la fin 2006
permettant de porter de 5 à 10% la limitation en volume pour l'incorporation
d'EMHV dans le gazole, compte tenu de la possibilité de dérogation nationale et de
l'intérêt majeur d'un développement des biodiesels. Cette « pré-normalisation »
sera réalisée suite aux derniers tests techniques de validation qui seront conduits
par l'Institut Français du Pétrole (IFP) et les constructeurs et équipementiers
automobiles dans le courant de l'année 2006.

2.Contrôles sur la qualité des carburants

Par ailleurs le Ministre chargé de l'Industrie a annoncé que ses services assureraient des contrôles sur la qualité des carburants à la pompe dès 2006, en application notamment d'une directive européenne de 2003 qui rend ces contrôles obligatoires.


B/ Le développement de l'incorporation directe d'éthanol dans l'essence à côté de l'ETBE

3.Le développement de l'incorporation directe d'éthanol dans l'essence

Afin de diversifier les voies d'incorporation de l'éthanol dans l'essence, à côté de la filière ETBE (Ethyl tertio butyl éther) existante, les Ministres souhaitent que des initiatives d'incorporation directe d'éthanol soient engagées, et ce dès 2006, afin de pérenniser dans le temps cette voie d'incorporation.

Ils souhaitent que le plus grand nombre de partenaires (filière éthanol, pétroliers, distributeurs de carburants, pouvoirs publics) s'engagent dans ces démarches afin de réunir les conditions techniques, logistiques et économiques du développement de cette filière.

4.Une opération d'incorporation directe sur 300 000 tonnes d'essence à Rouen

En sus de la poursuite de l'opération menée en ce moment à Strasbourg, la grande distribution, représentée par l'UIP et Siplec, s'engage à lancer dans la région de Rouen une opération industrielle d'incorporation directe, à hauteur de 5% d'éthanol en volume, portant sur 300 000 tonnes d'essences à compter de février 2006.

5.Mise en place d'un marché de bases essences à éthanoler

L'industrie pétrolière s'engage à mettre au point d'ici mi-2006 une définition technique partagée par la profession pour les bases essences à éthanoler (bases basse volatilité pour permettre l'incorporation en direct d'éthanol). Cet engagement majeur permettra l'émergence d'un marché de ces bases en France, condition essentielle au développement de la voie de l'éthanol en direct dans les essences.

Afin d'asseoir la voie de l'incorporation directe les Ministres ont demandé la mise à disposition de manière régulière par les raffineurs de volumes significatifs de bases à éthanoler sur le marché.

6.Publication des niveaux de prix de ces bases

Par ailleurs l'industrie pétrolière favorisera la publication des niveaux de prix constatés pour les bases essences à éthanoler françaises par les agences spécialisées européennes afin qu'un marché puisse s'établir de manière transparente sur ce produit.

C/ Des partenariats à développer avec la filière ETBE

7.Des partenariats commerciaux pluriannuels à développer sur l'essence (ETBE)

Afin d'atteindre les objectifs d'incorporation à court terme les Ministres encouragent les
partenariats commerciaux entre le secteur éthanolier et les industriels de l'ETBE, notamment Lyondell qui dispose d'une importante capacité de production à Fos sur mer (potentiel de 750 000 tonnes d'ETBE) qu'il est souhaitable de mobiliser. En particulier les Ministres ont insisté pour que des contrats commerciaux pluriannuels soient conclus rapidement entre les acteurs, afin d'assurer des débouchés stables aux agriculteurs et aux distilleries d'éthanol concernées.

8.Publication des niveaux de prix de l'éthanol carburant

Par ailleurs le secteur éthanolier favorisera la publication des niveaux de prix de l'éthanol
carburant français, destiné à être incorporé dans les carburants en direct ou sous forme d'ETBE, afin qu'un marché puisse s'établir de manière transparente sur ce produit sans discrimination entre les deux voies d'incorporation.

D/ La question du Pouvoir Calorifique Inférieur (PCI) de l'ETBE

9.Question préliminaire à la Commission européenne sur le PCI de l'ETBE

Concernant le PCI de l'ETBE pris en compte pour le respect du taux objectif d'incorporation et la mise en œuvre de la TGAP, s'agissant d'une différence d'interprétation de la directive 2003/30 sur la promotion des biocarburants, les Ministres ont indiqué que le gouvernement français a formulé une demande auprès de la Commission européenne. Cette demande sera communiquée aux parties concernées. Les Ministres s'engagent à mettre en œuvre sans délai les dispositions que préconisera
la Commission.

L'ensemble des participants a souligné la nécessité de préciser au plus vite cette définition afin de stabiliser le cadre législatif actuel de la TGAP.

E/ Le soutien au développement de nouveaux biocarburants

10.Nécessité de développer de nouveaux biocarburants

Afin d'atteindre les objectifs d'incorporation, de développer la concurrence sur le marché et d'assurer de nouveaux débouchés pour l'éthanol, tous les participants à la table ronde se sont accordés pour que de nouveaux biocarburants soient encouragés :
- l'ester éthylique d'huile végétale (EEHV) qui offre un débouché pour l'éthanol dans le
gazole,
- l'ester méthylique d'huiles animales (EMHA) dans le gazole
- les biodiesels de synthèse.

11.Les appels d'offre pour 2008 ouverts à ces nouveaux produits

Les Ministres ont indiqué que les nouveaux appels d'offres à venir relatifs aux agréments pour 2008, représentant un volume total de 1 300 000 tonnes de biocarburants susceptibles d'être incorporés au gazole, seront ouverts à l'EEHV, à l'EMHA et au biodiesel de synthèse. Dans le cadre de l'examen du PLF2006 au Sénat, il sera proposé d'insérer ces nouveaux produits dans le code des Douanes avec des conditions fiscales adaptées soit :
EEHV : 28•/hl,
EMHA et biodiesel de synthèse : niveau équivalent à l'EMHV soit 25•/hl.

12.Soutien au flex-fuel dès 2006 à titre expérimental

Le développement de l'E85, essence à 85% d éthanol, qui sera permis par des véhicules dits « flex-fuel », disposant de moteurs adaptés et utilisant indifféremment l'essence normale ou l'E85, représente une voie intéressante pour l'avenir.

En conséquence les Ministres :
- ont souligné l'intérêt du Gouvernement pour cette voie,
- s'engagent à mettre en place un groupe de travail interministériel visant à préciser
les perspectives de développement de cette filière dans notre pays et à formuler des
propositions pour, le cas échéant, accompagner les expériences dès 2006 dans le cadre
de flottes captives,
- ont demandé aux constructeurs automobiles de développer une offre significative de
véhicules « flex-fuel » pour le marché français.

F/ Le développement de la filière biodiesel et le cas spécifique des huiles végétales pures


13.Développement de la filière biodiesel conforté

La filière biodiesel et notamment EMHV, dont le développement est déjà avancé, va réaliser d'importants investissements dans les années à venir afin d'atteindre les objectifs
gouvernementaux. Les volumes nouveaux à produire qui portent sur plus de 2 200 000 T
nécessitent une évolution des assolements des agriculteurs avec une augmentation sensible des surfaces cultivées en colza et tournesol et la création d'outils industriels qui représentent des investissements conséquents.

Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche prend acte du développement de cette filière et
mobilisera ses services pour faciliter l'atteinte des objectifs.

14.Usage des huiles végétales pures limité au carburant agricole

Les participants à la table ronde ont rappelé les limites de l'usage des huiles végétales pures, tant en raison des contraintes techniques et environnementales des moteurs, que des risques sanitaires qui peuvent exister dans l'utilisation pour l'alimentation animale des tourteaux coproduits de ces huiles.

En Europe, seule l'Allemagne autorise officiellement l'usage des huiles végétales pures qui connaissent un développement limité et dont l'usage est aux risques et périls des usagers et de leurs véhicules. Il est rappelé que l'Allemagne ne propose pas aux agriculteurs de gazole à usage professionnel avec un niveau de fiscalité adapté comme c'est le cas en France.

Cependant, dans la discussion du projet de loi d'orientation agricole et afin de tenir compte de la spécificité des usages par les producteurs, les Ministres ont rappelé que la production et l'autoconsommation de l'huile végétale pure au sein de l'exploitation agricole ont été autorisées dans un premier temps par les agriculteurs ayant produit les graines dont l'huile est issue.

A compter du 1er janvier 2007 la commercialisation de ces huiles végétales pures comme
carburant agricole sera autorisée, sans préjuger toutefois de la position du secteur automobile sur les garanties offertes. Un décret précisera les conditions de production, de commercialisation et d'utilisation de ces huiles, sur la base des résultats des expériences conduites en France et à l'étranger.

G/ Un soutien fiscal incitatif

15 .Maintien d'une défiscalisation incitative, et d'une TGAP dissuasive qui ne doit pas peser sur le consommateur

Suite au rapport d'inspection de l'IGF, du CGM et du CGGREF, sur le cadre fiscal des
biocarburants, les Ministres ont rappelé que l'environnement fiscal national en faveur des
biocarburants restera incitatif tout en tenant compte des évolutions du marché de l'énergie fossile.

Concernant la défiscalisation, les Ministres ont souhaité rester au niveau prévu dans le cadre du PLF 2006, niveau qui reste très favorable pour 2006.

Concernant la TGAP, les Ministres ont rappelé qu'un niveau dissuasif de la taxe devait être maintenu, sans pour autant peser sur les consommateurs en étant intégrée dans le prix des carburants ; cette taxe a en effet vocation à ne pas être acquittée dès lors que les objectifs d'incorporation des biocarburants sont atteints.

La culture en semis direct représente 15% des surfaces arables américaines, avec de grands bénéfices pour l'environnement

L'Amérique abandonne la charrue


L'IMAGE des beaux sillons rectilignes s'étirant à l'infini sous le ciel d'automne ne fait plus recette dans les grandes plaines céréalières du Middle West. Les descendants des prairies breakers, ces valeureux pionniers qui taillèrent leur route vers l'Ouest à grands coups de charrue, sont de plus en plus nombreux à délaisser cette pratique millénaire pour adopter la technique dite du «semis direct» ou no till.


Les graines sont déposées directement dans les premiers centimètres du sol sous un tapis végétal vivant (gazon) ou mort (pailles et résidus de la précédente récolte) au moyen d'un semoir adapté. L'aération et l'ameublement du sol sont réalisés par la microfaune, notamment les vers de terre qui se substituent à l'antique charrue du laboureur cher à Sully et La Fontaine. Quant aux plantes parasites dont le labour permettait de limiter la prolifération, elles sont contrôlées par des herbicides non sélectifs comme le glyphosate appliqués avant ou après le semis (dans le cas de cultures génétiquement résistantes).

Restauration de la fertilité des sols


L'an passé, sur l'ensemble des Etats-Unis, près de 24 millions d'hectares (soit environ 15% des terres arables) n'ont pas été labourés. En France, où le phénomène reste encore très minoritaire, 200 000 hectares ne sont plus «retournés», notamment sous l'impulsion de l'Association pour la promotion d'une agriculture durable (Apad).


Pour ses partisans, la technique présente des avantages multiples : réduction drastique des émissions de gaz carbonique (CO2), l'un des principaux responsables de l'effet de serre, restauration de la fertilité des sols, réalisation d'économies d'énergies substantielles, amélioration du revenu et de la qualité de vie des agriculteurs qui ne sont plus astreints à passer de longues heures sur leur tracteur...


Comme l'explique Rattan Lal, agronome à l'université de l'Ohio, à Colombus, «sous l'action des micro-organismes, le carbone contenu dans l'humus du sol est facilement oxydé et libéré dans l'atmosphère sous forme de CO2. A fortiori si l'on aère la terre en la retournant : un sol labouré dégage, en moyenne, trois fois plus de gaz carbonique qu'un sol non travaillé».

Depuis l'invention de l'agriculture, il y a environ huit mille ans, on estime que 320 milliards de tonnes de carbone se sont échappés dans l'atmosphère, soit plus que les émissions dues à la combustion des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) évaluées à 270 milliards de tonnes depuis cent cinquante ans.


L'exemple des Etats-Unis est particulièrement parlant : les sols américains ont perdu entre 3 et 5 milliards de tonnes de carbone depuis que les Européens ont reconverti les immenses prairies du Middle West, en place depuis des millénaires, en terres à blé ou à maïs.

Un tiers des émissions de CO2

Pour ne rien arranger, les sols ainsi mis à nu pendant une grande partie de l'année sont fortement érodés par la pluie et le vent. Le fameux dust bowl des années 30 ruina de nombreux petits agriculteurs comme l'évoque le célèbre roman de Steinbeck, Les Raisins de la colère.


«La pratique du non-labour permet, tout en réduisant les dégagements de CO2, de reconstituer le stock de carbone des sols et donc de restaurer leur fertilité à long terme tout en maintenant un haut niveau de productivité agricole», poursuit Rattan Lal. Au plan mondial, 1,2 milliard de tonnes de carbone pourrait être ainsi «séquestré» chaque année dans le sol. Ce qui représente plus du tiers du total des émissions annuelles de CO2 !


S'ajoutent à cela les économies de carburant – et donc de dégagement de gaz carbonique – réalisées du fait de la suppression du labour mais aussi des travaux nécessaires à la préparation du lit de semences (déchaumage, hersage...). Sans oublier le moindre investissement en achat de matériels agricoles (un semoir suffit !).

Côté main-d'oeuvre, les gains sont également fort appréciables. Propriétaire d'une exploitation de 400 hectares de maïs et de soja, dans les environs de Bloomington (Illinois), John Adams l'avoue sans ambages : «Je sème, je désherbe, je récolte.» Grâce aussi aux OGM, massivement utilisés aux Etats-Unis depuis dix ans (plus de besoin de traiter le maïs contre les insectes, désherbage limité à un ou deux passages au lieu de quatre sur le soja), sa charge de travail se limite grosso modo à 30 jours au printemps et 60 jours en automne.

Rappelant que «90% des sols érodés se trouvent aujourd'hui dans les pays en développement», Rattan Lal appelle la communauté internationale à les aider à adopter cette technique «win-win» (gagnant-gagnant) qui profite autant aux agriculteurs qu'à l'environnement et à la société en général. En outre, le protocole de Kyoto fait du carbone séquestré dans le sol une source de revenu monnayable auprès des pays industrialisés.

source: le figaro

21 novembre 2005

S'éclairer avec des diodes pour économiser l'énergie

Les ampoules et les néons vont-ils être détrônés, dans nos intérieurs, par de petites diodes électroluminescentes ? C'est en tout cas ce que pronostique Patrice Hennebert, chez Philips Eclairage. "Cette nouvelle source de lumière va, affirme-t-il, révolutionner la manière de penser l'éclairage en raison de sa grande flexibilité et de sa capacité à mélanger les couleurs." Preuve de cet intérêt, Philips vient de devenir pour 50 millions de dollars l'actionnaire majoritaire (à 96 %) de Lumileds, Hewlett Packard ayant quitté l'aventure.


Ces diodes, que les chercheurs ont baptisées LED (pour light emitting diodes), ne sont pas des inconnues. Bleues, rouges, vertes ou jaunes, elles ont discrètement envahi depuis des années notre quotidien, en nous indiquant lorsque notre fer à repasser est chaud, en illuminant le tableau de bord de notre voiture quand on met le contact, etc.

Demain, elles pourraient devenir de véritables sources d'éclairage. Premier avantage, elles économisent l'énergie. Leur utilisation permettrait de diminuer la consommation de 29 % d'ici à 2025 selon une étude du gouvernement américain. Autres qualités à leur actif, ces diodes sont plus résistantes aux chocs, vivent plus longtemps (entre 35 000 et 100 000 heures, contre moins de 10 000 pour une ampoule). Elles produisent également environ deux fois plus de lumière par watt. Lumileds vient d'ailleurs de commercialiser Luxeon, une LED de 1 watt. Première utilisation, éclairer un bâtiment ou un pont depuis le sol.

Philips songe déjà à les faire entrer dans la maison, sur les murs, dans les faux plafonds, etc. Aux architectes d'intérieur d'imaginer ce futur éclairé en rouge, vert, bleu ou ambre. Seul la couleur blanche demande encore du travail. Un handicap, que les chercheurs américains, européens et japonais espèrent bientôt dépasser en trouvant le "bon" blanc, une lumière chaude et douce, similaire à celle offerte par les ampoules. Dernier souci, le prix, encore trop élevé, car les LED ne sont pas fabriquées à grande échelle. D'ici deux ans, il devrait, selon les experts, rejoindre celui des lampes à incandescence.

20 novembre 2005

L'avenir énergétique appartient aux carburants "verts"

Avec une consommation depétrole sans cesse croissante, liée au développement de l'Asie, et des gisements de plus en plus rares, l'avenir appartient aux carburants "verts", a-t-on affirmé mercredi à Stockholm lors d'un symposium international sur les véhicules et énergies "propres".

"La Chine représente 21% de la population mondiale et consomme 8% de la production mondiale de brut. Pourra-t-elle un jour consommer 21% de la production? Je ne le crois pas", a affirmé Kjell Aleklett, professeur de physique à l'université d'Uppsala (50 km au nord de Stockholm) et spécialiste des questions pétrolières.

La demande énergétique mondiale va croître de plus de 50% d'ici 2030 et les deux tiers de cette progression seront à mettre au compte des pays en développement, selon le rapport de perspectives de l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) publié lundi.

Si l'AIE relève que "les réserves mondiales de pétrole dépassent actuellement la production cumulée d'ici à 2030", elle indique aussi que quelque 17.000 milliards de dollars d'investissements seront nécessaires dans le secteur énergétique pour assurer l'approvisionnement.

Or, de telles dépenses ne sont pas réalistes selon M. Aleklett qui considère qu'il faudra nécessairement investir dans les sources d'énergie renouvelables.

L'expert a également souligné qu'il fallait considérer les risques géopolitiques étant donné que le pétrole le moins cher à extraire "provient à 75% de pays musulmans".

Dans ce contexte, les biocarburants doivent devenir une priorité, selon les promoteurs des véhicules "propres", c'est-à-dire respectueux de l'environnement en matière d'émissions polluantes.

Selon André Faaij, de l'Institut Copernic pour le développement durable à l'Université d'Utrecht, aux Pays Bas, 10% de l'énergie consommée dans le monde provient de la biomasse (produits organiques végétaux et animaux utilisés à des fins énergétiques) mais elle est utilisée principalement par certaines industries.

Mais pour la production de carburants verts destinés au transport, le potentiel agricole existe selon lui, principalement en Asie, en Australie ainsi qu'en Amérique du Sud et en Afrique du Nord. En Europe, la Pologne et la Roumanie ont également d'importants potentiels, selon lui.

A côté de la production agricole de différents types de végétaux, d'autres éléments de biomasse peuvent servir à la production de biocarburants, comme les résidus forestiers ou les déchets organiques.

Pays en développement n'ayant pas encore de parc automobile important (7 voitures pour 1.000 habitants), l'Inde a résolument mis le cap sur les carburants verts, selon Pamela Tikku, de la fédération des constructeurs automobiles du pays.

De vastes plantations de jatropha, une plante surnommée "l'or vert du désert", auront lieu sur les terres non agricoles et le long des voies ferrées du pays, les plus longues du monde.

La jatropha donne une huile végétale non comestible pouvant être mélangée à du diesel. Ce biocarburant servira d'abord en Inde pour les moteurs de trains et d'autocars.

Le symposium de trois jours qui s'achève jeudi offre également des démonstrations des différents véhicules propres actuellement disponibles sur le marché mondial.

Une directive de l'Union européenne datant de 2003 incite les pays membres à promouvoir le remplacement à hauteur de 2% de l'essence et du diesel par des biocarburants ou d'autres énergies renouvelables.

source: AFP

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